L’aigle de sang - Marc Voltenauer

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Résumé :

L’ inspecteur Auer ( Le Dragon du Muveran, Qui a tué Heidi ?) est de retour : il quitte son petit village de Gryon pour aller enquêter, en Suède, sur les traces de son histoire familiale.
Un secret de famille, une épitaphe mystérieuse, une inquiétante confrérie viking... L’inspecteur Auer était parti sur l’île de Gotland à la recherche de ses origines, il se retrouve prisonnier d’une enquête vertigineuse, entre Suisse et Suède, sur fond de meurtre rituel et de disparitions. En dénouant les hypothèses, il remonte au plus lointain de son enfance. Mais qui est vraiment Andreas Auer ?

Vos #AvisPolar

  • jeanmid 16 mars 2019
    L’aigle de sang - Marc Voltenauer

    Connaissez -vous l’Ile de Gotland ? Je peux vous dire que dans mon cas , il y a encore quelques jours je ne savais rien de cette « Ile de Dieu » ni où la situer sur une mappemonde .
    Grâce à Marc Voltenauer c’est maintenant chose faite ! Ce morceau de terre sis dans la Mer Baltique entre la Suède et l’Estonie nous offre bien des surprises et des mystères qui remontent à l’époque des vikings .
    L’inspecteur Andreas Auer a quitté la Suisse et est parti là-bas pour tenter de retrouver ses racines et ses parents naturels laissant son compagnon Mickaël , convalescent , mais en bonne compagnie .
    Ses recherches minutieuses dans le passé de l’île et de ses habitants vont l’amener à exhumer une troublante affaire qui s’est déroulée à la fin des années 70 , où une famille entière de six personnes - les Senderlin- fut décimée , les grands parents , les parents ainsi que les deux jeunes enfants , sans que l’on ne retrouve jamais les meurtriers . Un « cold case » vieux de 37 ans qui a marqué les esprits des témoins de l’époque dont certains évoquent une mise en scène macabre perpétrée sur le corps des deux parents , ressemblant à des rites pratiqués par les clans vikings qui consistaient à ouvrir la cage thoracique de leurs victimes pour en extraire le poumon avant d’écarter leurs côtes . Un supplice appelé l’aigle de sang.
    Andreas décide alors de reprendre l’enquête à zéro avec la complicité d’une policière locale , Anna Lindström , tout en n’hésitant pas à bousculer si nécessaire les protagonistes de l’époque , instinctivement persuadé que la résolution de cette affaire le conduira à la vérité sur son passé .

    Ce troisième opus de l’auteur suisse est pour moi celui qui est sans doute le plus abouti .
    Est-ce car Marc Voltenauer a pris le temps de s’imprégner en profondeur de l’atmosphère de Gotland ? Parce que son histoire personnelle , où se mélange la culture helvétique et suédoise , lui a mieux permis d’appréhender l’histoire du lieu ? Je ne sais pas . Ce que j’ai ressenti par contre c’est cette intensité dramatique et émotionnelle grâce à cette intrigue incroyable où le personnage principal cherche désespérément à retrouver ses repères et à percer les mystères qui entourent ses souvenirs quitte à ce qu’ils soient douloureux . Côté style l’écriture de Marc est un vrai régal : une fois les bases de l’histoire posées , on se retrouve plongé immédiatement dans un scénario parfaitement charpenté dans lequel les événements s’accélèrent , ne laissant définitivement aucun répit au lecteur comme un jeu de pistes ( ou un jeu de massacre ) grandeur nature mais où l’erreur se paie cash . Quant au lieu , quoi de mieux que ce quasi huit-clos sur une île chargée d’histoire(s) et dans laquelle se concentrent et se succèdent les péripéties et les tragédies ?
    Bien joué l’ami !

  • calyenol 20 mars 2019
    L’aigle de sang - Marc Voltenauer

    "...nous vénérons ceux qui ont été,ceux qui sont et ceux qui seront dans la chaîne de notre existence..."
    .
    Quand Andreas apprend qu’il est issu d’une adoption,il décide de partir sur l’île de Gotland découvrir ses origines.
    Et le voilà au coeur d’une enquête sur fond de meurtres rituels et de disparition où un secret de famille mais pas que,lui fait croiser la route d’une confrérie Viking inquiétante et le ramène à des souvenirs d’enfance enfouis dans sa mémoire.
    .
    " Ô Odin,maître du monde et gardien de l’ordre,père de toutes choses,l’ennemi est grand,mais notre foi immense,puissent les loups et les corbeaux être nos alliés.Accepte ce sacrifice et accorde nous ta bénédiction. "
    .
    Quel plaisir de retrouver la plume de l’auteur,toujours légère et qui nous happe dès le premier chapitre.
    Et quel plaisir de retrouver Andreas,de continuer le chemin avec lui,être à ses côtés pour découvrir son passé,son enfance,celui de sa famille biologique,celui de sa famille adoptive.
    Entre un cold case des années 70 et le supplice Viking de l’aigle de sang et en passant par les années 44,comment ne pas être captivée.
    Des intrigues à l’atmosphère pesante où tout s’enchaîne jusqu’au final.
    Après avoir adoré "Le dragon du Muveran" et "Qui a tué Heidi",je ne pouvais qu’adhérer à ce troisième opus.
    Une plongée dans l’univers de l’auteur où les chapitres courts ont aiguisé ma curiosité sur le clan des enfants de Freyja.
    Vous l’aurez compri,ce livre fut donc une très très bonne lecture pour moi.
    500 pages de plaisir.

  • QuoiLire 20 mars 2019
    L’aigle de sang - Marc Voltenauer

    Cet Aigle de sang est sans conteste le meilleur des trois romans de Marc Voltenauer.
    Tout d’abord, l’auteur a eu la bonne idée de rompre avec le modèle de ces deux premiers romans. D’une part il n’a pas laissé son héros affronter une nouvelle énigme dans Gryon au risque de faire passer le petit village comme le village le plus malfamé de la Suisse ; et d’autre part, son héros Andreas Auer va devoir enquêter, non pas sur un meurtre, mais sur lui et ses origines. Sur ce second point, j’ai trouvé quelques analogies avec Rouge armé de Maxime Gillio.
    Mais je rassure tout de suite les amateurs de romans policier, la vie de la petite île Gotland va être bouleversée et des meurtres vont jalonner la recherche d’identité du héros. Bien que n’étant pas dans son pays d’office, l’inspecteur suisse sera autorisé à assister à celle-ci en Suède. Je ne vais pas plus loin dans le résumé du livre au risque de vous dévoiler celui-ci, mais passées les cent premières pages, le rythme va s’accélérer crescendo au point que vous aurez du mal à lâcher le livre pour le sprint final des cent dernières pages.
    Un autre élément important dans ce livre est la Suède et son histoire. On sent que l’auteur apprécie connaît bien ce pays, ses coutumes et sa cuisine, car il parsème l’histoire de détails sur ce pays ; par rapport au pays du Muveran, c’est à la fois dépaysant, rafraîchissant et instructif.
    On pourrait alors penser que c’est le roman policier parfait, mais il y a bien quelques imperfections (qui je suis sûr seront gommés dans le quatrième roman). Ainsi de nombreuses répétitions tant sur la recherche de parentalité d’Andreas que sur les différents rites du clan auraient pu être évitées. Mais ce qui m’a le plus gêné, ayant du mal à mémoriser les patronymes (et encore plus les patronymes suédois), c’est la multitude des personnages que brasse ce roman. Et histoire de me rendre la tâche encore plus dure, certains de ces personnages vont avoir des noms d’emprunt. Donc si vous êtes comme moi, n’hésitez pas à vous munir d’un petit papier et d’un crayon pour dresser un organigramme.
    Et puis il y a quelques figures de style qui m’ont surpris dans ce troisième livre de Marc Voltenauer que je n’avais pas notée lors de ses précédents romans. Afin de coller au mieux au pays dans lequel se déroule l’histoire, l’auteur a volontairement employé le tutoiement tout au long des discussions, même pour des personnages officiels venant interroger des témoins ou des suspects alors qu’ils ne se connaissent pas. Mais dans ce cas, cette adaptation stylistique est rompue lors de l’emploi de la numération helvético-belge (septante, nonante).
    Je dois avouer que je pinaille sur de menus détails car la lecture de L’aigle de sang est d’une grande fluidité, très agréable ; et chose que je souligne rarement, la couverture est particulièrement réussi et attractive.
    Au final, c’est certainement le meilleur roman de Marc Voltenauer qui nous fait découvrir un peu plus son héros et la Suède.
    (https://quoilire.wordpress.com/2019/03/20/marc-voltenauer-laigle-de-sang/)

  • Livresse du Noir 22 mars 2019
    L’aigle de sang - Marc Voltenauer

    Je suis Marc Voltenauer depuis ses débuts, j’ai beaucoup aimé ses deux premiers romans Le dragon du Muveran, et Qui a tué Heidi ? "L’aigle de sang", son troisième opus est vraiment son meilleur, le plus abouti des trois. Je l’ai adoré !

    Nous retrouvons l’inspecteur Andreas Auer sur les traces de son passé, suite à la révélation d’un lourd secret familial que sa soeur a choisi de faire éclater. Il part à la recherche de son identité sur la petite île de Gotland, entre la Suède et l’Estonie. Une île au riche passé viking où le folklore est bien vivant, où l’on peut apercevoir des monuments funéraires en forme de bateaux échoués sur les côtes, où l’imaginaire, les traditions ancestrales celtes et les croyances sont toujours bien présents. Gotland, une petite île où la nature tient une place importante, elle est même un personnage à part entière (à l’image des polars nordiques).
    Gotland, l’île d’enfance de Marc Voltenauer, on sent tout l’amour qu’il lui voue à la façon qu’il a de la faire vivre et de nous faire ressentir son ambiance par une foule de petits détails sur les us et coutumes.

    Une histoire pleine de ramifications et de personnages, entre secrets, quête d’identité, confrérie viking et meurtres rituels.La symbolique de l’Aigle de sang se réfère à la barbarie nazie et aussi à des rites celtes.Un fabuleux voyage qui s’étale entre deux époques, les années 70 et aujourd’hui, avec quelques incursions en 1944. A peine débarqué sur l’île, bien décidé à faire la lumière sur son passé, l’inspecteur Andreas Auer commence à interroger les habitants, il va devoir affronter la loi du silence, il y a de lourds secrets qu’il vaut mieux taire, les vieux sont frappés d’amnésie ou ils mentent ouvertement. Andreas ne se décourage pas, il creuse profond, il frappe à toutes les portes jusqu’à déterrer une sombre histoire vieille de 40 ans, que tout le monde a soit disant oublié. Une confrérie viking qui honorait les dieux nordiques à travers des cérémonies païennes pour justifier ses meurtres et sacrifices. (Petit clin d’oeil au Dragon du Muveran où le tueur s’emparait des versets bibliques pour tuer). Andreas semble avoir ouvert la mauvaise porte... les meurtres recommencent et le voilà emporté malgré lui dans une spirale infernale. Il ira jusqu’au bout dans son enquête, les révélations le secoueront profondément. En sortira-t-il indemne ?

    Marc Voltenauer maîtrise parfaitement la construction complexe, le lecteur ne s’y perd pas et je vous assure qu’avec les flash back, les pièces du puzzle à assembler et les nombreux personnages, c’était pas gagné ! Il nous immerge complètement et nous fait ressentir cette atmosphère pesante de l’île. Le scénario de ce huis clos est en béton sans aucune faille, le rythme est parfait entre accélérations et respirations, les personnages ont une belle épaisseur, leur passé trouble les rend ambigus, voire attachants pour certains. Les rebondissements sont distillés intelligemment tout au long du récit et le suspense ne faiblit pas jusqu’à la révélation finale qui donne froid dans le dos.500 pages passionnantes qu’on a envie de lire d’une traite, je vous mets au défi de lâcher votre lecture une fois entamée. Bravo monsieur Marc Voltenauer !

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