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Un(e)secte - Maxime Chattam

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Vos #AvisPolar

  • Encore Un Livre 8 décembre 2019
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Bien mieux que L’Appel du néant (que j’ai tellement détesté en même temps) mais très loin pour moi des sensations et de la fascination que j’avais ressenties à la Trilogie du mal.

    Un(e)secte est un bon cru si tant est qu’on l’aborde correctement, ce qui n’est pas mon cas.

    La couverture et le titre sont évocateurs d’insectes, ils grouillent, ils sont abondants, on s’attend à ce qu’ils réveillent nos peurs, que la tendance à somatiser s’installe… Personnellement je suis arachnophobe, j’ai eu beaucoup de mal à lire certains passages de Maléfices et du best-seller Derniers adieux de Lisa Gardner (qui lui est une prouesse sur le plan psychologique). Un(e)secte, pas une seule fois j’ai somatisé ni fait de transfert et pour cause… vous comprendrez en le lisant.
    L’ambiance et la mise en place de la première partie, les personnages et la fin sont les grands atouts de Un(e)secte, je ne suis pas totalement convaincue, parce que je ne suis pas très surprise non plus, ça tire en longueur et reste bien ordinaire finalement, la couverture aussi belle soit-elle manque de nuance. Un(e)secte manque de pep’s, d’audace, de surprise…et d’insecte.

    En revanche, en refermant ce livre, je le classe sans hésitation dans le cycle de l’Homme et la vérité, la construction, l’oppression que j’ai ressenties s’apparentent aux Arcanes du chaos (fabuleux) et à La Théorie Gaia (excellent) et je ne vous parle même pas du propos principal.

    Faites vous votre propre avis concernant cet ouvrage et surtout cet auteur, la Trilogie du mal est excellente c’est vrai mais il a fait mieux à mes yeux aussi 🙂

    Chronique plus développée sur le blog

  • La Papivore 9 décembre 2019
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Le résumé vend du rêve : des cadavres bouffés par des insectes, deux enquêtes qui vont se télescoper à un moment donné, "une vérité effrayante"... Avouez que ça claque ! Et étant donné l’engouement que le livre a suscité, je me suis sentie obligée de le lire (je suis si faible...). Ni une, ni deux, je l’ai acheté (...si faible..), et je l’ai lu assez rapidement.

    Ça commence avec un prologue qui met bien en place l’atmosphère : une mamie est sur son rocking-chair, pépouze, lorsque tout à coup des insectes lui grimpent dessus. Ça marche très bien, puisqu’on a envie de se gratter, ça démange, ça pique, ça chatouille, bref on est en plein dans l’histoire. Puis on embraye sur le nouveau personnage créé par Maxime Chattam : Atticus Gore, lieutenant de police à Los Angeles, pas très beau, mais d’apparence très soignée, homosexuel assumé et qui ne brille pas par ses résultats. Il est mis sur une affaire pas banale : un corps retrouvé complètement dévoré et nettoyé par des insectes. De l’autre côté du pays, on rencontre Kat, détective privée à New York, qui enquête sur la disparition d’une jeune fille un peu barrée, délires gothiques et tout.

    Voilà les bases. Et bien, M. Chattam, vous m’avez déçue. Oui, déçue. Je ne remets pas en question votre plume (même si honnêtement il y a quelques phrases qui m’ont fait lever les yeux au ciel tellement elles étaient complexes avec des envolées lyriques inutiles), et votre habileté à créer des ambiances et des personnages d’une justesse désarmante. Non, là je remets en cause votre application et votre travail de recherche. J’ai l’impression que vous avez bâclé le livre, alors que l’intrigue de base était un diamant brut, et vous l’avez mal poli à mon goût. Les personnages principaux de l’histoire, les insectes, ne sont pas du tout mis en avant ! Leur présence est presque anecdotique. C’est dommage. Je souligne quand même 2 scènes qui m’ont mise mal à l’aise, où les insectes sont vraiment présents.

    J’ai trouvé Atticus très attachant, et son personnage a attisé ma curiosité ; on le retrouvera dans d’autres livres, et j’espère qu’on en apprendra plus sur lui. Il est fan de métal, les lecteurs métalleux apprécieront donc la playlist distillée dans les pages. Mais c’est le seul personnage qui a retenu mon attention.

    En un mot
    Je sais, je suis dure, mais je suis persuadée que Maxime Chattam aurait pu faire beaucoup mieux, quitte à rallonger l’histoire. Les deux enquêtes se rencontrent trop tard dans le livre à mon goût, et la morale finale ne m’a pas convaincue. Une histoire prometteuse mais décevante au final. C’est dommage.

  • Musemania 29 décembre 2019
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Entomophobes, arachnophobes, fuyez ce thriller, comme la peste ! Non, je rigole ! Enfin, pas tant que ça peut-être… Cela risque de vous démanger tout le corps…

    Si vous avez déjà lu Maxime Chattam, vous devez savoir qu’il est un des auteurs français les plus doués de sa génération, surtout en matière de suspens.

    Une fois n’est pas coutume, on retrouve l’auteur au sommet de son art. Maxime Chattam fait partie de mes auteurs de thriller favoris avec entre autres Franck Thilliez pour ne citer qu’eux deux. Autant je les adore, autant j’aime garder leurs livres sous la main, ne voulant pas les dévorer trop vite une fois parus, détestant devoir attendre les suivants.

    ici, je n’ai pas eu la patience nécessaire…. Dès sa publication, je me le suis procuré et j’étais impatiente de partir en congé pour le savourer pleinement. C’est chose faite et quel plaisir !

    D’un côté, vous avez Atticus Gore, détective à Los Angeles, enquêteur assez atypique, dont la réputation a été mise à mal par des échecs professionnels. Et de l’autre, Kat Kordell, détective privée de New York missionnée par la mère d’une jeune fille disparue. Entre New York et Los Angeles, les deux enquêtes vont finalement s’enchâsser et tels les fils de la toile d’araignée, tout s’imbriquera après de nombreux rebondissements à vous retourner le cerveau.

    Certains lecteurs avaient été déçus par le virage opéré par Maxime Chattam dans son livre, « L’appel du néant ». Au contraire de ceux-ci, j’avais trouvé osé ce revirement mais ici, on retrouve l’auteur de sa période d’écriture de « La trilogie du mal ». Page-turner muni de courts chapitres, une fois plongé dedans, vous en serez accaparé. Mais quelle torture de devoir attendre l’écriture de son prochain thriller. Heureusement, il me reste encore « Le signal » à découvrir et je pense sérieusement à me replonger dans toute sa bibliographie.

    Au milieu de ce monde de l’infiniment petit qui risque de vous hanter encore bien longtemps et de venir vous chatouiller la nuit, une chanson me vient à l’esprit « The sound of silence », dans sa version reprise par le groupe Disturbed.

  • lireencore93420 19 janvier 2020
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Atticus GORE, inspecteur sur le district de Hollywood reçoit un code 187, qui signifie "meurtre" pour lequel ils trépignent tous, mais il est en repos, pourquoi l’as-t-on appeler ?
    Sa collègue Marcia, insiste car c’est tout ce que tu aimes.
    Atticus est intrigué se rends sur les lieux du crime, le corps est parsemé d’insectes, il a étudié l’entomologie à l’université avant de rentrer dans la police.
    Il sait par avance que cette affaire va devenir très différente des autres et surtout très intéressante.

    12e livre de Maxime CHATTAM, je suis toujours très heureuse de retrouver son écriture, et je sais aussi que c’est un auteur qui aime se mettre en danger, qui suis ses instincts et peut faire des choses différentes, donc je me sens toujours, surprise, enthousiasmée et surtout cela me promet une excellente lecture.
    Le début m’a beaucoup plu, les deux personnages principaux, Atticus GORE et Kat KORDELL, un inspecteur et une détective privé que je vais suivre en alternance, je les ai trouvées très atypiques, assez intéressant et qui servait vraiment le récit.
    Mais le problème de ce livre, et oui à mon humble avis, il y a un, c’est que l’action as mis énormément de temps à se mettre en place.
    Nos deux protagonistes tournent en rond, que moi j’ai fini par m’ennuyer me lasser.
    Avec cet auteur, je me suis habituée être accrochée à ces livres, mais je n’ai pas ressenti cette tension, ce suspens pour lequel j’aime tant le lire.
    Heureusement que pour la troisième partie, et la fin du livre, l’intérêt est revenu, et j’aurais aimé que toute la trame soit de cet effet.
    Je ne peux pas dire que c’est une déception, mais une chose est claire, cela sera le livre que j’ai moins aimé.
    Mon avis reste mitigé, il manque quelque chose, peut être un manque de rythme, je n’ai pas trop compris la construction de ce livre, ou au début on commence vraiment bien, et ensuite on stagne pour repartir de plus belle.
    Je dois reconnaitre que cet opus comme les autres est très documenté, et le sujet est pertinent et toujours très passionnant.
    C’est une des qualités que j’accorde à Maxime CHATTAM, il aime faire des choses très différentes, mais là je n’ai pas totalement adhéré, et ce genre de construction, je suis certaine qu’il a plus énormément, mais avec moi ça ne l’a pas fait.
    Mais je garde ma fidélité à cet auteur et j’attends avec impatience le prochain.

  • loeilnoir 28 février 2020
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Me voici réconciliée avec Maxime Chattam dont je m’étais éloignée depuis La Patience du Diable, un livre qui m’avait semblé assez racoleur, auquel je n’avais adhéré.

    Un(e) Secte : le titre interpelle, le jeu de mots est éloquent et donne envie d’en savoir plus. Je me lance donc et traverse ce pavé à grande vitesse, très concentrée pour ne pas en rater une miette car l’intrigue est consistante… J’émerge de ces 450 pages, ébahie, posant un nouveau regard sur chaque insecte ailé, scolopendre, araignée et autres bestioles… Le récit, qui mêle policier et science-fiction, débute par un premier chapitre prometteur, une scène d’attaque par le « petit » peuple des insectes ( dont on compte tout de même en moyenne un milliard cinq cent millions d’individus pour un être humain…) très réussie. Il faudra toutefois être patient et atteindre la seconde moitié du livre avant de revivre une telle expérience horrifique… Le temps aux deux principaux protagonistes de mener chacun de leur côté et par alternance de chapitre, leurs enquêtes respectives… Dans un zoo abandonné de Los Angeles, le squelette d’un nommé Oscar Riotto est retrouvé dépourvu de ses chairs. La quarantaine, Atticus Gore, policier du LAPD dans une mauvaise phase, accepte malgré lui cette affaire qui n’est pas de son ressort, mais qui pourtant va le combler : ancien étudiant en entomologie, il retrouve sa passion première lorsque le médecin légiste lui assure que la victime a été dévorée en quelques heures par une multitude d’insectes… A New York, une détective privée, Kat Kordell est chargée de retrouver une jeune femme, Lena, disparue en laissant derrière elle un message énigmatique. Ces deux enquêtes finiront par s’entremêler lorsque sera mise en cause une firme multinationale, EneK, dont le dirigeant, Edin Kowalski aux bras tentaculaires, tente de convaincre Atticus Gore de lâcher l’affaire… Mais Gore, qui pourtant est un homme pétri de contradiction, ayant du mal à s’assumer, est « un flic au service des hommes et de la liberté« , intègre et déterminé, convaincu que l’heure est grave et que sa mission doit être menée jusqu’au bout.

    Outre une psychologie des personnages principaux assez bien « disséquée » (deux êtres solitaires, en proie au doute, qui vont au-delà de leurs préjugés…), ce roman soulève quelques réflexions sur notre société : la surconsommation, le capitalisme, l’hégémonie des grandes firmes multinationales, le pouvoir et l’argent… C’est assez grandiloquent mais efficace et divertissant.

  • Hanae part en livre 5 mars 2020
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Il a fallu que j’attende début 2020 et que je lise de nombreux avis passés sur la toile que l’on prénomme joliment Bookstagram pour que je puisse tenir entre mes mains un roman de Maxime Chattam.
    Mieux vaut tard que jamais... (ce diction prend, ici, toute sa splendeur).
    C’est donc paré de ma plus grande volonté et à l’occasion de la sortie de cet opus que j’ai décidé, avec une joie sans égale, de découvrir cet auteur. Je vous certifie avec les mots qui vont suivre que la surprise était au rendez-vous. Agréable et haletante.
    Ne connaissant pas l’œuvre dans son intégralité et ne demandant qu’à la découvrir, je vais vous donc vous partager, ici, mon propre avis sur ce roman Un(e)secte tant attendu par les lecteurs de ce prolifique auteur.

    Avant de lire du Chattam (comme on dit si bien dans le jargon), je me suis penché, avec curiosité, sur le monde, enfin les mondes, que nous offrent l’auteur avec, visiblement, une grande générosité. Les univers y sont vastes, les atmosphères bien différentes. D’ailleurs, différentes séries ont vu le jour (merci Wiki) abordant différents genres. J’ai comme l’impression qu’avec Maxime Chattam tout peut-être différent, que tous les chemins mènent vers des possibles, que la frontière entre l’abstrait et le concret restent en suspens mais que, pour rester fidèle à lui même et à ses démons, il démontre toujours le même médium, celui de la noirceur humaine. Faut-il être fou pour lire du Chattam ? Pour ma part, j’ai signé mon voyage express vers la folie ;-)
    La palette de Maxime Chattam est large et nous promet un ascenseur émotionnel saisissant. J’ai donc commencé par un "one shot", un roman indépendant hors La trilogie du mal, Le cycle de l’homme et de la vérité et Autre-monde.
    Oui, je vous l’accorde j’ai voulu la jouer secure : je ne voulais pas ressentir une énorme frustration si le coup de cœur n’était pas au rendez-vous. La déception aurait pu être bien plus grande si j’avais commencé une histoire qui débordait sur plusieurs tomes. Voila pourquoi je suis resté dans ma zone de confort.

    Et bien voilà, cher monsieur Chattam, si un jour, par le plus grand des hasards vous passez par ici, (sait-on jamais !) je tiens à vous dire ceci :
    "Sachez que derrière votre écran, se cache votre tout nouveau lecteur..." je peux aussi rajouter :
    " Et si vous voulez boire un verre, on peut se fixer une date, j’ai une bande de potes qui adore vous lire également."

    Je m’éparpille un peu trop et je n’ai toujours rien dit sur ce roman. Allez, je me lance. Un(e)secte est un roman puissant, d’une précision quasi chirurgicale dans le déroulement de l’histoire, par la complexité de ses personnages. Ce roman est un gros coup de cœur (ou de sang, ça dépend du point de vue où l’on se place). Vous êtes très pointilleux monsieur Chattam. Vous avez réussi avec brio à y dégager de l’angoisse, de la stupeur et parfois même une sensation d’étouffement. Voilà toutes les sensations que j’aime éprouver dans un excellent Thriller. Vous lire nous fait ressentir, et dans ce cas, c’est la sensation de morts et d’insectes qui sont mis en avant. Vous êtes sadique monsieur Chattam et cela fait de vous un homme de talent. Ce roman est immersif, effroyable et soutenu. Chapeau bas Maxime.

    Bon allez, j’arrête d’être sympa et je vais quand même balancer un petit bémol, histoire de... Cela ce passe du côté de la description que je trouve talentueuse mais, à mon goût, omniprésente. Avec vous, aucune place pour le laisser-aller ou le lâcher-prise. Vous maîtrisez absolument tout. Et rien que pour cela, je ne peux vous en vouloir. Merci pour ce monde étrange, teinté d’une incroyable vérité. 

  • Lisez.du.polar 5 avril 2020
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    🎶 Une valse à trois temps 🎶

    Premier temps : le prologue. Grouillant, malicieux et très prometteur. Mon arachnophobie passe l’épreuve haut la main 🕷

    Deuxième temps : deux enquêtes en parallèles. Kat, détective privée à New York, se lance à la recherche de Lena, jeune fille paumée et marginale. A l’autre bout des US, Atticus Gore, inspecteur au LAPD, se retrouve avec le cadavre d’un journaliste sur les bras, dévoré par des insectes. Étrangement, malgré la qualité d’écriture et une documentation très riche, l’intrigue ne prend pas pour moi : je n’adhère pas au scénario et les personnages me semblent trop empruntés, trop figés dans leur rôle.

    Troisième temps : les deux enquêtes se télescopent et là tout s’accélère. Le rythme s’intensifie, la tension devient palpable, les insectes font buffet. Et, à mon grand plaisir, les personnages se mettent enfin à nu, dévoilant faiblesse et détermination. Les interrogations sociétales et écologiques s’en trouvent renforcées, appuyées par les informations fournies par l’auteur, et le scénario devient horriblement plausible.

    🎶 Quelques pas de danse hésitants, mais finalement une chorégraphie convaincante.

  • Les livres de Cédrick 11 mai 2020
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    Je viens de terminer "Un(e)secte", le dernier roman de Maxime Chattam, aux éditions Albin Michel.

    Alors que les pages se tournent rapidement grâce à une écriture fluide, tout commence de façon surprenante. J’avais en effet l’impression de lire simultanément deux livres, les alternant à un rythme pas toujours très régulier. Il aura fallu attendre de dépasser les trois quarts du livre pour que les deux histoires se rejoignent. C’est assez déroutant, surtout au début de notre lecture et cela nous perd un peu.

    Ce roman nous présente Kat, detective privée, mandatée pour retrouvée une jeune marginale qui vient de disparaitre. Cette première histoire est complétée par celle d’Atticus (drôle de prénom), flic enquêtant sur les homicides. Beau flic, gay et célibataire. Le point commun aux deux histoires ? Aucun au départ, puis naturellement les morts et les insectes.

    J’aurai bien aimé passer plus de temps avec Atticus, personnage attachant. C’est donc avec plaisir que j’ai lu que Maxime Chattam écrira un autre roman avec ce personnage. Et vous, qu’en pensez-vous si vous l’avez déjà lu ?
    C’est un roman agréable, alliant suspens et personnages bien trempés. Je vous invite donc à vous détendre en le lisant, tout du moins si vous n’avez pas peur des insectes... Sinon vos nuits seront peuplées de cauchemars !

  • eTemporel 22 juillet 2020
    Un(e)secte - Maxime Chattam

    J’ai découvert Maxime Chattam avec Le sang du temps, qu’une collègue m’avait prêté. À la suite de cette lecture, j’ai dévoré presque toute sa bibliographie et il est très vite devenu l’un de mes auteurs préférés en termes de thrillers. Malheureusement, depuis quelques années, je suis déçue par ses publications qui manquent cruellement d’intensité à mon goût et Un(e)secte ne fait pas exception à la règle. J’en suis la première affligée, notez bien. Décortiquons un peu tout ça…

    Tout commence par un prologue assez dérangeant, surtout pour l’entomophobique que je suis ! Il nous donne un aperçu de ce qui nous attend, ou du moins il devrait car en réalité, on est loin du compte. Kat est détective privé à New York, elle enquête sur la disparition d’une jeune femme qu’elle soupçonne très vite d’être tombée sous influence. Atticus est flic à Los Angeles, il est en perte de vitesse lorsqu’il se voit confier une affaire atypique : un corps rongé par des insectes en l’espace de quelques heures à peine, ce qui est en principe totalement impossible. Vous vous en doutez, les deux cas finiront par converger, les deux héros par se rencontrer et par tomber… Non, pas d’histoire d’amour là-dedans, Dieu merci !

    En revanche, l’intrigue est très classique et le sujet en lui-même ne suffit pas à remporter les suffrages. Maxime Chattam essaie de nous expliquer en postface que tout cela est plausible, voire probable car de nombreuses études sont en cours. Soit. Sauf qu’à aucun moment, il n’a réussi à convaincre tout à fait la peureuse des insectes que je suis. C’est quand même un comble, sachant que le terreau était sacrément fertile ! Je craignais ce livre, entre son titre, sa couverture et les retours que j’avais lus sur le prologue. J’ai repoussé sa lecture pendant des semaines et au final… Rien, ou pas grand chose.

    Du côté des personnages, si Kat a su me toucher par ses contradictions, j’ai eu plus de mal avec Atticus qui m’a semblé manquer de naturel, comme un pantin qu’on aurait du mal à animer. Leur duo est plutôt sympathique, mais on n’a pas vraiment le temps d’en profiter. Le dénouement est trop rapide et sans réelle surprise, car on devine facilement où l’auteur veut nous emmener. Il soulève pourtant nombre de questions intéressantes sur les dérives de notre société, le problème de la surpopulation, la solitude et les laissés-pour-compte.

    Au final, cette histoire avait un énorme potentiel, mais elle souffre à mon sens d’un gros problème de rythme. L’intrigue met un temps fou à se mettre en place pour s’achever en deux coups de cuillère à pot. En outre, j’attendais plus de Maxime Chattam, plus d’insectes, plus de peur, plus d’intensité. Ses romans me paraissent de plus en plus édulcorés, comme s’il essayait de plaire au plus grand nombre au mépris de son identité, celle qu’il affichait au moment de la Trilogie du Mal en tous cas. Et c’est bien dommage, car c’était cet auteur qui me plaisait !

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