Le Mal en soi - Antonio Lanzetta

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Résumé :

Automne 2016. Castellacio, petit bourg du Sud de l’Italie. Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé pendu par les poignets avec du fil barbelé aux branches d’un saule. Sa tête décapitée gît entre les racines, ses yeux vitreux fixent Damiano Valente. Valente, c’est le Chacal, un écrivain à succès de « true crime », hanté par le passé et condamné à traîner sa jambe brisée. Depuis trente et un an, il traque sans relâche le meurtrier de Claudia, sa meilleure amie sauvagement assassinée au cours de l’été 1985. Aidé de son ami le commissaire De Vivo, il se lance sur les traces de celui que la presse a baptisé « l’homme du saule ».

Été 1985. Castellaccio, Flavio, jeune orphelin originaire de Turin, débarque chez son grand-père après la mort de sa mère. Rien n’est gagné d’avance avec cet homme bourru. En compagnie de ses nouveaux amis Stefano, Claudia, Damiano et du brave Jack, énorme chien au pelage noir, Flavio découvre l’insouciance, l’amour, la vie loin de Turin, dans la magnifique région du Cilento, à quelques coups de pédales de la mer et de la montagne. Et si le bonheur était à portée de main ? C’est oublier un peu vite que le mal n’est jamais loin...

Le Mal en soi, c’est le mal qui habite le tueur en série qui sévit à Castellaccio, mais c’est aussi celui qui torture les héros, c’est le destin qui frappe et c’est cette noirceur qui palpite en chacun de nous. Le Mal en soi, c’est aussi le mal qui imprègne le village de Castellaccio depuis trente et un ans, et peut-être depuis bien plus longtemps...

Vos avis

  • Louison Lit 29 mai 2018
    Le Mal en soi - Antonio Lanzetta

    La découverte du meurtre rituel d’une jeune femme bouleverse la vie d’un petit village d’Italie. Le commissaire De Vito et l’écrivain Damiano Valente ne peuvent que constater les similitudes avec un autre crime ayant eu lieu 30 ans plus tôt au même endroit.
    Le récit est mené sur deux périodes temps différentes, on suit les recherches pour le meurtre actuel tout en fouillant dans le passé des clés pour mieux comprendre ce qu’il se passe au présent. Plus qu’un simple thriller policier, on est complètement dans un thriller d’introspection avec un côté nostalgique et mélancolique.
    Nous allons suivre la jeunesse d’un bande composée de Flavio, orphelin introverti et sensible recueilli par son grand-père taciturne, Stefano, un jeune homme incertain de son avenir, son cousin Giulo qui fait figure de héros , Damiano, grand, maigre, gay, coureur de fond et enfin la douce Claudia, la seule fille du groupe qui sera le centre des attentions.
    Nous retrouvons toute la bande sauf Claudia, une fois adulte. Qu’est qui a transformé le jeune sportif en écrivain au corps brisé et à l’esprit blasé ? Qu’est devenu Flavio après avoir subit les foudres d’un petit caïd local ? Qu’est-il arrivé à Claudia ?
    J’ai beaucoup aimé partager leurs souvenirs d’adolescence et connaître les événements tragiques qui ont fait d’eux les adultes d’aujourd’hui et malmener leur amitié. Difficile de poursuivre ma lecture en voyant le portrait dressé de ces ados en 1985 et me dire que peut-être derrière l’un deux se cache le meurtrier. Parce que il y a des chapitres où nous le rencontrons et on peut se faire une idée d’à quel point, cet homme est dérangé.
    Une belle écriture, fluide et qui ne perd rien en efficacité pour un livre passionnant et rythmé. Un roman plein de noirceur, un tueur en série, des meurtres horribles mais aussi des parcours humains à suivre lorsqu’ils perdent leur innocence, la révélation de la part d’obscurité que nous gardons bien cachée au fond de nous. Bonne lecture

  • Root 21 juin 2018
    Le Mal en soi - Antonio Lanzetta

    31 ans. 31 ans que la peine et la haine rongent Damiano Valente. Comment faire son deuil lorsque l’infirmité vous rappelle chaque jour que vous n’échapperez pas au passé ? C’était l’été 1985, à Castellaccio, dans le sud de l’Italie. Damiano, Flavio, Stefano et Claudia ne souhaitaient rien tant que profiter de la belle saison. Comment auraient-ils pu se douter ? On n’imagine pas ces choses-là.

    Stefano, un peu roquet, le verbe haut, n’aime pas qu’on lui fasse de l’ombre. Damiano est sportif et conciliant, mais il ne faut pas trop lui marcher sur les pieds. Et Claudia, la jolie Claudia, rieuse, volontaire et intègre. Pas facile pour Flavio, l’orphelin de Turin, d’atterrir ici, chez un grand-père qu’il ne connait pas. Pourtant, des liens se nouent très vite. Claudia et Flavio s’observent à la dérobée sous le regard résigné de Damiano et la jalousie de Stefano. C’est l’âge où les amitiés partent de trois fois rien et deviennent plus fortes que tout. le temps des premiers émois, des grandes promesses. Sa promesse, Damiano la tiendra. Il trouvera qui a tué Claudia et fait voler leurs vies en éclats.

    Lorsque le corps d’une jeune femme, la tête tranchée, est retrouvé là où tout a commencé, le Chacal s’incruste dans l’enquête. le commissaire de Vivo n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, c’est l’occasion pour Damiano de remonter à l’origine du mal.

    Alors oui, bien sûr, certains éléments de l’intrigue rappellent l’inoubliable Ça de Stephen King : des jeunes gens au coeur d’un drame, une narration qui alterne entre 1985 et aujourd’hui, le besoin viscéral que justice soit faite. Mais ce roman peut s’affranchir de toute comparaison pour qu’on lui reconnaisse l’excellence qui est la sienne. Antonio Lanzetta crée, dès les premiers mots, une atmosphère incroyable. Poisseuse, oppressante, emprunte d’une profonde tristesse. Puis on remonte le temps, le contraste est saisissant, et on se retrouve bercés d’insouciance sous le soleil de l’Italie profonde. Plus que des descriptions, l’auteur nous emmène en voyage à chaque ligne. J’ai l’impression d’avoir vécu cet été 85. Cet instant unique où les personnages vacillent sur la ligne de l’adolescence, pas encore prêts à renoncer à leur innocence mais poussés vers l’âge adulte par des événements qui les dépassent. Et quels personnages ! Brisés par la vie mais toujours debout. D’une force émouvante. J’ai éprouvé beaucoup d’affection pour Don Mimi, le grand-père de Flavio, dépeint avec une grande tendresse – malgré sa rudesse – et tout le respect dû à nos anciens. Poétique, atroce, fascinant, j’ai fait durer les derniers chapitres sans rien voir venir (j’ai cru que, mais non).

    Le Mal en soi n’est pas l’apanage des criminels…

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