Cry Father - Benjamin Whitmer

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Résumé :

Depuis qu’il a perdu son fils, Patterson Wells parcourt les zones sinistrées de l’Amérique pour en déblayer les décombres. Le reste du temps, il se réfugie dans sa cabane perdue près de Denver. Là, il boit et tente d’oublier le poids des souvenirs ou la bagarre de la veille dans un bar. Mais ses rêves de sérénité vont se volatiliser lorsqu’il fera la rencontre du fils de son meilleur ami, Junior, un dealer avec un penchant certain pour la bagarre. Les deux hommes vont se prendre d’amitié l’un pour l’autre et être peu à peu entraînés dans une spirale de violence.

Vos avis

  • Louison Lit 19 septembre 2018
    Cry Father - Benjamin Whitmer

    Il y a quelques semaines, j’ai découvert Benjamin Whitmer avec Pike et j’avais très envie de renouveler l’expérience avec un nouveau titre. Cry Father ne m’a pas déçu. Cry Father est une histoire de paternité, deux pères et deux fils mais pas seulement, tout se déroule dans un climat de violence brutale et d’abus d’alcool et de drogues de toutes sortes.

    Patterson se donne à son travail autant qu’il s’adonne à l’alcool, il nettoie des zones forestières sinistrées après des tempêtes comme Katrina et tente d’éliminer le reste du temps en se retirant dans un endroit isolé de la vallée de San Luis, au Colorado, tout cela pour supporter la perte de son fils décédé.

    Junior déteste son père Henry (un des rares amis de Patterson) qu’il rend responsable de tous ses maux et passe son temps en combines, drogues et un peu de temps pour sa petite fille Casey qu’il voit de loin en loin. Il devient agressif avec son père et Patterson sert de tampon entre les deux.

    On navigue beaucoup dans ce livre de bars en bars, de bagarres en bagarres, peu d’action mais quand elle se présente, elle est d’une violence inouïe et nous laisse sonné. Rien qu’en suivant la descente de Patterson et de Junior je me suis sentie nauséeuse dans leurs vapeurs d’alcool et leurs rails de cocaïne et puis… je me suis habituée. Le style de B. Whitmer est incroyablement direct et réaliste, âpre et râpeux avec la dureté d’un diamant. Les lettres que Patterson écrit à son fils pour contrer l’oubli sont émouvantes et nous donne une autre vision du personnage, plus humaine et vulnérable aussi.

    Patterson et Junior se complète dans une « amitié » improbable. Patterson est un père qui pense ne pas en avoir fait assez avec son fils et Junior le fils qui reproche à son père de ne pas avoir été là pour lui. J’ai aussi aimé lire les descriptions des lieux sordides, des bars infâmes aux terrains vagues parfait pour engloutir des corps. L’auteur a un talent certain pour nous montrer un côté trash de l’Amérique rural profonde, un vrai bonheur. Bonne lecture.

    Citations :
    On emprisonne des gens pour usage de drogues. On emprisonne les gosses qui volent dans les caisses de station-service, volent des voitures pour faire les cons avec. Mais les hommes qui abandonnent leurs enfants, ils continuent à traverser la vie en flottant, aussi légers que l’air.
    Il est presque impossible d’évaluer les blessures que les jeunes hommes blessés sont capables de s’infliger. Passant leurs nuits à boire, prenant toutes les drogues qu’ils peuvent se payer, pataugeant dans le type de conversations circulaires et sans fin que seuls les jeunes hommes blessés peuvent supporter. Des conversations à tel point saturées d’auto-apitoiement et de haine de soi qu’elles ne peuvent s’achever que par imposition soudaine de la force physique.

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