Interview : Barbara Abel pour Je t’aime

En 2002, L’instinct maternel de Barbara Abel, thriller psychologique glaçant sur la frustration maternelle, recevait le Prix du roman policier de Cognac et révélait une auteure passionnante, dont l’obsession pour les dysfonctionnements familiaux donnera lieu à de nombreux ouvrages. Aujourd’hui, la romancière sort son douzième roman, Je t’aime, dans lequel les sentiments de quatre femmes se cristallisent autour d’un accident... mortel.

Bepolar : Comment vous est venue l’idée du thriller Je t’aime ?

Barbara Abel : Dans mes romans, mon terrain de prédilection, c’est souvent la famille. Jusqu’à présent, je n’avais mis en scène que des familles classiques, alors qu’à notre époque, la famille recomposée est presque plus répandue. Il fallait donc que j’aborde la famille recomposée. J’ai ensuite cherché un conflit intéressant à développer dans cette famille. De fil en anguille, le thème de l’amour et de la haine s’est imposé, en construisant mon histoire et mes personnages.

L’idée, pour le titre, c’était également de le mettre en opposition avec un visuel qui exprimerait un sentiment contraire. Au début, je voulais l’intituler "Mon amour", mais le titre était déjà pris. Je voulais également un titre court et fort qui soit en opposition avec ce que véhicule en général le genre du thriller. C’est Céline Thoulouze, mon éditrice, qui a trouvé "Je t’aime". Nous formons une bonne équipe !

Pourquoi avoir choisi d’écrire votre thriller au présent ?

Je voulais lui donner une urgence. J’écris au présent depuis quelques romans et j’aime la sensation d’imminence, l’impression que l’on vit les choses en même temps que les personnages. Ça me permet également de dynamiser le récit et d’accroître la tension dans les situations critiques. En fait, j’aime beaucoup le présent.

Comment vous êtes-vous mise dans la peau de l’une ou de l’autre de vos quatre "héroïnes" à l’écriture ?

L’écriture, c’est comme quand on rêve : on EST tous les personnages que nous mettons en scène. J’ai pris des cours de théâtre dans ma jeunesse et ça m’aide pas mal pour construire mes personnages d’une part, faire le travail d’identification d’autre part. C’est peut-être le seul rituel qui s’impose de manière naturelle : incarner un personnage pour l’interpréter le plus justement possible. A partir de là, on s’approprie sa façon d’être, de bouger, de parler. Les dialogues, par exemple, sont importants pour faire exister un personnage. C’est ce qui le rend vivant, concret aux yeux du lecteur. Ma formation théâtrale m’aide pour tout cela.

Si vous deviez donner à nos lecteurs 3 bonnes raisons de lire Je t’aime, lesquelles seraient-elles ?

1/ J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire et je suis persuadée que c’est une des conditions pour que le lecteur ait du plaisir à le lire.
2/ C’est un thriller qui parle d’amour, ce qui est rare.
3/ Quand un livre vous regarde droit dans les yeux en vous disant « je t’aime », comment résister ?


Photographie de Barbara Abel © Melania Avanzato

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