La Dernière Chasse - Jean-Christophe Grangé

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Résumé :

En Forêt noire, la dernière chasse a commencé ...

Et quand l’hallali sonnera, la bête immonde ne sera pas celle qu’on croit.

Vos #AvisPolar

  • Ophé Lit 10 avril 2019
    La Dernière Chasse - Jean-Christophe Grangé

    Choc. Surexcitation. Tel était mon état après trois pages de lecture. Jean-Christophe Grangé nous fait une belle surprise en ouverture de ce nouveau roman.
    Direction l’Allemagne et la forêt noire pour une partie de chasse... La dernière chasse...
    Une chasse qui nous entraîne dans 416 pages de traque.

    Le corps de l’héritier d’un grand groupe industriel Allemand est retrouvé dans une forêt Alsacienne. Nu, la dépouille présente les caractéristiques de la mise à mort par la pirsch. Une technique de chasse dont le défunt était un adepte.
    Mais qui chasse l’autre ?
    La coopération franco-allemande s’impose. Ivana, jeune officier de police française, et son mentor se rendent en Forêt Noire pour faire la lumière sur cette affaire...

    Jean-Christophe Grangé exploite tout ce qui touche au domaine de la chasse ,allant jusqu’à comparer le "sport", à la chasse qu’engage les forces de l’ordre contre les criminels. Dans les deux cas, le flair étant un atout majeur à la capture de la proie... La notion de traque est omniprésente dans le roman, de même que la chasse en général. Jean-Christophe Grangé exploite tous les aspects de cette activité : les différentes techniques, le vocabulaire... Rien n’échappe à la plume de l’auteur au point de s’attendre à retentir le générique de "chasse, pêche et tradition". Vous l’aurez compris, c’est parfois un poil too much.
    Outre ce "sport", Jean-Christophe Grangé met en scène les chasseurs noirs. Un groupe de "militaires" nazis composé de repris de justice, de braconniers... Dont la cruauté n’a aucune limite. Sur cet aspect, l’apport culturel est très intéressant.
    Il travaille également les aspects de l’inné et de l’acquis, sans pour autant développer complètement le sujet
    Il joue également sur les côtés sombres de l’Allemagne et la réputation de ses habitants quant à leur côté rigide, dur.

    Côté style, on retrouve Jean-Christophe Grangé. Pas de surprise si ce n’est quelques apports poétiques dans certaines comparaisons. Le rythme est présent, et même si la chasse et la forêt étouffent, l’intrigue est prenante et sa résolution pas si évidente.

    La dernière chasse n’est pas le meilleur roman de Jean-Christophe Grangé. Il m’a manqué sa touche, son identité, qui ici ne ressort que par son personnage central que je vous laisse découvrir pour ne pas gâcher la surprise. Il évoque de nouveau le milieu SM, et même s’il n’intervient qu’en parenthèse, j’ai eu du mal à en comprendre l’intérêt. Aucune valeur ajoutée sur l’intrigue ou dans la construction des personnages. Un aspect dont la pertinence est discutable.

    Vous l’aurez compris, ce dernier roman de l’auteur ne m’a pas emballé. Si les premières pages me sont apparues très prometteuses, le soufflet est malheureusement trop vite retombé. Attention, je ne qualifie pas le roman de mauvais thriller ou de lecture manquée... Mais après ce qu’a pu nous offrir Mr Grangé, et au regard des premières pages, j’attendais plus... j’attendais mieux. Il n’en reste pas moins que la dernière chasse n’a pas été une lecture désagréable. je me suis laissée portée, tout simplement.

  • Au chapitre d’Elodie 11 avril 2019
    La Dernière Chasse - Jean-Christophe Grangé

    Tout commence par un meurtre abominable. Pierre Niémans, le célèbre héros des "Rivières pourpres" est à la recherche d’un prédateur. Je n’ai pas lu les tomes précédents et ça ne m’a pas gênée dans la compréhension de l’histoire. J’ai aimé ce duo de flics torturés. Niémans et son acolyte Ivana se lancent dans une enquête difficile mettant en relation la police et la polizei. Ils vont mener des interrogatoires avec Kleinert de la police allemande. On entre alors dans le monde d’aristocrates. La victime était un homme riche, passionné par la chasse et qui aimait le SM. Bientôt d’autres morts mêlant des membres de cette même famille vont être découverts et Niémans va s’apercevoir que c’est toute la famille et ces ancêtres qui cachent bien des choses... Ce thriller sème la peur et fait froid dans le dos. Grangé aime mettre en scène des éléments trash, glauque...qui engendre la peur. L’enquête nous mène dans l’horreur et l’ignominie des Chasseurs noirs qui sont une organisation de criminels ultra violents créée lors du troisième Reich et du nazisme. Ce sont des hommes qui élevaient des Rotken, une race de chiens spécialisés dans la traque humaine. J’ai beaucoup aimé ! (...)

    Elodie
    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2019/04/11/37246696.html

  • Laurent 11 avril 2019
    La Dernière Chasse - Jean-Christophe Grangé

    Bonne nouvelle : un nouveau Grangé.
    Déception, dès les 1eres pages, de réaliser que c’est en fait l’histoire tirée d’une -très moyenne- série en 2 épisodes,
    diffusée sur France 2 en 2018.
    J’ai eu la malchance de la regarder, et donc, pour l’intrigue et le suspense, ben....yen a plus du coup...

    France 2 : "bonjour m’sieur Grangé, vous nous faites un sénar’ pour la télé ?
    On a pas trop de tunes pour que ça fasse classe et bien produit,
    mais le flic s’appelle Niémans, comme ça on capitalise à mort sur Les Rivières Pourpres, et on prend Marchal qui dort plus depuis 3 mois, il fait bien genre blasé revenu de tout."
    Grangé : "OK, pas de problème".

    ...1 an + tard :

    Albin Michel : "yo Grangé, salut c’est Albin...ouais, Michel....dis, tu nous fait un roman vite fait ? Te casse pas hein, tu reprends le sénar’ de l’année dernière, tu remanie un peu et zou ! on y va comme ça, tranquilou bilou, personne verra rien et on se fait un peu de pognon".
    Grangé : "OK, pas de problème".

  • Angie - Blog Culturez-moi 24 avril 2019
    La Dernière Chasse - Jean-Christophe Grangé

    ⭐️ Remise en contexte ⭐️
    Le contexte d’écriture de ce roman est assez inhabituel et il convient d’éclaircir quelques points. En 2018, est produit une série télévisée franco-allemande intitulée Les Rivières pourpres. Les rivières pourpres, pour rappel, est un des premiers romans de Jean-Christophe Grangé paru en 1998. Probablement l’un de ses meilleurs romans. Il sera d’ailleurs adapté au cinéma par Mathieu Kassovitz avec le rôle de Jean Reno dans la peau du personnage principal : le commissaire Pierre Niemans. La série de 2018 est « la suite » de ce roman avec un Niemans revenu d’entre les morts qui reprend du service. Pour ces épisodes, Grangé est aux commandes et il écrit lui-même les scénarios à raison d’une enquête pour 2 épisodes. On est donc sur un schéma de série-télé procédurale qui multiplie les intrigues et les enquêtes (Comme Navarro quoi 😁). La première saison (passablement médiocre il faut le dire) a été diffusée sur France 2 fin 2018.

    A la suite de cela, l’auteur a décidé de faire l’inverse de ce qui se fait d’habitude : une adaptation en roman des épisodes de la série. Un roman reprendra donc 2 épisodes. Les 4 prochains romans de l’auteur sont donc déjà tout vu… Grangé a expliqué que cela serait vraiment une réécriture, une histoire retravaillée. Franchement, à mes yeux, ce n’était vraiment pas la meilleure idée de sa carrière…

    ⭐️ Quand l’intrigue ne décolle jamais ⭐️
    Sans spoiler, je vais déjà étoffer un peu cette 4ème de couverture plus que succincte. Le commandant Niemans, au placard depuis des années après son enquête à Guernon qui a failli être sa dernière (voir Les rivières Pourpres) , est ressorti des cartons pour constituer une nouvelle unité : l’OCCS. Son but est de prêter main forte aux autorités françaises dans les dossiers concernant les « crimes de sang ». Il fait donc équipe avec Ivana Bogdanovic, une trentenaire tête brûlée au passé terrible et mystérieux (original…). Leur première enquête les emmènera de l’autre côté du Rhin après qu’un riche héritier allemand ait été retrouvé assassiné dans une forêt du Jura. Le corps du jeune homme a été décapité et éviscéré selon les rituels d’une chasse à l’approche traditionnelle : « La pirsch ». Niemans et Ivana vont donc enquêter dans un milieu de chasseurs milliardaires, aux abords de la mystérieuse et glaçante Forêt Noire allemande.

    Le topo de base était clairement alléchant : un meurtre rituel dans une sombre forêt allemande, des rumeurs sur des traditions de chasses ancestrales, un flic bourru et sa partenaire prête à en découdre avec tout ce qui bouge. Oui, mais malheureusement l’action n’est pas au rendez-vous et l’ennui m’a très vite gagnée dès le début de ma lecture.

    Vous allez me dire : oui mais il n’y a pas que l’action, l’atmosphère d’un roman c’est également très important. Ce n’est pas faux, mais sur ce point je trouve également que tout n’a été que survolé. On nous laisse entrevoir des forêts dangereuses et mortelles sans jamais s’attarder assez pour créer un sentiment de malaise chez le lecteur. On effleure l’ésotérisme et les légendes en les balayant trop vite d’un revers de main. L’enquête se résume à une succession d’interrogatoires et de fausses pistes à suivre. Les chapitres ont beau être courts, le rythme n’y est pas. Si j’avais adoré le personnage de Niemans dans Les rivières pourpres il n’est ici plus que l’ombre (ou la caricature) de lui-même.

    ⭐️ EN BREF ⭐️
    J’attendais beaucoup de cette lecture, j’attendais beaucoup de Jean-Christophe Grangé mais malheureusement pour ce roman c’est une déception. La seconde moitié du livre est un petit peu plus accrocheuse et c’est ce qui m’a empêché d’arrêter ma lecture en court de route car je voulais tout de même connaître la fin. Fin que j’avais finalement deviné vers la page 100. Je ne sais pas si le fait que ce roman ait été écrit d’après un scénario a joué en sa défaveur, mais le rythme n’y est pas. Je me suis traînée sur 5 jours pour le lire alors qu’en temps normal pour 400 pages deux jours et c’est plié.

    En revanche, le style très littéraire de Jean-Christophe Grangé est toujours présent. Une écriture travaillée, des éléments très métaphoriques et symboliques qui pour le coup viennent un peu renforcer l’atmosphère mystérieuse du roman.

    Ce livre n’était pas pour moi mais comme toujours, si le roman vous tente, lisez-le et faites-vous votre propre avis 😉.

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