Le Cri - Nicolas BEUGLET

Notez
Notes des internautes
1
commentaire
Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !
Vous devez être inscrit ou connecté pour bénéficier de votre médiathèque!
Notez
Notes des internautes

Vos avis

  • 1001histoires 12 février 2018
    Le Cri - Nicolas BEUGLET

    Norvège, Oslo. Un hiver froid et neigeux. Sarah Geringën est inspectrice à la Police Nationale norvégienne. Grâce à son sens de l’analyse, son acharnement et sa perspicacité sa réputation n’est plus à faire. Sarah n’est pas des plus chaleureuse avec son entourage. Elle est souvent enfermée dans un mutisme qui rend les autres mal à l’aise. Son compagnon vient de la quitter. Elle est également meurtrie par la souffrance de ne peut-être jamais avoir d’enfant. Ce roman de Nicolas Beuglet nous plonge dans l’univers des enquêteurs attachants mis en scène dans le roman policier scandinave.

    Un patient de l’Hôpital psychiatrique de Gaustad a été retrouvé mort. Il semble s’être étranglé. Son visage est crispé comme s’il avait poussé un cri de peur avant de mourir. Sur le front il porte une cicatrice dont le contours forme le chiffre 488. Sarah sent que ce décès est suspect. Les techniciens scientifiques et un habile médecin légiste sont aussitôt au travail. "Le patient 488" était à Gaustad depuis trente six ans, son identité est inconnue. Il n’avait jamais parlé, seulement crié et griffonné sur les murs de sa chambre de multiples dessins sans signification. C’est sûr, le récit de Nicolas Beuglet commence comme les meilleurs romans policiers scandinaves.

    L’hôpital psychiatrique de Gaustad est brusquement détruit par une gigantesque explosion. C’est le début d’une formidable aventure pleine d’action, de suspense et aux multiples rebondissements. Les rares indices rassemblés par Sarah précipitent le lecteur à Paris, puis en Angleterre à Brize Norton la plus grande base aérienne de la Royal Air Force avant de rejoindre au milieu de l’Océan Atlantique entre l’Afrique et l’Amérique du Sud, l’île de l’Ascencion et ses paysages lunaires où la NASA a mené des essais. Sarah fait désormais équipe avec Christopher Clarence un journaliste d’investigation dont le frère mort dans des conditions suspectes semble avoir été mêlé au destin tragique du patient 488. Ensemble ils mènent une course contre la montre haletante qui se poursuit jusque dans les profondes galeries des mines de fer du Minnesota avant de s’achever sur les hauteurs de Nice, sous une pluie battante.

    Nicolas Beuglet réussit habilement le mélange de tous les ingrédients qui font les meilleurs romans d’aventure : la mafia russe, un enfant pris en otage, de redoutables tueurs à gages, un complot aux ramifications internationales fomenté par un évangéliste fou, des références ésotériques et de l’action encore de l’action, des fusillades et des explosions. Chaque découverte, chaque révélation mène les deux héros vers d’autres énigmes, vers des lieux improbables et vers de nouveaux dangers. Seuls quelques moments d’émotion comme les relations de Christopher avec Simon, le fils de son frère décédé, apportent un peu de répit dans une avalanche de séquences virevoltantes et distrayantes.

    L’auteur s’est inspiré de faits réels, notamment les expérimentations secrètes ou des tests de psychotropes comme le LSD, financés par la CIA et menés dans les années 1950 à 1970 sur des êtres humains non consentants dans le but de contrôler le cerveau humain. L’évocation du projet MK - Ultra dénonce des agissements scandaleux et apporte une touche de véracité à une fiction qui m’a captivé.

Votre commentaire

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?