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Les Ordres du mal : navet Maria

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Résumé :

Après une enfance marquée par un miracle, Narcisa entre dans les ordres et enseigne à de jeunes filles dans un ancien couvent hanté par une présence inquiétante.

On connaît la musique : l’épouvante aime les nonnes et on ne peut pas dire qu’en la matière cette production horrifique de Netflix innove particulièrement, même si elle a le bon goût, tout au moins dans un premier temps, d’éviter la prolifération systématique d’effets terrifiants pour se concentrer sur l’ambiance d’un couvent et ses résidents. Mis en scène par le coréalisateur de REC, Les Ordres du mal bénéficie d’abord du savoir-faire de son auteur, qui sait faire monter la tension, tout en s’intéressant vraiment à son personnage principal, une jeune femme entrée dans les ordres pour y dispenser un enseignement religieux. Celle-ci doute de sa vocation, tout en manifestant un zèle autopersuasif qui l’entraîne notamment vers la mortification. Cette ambiguïté n’a pas la vertu d’être particulièrement nouvelle : bien avant l’apparition du cinéma, la littérature gothique nous avait offert des figures religieuses hantées par le doute, œuvrant même à leur perte par une forme de dilection pour l’interdit.

Conscient que la nature intrinsèquement trouble de son héroïne ne suffira pas, le long métrage bifurque vers un autre motif bien connu des films d’horreur : le lieu hanté, en relation avec les horreurs de la guerre civile espagnole (nous sommes quelques années après les faits). Dans cette géographie là encore bien connue, sont disséminés des indices visibles ou invisibles, selon les capacités médiumniques des personnages. Nanti d’une culture horrifique, le spectateur avisé ne s’étonnera pas des capacités d’une enfant à discerner ce que les adultes n’envisagent pas. Mais il regrettera qu’une telle paresse scénaristique oriente l’histoire en mode automatique vers une fin attendue et réduise ses capacités mystérieuses. Le long métrage horrifique devient une enquête à la fois symbolique et cathartique sur le passé douloureux d’un pays et l’inexpliqué cède la place à une forme d’entreprise édifiante. Aux silences pesants succède une longue litanie de cris et de pleurs qui finissent par franchement assommer. Les morts s’accumulent, le sang coule, le film sombre. Sic transit gloria mundi.

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