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À couteaux tirés - Rian Johnson

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Résumé :

Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L’esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoit Blanc est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d’élucider l’affaire. Mais entre la famille d’Harlan qui s’entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d’une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes, où les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné jusqu’à la toute dernière minute.

Vos #AvisPolar

  • C’est Contagieux 28 novembre 2019
    À couteaux tirés - Rian Johnson

    Après un passage remarqué et décrié dans une galaxie fort fort lointaine (Star Wars VIII), Rian Johnson s’invite dans l’univers feutré et ultra-codé du « Whodun’it » qu’il vient chambouler comme le sale gosse qu’il est.

    Il y insuffle un vent de modernité et relooke la vieille dame avec mordant. Les personnages ont beau avoir un look très sixties, ils sont ancrés dans notre époque socialement et technologiquement avec réseaux sociaux, chaines d’infos en continu et autres objets connectés. Une vraie bonne idée qui permet de sortir des sentiers battus du genre et de le rattacher au XXIème siècle. Johnson en profite pour jouer la carte de l’autodérision et du second degré afin de créer une connivence ultime avec les spectateurs.

    Mais comme dans son Star Wars, Rian Johnson navigue entre les deux (le sérieux et le comique) sans que jamais l’un l’emporte sur l’autre ce qui donne une vision bancale à son ensemble. A force d’être assailli de clins d’œil appuyés, le spectateur peut se sentir exclu du sort réservé aux personnages.

    Mais ce serait faire la fine bouche car le film regorge de pépites - certaines scènes sont à mourir de rire - et se propose comme un écrin rutilant et précieux pour ses acteurs. Et puisqu’on parle des personnages, c’est avant tout pour ce casting incroyable qu’il faut aller voir le film.
    Même si on ne s’arrêtera pas sur chacun d’eux, il faut saluer le contre-emploi de Chris Evans et la jubilation visuelle, auditive et oratoire procurée par un Daniel Craig qui cabotine et nous subjugue avec son rôle de Benoit Blanc - une sorte d’arrière-petit-fils spirituel d’Hercule Poirot - détective français prétentieux, vaniteux et arrogant. Français donc ;)

    On assiste à des prestations, des performances, des battles d’acteurs à leur pinacle. Qu’il est savoureux et croustillant de suivre leurs échanges. Le reste est assez prévisible et d’honnête facture, le film aurait gagné à être plus resserré, mais la promesse du bon moment est tenue. C’est toujours plus que dans Star Wars VIII.

    D’autres chroniques sur https://cestcontagieux.com/

  • delphinecinetoile 28 novembre 2019
    À couteaux tirés - Rian Johnson

    Ce Whodunit classique est jubilatoire, doté d’un casting 5 étoiles, d’un humour grinçant et de plusieurs twists ! N’hésitez pas à aller mener l’enquête ! Critique complète : https://www.cine-toile.com/2019/11/critique-film-a-couteaux-tires-daniel-craig-chris-evans-ana-de-armas-jamie-lee-curtis/

  • Sylvain V 2 décembre 2019
    À couteaux tirés - Rian Johnson

    Le scénario est plutôt bon avec un rebondissement toute les 15 minutes. Cependant je trouve que certains personnages auraient dû être plus fouillés notamment celui de Jamie Lee Curtis qui est le pivot de la famille et dont on apprend que peu de chose. Tout se focalise sur l’infirmière qui devient un peu le Watson de Benoit Blanc. Ce détective manque de personnalité et Daniel Craig n’apporte pas assez sa patte à ce personnage qui reste trop fade.
    Pour conclure la mayonnaise a du mal à prendre dans ce film certes assez bien construit mais où les acteurs ont du mal à en faire un film qu’on retiendra dans l’histoire des polars

  • Sylvie Belgrand 5 décembre 2019
    À couteaux tirés - Rian Johnson

    Excellentissime ! Un cluedo géant, so british, quelque part entre Alfred Hitchcock et Agatha Christie, servi par un casting impeccable. Les comédiens cabotinent et surjouent pour notre plus grand plaisir. Ils s’amusent et nous aussi. La mise en scène est théâtrale, mais en phase avec l’enquête façon Hercule Poirot ou Sherlock Holmes. Un hommage réussi à une forme de policier plus cérébral que dans l’action.
    Un très bon moment de ciné.

  • Mes petits plaisirs à moi 7 décembre 2019
    À couteaux tirés - Rian Johnson

    Rian Johnson abandonne le monde de Star Wars pour nous offrir un polar dont l’originalité n’est pas tant l’identité du coupable (que l’on découvre finalement assez rapidement) mais plutôt le traitement de l’intrigue qui nous propose des clins d’œil hommages au genre.

    Dès le début du film, on comprend assez vite qu’on nous convie à une véritable partie de Cluedo (les couleurs des costumes de l’affiche n’y sont pas pour rien) : une sorte de manoir, un auteur à succès retrouvé mort égorgé, une famille complexe et des serviteurs dévoués regroupés au même endroit le soir du crime. Il ne nous reste alors plus qu’à trouver les réponses aux énigmes : qui ? où ? avec quelle arme ? pourquoi ?

    Pourtant, quelques minutes après le début du film, Rian Johnson anéantit tous nos espoirs en révélant les réponses à la plupart de ces questions. Déçu ? Non, pas tu tout, car le film se transforme à ce moment-là en une sorte d’épisode à la Columbo. En effet, on sait comment cela s’est passé et qui a apparemment fait le coup… Peut alors entrer en scène le flic, ou plutôt les flics, ou plutôt le détective qui se cache derrière les flics… Vous trouvez cela compliqué et bien, là encore, pas du tout. Il fallait bien cela pour l’entrée en scène du grand… Benoît Blanc (Quand je vous disais qu’on était dans une partie de Cluedo !). Et là, on passe dans un univers à la Agatha Christie avec un détective qui se demande ce qu’il fait là. Enfin, si, il sait qu’il a reçu une enveloppe avec une grosse liasse de billets, alors bon, il a voulu jouer au curieux en venant voir ce qui se passait. Un détective qui est là sans être là, un détective au regard acéré (ben oui, le regard de Daniel, il a quand même quelque chose d’unique) et à la logique infaillible. La couleur est d’ailleurs clairement annoncée avec la métaphore du « doughnut » que Blanc répète en boucle et qui fait allusion par un subtil jeu de mot au genre du whodunit popularisé par la reine du polar britannique. Car c’est à un film du genre que l’on a à faire au final lorsque Blanc se retrouve face à la famille Thrombey.

    Et quelle famille ! Le casting se révèle impressionnant : Jamie Lee Curtis, Don Johnson, Chris Evans, Toni Colette pour ne citer que les plus connus. On aurait pu imaginer que cela virerait au bide par sous-exploitation de tels noms mais Rian Johnson brille ici en donnant à chacun une personnalité, un rôle, une ambition à la hauteur de son talent. Jamie Lee Curtis est géniale en épouse endeuillée digne fille de son père, Don Johnson est bluffant dans ses rôles de mari et de père défaillants. Toni Colette est surprenante en belle-fille opportuniste qui se veut mère idéale. Chris Evans, lui, enfile parfaitement le costume de la brebis galeuse de la famille. Et face à eux, Ana de Armas en infirmière complètement déboussolée par les événements et honnie de tous. Mais plus qu’une famille un peu déjantée, c’est toute une critique de l’Amérique actuelle qui est faite ici !

    En effet, tout part de la volonté d’un père qui attend de sa famille qu’elle incarne la grande tradition du self made man dont Harlan Thrombey est l’exemple type. Il a bâti un empire autour de ses romans policiers qui se vendent comme des petits pains et tient à faire comprendre à ses proches en les déshéritant qu’il y a une fin à tout. Car pour lui, on se doit d’exister par soi-même. Jamie Lee Curtis se révèle être la seule héritière digne de son père mais, dans une Amérique ultra-conservatrice, sa condition de femme (qu’elle gomme un peu par un look qui tend vers le masculin) l’oblige à revendiquer l’héritage paternel, seul moyen, à ses yeux, de légitimer vraiment sa réussite. A part elle, on ne trouve qu’une assemblée de ratés : Don Johnson, loser heureusement bien marié ; Toni Colette, belle-fille totalement dépendante de la bonne volonté financière de son beau-père ; Michael Shannon, fils abandonné et défié par son père de prendre enfin sa vie en mains, et Chris Evans, petit-fils considérant que son simple nom justifie son train de vie de prince. Le chef de clan décédé, toute cette petite troupe obnubilée par l’argent trouve comme seule solution à sa frustration de s’en prendre à l’infirmière latino, source de tous leurs problèmes de « vrais » américains. On se croirait assister à un huis-clos dans la tête d’un président à moumoute aux capacités de réflexion digne d’un homme de Néandertal.

    En définitive, un polar qui brille par son côté un peu rétro et caustique et un personnage de détective un peu largué mais particulièrement efficace.

  • Polars urbains 8 janvier 2020
    À couteaux tirés - Rian Johnson

    Quelle bonne idée de revenir au bon vieux film policier à l’ancienne. Entre whodunnit et Cluedo, tout est parfait ici : maison ancestrale (enfin pas tant que ça), famille de grippe-sous prête à entre-tuer autour de l’héritage, jeune ingénue et, cerise sur le gâteau, un détective privé qui ne sait pas trop comment ni pourquoi il est là mais qui fait son travail. On soulignera au passage qu’il le fait en parfaite collaboration avec la police, ce qui n’est pas très fréquent.

    Bref, Benoit Blanc (Daniel Craig), détective sudiste qui suscite d’emblée une vive antipathie chez cette famille très East Coast, doit enquêter sur la mort suspecte de Harlan Thrombley, un célèbre auteur de polars. Comme dans tout bon roman d’Agatha Christie, tout le monde avait de bonnes raisons de lui en vouloir, vu que le vieil original en avait un peu assez de financer une bande de pique-assiettes et venait de leur faire savoir ! Et il y a un plus un personnel qui lui était tout dévoué…

    Les règles du genre sont respectées : mensonges, fausses pistes et rebondissements. Mais attention, pas de vision passéiste dans A couteaux tirés : nous sommes bien aux Etats-Unis aujourd’hui et l’on parle politique, immigrations, racisme ordinaire, etc. Et en plus il y de l’action, même une poursuite en voiture ! Régalez-vous !

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