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Chambres noires - Karine GIEBEL

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Résumé :

Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.
Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d’être sale, d’être rien, moins que rien.
Ces dangers qu’on n’a pas vu venir, ces risques qu’on n’a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n’a pas eu la force de résister.
Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs.
Il y a ce manque de chance.
Il y a cette colère, ce dégoût.
Il y a…
Des fois où on préférerait être mort.

Voilà ce qu’on découvre dans les Chambres noires de Karine Giebel, recueil de quatre nouvelles inédites dont les héros, ou anti-héros, incarnent et dénoncent tour à tour les manquements de notre société. Quatre histoires pour lesquelles l’auteure emprunte les titres de grands films qui l’ont marquée.
Karine Giebel, dont les romans sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, a désormais une place de choix dans l’univers exigeant de la nouvelle. Après D’ombre et de silence (2017), elle nous offre un nouveau recueil tout en noir, humain, bouleversant, qui agit comme un révélateur, nous faisant ouvrir les yeux sur le monde en dépit de son opacité et de sa noirceur. Des textes engagés d’une auteure engagée.
À la fin de l’ouvrage, en bonus, trois nouvelles déjà parues dans Treize à table ! (Pocket) au profit des Restos du Cœur ainsi que Sentence, nouvelle écrite en plein confinement et publiée dans Des mots par la fenêtre (12-21) au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

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Vos #AvisPolar

  • Aude Lagandré 5 novembre 2020
    Chambres noires - Karine GIEBEL

    Karine Giebel est une auteure atypique. L’intensité de ses romans ne peut laisser insensible, et c’est toujours le cœur en vrac que vous les refermez. Peu sont capables de susciter de telles émotions, souvent contradictoires, mais toujours extrêmement puissantes, denses, si épaisses qu’elles stagnent au creux de vos tripes longtemps après la lecture. On pourrait se dire que l’exercice de la nouvelle est plus difficile, pour ne pas dire périlleux quand on écrit habituellement des romans longs qui permettent de construire une intrigue profonde en prenant son temps, de développer la psychologie parfois ambivalente de ses personnages. Détrompez-vous : elle aussi efficace sur des textes courts.

    Elle explore ici les prisons, sous toutes leurs formes : les prisons extérieures, les prisons intérieures, les prisons sociales, les prisons psychologiques, les prisons légitimes.

    Chaque nouvelle porte le titre d’un film, comme une collaboration implicite entre un réalisateur et un auteur. La couverture met en lumière une salle de cinéma, sombre, et ce titre « Chambres Noires ». Un souci du détail qui va de pair avec la précision du verbe, jusque dans les non-dits et les allusions implicites, un appel à tous les sens, un contrat tacite entre l’auteur et le lecteur.

    Les héros ou antihéros de Karine Giebel sont toujours des êtres cabossés par la vie. Il est toujours question d’injustice sociale, d’êtres « mal nés », de situations discriminatoires, de quêtes d’un avenir meilleur, d’espoirs souvent déçus. Oubliez les « happy ends », jusqu’au bout elle malmènera ses personnages pour mettre l’accent sur notre monde sans justice. Aujourd’hui, 5 novembre 2020, force est de constater qu’elle a raison. C’est sans doute l’année la plus anxiogène jamais vécue jusque-là, où les injustices crasses flirtent avec des décisions délirantes. Les premiers impactés sont les êtres humains que nous sommes, et comme d’autres avant elle (Olivier Norek, Nathalie Hug/Jérôme Camut, Michaël Mention) elle utilise la littérature noire pour faire passer des messages et dresser un bilan des problématiques de notre société.

    Le vieux fusil :

    « C’est quoi, la justice ? Cette chose qui laisse les meurtriers en liberté ? C’est de cette mascarade que vous parlez (…) ? La justice, la vraie, c’est nous. »

    Le Martin de cette histoire est celui qui a échappé à la justice des hommes. Cela ne l’a pas rendu plus reconnaissant, bien au contraire. Son comportement vis-à-vis de sa femme le démontre. Alors, quand il finit séquestré au fond d’une cave et qu’une sentence d’emprisonnement est prononcée par un tribunal clandestin, le lecteur n’est pas enclin à le plaindre.

    Karine Giebel explore ici la prison des murs, mais aussi la prison de l’âme, ce face-à-face terrible avec sa propre conscience. Les ténèbres, le silence, la solitude, la dépendance, le repli intérieur. « L’obscurité, le silence, la solitude… ça ressemble à la mort. »

    L’armée des ombres :

    « Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs. Ces erreurs qui ont mené à l’impasse, ces chemins cahoteux, ces sens interdits. Il y a ces portes qu’on n’a pas su ouvrir, ces pièges qu’on n’a pas su éviter, ces opportunités qu’on n’a pas su saisir. Il y a ce manque de chance. Il y a cette colère, ce dégoût. Il y a… Des fois où on préférerait être mort. » Mathilde est prisonnière de sa vie. Pour subsister, elle enchaîne trois boulots. Sa fille, qu’elle ne peut pas loger, passe ses nuits chez sa sœur. Mathilde, elle, dort dans sa voiture. Une forme de liberté puisqu’elle ne doit rien à personne, mais une prison sociale qui l’amène lentement à emprunter un chemin glissant… De cette prison sociale aux faux accents de liberté, Mathilde glisse progressivement vers une prison d’enfermement délibéré pour réparer ses erreurs…

    Un monde parfait :

    Dans un monde parfait, on est présent pour protéger ceux que l’on aime. Mais Axel « (…) est incapable de se dominer. Parce qu’il en a toujours été ainsi. » Sa prison intérieure a des profondeurs vertigineuses : il est le captif de ses instincts. Le respect est une politesse élémentaire : quiconque le bafouera se retrouvera sévèrement jugé. Le rêve aussi peut être une prison, une des plus redoutables qui soient puisqu’Axel ne peut agir… et de cette impuissance naît une forme de folie…

    Au revoir les enfants :

    Yvonne est née au milieu des années folles. Aujourd’hui, elle a 96 ans et vit dans un EPHAD. Elle se promène dans son passé, douloureux. Un passé qu’elle souhaite coucher sur le papier afin que personne ne l’oublie jamais, un témoignage pour sa nièce Aurélie. « Les hommes ont la mémoire courte et l’appétit féroce. » Yvonne a vécu la Deuxième Guerre et en garde des séquelles psychologiques ineffaçables. À 96 ans, elle est confrontée à une guerre encore plus redoutable : une zoonose. Comme en 39-45, « Aujourd’hui encore, on fait le tri. Les plus faibles d’un côté, ceux qui peuvent travailler de l’autre » les personnes âgées ne sont pas prioritaires face à cette nouvelle épidémie qui touche le monde. À défaut de kits de survies, masques, gels hydroalcooliques, les directeurs des maisons de retraite se voient livrer des kits de fin de vie. Tout le talent de Karine Giebel s’illustre magistralement dans cette nouvelle aux résonnances cruelles de notre époque où les plus faibles sont fatalement laissés de côté, où il faudra choisir quelle vie on décidera de sauver… La justesse et la violence des mots laissent entrevoir toute l’empathie et la sensibilité exacerbée de Karine Giebel pour les plus faibles. Ce texte m’aura littéralement arraché des sanglots venus du plus profond de mon récent vécu et je la remercie d’avoir mis des mots sur une situation ubuesque, d’avoir osé le rapprochement entre les horreurs de la guerre et la situation sanitaire catastrophique actuelle.

    Quatre autres nouvelles déjà parues dans différents recueils suivent ces nouvelles inédites. Je vous laisse les découvrir. Elles sont plus courtes, il est donc plus difficile d’en parler.

    Karine Giebel a choisi son camp : celui des écorchés vifs, des opprimés, des plus faibles. Son écriture, percutante, ne cessera jamais de me surprendre par sa justesse. Elle est aussi douée dans l’exercice de la nouvelle que dans le roman : une plume noire qui met la lumière sur la crasse de notre société.

  • Happy Manda Passions 5 novembre 2020
    Chambres noires - Karine GIEBEL

    J’ai beaucoup aimé lire cette auteur sous le format nouvelle. Chaque année je me dis "non ne te laisse pas tenter, attention c’est noir etc" mais invariablement je craque.
    Alors cette année quand j’ai vu ce recueil je me suis précipitée dessus et j’ai bien eu raison.
    En plus d’être excellent c’est beaucoup moins oppresant que les romans plus longs qu’elle nous livre. Et oui car on n’est pas tous parés à lire de Giebel il faut avoir le coeur bien accroché.

    C’est un concentré d’émotions noires saisissantes et toujours aussi bien écrites. L’humaine est particulièrement bien mis en avant. A découvrir
    je vous laisse le lien vers ma chronique sur le blog au plaisir de vous retrouver
    https://happymandapassions.blogspot.com/2020/11/chambres-noires-nouvelles-karine-giebel.html

  • Nourriture livresque 5 novembre 2020
    Chambres noires - Karine GIEBEL

    J’ai vraiment adoré ce recueil de nouvelles. Je le trouve d’une richesse humaine incroyable. Beaucoup de sujets très forts sont évoqués. Ce n’est pas qu’un ouvrage de littérature « noire », c’est bien plus que ça ! Il remet les pendules à l’heure. Nous montre des belles choses, mais également la noirceur du monde sous différentes formes. Beaucoup de sujets actuels qui sont autant de sujets militants. Oui, c’est bien un livre engagé ! Engagé et humain !

  • myfabulousreading 17 novembre 2020
    Chambres noires - Karine GIEBEL

    Karine Giebel est une auteure que j’affectionne beaucoup, et que j’avais découverte avec le purgatoire des innocents. Son style très noir et les émotions fortes qu’elle arrive à susciter chez son lecteur ne sont plus à démontrer ; si vous ne l’avez pas encore lue, alors foncez sans plus attendre.

    Karine nous revient donc cette année avec un recueil de 8 nouvelles (dont 4 sont inédites) toutes plus sombres les unes que les autres. Avec elle, la violence n’est jamais édulcorée. Chacun de ses personnages à travers son histoire interpelle le lecteur et lui fait vivre cet ascenseur émotionnel que la plume de Karine maîtrise si bien. Ce recueil est tout aussi réaliste qu’il est brutal. On est ému, touché ou révolté.

    L’exercice de la nouvelle n’est jamais simple, mais l’auteure s’inspire de l’actualité pour relever le défi haut la main. J’ai vraiment beaucoup aimé.

    https://www.instagram.com/p/CHsx7AgHegq/?igshid=xtcf3f94snpu

  • loeilnoir 23 novembre 2020
    Chambres noires - Karine GIEBEL

    Définition de chambre noire : (en latin « camera obscura ») est un instrument optique objectif qui permet d’obtenir une projection de la lumière sur une surface plane, c’est-à-dire d’obtenir une vue en deux dimensions très proche de la vision humaine. Choix de titre très pertinent : l’écriture-instrument qui permet à l’auteure de retranscrire une vision du monde. La couverture donne le ton : une salle de cinéma, un écran où une femme allongée sur le sol émeut, questionne. Un petit air de voyeurisme certain, dérangeant mais surtout terriblement intrigant. Flash sur le côté sombre de l’âme humaine.

    Karine Giebel possède un pouvoir démoniaque. Celui de nous transformer, nous pauvres lecteurs présumés innocents en voyeurs sadiques et tortionnaires. Initialement, tout va bien dans le meilleur des mondes, tout est à sa place : nous savons distinguer le bien du mal, différencier la victime de l’assassin. Mais voilà, dans les romans de Karine Giebel, la limite entre la victime et le bourreau est si ténue que nos émotions de lecteur en sont bouleversées. Impossible de rester de marbre face à ces personnages : l’autrice va bafouer notre innocence en nous faisant apprécier les crimes de ses personnages. Une victime que l’on va peu à peu se mettre à détester, des tortionnaires pour lesquels on va donner raison de torturer (Le Vieux Fusil). Derrière ce thème de la vengeance souvent évoqué dans les romans de l’autrice, se cache une image réaliste des travers du système judiciaire français.

    Rares sont les auteurs qui parviennent à percevoir le monde avec une telle acuité, à retranscrire de façon si réaliste leur vision et à transmettre si intensément leurs émotions. Pour certaines de ces nouvelles, Karine Giebel confirme son statut d’autrice engagée qui dénonce les injustices de notre société « L’armée des ombres« , « Dans les bras des étoiles » mais également le statut des femmes dans des pays où sévissent guerres et religions (« Sentence« ). L’autrice a une façon bien à elle de nous faire prendre conscience du monde dans lequel nous vivons, ouvrir les yeux sur ce qui se passe, chez nos voisins mais également ce qui se trame hors de nos frontières. J’ai toujours l’impression de me prendre une bonne claque à la lecture de Karine Giebel car elle sait mieux que personne nous ramener à la réalité.

    Une réalité comme celle de la pandémie que nous traversons, avec cette nouvelle inoubliable « Au revoir les enfants « . J’ai rarement ressenti autant d’émotion en lisant un texte. L’écriture très visuelle sert le réalisme du récit. Une réalité, dure, et crue, celle que nous sommes tous en train de vivre, cette période de confinement dramatique où l’on ne peut assister nos proches en fin de vie. Résidente d’un EPHAD, Yvonne a 96 ans, traine derrière elle de lourds souvenirs de la seconde guerre mondiale : aux portes des camps de la mort, elle a vu la sélection faite entre les forts et les faibles. L’horreur se reproduit quand face à la maladie, au manque de matériel et de médecin, il faudra de nouveau faire une sélection. Je me répète mais j’admire immensément l’acuité avec laquelle Karine Giebel observe notre époque, (nouvelle écrite au début du premier confinement), alors que nous n’avions pas de recul pour appréhender la situation.

    Karine Giebel s’est inspiré du titre d’un film célèbre pour chacune des quatre premières nouvelles inédites de ce recueil. Les suivantes ont déjà été publié dans des recueils caritatifs. Je remercie Net Galley et les Editions Belfond pour cette lecture. Ce fut un plaisir de retrouver l’immense talent de l’autrice, qui excelle tant au niveau du roman que de la nouvelle à retranscrire une pléiade d’émotions pour lesquels nous ne sommes pas forcément préparés à la lecture d’un ouvrage de divertissement. Mille bravos.

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