L’Arménien - Carl Pineau

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Résumé :

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ? Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ? Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ? De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

Vos #AvisPolar

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    L’Arménien - Carl Pineau

    C. Pineau se hisse dans la cour des grands avec ce premier roman policier, une très belle découverte.

    Dans ce récit à plusieurs voix, on passe tour à tour de la peur à la compassion, le noir reste la douleur dominante. Des dialogues crus mais criant de vérité, sexe, alcool, drogue, gangs chaque sujet est abordé et adapté aux personnages qui le vit et le raconte, le lecteur est le spectateur impuissant d’une descente aux enfers.

    L’écriture est alerte, le rythme de l’intrigue n’a aucun temps mort et nous pousse à tourner les pages. Si les personnages sortent de milieux bien différents leur but est le même : comprendre et répondre à l’unique question Qui était vraiment celui qu’on appelait l’Arménien, ce jeune à qui tout aurait pu sourire, et qui regardait la mort en face.

    Pari tenu pour ce premier roman noir qui coche toutes les cases du très bon policier. Il porte le lecteur jusqu’à la fin et ne laisse pas à son imagination un moment de répit. Petit bonus, au delà de l’histoire vous aurez le plaisir de visiter d’une façon originale la ville Nantaise.

    Mon seul regret, l’absence de titre de chapitres.

    avis plus détailé ici https://happymandapassions.blogspot.com/

  • Mes évasions livresques 13 octobre 2018
    L’Arménien - Carl Pineau

    Carl Pineau nous livre ici son premier roman avec ce premier opus de ses nuits nantaises. L’histoire commence avec l’annonce d’un corps retrouvé, celui de Luc Kazian, dit l’Arménien. Vont s’ensuivre les points de vue des deux personnes qui lui étaient les plus proches : Bertrand, son meilleur ami, coiffeur et Françoise, sa psy depuis de longues années. L’histoire va ainsi se décanter et nous révéler petit à petit qui est à l’origine du meurtre de l’Arménien.

    Ce roman est un livre bien noir qui nous retrace la décennie des années 80 dans un Nantes underground, avec ses bars, ses discothèques, ses trafics, ses criminels, ses ripoux.
    Un polar noir old-school avec ses femmes fatales, ses policiers en costumes et chapeaux, ses clans avec un sens de l’honneur d’où l’amitié, la loyauté et la trahison auront aussi leur importance.

    Une virée nostalgique chez des "tontons flingueurs" émouvants, un polar à la James Ellroy dont la ville de Nantes est un personnage à part entière.

    J’ai beaucoup aimé ce polar, très bien écrit. Un whodunit qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout et dont les personnages, rarement tout blanc ou noir, laisseront une empreinte dans vos mémoires...

  • Les lectures de Maryline 19 décembre 2018
    L’Arménien - Carl Pineau

    Je vais commencer par dire que j’aime beaucoup la couverture et que c’est elle qui m’a donné envie de lire ce roman. Malheureusement, je n’ai pas été charmée par l’histoire, j’ai trouvé ce polar lent et fatigant. L’arménien ne m’a pas surprise, l’arménien n’a pas réussi à m’envouter. Je m’explique !

    Tout d’abord, concernant l’histoire, elle est pas mal, c’est une bonne idée, mais j’ai trouvé quelques incohérences qui m’ont dérangée et déroutée, je me suis parfois perdue et du coup, je n’arrivais pas à suivre. L’ambiance sombre des lieux, le Nantes des années 80 ne m’ont pas charmée. L’auteur a choisi d’écrire le roman à deux voix, ce qui est plutôt intéressant. Un homme est retrouvé mort et pour remonter la piste du tueur, nous revivons les années précédentes aux travers de sa psychologue et de son meilleur ami. Du coup, l’enquêteur n’est pas un personnage principal, nous ne le voyons pas beaucoup et si j’ai bien compris, l’auteur souhaite en faire pourtant un homme important car il sera présent également dans ses prochains polars. C’est assez bizarre finalement.

    Concernant l’écriture, elle m’a paru intéressante, peut-être encore manque-t’elle de maturité mais ça va venir, j’en suis certaine car il y a du potentiel. Je crois vraiment que c’est l’histoire en elle-même qui ne m’a pas plu, alors pour me faire une vraie idée, il serait intéressant que je lise à nouveau l’auteur pour comprendre d’où vient mon malaise pendant la lecture. Je dois l’avouer, j’ai peiné à arriver à la fin et même celle-ci n’a pas été à la hauteur...

    Bref, une déception mais qui a un rapport direct avec l’histoire et l’intrigue et non avec l’auteur.

  • Ju lit les Mots 11 mars 2019
    L’Arménien - Carl Pineau

    Avec son premier roman, l’auteur, Carl Pineau, fait le pari de nous embraquer dans les années 80, ce qui est très intéressant et je dois dire que de ce côté-là on est servi…. L’ambiance est vraiment palpable et tellement bien retranscrite qu’on s’y croirait.

    Une histoire somme toute banale, un caïd des nuits nantaises qui se fait assassiner, cela aurait pu être une histoire simple, sans fioriture qui aurait fait passer un bon moment, sans laisser de souvenir impérissable. Mais l’auteur a un vrai talent et la construction narrative est excellente avec ces flashbacks, permettant peu à peu au lecteur de comprendre pourquoi le personnage principal, Luc, est retrouvé mort ce 22 décembre 1989, deux balles dans la peau, partiellement calciné…

    L’auteur a réussi le tour de force de m’entrainer dans cette ambiance sombre du monde de la nuit, avec cette liberté qui prédominait au début des années 80, avec sexe à gogo, sans protection… C’est glauque, c’est cru, c’est noir et tellement bien construit que l’on visualise la drogue, les dealers, les boites de nuit avec ces videurs, bâtis comme des armoires… King Kong, un personnage secondaire archétype des nuits chaudes…

    Bertrand, coiffeur et seul véritable ami de Luc., qu’on aime et déteste à la fois, queutard sans vergogne, confronté à la perte de son meilleur ami… Petite frappe des milieux nantais, dealer d’herbe à ses heures, mais avec de l’honneur, car ne veut pas toucher à la drogue dure… Qui fera connaître les endroits les plus mal famés de Nantes à Luca… Il va l’initier au monde de la nuit, comme un grand frère qui guide…

    Françoise, psy de Luc depuis son enfance, qui a développé des liens qui peuvent sembler particuliers, mais que l’on arrive à comprendre au fil de la lecture.

    La trame est différente de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui, puisque ce n’est pas réellement un déroulé d’enquête policière que nous suivons, mais la voix de ses amis qui nous font remonter le fil des évènements.

    Carl Pineau, propose une intrigue très bien bien ficelée qui peut sembler débuter lentement, mais qui peu à peu entraine le lecteur vers des révélations qui donnent envie de poursuivre la lecture pour comprendre et surtout apprendre à connaitre ces personnages très bien construits, très différents les uns des autres, certains détestables, d’autres attachants… Un langage très crue,parfois vulgaire, qui peut choquer… Mais auquel on se fait très bien puisqu’il cadre parfaitement aux personnages et à l’atmosphère des années 80.

    J’ai particulièrement apprécié l’alternance des points de vue et celle alternance entre passé et présent… Même si parfois, il fallait que je m’accroche pour savoir qui parlait … Les indications de temps restent assez floues, certainement voulues par l’auteur pour dérouter son lecteur et l’obliger à se concentrer sur l’intrigue et la construction narrative.

    L’auteur parsème son histoire des évènements majeurs des années 80, l’élection de Mitterrand… La chute du mur de Berlin… La découverte du Sida et surtout l’impact que cela va avoir sur les relations sexuelles, la prise de conscience du danger des MST… Mais surtout la transcription de la vie des jeunes de cité et la seule échappatoire qu’ils trouvent en dealant, la place qu’ils ont du mal à se faire sans ces années « touches pas à mon pote » et le racisme auquel ils sont confrontés… En fin de compte, même si les choses ont quelque peu changé… Malgré les années d’écart… Peu des choses ont changé… Dans l’esprit de certaines personnes…

    La couverture, faite « maison » présente bien l’ambiance froide et sombre des nuits nantaises dans laquelle le lecteur va plonger.

    Pour un premier roman, l’auteur propose un excellent livre, auquel je n’ai trouvé aucun défaut, une plume très bien travaillée et un talent d’écrivain pour le plus grand plaisir des lecteurs amoureux des bons polars.

  • kateginger63 13 mars 2019
    L’Arménien - Carl Pineau

    *
    Un polar français des années 80 (drogue, sexe, et funk).
    *
    Tout d’abord merci à l’auteur @carl Pineau pour l’envoi de son premier tome d’une série policière française.
    La couverture bleutée attire vraiment le regard. Une silhouette errant dans les rues de Nantes.
    *
    Une enquête policière tout ce qu’il y a de plus classique dans la trame.
    Deux narrations, Françoise la psychologue et Bertrand le coiffeur.
    Des alternances de tons (l’un assez formel et l’autre assez cru dans les propos et aussi un peu "fouillis"), qui m’ont dérouté tout le long de ma lecture. Est-ce voulu ? Pour empêcher le lecteur de trouver l’assassin trop tôt ?
    *
    L’écriture est maîtrisée de bout en bout ; le scénario addictif sans être original nous mène dans les méandres des nuits sombres et glauques de la ville nantaise. Avec ses dessous, ses travers, ses "orgies alcoolisées et fumeuses (!)", ses "bastons" et tout ça en version technicolor des années 80.
    Si vous avez à peu près mon âge, vous aussi avez connu les tubes funky des discothèques, donc vous passerez en "mode nostalgie" dans ce récit.
    L’auteur a émaillé son texte par des références de cette époque : voiture, coupe, vêtements, musique....et cela fait du bien, j’ai eu l’impression de revenir à mes 17 ans...comme Luc (l’arménien tué au début de l’histoire).
    *
    Le seul hic que j’aurais à donner, c’est que l’inspecteur de police, qui est le personnage récurrent de cette série, est peu présent finalement. Est-ce voulu là encore par l’auteur ? Pour l’annoncer, le préparer, l’étoffer petit à petit ?
    Parlons de la fin (je ne spoile pas). Je n’ai pas vu venir l’identité de l’assassin. Vraiment pas. Les indices sont donnés au fur et à mesure de l’intrigue (juste bien dosés), on s’attend donc à une révélation massive à l’américaine (sortez la mitraillette et le gros lance-flammes). Mais non, nous sommes dans l’ambiance intimiste et sensible de la "french touch", ne l’oubliez pas, et l’auteur a réussi un tour de force : celui de l’empathie pour les assassins.
    *
    Au final, une enquête classique bien menée, des personnages tout en nuances et le twist bien tourné. Je recommande à tous les amoureux de polar glauque avec une ambiance "pulp fiction" à la française.

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