Westworld saison 1 - Lisa Joy - Jonathan Nolan

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Résumé :

A Westworld, un parc d’attractions dernier cri, les visiteurs paient des fortunes pour revivre le frisson de la conquête de l’Ouest. Dolores, Teddy et bien d’autres sont des androïdes à apparence humaine créés pour donner l’illusion et offrir du dépaysement aux clients. Pour ces derniers, Westworld est l’occasion de laisser libre-cours à leurs fantasmes. Cet univers bien huilé est mis en péril lorsqu’à la suite d’une mise à jour, quelques robots commence à adopter des comportements imprévisibles, voire erratiques. En coulisses, l’équipe, qui tire les ficelles de ce monde alternatif, s’inquiète de ces incidents de plus en plus nombreux. Les enjeux du programme Westworld étant énormes, la Direction ne peut se permettre une mauvaise publicité qui ferait fuir ses clients. Que se passe-t-il réellement avec les androïdes ré-encodés ?

Vos avis

  • Les Lectures d’Anne-Sophie 29 novembre 2018
    Westworld saison 1 - Lisa Joy - Jonathan Nolan

    Des révélations fracassantes, des confirmations attendues, et des surprises en pagaille, Westworld tient toutes ses promesses pour ce dixième et dernier épisode de la saison une.
    Autant dire qu’attendre un an et demi pour connaître la suite a été difficile…

    Si vous n’avez pas encore regardé la saison 1, ou tout simplement pas encore eu le temps de visionner le dernier épisode, passez votre chemin. Cet article contient des spoilers à foison.

    Vous êtes prévenus.

    Dix longues semaines se sont écoulées depuis le premier épisode de cette série, qui, dès son commencement, a su accrocher son public (et son cortège de détracteurs, mais c’est un autre sujet…). Dix longues semaines, neuf épisodes de grande qualité, d’une durée que l’on peut qualifier de plus que correcte, et un season finale d’une heure trente qui s’est révélé être un véritable feu d’artifice. On n’en attendait d’ailleurs pas moins, tant, dès le départ, on nous a habitué à des retournements de situations surprenants et habilement menés.

    On nous avait promis énormément de réponses dans ce dernier épisode, et elles ont été données. Il n’en reste pas moins qu’avec cette série on a appris à se méfier des apparences… Et si certaines réponses semblent aller de soi, d’autres ont peut-être pour unique but que de nous amener, une fois de plus, sur de fausses pistes (pour certaines on l’espère très fortement !)

    William / L’homme en Noir :

    C’est certainement la surprise la moins surprenante, tant on s’y attendait tous : le gentil petit William et l’odieux Homme en Noir ne sont qu’une seule et même personne, à trente ans d’intervalle. Si cela n’a pas surpris grand monde (les indices menant à cette conclusion étaient plus que nombreux), ses motivations et la réelle raison de cette « évolution » restaient un peu plus floues, surtout vis à vis de Dolores. En effet, si pour beaucoup il était évident que c’était le Parc qui l’avait amené à découvrir sa vraie nature, il s’est avéré que c’était surtout un chagrin amoureux (lorsqu’il découvre que Dolores est de retour au point de départ, sans réel souvenir de lui, de leur histoire ou de leurs aventures) qui l’a réellement fait basculer. OK. C’est presque dommage de ramener ça à une histoire de cœur, mais ça souligne (et explique) le côté humain qu’il a décidé d’abandonner.

    Mais, si on s’accorde sur ce point, quel besoin de faire souffrir Dolores à chaque visite ? En admettant qu’il estime avoir besoin d’elle pour trouver le Labyrinthe, alors rien ne justifie les sévices et tortures qu’il lui fait endurer à chaque fois… Sauf à vouloir la ramener à l’état de conscience qu’il a vu en elle la première fois, mais si c’est cette raison qui l’emporte, alors la faire souffrir serait (pour lui) contre productif (à mon sens). Même s’il dit qu’il veut amener les hôtes à réagir (on voit d’ailleurs sur son visage quelque chose qui ressemble à de la joie lorsqu’il se prend une balle dans le bras à la fin de l’épisode), le traitement qu’il réserve à Dolores pour arriver à ses fins semble « excessif » …
    Reste la vengeance, pure et simple, qui serait elle aussi illogique puisque Dolores ne peut savoir de quoi il se venge…

    Certaines questions sont (pour moi) restées en suspend, concernant ce personnage et comment il est devenu l’homme en noir. En effet, tout laisse supposer qu’il a récupéré la société familiale de la famille de Logan (DELOS), puisque nous comprenons clairement qu’il est à sa tête, et qu’il s’en est servi pour acheter un maximum de parts du Parc. Mais alors, qu’est devenu Logan ? Il semble évident qu’il n’a pas pu tout simplement mourir dans le Parc, cela étant impossible pour les visiteurs… Il aurait tout simplement laissé la place à celui qui est, selon toute vraisemblance, devenu son beau-frère comme prévu ? Ça ne ressemble guère au personnage belliqueux et arrogant qu’est Logan…

    Une chose est sûre, l’homme en noir sera bel et bien là pour la saison deux, et son personnage complexe nous donnera encore certainement du fil à retordre, pour notre plus grand plaisir !

    Maeve ou la fausse impression de liberté :

    On peut dire que ça fait partie des grosses surprises de cet épisode. Maeve découvre, grâce à Bernard, qu’un nouveau scénario a été intégré à son système : l’évasion. Et même si elle refuse de l’admettre, étant persuadée qu’elle seule décide de ce qu’elle fait ou non, le fait est là. Ford, une fois de plus, semble avoir un coup d’avance sur tout le monde.

    Mais alors, sa décision de descendre du train pour retrouver sa « fille », est-elle un choix personnel ou la simple obéissance (inconsciente) à une ligne de code ?
    Le but de Ford était-il de la faire sortir réellement du Parc, ou était-il de l’amener dans une autre partie de celui-ci, voire dans un autre Parc ? L’étage où se trouvent les samouraïs qu’elle aperçoit durant sa fuite, le logo qui apparaît à cet étage, les coordonnées que lui donne Felix, et le fait que tous les humains soient désormais bloqués dans les bureaux, laissent penser que cette deuxième possibilité est tout à fait envisageable.

    Le tout sera de savoir si c’est par choix personnel ou grâce à une programmation. Voilà qui promet de belles surprises à venir !

    Dolores/Wyatt :

    Autre surprise que certains avaient vue arriver, Wyatt et Dolores sont également la même personne. Ou tout du moins Arnold a fait fusionner la poupée blonde avec un personnage sanguinaire du nom de Wyatt que son associé et lui s’apprêtaient à faire entrer en scène à l’époque, afin qu’elle puisse mener à bien le massacre qu’il avait orchestré pour empêcher l’ouverture du Parc et faire en sorte que les hôtes (doués de conscience, ou en passe de l’être) ne subissent pas les atrocités des humains. Son propre sacrifice, en se faisant tuer par Dolores, devait empêcher toute possibilité d’ouverture, puisqu’il était le seul mort à ne pouvoir être restauré.
    (A ce sujet, rassurez-moi, vous aussi vous vous êtes dit qu’une simple démission ou séparation de son associé aurait suffit ? Non parce que je suis peut-être un peu trop terre à terre, mais j’avoue que c’est la première idée qui m’est venue : pourquoi ne pas programmer le massacre et sans aller, tout simplement ? Alors certes, ça aurait empêcher quelques surprenants revirements de situations, mais n’était-ce pas plus « logique » ?)

    Quoi qu’il en soit, c’était sans compter sur Ford, qui a encore une fois, trouvé la parade.

    Robert Ford / Arnold Weber / Bernard Lowe :

    Sûrement les personnages les plus surprenants de la série, essentiellement parce que la relation qui les unit est la plus difficile à appréhender.

    Ça fait maintenant quelques épisodes que nous savons que Bernard n’est ni plus ni moins que la « reproduction » de Arnold. Cet hôte, inconnu de tous, sauf de Ford a été créé par celui-ci pour palier à la disparition de son associé, et même s’il s’en sert comme homme de main pour se débarrasser de ceux qui pourrait se mettre en travers de sa route, il est évident que Ford a surtout besoin de lui pour faire des hôtes ce qu’ils sont, car Arnold était (est) la seule personne qu’il considère comme aussi importante que lui pour le Parc.

    La scène finale nous fait découvrir un Ford bien différent de ce que l’on pensait. Si, pendant de longues années, il a persisté dans son refus de voir un état de conscience chez les hôtes, il s’ouvre enfin à Dolores en lui disant qu’il est désormais du même avis que son associé, et qu’il estime donc que les hôtes doivent se « libérer » de l’emprise des « humains ». Faut reconnaître que ça, on ne l’avait pas vu venir… surtout vu son manque d’empathie et le sang froid avec lequel il ordonne à Bernard de se suicider dans l’épisode 9, et le fait que l’on apprenne que tout cela s’est déjà déroulé plusieurs fois.
    (on notera d’ailleurs qu’il n’est absolument pas étonné de le voir apparaître à la fête, ce qui pourrait laisser entendre que sa « résurrection » par Maeve était elle aussi prévue…).

    La programmation du massacre final de cette fin de saison, savamment orchestrée par Ford, ouvre plusieurs possibilités pour la saison deux, mais pose aussi un certain nombre de questions (c’est logique, certes, mais du coup, un an et demi à attendre, ça va vraiment être difficile…).
    En organisant cette « rébellion » des hôtes, Ford les libère peut-être afin qu’ils puissent vivre par eux-mêmes, mais surtout il se débarrasse de l’ensemble des membres du CA qui voulaient le pousser dehors.

    Et si, lorsque Dolores lui tire une balle en pleine tête, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la première tuerie remontant à 35 ans (Ford se sacrifiant comme l’a fait Arnold à l’époque, bouclant ainsi définitivement la boucle), un petit quelque chose nous fait douter de sa mort réelle. Ford n’a t-il pas toujours un coup d’avance ? L’hôte, qu’il était en train de créer dans le labo où il fait assassiner Theresa, ne pourrait-il être une « reproduction » de lui-même en vue du scénario qu’il a imaginé ? Connaissant Ford et son don pour mener les gens en bateau, il est possible (et espéré par les fans) que nous ayons droit à un retour en fanfare dans la saison deux.

    Le Labyrinthe :

    Comme il aura été dit et répété à de multiples occasions à l’Homme en Noir, le Labyrinthe n’est pas pour lui… Et pour cause ! Il n’y a pas de Labyrinthe dans le sens où il l’entendait. Le Labyrinthe n’est pas du tout un niveau caché du jeu pour les visiteurs, mais une métaphore employée par Arnold concernant le chemin qui doit mener les hôtes à la conscience. C’est bel et bien une sorte de niveau caché, mais seuls les hôtes sont concernés.

    **************

    Un final magnifique donc, digne de Westworld, même si on ressent une certaine précipitation dans la narration (qui s’explique par le fait de devoir presque tout boucler dans cet épisode). L’univers de la série est tellement vaste, et les protagonistes si nombreux, qu’il semblait difficile de pouvoir vraiment finaliser les différentes intriques en 90 minutes. On ne leur en tiendra donc pas rigueur.

    Malheureusement, un certain nombre de questions, dont certaines auraient mérité d’être traitées, sont passées directement à la trappe :

    Qu’en est-il de Elsie ? Morte ? Vivante ?
    Et Stubbs ?
    Où est Logan, et comment William a t-il réussi à l’évincer de la sorte ?
    Abernathy a t-il quitté le complexe avec les données AVANT la soirée, comme voulu par Charlotte ?
    Et quelques autres…

    En route pour la saison 2 !!

  • Sangpages 29 novembre 2018
    Westworld saison 1 - Lisa Joy - Jonathan Nolan

    La bande annonce m’avait bien percutée. Un truc de ouf qui promettait d’être fort intéressant.
    Les 2-3 premiers épisodes m’ont littéralement captivée. Un concept génial, une esthétique fabuleuse (rien que le générique est à voir, revoir, et re-revoir tellement c’est beau), des acteurs au top (Anthony Hopkins toujours fidèle à lui-même et on ne s’en lasse pas) et une idée qui ne demandait qu’à s’installer.
    Et puis voilà...
    Ca tire en longueur, trop de mini-trames à l’intérieur de la trame principale qui nous perdent et nous essoufflent.
    J’ai eu la sensation d’un gâchis, de quelque chose qui aurait pu mais qui n’a pas... D’une idée de base géniale mais mal exploitée. Comme s’ils ne savaient pas eux-mêmes où ils voulaient aller. Que la fin n’était pas prévue, pas calculée, qu’ils allaient là où le vent les poussait ou serait-ce là où les dollars et l’audimat les guident ?
    Et puis cette habitude agaçante devenue légion dans les séries américaines...On y retrouve toujours un ou une asiatique, un ou une afro-américain(e), une femme histoire de plaire à toutes les minorités...
    Une énième série américaine qui cherche à vous en mettre plein les yeux, avec une action omniprésente au détriment d’une véritable histoire qui tient la route...
    Pour ma part, très déçue mais comme toujours votre avis sera le meilleur 🙂

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