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She Said : un film au bord du gouffre

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Résumé :

Deux journalistes du New York Times, Megan Twohey et Jodi Kantor, ont de concert mis en lumière un des scandales les plus importants de leur génération. À l’origine du mouvement #Metoo leur investigation a brisé des décennies de silence autour du problème des agressions sexuelles dans le milieu du cinéma hollywoodien, changeant à jamais la société américaine et le monde de la culture.

She Said s’inscrit dans la tradition du film-enquête à l’américaine, dont l’étalon est bien sûr Les Hommes du Président, le long-métrage d’Alan Pakula sur le scandale du Watergate, sorti en 1976. Ici, c’est une autre affaire retentissante dont il est question : celle qui implique le plus puissant producteur de cinéma américain, Harvey Weinstein, agresseur et violeur récidiviste, dont l’inculpation a été à l’origine d’un mouvement mondial nommé #MeToo.

Le film reprend le contenu du célèbre livre de Megan Twohey et Jodi Kantor, les deux journalistes du New York Times, qui avaient dévoilé les coulisses de leurs investigations minutieuses, pour écrire leur célèbre article du 5 octobre 2017, le texte par lequel tout a commencé, implacablement rivé à son sujet, c’est-à-dire un vaste système de prédation conduit par un homme tout-puissant et des complices silencieux.

Mais ce fil tiré par deux journalistes opiniâtres cache un plus vaste écheveau qui excède le monde du septième art. She Said nous le rappelle, en évoquant d’abord d’autres investigations qui concernent Donald Trump (celui-ci avait menacé de poursuivre le journal en justice) et Bill O’Reilly. Ce dernier, animateur de télévision, également commentateur politique sur la chaîne Fox News, sera finalement licencié par son employeur, suite à des accusations de harcèlement sexuel.

Dans le long métrage, l’événement fait l’objet d’une séquence mémorable où tous les journalistes du NYT apprennent en direct la nouvelle à la télévision. Pour le reste, le film s’attache à ses deux protagonistes, leurs difficultés à obtenir des témoignages de victimes parce que la peur les assigne au silence ou à une prudence extrême, la stupeur de Twohey et Kantor face à un système pénal qui préfère un arrangement financier plutôt qu’une justice liée à la vérité des faits, les protections dont Weinstein a fait l’objet durant des années, les tentatives d’intimidation du producteur et de son entourage pour que la chape de plomb demeure.

Le film est mené tambour battant, selon la logique du thriller politique. Mais il n’affronte pas directement la figure de l’agresseur (réduit à une voix et à une furtive apparition), comme s’il fallait contourner les ressorts de la méchanceté la plus cynique par un hors-champ global symbolique, alors qu’une réflexion sur le mal ne peut ignorer l’existence la plus tangible des êtres malfaisants. Neige Sinno l’a brillamment démontré dans Triste tigre. She Said reste au bord du gouffre, comme s’il avait peur de bousculer son spectateur, le préservait de l’indicible à travers une mise en scène classique et un scénario programmatique.

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