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Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

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22 #AvisPolar
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3 enquêteurs
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Résumé :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le " Code 93 " ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...

Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 7 juillet 2017
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Je vais pas te mentir… En général, les policiers, ça m’intéresse pas. Pas parce que c’est mal écrit, ou parce que j’aime pas le style, juste ça m’intéresse pas. Je t’explique, je pense que j’ai trop bouffé d’enquêtes policières quand j’étais gosse. Tu te souviens ?

    Le commissaire Maigret, Colombo, et toutes ces séries que celui qui matait la télé nous obligeait à avaler…

    Donc, j’aime pas trop ça.

    J’ai croisé Olivier Norek. Je l’aime bien ce garçon. Une chouette rencontre chez Humeurs Noires, à Lille. L’entendre parler, et raconter sa manière de travailler (il est flic…), j’avoue que ça m’a donné envie de me faire dédicacer un bouquin (deux, en fait). Quand t’as la dédicace, tu le range pas. Tu le lis. Je l’ai lu. Rapide, en deux jours, parce que même s’il fait plus de 300 pages, t’as pas trop envie de le lâcher.

    C’est une histoire d’amitié. D’abord. Une histoire d’amitié entre des types qui bossent dans un drôle de secteur. Le secteur, c’est le neuf-trois…

    T’en as entendu parler, toi aussi ?

    Pas franchement une réputation qui te donne envie de t’y installer.

    Les types, ce sont des flics. Il y a une nana au milieu. Deux, en fait. Vivantes. Et une troisième. Elle est morte. C’est ça le truc. Elle est morte, mais t’as l’impression de la croiser quand tu la regardes dans les yeux. Et tu la regardes dans les yeux. Ses yeux qui te disent : « Ça peut arriver à ta fille, à ta sœur, ou à ta meilleure amie… Fais gaffe. »

    L’amitié de cette équipe de flics, c’est ça qui tient l’histoire. Le tueur, parce que forcément, il y en a un, et même si tu te doutes un peu de qui c’est, il n’a finalement pas vraiment d’importance. J’explique.

    Les meurtres, c’est leur quotidien. Il y en a un par semaine. Tu suis donc l’enquête, comme eux. Les hésitations, les fausses pistes, les erreurs, les larmes, et le sang qui balise cette histoire. Tu pleure avec Coste, quand il tient dans ses bras celle qui a choisi de le laisser tout seul. Tu souris quand il a tellement les chocottes de commencer une autre histoire qu’il se barre en courant… Et tu croises des phrases qui te restent en mémoire.

    « La tristesse, ça se partage pas. »

    L’écriture d’Olivier Norek, c’est de la balle. Tu t’ennuies pas. Jamais. Il t’emmène au bout de son livre, et quand tu le fermes, tu te dis que tu vas attaquer le suivant. Pas le choix. T’as envie de voir où ils vont ces flics. T’as envie de voir si l’équipe qu’il nous a laissé entrevoir continue à avancer. Si Coste va se décider à tomber amoureux (suis un peu fleur bleue parfois)…

    Je te raconte pas l’histoire, parce que tu vas aller l’acheter.

    Il est chez Pocket.

    Pas cher.

    Et encore une fois, si t’as le choix entre un paquet de clopes et ce bouquin, prends le bouquin…

  • Root 8 avril 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Le corps a été découvert dans un squat de la Seine-Saint-Denis. Elle avait 20 ans peut-être, ravagée par la drogue, les chairs meurtries de sexe barbare. Appelés pour l’identifier, son frère et sa mère déclarent que ce n’est pas Camille. Bien sûr que c’est Camille. Alors pourquoi ce mensonge ? La nuit suivante, le capitaine Victor Coste est appelé en banlieue. Un autre cadavre. Celui-là a le pénis garroté avec de la ficelle à rôti, ses bijoux de famille ont disparu. Mais tandis que la légiste pratique l’autopsie, le mort se réveille. À première vue, rien ne relie ces deux affaires, mais Coste et son équipe ne laissent rien passer, et une chose en entraînant une autre… Coste va mettre les pieds dans une magouille politique, le fameux Code 93, de laquelle il aurait mieux valu rester à l’écart.

    Il fallait oser. S’attaquer de front à nos bons dirigeants et, passez-moi l’expression, leur mettre le nez dans leur merde, c’est gonflé. D’autant que c’est fait avec une certaine finesse, au milieu d’une intrigue touffue à souhait et qui se tient de bout en bout. L’affrontement entre les petits costards de la République et les bas-fonds de la cité sonne on ne peut plus juste, et laisse une place de choix à chaque personnage, aussi secondaire soit-il.

    L’équipe de Coste, ce sont des flics auxquels il sait pouvoir confier sa vie parce qu’il les a recrutés lui-même, à l’exception de Johanna, nouvellement affectée au SPDJ du 93, et qui va devoir se faire une place dans la meute – les dialogues sont truculents. Coste, dans le rôle de l’homme cassé qui mise tout sur le boulot car fatigué de ramasser les morceaux de sa vie privée et qui « pourrait se taper une crème glacée pendant n’importe quelle autopsie » est remarquable. S’il n’a plus d’idéaux, il lui reste sa conscience et le sens du devoir. Dès le prologue, on sait que ce roman sera un grand cru classé. On arrive (trop vite) au dernier chapitre, essoufflé, écœuré, effaré tant par l’endroit que par l’envers de ce décor brillamment dépeint par Olivier Norek qui parvient, avec des mots simples, des phrases brèves, à donner vie à une ville en déperdition, devenue pantin du peuple et des élus.

    Code 93 se rue effrontément dans une réalité poisseuse.

    Sans artifices. Brut, brutal.

    Fiction vous dites ?

  • Pati Vore 12 mai 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Premier roman d’Olivier Norek, c’est violent, costaud, ça dépote quoi ! J’ai adoré et j’en redemande, surtout après avoir pu communiquer avec l’auteur aux Quais du polar, simple, authentique, drôle ! On fait connaissance avec le capitaine Coste et son équipe, une équipe hétéroclite et je les aime tous ; du brut, du lourd, des descriptions importantes, de l’humour noir, ça en jette et j’en veux encore plus !

  • nathalie gonnachon 16 juillet 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    J’ai beaucoup aimer ce thriller qui mélange beaucoup de registres, d’abord la réalité du 93, qui peut mieux en parler d’un lieutenant, qui as fait ses preuves dans ce département hors normes,et puis a contrario le milieu de la haute bourgeoisie, quand il y a une épine dans leur beau monde, leur fille qui se drogue.

    Une histoire de vengeange melant la politique et le nouveau paris, sans parler des services connexes de la police nationale qui se mettent des batons dans les roues.

  • Chris93 20 août 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Plongée dans les cités du 93, la misère, les trafics en tout genres, la police qui fait ce qu’elle peut : un cadavre qui revient à la vie, un autre salement brûlé, des dossiers disparus, des lettres anonymes.

    On suit la construction de l’équipe du Capitaine Victor Coste au SDPJ 93, qui fera le socle des deux livres qui suivent : « Territoires » et « Surtensions ». Et il vaut mieux les lire dans l’ordre pour comprendre les affinités et les taquineries des uns et des autres.

    Au fil de l’enquête, on découvre les vies parallèles de ces policiers, quand ils en ont... car il n’est pas simple d’avoir une vie de famille, une vie de couple, quand votre profession vous amène à toucher la laideur du monde et que vous n’avez pas
    d’horaires.
    Tout le talent d’Olivier Norek s’exprime dans la construction de personnages attachants parce qu’humains, ce ne sont pas des super-héros. On sent aussi la sincérité dans la narration, ils existent ces quartiers, ces lieux de retrouvailles (la pizzeria... excellente d’ailleurs !), ces lieux traversés à fond au son du deux-tons. Heureusement que l’humour est également à l’honneur, certaines réflexions m’ont fait rire, et relâcher la tension.

    Mais on frémit également parce que le premier métier de l’auteur c’est d’être policier. Et qu’on sait aussi que la réalité dépasse souvent la fiction. Alors à qui peut-on faire confiance ?
    Un rythme rapide, une enquête prenante, un livre haletant.

    lirelanuitoupas.wordpress.com

  • nathalie gonnachon 26 septembre 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    De plus j’ai rencontrer Olivier Norek a #stmaurenpoche, donc ça m’as donner encore plus envie de lire son premier livre. Il as reçu le prix de ce salon en 2015.

    Victor Coste Capitaine de police du Groupe "Crime 1" son équipe se compose de :
    Mathias son bras droit, pour qui il as une confiance aveugle, et Ronan sa dernière recrue, ils sont appeler, sur les entrepôts désaffectés du canal de l’Ourcq ou ils constatent un homme assez grand black, qu’on appela un beau "bb" et oui c’est comme cela qui s’appelle.

    Direction IML (Institut Médico Legal) pour assister a l’autopsie, et le soi disant mac-abée se réveille.

    L’équipe vont de surprises en surprise, dans cette enquête surprenante, ou les meurtres vont se succédaient, tout cela est il reliait a l’affaire du code 93 ?
    Est ce que tout les membres sont si innocent que ca ?

    Une chose est sure le capitaine COSTE est prêt à tout pour démêler le vrai du faux et surtout trouver le coupable de ces meurtres.

    J’ai adorer l’écriture de Mr Norek, et son personnage principal Victor COSTE, brut de décoffrage, avec aussi ses failles, genre policier, qui fait tout pour découvrir la vérité en restant toujours très honnête et en essayant toujours de protéger ses hommes.

    Habitant dans le 93 et une partie de ma vie dans une cité, on sens le vécu, on se croit dans une véritable histoire, peut être c’est le cas ?

    L’écriture est fluide, et parfois avec des passages caustiques, personnellement j’aime beaucoup cette spécificité, l’histoire est haletante, elle parle de choses actuelles comme le nouveau Paris, mais aussi le problème de la drogue, tout ce qu’une équipe de la police peut rencontrer.

    Mais Egalement des interconnexions qui peuvent exister entre les services de cette grande maison, l’auteur détaille bien comment elle est composée, j’ai trouver ça très intéressant, avec un journaliste très renseigner et la jolie médecin de Institut Médico Légal qui rentre dans l’histoire donne encore plus d’intensité au récit.

    Je vais me jeter sur Territoires qui est la deuxième enquête de l’équipe de Victor Costes

  • Sangpages 15 octobre 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Un premier livre rondement bien mené. Une intrigue palpitante, bien ficelée. Un polar pur et dur. On retrouve forcément la patte du vrai « flic » avec un style plutôt nerveux, direct, sans fioritures, super bien documenté, précis et ça, ça me plait ! On s’y croirait et c’est un peu le but quand on lit ce type de livre non ? Mission donc, accomplie.
    Du côté technique, j’ai bien apprécié l’allusion à la poudre Zombie sur laquelle j’ai travaillé il y a quelquesssss annéessss et le mythe de l’auto-combustion qui apportaient les petits piments supplémentaires. Le seul bémol, selon moi, est le manque d’émotionnel. Un récit qui se retrouve parfois un peu froid où l’on souhaiterait volontiers avoir un peu plus de ressenti. Mais ce n’est franchement qu’un détail.
    On le dévore très vite. Un livre qui glisse tout seul, difficile à lâcher…Un page-turner comme on dit. Mais surtout, le plus terrifiant est, sans aucun doute, le code 93 lui-même. Est-ce qu’une telle chose peut réellement exister ??? J’avoue que cette question me poursuit…
    Un auteur à suivre et qui prendra, assurément, une belle place dans le monde du polar.
    A lire sans modération et me réjouis déjà de poursuivre les aventures du Capitaine Coste.

  • universpolars 24 novembre 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    L’auteur de ce polar, Olivier Norek, toulousain de trente-huit ans, est flic à la PJ de Seine-Saint-Denis depuis une quinzaine d’années. Autant vous dire qu’il sait de quoi il parle. Et oui... Olivier Norek est doté d’une vision "de l’intérieur", ce qui lui permet d’exprimer et de transmettre ses ressentis de flic, de poser un cadre, un décor qui lui est connu - et réel ! -, soit de transporter le lecteur, le temps d’un ouvrage, dans son univers quotidien et de nous poser dans un milieu concret pour lui ; le nord-est de l’agglomération parisienne ; le département de la Seine-Saint-Denis, le 93.

    Un département ayant une particularité peu réjouissante ; un taux de criminalité plutôt élevé.

    L’auteur est flic, c’est une chose. Après faut-il encore savoir écrire un livre. Pour en avoir le coeur net, il suffit de tourner les premières pages ; les quelques lignes que nous parcourons nous prouvent assez rapidement que l’auteur connaît les ficèles qu’il faut tirer pour nous offrir un récit saisissant, mais surtout authentique. Le fait d’imaginer qu’il s’agit d’un premier roman est tout de même intrigant et cela doit certainement paraître frustrant pour celui qui voudrait se lancer dans l’écriture ! Etre flic est une vocation, c’est évidemment moi qui le dis ; mais est-ce pareil pour le métier d’écrivain ??

    En plus de connaître son sujet comme son holster, Norek est doté d’une écriture efficace qui fonctionne bien dès le départ. Le récit avance, c’est fluide ; je n’ai pas eu l’occasion de compter de temps mort (de temps j’ai dit...), bien que l’enquête ne se règle pas en quelques dizaines de minutes comme dans une série. Je veux dire par là, évidemment, que nous avons devant les yeux une enquête qui sent le réel à plein nez ! Bref, Olivier Norek sait raconter une histoire, rassuré, plus besoin de revenir sur le sujet ! Ou peut-être un peu, je verrai.

    Je vous explique un peu ce que l’on découvre dans cette histoire et ensuite je vous redonne quelques impressions personnelles.

    Mars 2011. Ambiance froide de la morgue. Une femme et son fils, à la demande de la police, viennent pour l’identification d’un cadavre ; une jeune fille, droguée, battue et violée. Identification négative. Un mensonge. Pourquoi ?

    Janvier 2012. Nous faisons connaissance avec le capitaine Victor Coste, chef de groupe au SDPJ de Seine-Saint-Denis, qui ne nous fait pas attendre une seule seconde pour nous donner du paysage ; le 93. Pas de toute beauté, je le conçois... Banlieue pourrie, écrasée par ses nombreuses tours tout aussi pourries, avec odeur de pourri en fumet de fond. Ce n’est évidemment pas une visite touristique qu’il nous propose - il nous aurait suggéré un autre endroit.. quoi que... -, mais il nous emmène sur une sordide scène de crime, dans un des entrepôts désaffectés qui ne manquent pas dans cette région (pourrie).

    Un black, un grand black taillé dans un menhir, a été retrouvé abattu de trois balles en plein coffre, en apparence.

    Direction l’institut de médecine légale où une autopsie un peu particulière va se dérouler. Le médecin légiste et Coste vont devoir - pour la première fois de leur carrière - s’adresser à un "mort" encore un peu vivant, enfin pas tout à fait mort, et partiellement castré. Cela ne s’invente pas !

    Une mise en scène, ce n’est pas courant. Dans les romans oui, en réalité, pas vraiment. Et là, nous ne sommes pas dans un roman. Ah si... Merde, on oublierait presque !

    La presse s’en mêle - fuites obliges - et la hiérarchie est sur les dents. Un mort qui n’est pas vraiment mort, même un peu vivant, ça fait tache dans une enquête criminelle. Pour ne rien arranger, le groupe de Coste doit se dépatouiller pour retrouver le malheureux propriétaire du pull ensanglanté troué de trois balles qui se trouvait sur le cadavre pas tout à fait mort du black. Victor Coste, évidemment, ne sent pas trop cette affaire.

    Cette enquête, qui débute par ces faits pas trop "standards", va conduire le groupe Coste, de fil en aiguille, vers des faits pas plus réjouissants. Un être humain - difficile d’être plus précis - est retrouvé dans un pavillon abandonné, sur une chaise en plastique, totalement calciné. L’être humain donc, pas la chaise, car celle-ci se porte bien, étonnamment.

    Ces troublants évènement assez particuliers paraissent être liés - c’est même certain - et un individu semble se foutre de la gueule des enquêteurs. Quant à ces derniers, loin de se fendre la gueule, ont plutôt tendance à se faire du souci. L’individu en question doit être excessivement tordu. Quelles sont ses intentions ?

    "Tu penses qu’il joue avec nous ? Non, je pense qu’il veut nous faire participer, c’est différent." Capitaine Victor Coste.

    Parallèlement, des lettres anonymes adressées personnellement à Coste ne vont pas arranger les choses. Pas énormément d’information sur ces lettres ; "Code 93", et des références à des vieilles affaires traitées par un collègue de son groupe, Mathias Aubin. Une jeune fille violée, droguée à mort, ou encore une pute appartenant à la communauté rom, étouffée. Toutes des affaires dont la brigade a été dessaisie par la suite, en raison de liens établies par un système informatique de recoupement d’affaires. Un programme, le SALVAC, dont était responsable Mathias Aubin. Il y a eu, comment dire, un petit couac...

    Coste est contraint de régler cette troublante affaire interne qui lui arrive un peu trop radicalement dans la gueule. Direction la région d’Annecy où a été muté Mathias Aubin pour rejoindre sa famille. Ce qu’il va apprendre de la bouche de son collègue dépasse tout ce qu’il aurait pu imaginer. Déception totale. Aubin est un flic intègre qui s’est fait manipuler comme un débutant. Mais la machine est lancée, à pleine vitesse, et il n’y a personne à bord pour l’arrêter.

    Une manoeuvre, totalement imbuvable pour Coste, impliquant des personnes allant jusqu’à la sphère politique, a été mise en place pour des raisons absolument aberrantes ; ça frise le grotesque. Manipulations à outrance pour permettre, au final, à quelques personnes de s’en mettre plein les poches. Graissage de pattes de service en service jusqu’à ne plus pouvoir se tenir par la queue tellement ça glisse ! "Cacher la merde au chat" - j’adore cette expression que je dois être le seul à connaître - devient décidemment un sport national... A vomir.

    Coste va prendre une décision, pas celle de la raison, mais celle de l’amitié, ou plutôt celle qui émane de l’esprit de groupe ! A partir de ce moment-là, il n’aura plus le droit à l’erreur, ou alors cela sera le grand plongeon.

    Beaucoup trop de personnes vont s’avérer être au courant de trop de choses, dont un journaliste "fouille-merde" extrêmement malin et manipulateur. Finalement un journaliste standard. Trop de choses c’est quoi ? Un enchevêtrement de merde qui va mettre mal à l’aise beaucoup de personnes, des petites merdes elles-mêmes, tous milieux confondus. Mon langage n’est pas glorieux là, je le reconnais, mais il a l’avantage de ne pas trop vous en dire. Une histoire d’intérêts, de projet d’agglomération ; vous verrez bien.

    Dans chaque manoeuvres un peu instable, il y a toujours ce fameux petit grain de sable qui vient se coincer dans l’engrenage ; presque inévitablement. Ce grain de sable va avoir comme conséquence d’ébranler un homme qui n’aura plus qu’une seule idée en tête. Un être tout ce qu’il y a de plus normal, - pour autant qu’il y ait vraiment une norme qui existe -, qui va se transformer par la force des choses en une machine à tuer. Etonnant. Olivier Norek nous démontre de quelle façon un homme peut se transformer en un monstre sans pitié, ceci en passant par toutes les étapes émotionnelles. Comment naît un tueur de sang-froid, mais surtout pourquoi.

    L’enquête va également toucher un milieu peu ragoûtant, peu glorieux, mais essentiel vu la demande ; des partouzes de luxe, avec le gratin au complet, mettant en pâture des jeunes filles des cités. Rien que ça... Bravo.

    L’auteur, par sa fonction, arrive à nous transmettre une réalité, une ambiance concrète et précise. Scènes de crime, autopsie, milieu urbain, trafic de stups, traitement des infos, recrutements des informateurs ; tout est criant de vérité. L’écriture très à l’aise de Norek est vraiment habile, professionnelle, sa plume de flic nous dépeint un tableau sombre, aux couleurs froides, et je vous assure que ce n’est pas de l’abstrait ! Certains passages sont crus, heurtant, Norek a certainement dû les écrire au 9mm ! En espérant tout de même qu’il ne va pas mettre ensuite sa plume dans son holster...

    La cité, ses enfants guetteurs, ses délabrements, ses tours avec ses nombreuses caves, seules témoins d’actes odieux commis en tout impunité ; l’auteur nous plante dans ce décor permanent et nous y laisse un moment pour que nous puissions bien nous y imprégner. Décrite comme il le fait, l’odeur du vice, de la violence, de la peur et de la mort nous gagne jusqu’au fond de notre âme pour ne plus en ressortir. Olivier Norek nous décrit une réalité, ne l’oubliez pas.

    Je retiens également des dialogues mémorables qui nous accompagnent tout au long du roman. C’est vif, subtile et cela prête parfois à sourire, heureusement ! Olivier Norek est très à l’aise, encore une fois, pour faire parler ses personnages ; ambiance tellement vraie, vivante, que nous avons parfois l’impression de quitter le papier pour poursuivre sur une pellicule et ainsi suivre des séquences de cinéma.

    Le personnage principal, le capitaine Victor Coste, est vraiment ce que l’on attend d’un flic de polar. Pas celui qui descend le whisky en se levant le matin, pas celui qui est cassé de partout par une vie de dépravé, mais un flic intègre, très attaché à sa mission de base, soit de protéger le citoyen, trouver des éléments pour tenter de rendre justice aux victimes.

    Coste n’est pas le flic qui se la joue en solo - presque pas ! - et qui transgresse toutes les règles pour arriver à ses fins. C’est un gars qui gère un groupe au mieux, qui en recherche une grande cohésion pour être plus fort, qui s’organise pour avancer, ensemble, dans les méandres d’une enquête. Bref, c’est la réalité.

    Mais Victor Coste, c’est tout de même un homme un peu "foutu", mais attention, pas par une vie de débauché, faite d’excès, mais peut-être par son job qui pourrait en casser des bien plus costauds que lui. Le métier de flic, ça laisse des traces dans l’âme d’un homme comme les autres, des marques qui sont souvent tracées au feutre indélébile.

    Et parfois la vie privée bascule, mais est-ce vraiment la faute du boulot ? Ou peut-être est-ce juste un prétexte pour se rassurer et se dire que finalement on ne pouvait rien y faire. Pour Victor Coste, la balance a basculé du mauvais côté un jour en rentrant du boulot ; une baignoire, du sang, une femme...

    Olivier Norek met un accent - grave ! - sur une sujet relativement sensible, comme cette affaire "d’homicide caché", une pratique qui, expliqué de la sorte, me semble tout à fait réaliste et pourrait bien se produire sans trop de problème. C’est pourri, c’est insensé, mais techniquement tout à fait faisable. Peut-être est-ce le cas ?

    La finalité de l’intrigue, personnellement, je l’ai un peu vu venir (presque). Mais Olivier Norek nous fait suivre une enquête qui se déroule dans les règles de l’art - ou presque -, donc avec "une vision" de flic, on est peut-être un peu moins "surpris". Le dénouement, d’ailleurs, est très bien amené, mais absolument logique. Il n’y a pas la moitié de la ville de Paris qui explose, heureusement, car ceci est réservé aux polars qui manquent d’ingrédients et de matière. A bon entendeur...

    Si vous voulez faire un tour complet du 93, Seine-Saint-Denis, en suivant une intrigue au plus près de la réalité, n’hésitez-même pas... Retrouverons-nous Coste dans le futur ? J’espère qu’Olivier Norek va continuer à le faire "vivre" encore un moment !

    Bonne lecture.

  • La Caverne du Polar 2 décembre 2018
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Code 93 est le premier roman de Olivier Norek. Ce dernier est lieutenant de police à la section enquête et recherche du SDPJ 93. Nous voici donc embarqué en direction de la Seine-Saint-Denis entre fiction et réalité.

    On va faire la connaissance avec le capitaine Victor Coste et son équipe qui s’occupent des enquêtes criminelles dans le 93. Coste est un homme attachant et charismatique, mais comme souvent avec ce genre de personnage, torturé et abimé par la vie. Aubin son bras droit va rapidement être muté sur Annecy et remplacé par Johanna, une femme avec une carrure d’homme au très fort caractère qui va devoir se faire une place dans l’équipe. Ronan quand à lui est le dragueur de l’équipe, il manque souvent de tact mais il a beaucoup d’humour. Sam, le génie en informatique, est intelligent, attachant et très humain. Ils vont trouver le corps d’un homme avec des impacts de balles sur son t-shirt. Ce crime va provoquer une série d’incompréhension très troublante. L’enquête va s’avérer bien plus complexe que prévu. Ils vont devoir découvrir ce qu’est ce fameux Code 93… En tout cas avec un cadavre émasculé qui se réveille en pleine autopsie, une auto-combustion et des lettres anonymes envoyé directement au capitaine Coste on est servi. On découvre également les dessous de la police avec toutes ses manipulations.

    Les personnages sont réalistes et crédibles. Les chapitres courts nous plongent dans une enquête passionnante. Olivier Norek nous présente également l’organisation de la police française. On retrouve le côté technique de son métier, cela apporte d’ailleurs de la profondeur au récit. On touche la réalité du terrain de plus près. On sent bien le vécu.

    Pour un premier livre c’est une réussite, je vais bien sûr lire « Territoires » le second tome des aventures du capitaine Victor Coste. Pour terminer je vais rajouter une citation du livre que j’ai adoré.

  • Ju lit les Mots 26 janvier 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    J’étais très emballée par cette lecture, à voir les avis à droite à gauche, je me suis dis « ok, je dois le lire ! »

    « Ca fait tâche sur le département d’avoir un taré qui s’amuse à torturer sa victime et accessoirement se foutre de notre gueule. C’est pas Hollywood, ici, c’est la Seine-Saint-Denis. »

    Bon je ne sais pas si c’est le mois de mai qui me fait ça, mais je n’ai encore pas été embarquée ! Je pense que je vais me lire un genre totalement différent histoire de rebondir ! car c’est ma deuxième plus au moins déception du mois de mai !!!

    Je m’explique ! Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais en tout cas je n’ai pas sauté au plafond !

    Ok c’est une écriture simple, directe, chouette un polar à la française réaliste puisque Olivier Norek est dans la partie, flic du 93 donc me suis attendu à du lourd…

    « – On va rejoindre deux équipes des compagnies d’intervention pour passer la cité au Kärcher.
    – Attention, tu parles aussi mal qu’un président.
    – Casse-toi, pauvre con. »

    Bon le début est vraiment bien parti, Bébé a perdu un truc vachement trop important…. Yes y a du lourd…. les meurtres se succèdent ainsi que les bizarreries ! et puis plouf, tout est retombée comme un soufflé … pour moi …. le livre retombe dans la seconde partie, on a vite le dénouement de l’intrigue, même si j’ai senti le truc arriver… (peut être que cela a gâché mon plaisir….), le rythme est agréable, mais la fin arrive trop rapidement, quelques chapitres flash back qui cassent le rythme plaisant du début de la lecture en tuant tout suspens.

     » – T’aimes pas trop la mort, toi. Pour un flic…
    – A vrai dire, je m’en fous, c’est les pauvres gens qui restent derrière qui m’inquiètent. »

    La chose que j’ai en fin de compte le plus appréciée, c’est le point de vu de cet homme de terrain sur la place de la Seine Saint-Denis, avec l’arrivée du Grand Paris… J’ai trouvé l’avis de l’auteur très plausible, sur la vision que certains hommes politiques ont de ce département qui semble être un département poubelle.

    Quand on habite en Seine Saint-Denis on est forcément différent, forcément pointé du doigt, on parle de dénis de faciès mais cela s’applique très bien au lieu de résidence ! les gens se sentent piégés dans un département bidonville, alors qu’il y a sûrement des bons côtés à y vivre….

    « C’est de cette manière que l’on respecte le 93 et ses citoyens : au point de leur foutre sous le nez des montagnes de poubelles. Une idée que l’on devrait proposer à la capitale, en intra-muros. Juste pour voir la réaction des parisiens. A moins que les pauvres et les immigrés n’aient un sens de l’odorat moins développé… »

    Dans ce livre, on se dit que l’auteur va se perfectionner et j’ai plaisir à me dire que je vais lire la suite avec plaisir.

    Donc un avis mitigé mais avec de bons points positifs malgré tout.

  • Maks 9 février 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Code 93 m’a fait tout d’abord penser à un mélange des romans de Franck Thilliez et ceux de Christophe Grangé, point positif.
    J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman de part une intrigue pour laquelle j’ai été septique au début, j’ai faillis abandonner ma lecture mais une certaine scène (se déroulant à l’institut médico légal) m’a finalement retenu de justesse.

    Pour la suite du roman j’ai finalement apprécié sans toutefois rester scotché.
    Deux raisons à cela, premièrement j’ai pas vraiment réussi à aimer les personnages en dehors de Victor Coste, puis une fausse légèreté ne m’a pas plu (la dame aux chats, l’humour bidon d’un des flics etc...)

    Finalement code 93 m’a fait passer un moment sympa mais n’égal pas une enquête de Sharko ou encore un bon Karine Giebel, peut être que le tome 2 saura m’accrocher un peu plus vu qu’il paraît que c’est le meilleur de la trilogie. Affaire à suivre.

  • Bibliobleue 9 février 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Cette lecture m’a fait froid dans le dos.
    Avec un réalisme incroyable, on se retrouve plongé dans une enquête incroyable, entre violence, sexe et drogue.

    Olivier Norek possède une écriture fluide, une plume directe qui confronte le lecteur et le plonge à l’intérieur de l’action.

    Un polar palpitant et original qu’on lit avec angoisse.

    Après Hervé Jourdain et Laurent Guillaume, le policier confirme que le talent du métier peut aussi se retrouver au fil des pages. Bravo !

  • Mes petits plaisirs à moi 17 février 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Que peut-on dire de ce roman si ce n’est qu’il va droit au but ? Efficace, sans fioritures et sans concessions vis-à-vis de milieux que l’auteur connaît bien.

    Tout est bien ficelé dans ce court polar : les éléments du dossier s’enchaînent sans accroc et nous permettent de mener l’enquête en même temps que les protagonistes. On peut d’autant plus faire confiance à l’auteur que celui-ci est de la maison. On sent derrière la plume l’expérience de terrain. Le quotidien des banlieues où les flics ne sont pas les bienvenus y est rendu avec sa violence et sa douleur (notamment celle des mères) mais aussi et surtout les compromis qui y sont nécessaires pour boucler les enquêtes. Ce qui est également intéressant, c’est que l’objectif principal de l’auteur ne semble pas avoir été de faire un énième roman sur cette banlieue du 9-3 "qui craint". D’ailleurs les trois exemplaires de "losers" qu’on y trouve apparaissent dépeints comme de petits joueurs, entre le camé, le mec aux gros bras et le dealer. On les plaindrait plus qu’autre chose face à ceux qui, au final, les exploitent et en tirent profit pour leurs propres comptes, j’ai nommé les politiciens (le roman nous présente d’ailleurs une version du Grand Paris que les chaînes d’info en continu semblent avoir oublié d’évoquer) et les flics véreux et carriéristes.

    En effet, s’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à Olivier Norek dans son roman, c’est de ne pas être objectif car le milieu policier n’y est pas épargné. Certes, on a les "gentils" flics dont font partie Coste et son équipe (Oui, oui, même Mathias Aubin) mais il y a aussi les "ripoux". Et ici, les salauds ne sont pas forcément au bas de la hiérarchie comme on aurait trop souvent tendance à vouloir nous le faire croire. Certains gradés perdent ici un peu de leurs galons et j’aurais tendance à dire que cela fait du bien car, quand on entend certaines déclarations politiques par les temps qui courent, on a parfois l’impression qu’on nous prend pour des imbéciles en voulant nous faire croire que des "méchants", il n’y en a pas dans les rangs de nos forces de l’ordre. Loin de moi l’idée de vouloir faire penser qu’Olivier Norek fait le procès de la Police nationale mais on doit lui reconnaître une clairvoyance que certains de nos ministres devraient aussi adopter parfois. Il n’empêche que l’équipe de Coste fait son boulot et le fait bien, malgré ses soucis personnels, ce qui lui octroie une humanité, trop souvent dissimulée derrière les uniformes et les brassards.

    Un autre point plutôt sympa et assez rare dans ce type de roman : c’est la place accordée aux femmes qui ne se contentent pas seulement des seconds rôles. Pour une fois, les femmes ont des fonctions qu’elles assument pleinement, prouvant ainsi qu’elles n’ont rien de fonctions d’homme. Léa Marquant, la légiste, sait recarder qui de droit lorsqu’on lui laisse penser qu’elle a été dupée par une famille désireuse d’oublier un passé gênant. De Ritter parvient à se faire un prénom dans ce milieu d’hommes en rappelant à Ronan avec tact que l’apparence n’a rien à voir avec la féminité. Bon, il y a quand même "une erreur de casting" (histoire de rappeler que la femme n’est finalement pas plus parfaite que l’homme) et c’est le capitaine Lara Jevric qui s’y colle pour le coup.

    Mon chouchou à moi

    Ben ce sera cette fois Vincent Coste, symbole de la sexitude absolue (les cheveux poivre et sel, ça le fait quand même !). A la fois fort quand il s’agit de régler leurs comptes à des types ignorant le sens du mot "non" et fragile quand il se retrouve seul dans son appartement avec ses démons ou quand il ne sait plus où se mettre devant la non-moins sexy docteur Léa Marquant qui, pourtant, n’en attend pas moins.

    Au final, une très chouette découverte qui m’amènera sans aucun doute à découvrir la suite des aventures du Capitaine Coste.

  • JaneWatson 23 février 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    En prologue, une reconnaissance de corps à l’Institut médico-légal.
    Et puis on entre dans le vif du sujet assez sèchement avec la découverte d’un cadavre émasculé dans un entrepôt désaffecté.
    Péripétie malencontreuse, le cadavre se réveille sur la table d’autopsie. le capitaine Coste et son équipe, groupe crime 1 SDPJ de Seine Saint Denis, sont chargés de l’enquête, qui démarre sur les chapeaux de roues.
    Puis, un autre corps, carbonisé, est découvert dans une maison abandonnée du Pré Saint Gervais.
    Entre ce sentiment étrange qu’on les promène et des lettres anonymes qui déterrent des affaires transmises à d’autres services, Victor Coste va avoir fort à faire pour déblayer le terrain et s’éclaircir les idées.

    C’est le premier roman d’Olivier Norek, et le premier que je lis. Les personnages sont bien campés, les flics ne manquent pas d’humour, et quand certains personnages en manquent, l’auteur en a pour eux.
    L’intrigue est intéressante, avec différentes ramifications sur lesquelles on ne risque pas de s’endormir.
    Côté descriptions des scènes de crime, sévices et rapports d’autopsie, par exemple, on n’est pas épargné, mais ça ne dure pas trop longtemps, j’ai lu plus complaisant.

    C’est bien écrit, efficace, ça ne traîne pas, le rythme est soutenu.
    Et puis il y a la patine de celui qui sait de quoi il parle quand il raconte les joies du métier de policier dans le 9-3. Ca sent son vécu, mais l’auteur n’en fait pas trop. Juste assez pour que les images impriment nettement la rétine.
    Parce que c’est bien visuel tout de même.
    On a l’impression de voir une bonne fiction policière, plutôt que de la lire, ou alors c’est que j’ai trop d’imagination ? Ca m’étonnerait !
    Excellent moment de lecture pour moi, en tout cas.

  • loauchocolat 2 mars 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Ce que je pense d’Olivier Norek et de Code 93 ? C’est de la bombe, j’adore !

    Déjà, retrouver le pont de Bondy et l’hôpital Jean Verdier, ça me rappelle tellement de souvenirs. Y’a pas que Kylian Mbappé qui a vécu dans le 93 😉 Et surtout ce style concis, brut, qui va droit au but et qui vous fait tourner les pages, j’adore !

    Un roman noir, des flics attachants ("pourquoi les gens détestent les vrais flics et les adorent en fiction ?" l’auteur nous le demande), la vraie vie, le vrai métier de flic, les magouilles, la débrouille avec les moyens du bord, les politiques, la hiérarchie, les ripoux, les pas ripoux, l’argent, le sang, la précarité, la bourgeoisie, le sexe, l’amour .... Dans ce roman, il y a tout ce qu’il faut pour faire un bon thriller.

  • Des plumes et des livres 9 mars 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Dans Code 93, nous suivons les investigations du capitaine Victor Coste et de son équipe dans la brigade criminelle de la Seine-Saint-Denis. Chaque jour, ces policiers sont confrontés à la violence, la délinquance, la misère sociale en devant enquêter sur des affaires sordides de meurtres, trafics de drogues ou même d’humains… Un matin, un corps est retrouvé dans un entrepôt, criblé de trois tirs à bout portant, à première vue. La surprise fut générale lorsque le mort reprend conscience et se réveille en pleine autopsie ! L’équipe de Coste n’est pas au bout de ses surprises et ce mort-vivant n’est que le point de départ d’une succession de faits incroyables qui vont révéler une opération tout aussi invraisemblable : le code 93.

    Dès le début de l’intrigue, Olivier Norek nous immerge dans cet univers policier. Sa plume nous plonge dans les pensées et les ressentis de ses personnages. Tout au long de la lecture, tout se fait naturellement. On sent le vécu et l’expérience de l’auteur, lui-même ancien policier. L’univers de la police avec ses nombreux sigles et procédures nous apparaît simple et compréhensible en lisant Code 93. Pourtant, ce n’est pas un univers dans lequel tout le monde évolue, mais on n’est pas perdu dans un dialecte propre à la profession, tant que l’auteur apporte les explications avec fluidité et simplicité.

    Vous l’aurez compris, j’ai eu un coup de coeur, une fois de plus, pour un roman d’Olivier Norek. Il me tarde maintenant de découvrir les deux autres romans de la trilogie mettant en scène Victor Coste, Territoires et Surtensions.

  • a little library 3 avril 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    « C’est pas Hollywood, ici, c’est la Seine-Saint-Denis ! »

    Un polar explosif, nerveux, écrit par un vrai flic du 93.
    Ça sent la poudre, la drogue, les rues bétonnées de la Seine-Saint-Denis.
    Ça sent le vécu.

    Olivier Norek nous embarque dans les caves humides des immeubles et les salles d’autopsie, sans ménagement, dans le sillage de Coste, capitaine de brigade blessé, attachant, charismatique, qui deviendra vite pour ceux qui aiment le style une référence.

    Un premier roman qui se lit très vite, à peine le temps d’une garde à vue, et qui pose les prémisses d’une trilogie addictive.

  • lecturesdudimanche 12 avril 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Et voilà, ça y est, j’ai lu un Olivier Norek ! A force d’entendre les blogueurs décrire la puissance de son dernier récit (« Entre deux mondes »), je me suis dit qu’il était temps que je me fasse ma propre opinion sur ce flic-écrivain qui met tout le monde d’accord. Mais j’ai voulu commencer par le commencement, à savoir « Code 93 », son premier livre.

    Le résumé promettait du sensationnel ! Parce qu’un mort (émasculé, de surcroît !) qui se réveille sur la table d’autopsie, c’est en effet peu banal… Et c’est une enquête pour le premier groupe crime du SDPJ 93 !

    Mais finalement, « Code 93 », c’est bien plus que cela ! Le sensationnel n’est que pour les journalistes qui s’emparent de l’affaire. Pour le reste, on découvre une équipe de flics qui officient dans un endroit relativement chaud où ils n’ont pas la vie simple (et pas seulement parce qu’ils doivent rentrer en transports en commun après une enquête de voisinage pendant laquelle leur voiture est mise en charpie).

    L’équipe, justement, est composée de quelques clichés : le geek dont l’estomac peine à supporter les scènes de crime, le dragueur invétéré, le chef de groupe tourmenté… Puis il y a celui qui part dès le début du roman pour laisser place à une nouvelle recrue qui n’a de féminin que son prénom. Là, j’ai un peu tiqué : couru d’avance qu’il y avait anguille sous roche !

    Après, ça n’est pas l’essentiel de l’histoire, laquelle est quand même bien fichue. Les flics se sentent baladés d’indices en cadavre… Et sous ce merdier, le politiquement correct rajoute une couche d’emmerdements au Capitaine Victor Coste, comme si sauver les apparences pouvait être plus important que mettre un meurtrier sous les verrous, le sens des priorités des dirigeants n’étant pas toujours le même que le nôtre !

    Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue. Mais revenons-en à la plume assassine de ce flic : J’ai aimé le style concis, rapide, précis comme une lame de légiste (quand le mort ne se réveille pas sur sa table, s’entend). Les chapitres sont très courts, ce qui permet de lire même quand on n’a pas beaucoup de temps (pendant que les pâtes cuisent, par exemple 🙄). Le rythme dynamique et l’enquête qui progresse vite sont des paramètres que j’apprécie énormément dans le genre.

    Quant au fameux chef de groupe Victor Coste, il me semble être le stéréotype du leader cabossé et paternaliste envers son équipe. Il n’est pas sans me rappeler mon bon vieux Franck Sharko, tiens (#ThilliezForever !) ! Alors soit c’est parce que c’est un type de personnage qui plaît aux lecteurs, soit il faut vraiment être torturé pour faire un bon enquêteur, auquel cas la profession mérite encore plus de considérations que ce que je pensais !

    Il y a aussi pas mal d’humour dans les échanges entre flics, j’ai adoré, d’autant que l’humour est souvent noir, tout ce que j’aime ! Et comme c’est écrit par un flic (comment ça, je me répète ?), je gage que ce genre d’humour doit être un moyen de dédramatiser quand on fait un boulot aussi sombre.

    Bref, très bonne expérience pour moi. J’ai d’ailleurs déjà commandé les deux tomes suivants !

    Et j’espère que Papa Noël aura la gentillesse de déposer « Entre deux mondes » au pied de mon sapin !!! (A bon entendeur… 🙄)

  • Kirzy 29 avril 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Ce n’est pas un polar qui va vous bluffer avec une chute à rebondissements. Là il n’y a pas de fin surprise qui vous explose à la figure. Tout l’intérêt est de découvrir comment on y arrive.
    Après une entrée en matière classique ( scène de crime glauque, autopsie ), on est rapidement immergé, on sent que l’auteur est lieutenant de police en Seine-Saint-Denis et qu’il sait de quoi il parle. L’intrigue est remarquablement bien maitrisée entre enquêtes sur le terrain, manipulations politiques et dépravations de la haute bourgeoisie. L’écriture donne énormément de rythme, directe et sans fioriture.
    L’autre point du roman est sa façon de camper les personnages. Mention spéciale à l’enquêteur Victor Coste : flic charismatique qui, hors des clichés habituels, n’est ni alcoolique ni dépressif ou encore ultra violent, mais juste humain, sincère et droit, assumant ses failles.
    Pour un premier roman, c’est plus que réussi !

  • colorandbook 24 mai 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    C’est un réel coup de cœur pour ce livre. On a des personnages terriblement attachants, une histoire vraiment très bien écrite pleines d’actions, de manigances, de rebondissements. L’histoire est addictive et la plume de l’auteur juste sublime et efficace. On ne peux qu’être séduit par la plume efficace de l’auteur. Le fait qu’il soit lui même policier apporte beaucoup au récit car on voit qu’il sait de quoi il parle.

  • valmyvoyou lit 24 juillet 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Code 93 est le premier tome d’une trilogie, qui met en scène un capitaine de police : Victor Coste. Un flic attachant et humain, partagé entre ses besoins de justice et ce que lui demande l’administration. Ce qui est sûr, c’est qu’il est présent pour son équipe comme elle l’est pour lui. Il y a un esprit de cohésion autour de lui.

    Alors qu’une série de crimes macabres, qui semblent reliés entre eux, atterrissent dans son service, des lettres anonymes semblent l’alerter sur le fonctionnement de la P.J. C’est à ce moment-là que la citoyenne que je suis, éprise de justice et qui croit en nos institutions, panique. Lorsque ce thriller paraît, Olivier Norek est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 (service départemental de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis) depuis quinze ans. Son expérience se ressent dans le récit. Où s’arrête la réalité et où commence la fiction ?

    Le métier de l’auteur est présent à chaque page et le tout semble très crédible. Le rythme est haletant, les horreurs s’enchaînent. Au milieu de cette noirceur, l’humanité et le charisme de Coste, ainsi que l’humour des personnages, donnent un répit qui déculpabilise du plaisir que l’on prend à lire les atrocités que l’humain est capable de faire pour l’argent, le pouvoir ou le sexe.

    J’ai adoré ce page-turner, qui confirme mon engouement pour Olivier Norek. Bien entendu, je vais lire Territoires qui est dans ma PAL. Avant de me procurer Surtensions, j’attends de savoir si Olivier Norek sera présent dans un salon dans lequel je compte me rendre. J’aimerais beaucoup le rencontrer.

  • Next📚Chapter📚Library 14 août 2019
    Code 93 - Olivier Norek - Cédric Sire

    Première enquête pour le capitaine Victor Coste et premier polar pour Olivier Norek, lieutenant de police de son état !

    J’ai adoré l’écriture, le rythme, les personnages. S’il y a des amateurs de séries parmi vous, l’équipe de Coste fait penser à celle de Laure Berthaud de la série Engrenages. Par conséquent je suis fan, comme la série !

    Plusieurs enquêtes en parallèle, avec différents degrés d’importance, un esprit d’équipe à toute épreuve et l’impression d’avancer dans l’enquête à la même allure que les policiers eux-mêmes. Un peu d’humour et une touche de séduction, le mix parfait !

    Et si vous êtes tristes de quitter le beau Victor (parce que oui je suis certaine qu’il est beau gosse !), réjouissez vous Territoires et Surtensions vous attendent...

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