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Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

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Résumé :

2019. À trente-trois ans, Juliano Rizzoni est un jeune peintre prodige encensé par la scène artistique contemporaine internationale.
Jet-setter et jouisseur à l’extrême, il affole autant les Unes des tabloïds que les galeries prestigieuses du monde entier.
Initié au Japon à la technique du tatouage Irezumi, aussi violente qu’ancestrale, il signe dix tatouages d’art sur le dos de ses amant(e)s.
L’affaire prend une tournure inquiétante lorsque les peaux tatouées sont déposées anonymement chez Sotheby’s Paris pour une mise aux enchères hors norme.
En l’absence de corps, le commissaire Stéphane Jourdain et l’inspectrice Lucie Bunevial, sont saisis de l’enquête pour homicides multiples….
Une affaire sanglante et terrifiante qui les mènera d’un bout à l’autre de la planète dans le milieu de l’art contemporain.
Source : Éditions PLON

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Vos #AvisPolar

  • SIGPRO2022 28 juin 2022
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    Jeu de peaux d’Anouk Shutterberg
    Une couverture sombre sur lequel est dessiné un dessin japonais, telle se présente la couverture du livre d’Anouk Shutterberg Jeu de peau, sur l’étagère de la bibliothèque de mon village dans la rubrique Thriller nouveauté. En effet, comme il est dit en quatrième page de couverture c’est le premier livre de cette auteure rédactrice en chef dans le milieu de la communication d’entreprise, « son premier thriller, une plongée en enfer ». A trente-trois ans Juliano Rizzoni, jeune peintre prodige, encensé par la scène artistique contemporaine, jet-setter et jouisseur, affole les unes des tabloïds, autant que les galeries les plus prestigieuses. Ce garçon, décide de faire un break comme l’on dit dans ce milieu, laissant ses affaires juteuses à un de ses assistant. Il se rend pendant deux années au japon et apprend la technique du tatouage Irezumi. Bien que vous ayez tout le loisir de découvrir les « subtilités de ce tatouage ancestral » qui allie violence et sexualité ou l’orgasme combat la douleur, hé oui ! Je vous engage à rechercher ce terme sur internet. Vous saurez tout sur ce tatouage ancestral, sans vous décourager si cette pratique vous sied. Donc ce jeune homme Juliano Rizzoni apprend la technique du tatouage et signe sur le dos de ses 10 amant (e) s ces dix tatouages. L’histoire prend alors une autre tournure lorsque ces peaux tatouées sont déposées anonymement chez Sotheby’s à Paris pour être mis aux enchères. Bien entendu la police est informée de cette vente hors norme. Saisie de l’enquête elle délègue pour cette affaire ultra-sensible le commissaire Stéphane Jourdain et l’inspectrice Bruneval. Que dire sur ces deux flics : le commissaire à la tête de son équipe est un vieux roublard, blanchi sous le harnais, autant craint qu’admirer. La commandante Lucie est une jeune femme de 26 ans, délurée, qui a l’intelligence des situations et qui ira loin, comme le dit le commissaire. Avant d’entrer dans la police elle a fait des études d’arts et notamment dans le domaine de l’art contemporain. Les dix peaux tatouées avant leur mise en vente, sont expertisées au laboratoire de la police scientifique par un médecin légiste. Elles sont en parfaite état de conservation, découpées avec soin au scalpel, tannées professionnellement et signées par leur auteur, ce qui leur donne une valeur marchande très importante d’autant plus qu’elles sont accompagnées d’un certificat d’authentification et d’une autorisation de « vente de leurs propriétaires » signées de leur main. La question que vous vous posez certainement est, que sont devenues les personnes qui portaient ces tatouages. C’est alors que non loin de Belgrade des corps de dix Américains hommes et femmes sont retrouvés en partie dépecés. A partir de cette découverte, l’affaire devient sanglante, terrifiante et nous fera voyager d’un bout à l’autre de la planète, par des contacts avec les services spécialisés des polices étrangères, par la nationalité de tous les personnages qui vont se croiser, se succéder au fur et à mesure du déroulement de cette enquête : du commissaire-priseur français, étonné de voir débarquer un jour cet artiste peintre renommé qu’il ne connaissait pas, dans sa petite officine peu réputée par rapport aux autres de la place de Paris, mais qui garde tout son charme discret et qui va être détenteur d’un document, un contrat testamentaire ; au collectionneur Texan de peau tatouée , aux mafieux Calabrais toujours prêt à rendre service, à la tueuse Sino-Italienne spécialiste de vous faire passer de la vie au trépas avec comme dernière vision ses charmes, au financier Russe, à l’expert Hollandais sans oublier le tatoueur japonais, maitre du tatouage Iruzemi. Au fil des pages, les tueurs sortent de l’ombre, les cadavres s’empilent avec pour un certain tueur un raffinement surprenant mais qui à pour au moins le gout de l’originalité et de la nature, mais je ne vous en dirai pas plus. Il est vrai que la répétition des présentation sociales et des conditions de leur tatouage des dix porteurs m’a fait survoler ces bouts de chapitre. Une fois l’on découvre, deux fois l’on comprend, après c’est un peu trop de la gourmandise, compte-tenu que l’on se doute comment tout cela va se finir. Mis à part ce survol je me suis replongé dans l’intrigue et je me suis laissé surprendre par sa fin alors que l’enquête officielle est au point mort, mais qui laisse peut-être entrevoir, c’est à l’auteure de le décider d’une suite « elle ne remarque pas la silhouette élancée derrière elle. Une ombre un visage d’ange aux traits mi-méditerranéens mi-asiatique, qui lui emboite le pas. » Si vous souhaitez tout connaitre sur le tatouage Izuremi sans passer par cette expérience picturale sur votre corps, si vous voulez suivre le commissaire Jourdain, la commandante Lucie Bonneval, connaitre les acheteurs de ces magnifiques tatouages, remonter cette enquête hors norme, frissonner, faire quelques cauchemars ce n’est pas exclu, je vous invite a découvrir ce premier thriller d’Anouk Shutterberg qui dans son univers noir a su explorer la nature humaine dans ce qu’elle a de plus sombre avec son livre jeu de peaux. Bien à vous.

  • Les Vies Denses 23 juin 2022
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    Juliano Rizzoni est un génie de la peinture qui, initié au tatouage japonais traditionnel, a signé 10 oeuvres dans le dos de ses ex amants/maitresses. Là où ça se corse, c’est quand ces 10 peaux sont déposés anonymement devant Sotheby’s, la fameuse maison de ventes aux enchères.
    Va donc commencer une enquête menée par Jourdain et Bunevial, deux flics assez différents l’un de l’autre.
    Le livre n’a aucun temps mort et j’ai beaucoup apprécié les fragments de vie de tous les protagonistes de cette histoire incroyable et terrifiante, l’histoire racontée avec une vraie maitrise de la temporalité et l’enquête menée tambours battants. Bon il faut avoir le coeur bien accroché parce que certaines scènes sont assez hard et j’avais parfois envie de fermer les yeux (mais c’est moins facile pour lire !) tellement c’était bien décrit !
    Ce roman en forme de jeu de piste est un excellent 1er roman - malgré un petit bémol sur un détail juridique à la fin qui m’a un peu gênée. Une autrice à suivre en tout cas !

  • emy8909 26 juin 2021
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    Nous suivons de près Juliano Rizzoni, jeune prodige dans le milieu de l’art et célèbre. Tous le monde s’arrache ses toiles.

    Il va se faire former au tatouage traditionnel Japonais, l’irezumi, par un maître tatoueur. Après deux ans de formation, à son retour il signera 10 tatouages qu’il fera sur ses amant(e)s.

    Jusqu’au jour où ces peaux tatouées seront mises en vente chez Sotheby’s paris, sans aucunes nouvelles de leur propriétaires.
    C’est donc le commissaire Jourdain et l’inspectrice Lucie Bunevial qui seront chargés de l’affaire.

    Dans ce livre j’ai adoré le mélange du milieu du tatouage et de l’art contemporain. J’ai voyagée avec Juliano Rizzoni au Japon, @anouk.shutterberg décrit tellement bien le paysage et l’ambiance que j’en ai ressentie une certaine sérénité. La description de la manière de tatouer est merveilleusement bien écrit.

    J’ai aimée le commissaire Jourdain un peu bourru, mais sous ses airs de flic autoritaire se cache un coeur tendre.
    J’ai appréciée l’inspectrice Bunevial, tout aussi direct et tranchante que son supérieur, mais j’ai été un peu déçue de certaines révélations la concernant.

    J’ai eu un peu de mal à comprendre la fin chronologiquement parlant, mais dans l’ensemble @anouk.shutterberg manie son sujet d’une main de maitre, et elle ne fais clairement pas dans la dentelle, j’ai adoré.

    Un premier roman plus que réussi pour ma part, une jolie découverte, et j’espère vraiment qu’il y en aura d’autres.

  • Lectures noires pour nuits blanches 30 mai 2021
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    n jeune peintre adulé de tous et à qui tout réussi voit dix de ses oeuvres mises aux enchères chez Sotheby’s Paris. Jusque là rien de bien étrange si ce n’est que lesdites oeuvres sont des tatouages d’art sur des peaux. Et les peaux ne sont pas accompagnées des corps... Voilà l’amatrice de trucs chelous et tordus qui tout d’un coup s’anime et se jette goulument sur ce livre. Je ne m’attendais pas à le dévorer si vite. Je vous avoue que la couverture ne m’attire pas du tout, l’art contemporain m’intéresse moyennement et les tatouages pas du tout. Et pourtant l’auteure réussit le tour de force de m’intéresser, de m’intriguer et de me captiver de bout en bout.

    L’auteure mène ce thriller aux multiples ramifications de main de maître. Elle nous conduit dans un jeu de pistes infernal. Elle nous balade et nous bouscule. La construction alternant entre passé et présent, facile à suivre grâce aux indications de lieux et dates en début de chapitre, insuffle un rythme soutenu et maintient le suspense. Si j’ai deviné assez rapidement qui tirait les ficelles dans l’ombre, j’étais bien loin d’avoir tous les tenants et les aboutissants. L’intrigue est bien plus complexe qu’il n’y parait. Les révélations et les explications nous parviennent au compte goutte accentuant la tension et le mystère.

    Pour un premier roman c’est une réussite. Anouk Shutterberg nous offre avec ce thriller audacieux une immersion dans le milieu de l’art contemporain et nous plonge au coeur d’une intrigue originale et palpitante. Une auteure assurément à suivre !

    Merci à Babélio et aux Éditions Plon pour la découverte.

  • Musemania 25 mai 2021
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    Comme je vous l’ai annoncé il y a peu de temps via mes réseaux sociaux, j’ai eu la chance d’être retenue, comme 19 autres lecteurs, pour faire partie du panel d’experts du polar pour les nouvelles parutions des éditions Plon. J’ai décidé de façon totalement aléatoire de commencer l’aventure par la lecture de « Jeu de peaux » d’Anouk Shutterberg.

    Premier roman de l’auteure et pourtant, les codes du thriller sont d’ores et déjà bien maîtrisés : une bonne dose de suspens, des meurtres plus horribles les uns que les autres, des chapitres courts permettant de faire monter la tension rapidement, une enquête qui se déroule sur les chapeaux de roues… C’est vraiment parce que c’est clairement indiqué que c’est son premier livre car je ne l’aurais pas soupçonné.

    Pour être totalement transparente, il y a un léger et très minime bémol au début du livre : ce sont les dialogues qui auraient peut-être pu un peu plus ciselés. Encore que, au fil des pages, une amélioration sensible s’est fait ressentir. Attention si je vous écris cela, ce n’est pas dans le but de critiquer gratuitement et trouver la petite bête mais pour permettre à l’auteure d’attirer son attention sur cette petite nuance si un jour elle me lit et dans l’objectif d’être le plus intègre possible, quant à mes lectures, comme je l’ai toujours été.

    J’ai vraiment beaucoup aimé ce jeu du chat et de la souris dans le monde très fermé de l’art. C’est un milieu souvent oublié, et pas forcément très représentatif dans la littérature noire sauf un qui me vient directement à l’esprit avec « L’art du meurtre » de Chrystel Duchamp aux Editions de L’Archipel (que j’avais adoré et dont vous pouvez retrouver la chronique sur mon blog).

    Pourtant quand on regarde l’aboutissement de « Jeu de peaux », cela se marie très bien avec l’enquête policière et donne un résultat vraiment passionnant. C’est une véritable immersion au sein de l’art contemporain que l’auteure nous offre.

    Pour un premier départ dans cette aventure, je peux dire qu’il a vraiment très bien commencé. J’espère poursuivre sur cette voie. Je vous parle des deux autres que j’ai déjà reçus très bientôt : « Gamine Guerrière Sauvage » d’Eric Cherrière et « Rendors-toi, tout va bien » d’Agnès Laurent.

  • L’atelier de Litote 14 mai 2021
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    Une belle découverte que ce premier roman, je suis impressionnée par l’imagination fertile de l’auteure autant que par son talent d’écriture qui m’a permis une lecture en quasi immersion. Un scénario digne des films les plus tordus où tout commence par la découverte de dix tatouages réalisés par un jeune artiste renommé, Juliano Rizzoni. Le seul problème c’est qu’ils ne sont plus sur le dos de leurs propriétaires, les peaux humaines ainsi tatouées doivent faire l’objet d’une vente aux enchères chez Sotheby’s Paris. Mais que sont devenues les dix personnes tatouées ? Sont-elles encore en vie ? C’est ce que vont devoir découvrir le commissaire Stéphane Jourdain et l’inspectrice Lucie Bunevial. Une intrigue très prenante et qui va nous conduire tout droit au Japon car les tatouages ont été réalisés avec la technique ancestrale des tatouages japonais Irezumi. J’ai eu l’impression de mettre le doigt dans un engrenage d’actions frisant la surenchère tant les rebondissements sont nombreux et apportent plus de questions que de réponses. On évolue d’une certaine lenteur à une montée en tension qui nous affole, une fois les personnages posés, on est pris dans le feu de l’action avec les multiples points de vue des uns et des autres. Alors même si le scénario manque un peu de crédibilité, il n’en reste pas moins une écriture incisive qui va droit au but et on se laisse volontiers porter par les nombreux homicides et la recherche du ou des tueurs. Un petit bémol pour ma part, concernant des personnages sans réel profondeur, auxquels je n’ai pas réussi à m’attacher et pourtant ce ne sont pas les personnages qui manquent. On y trouve un collègue policier serbe, un grand maître tatoueur japonais, des mafieux de Calabre ou encore le commissaire priseur et différents collectionneurs. Quand au couple d’enquêteurs, il est « cousu de fil blanc » et c’est bien dommage, pas besoin d’être devin pour connaître la fin de leur histoire. Ceci dit, l’univers noir proposé pour ce premier thriller est une réussite et j’ai hâte de voir l’évolution d’Anouk Shutterberg lors de ces prochaines parutions. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2021/05/14/38959630.html

  • Aude Lagandré 2 mai 2021
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    « Jeu de peaux » est un thriller qui parle de l’art du tatouage. Autant dire que c’était loin d’être gagné. Je ne suis ni tatouée, ni en réflexion pour le faire, ni spécialement attirée par cet art, ce qui ne m’empêche pas d’admirer ceux des autres lorsqu’ils sont bien réalisés et surtout d’écouter les histoires qui les accompagnent. Juliano Rizzoni est « une star mondiale de la peinture contemporaine ».Incroyablement riche, internationalement reconnu, beau gosse aux multiples frasques racontées dans la presse à scandale, il est aussi à la tête d’un empire familial qui le place dans une situation de « happy few, où l’argent n’est pas un problème, juste une solution. » Sa signature est l’empreinte de son pouce droit qu’il plonge préalablement dans une teinte se rapprochant du bleu Klein. Un jour, il disparaît des radars. Nous le retrouvons au Japon à Hokkaido où il va suivre durant 2 années une formation complexe : l’art de l’Irezumi-so. « Un tatouage traditionnel, dont la technique violente, en contrepartie de la douleur, valorisait dans toute sa délicatesse la dimension picturale du dessin. » Mais le roman commence par une convocation de Juliano au 36 rue du Bastion par 2 enquêteurs chevronnés. En effet, dix tatouages sur peaux sont mis aux enchères. Dix tatouages réalisés sur la quasi-totalité de dix dos… arrivés chez Sotheby’s Paris… sans leurs propriétaires, mais qui valent « (…) compte tenu de leur rareté et du matériau utilisé, entre cinq et dix millions. »

    Jeux de peaux et jeux de temporalité, oscillation parfaite entre le moment présent et le rappel des faits du passé, ce premier roman va et vient entre 2019 et d’autres temporalités qui nous font voyager : 2010 au Japon, 2012 en Californie, et l’enquête en fil rouge. Que sont devenues les dix personnes porteuses des tatouages ? Un véritable jeu de piste s’engage au cœur d’un milieu artistique où tous les coups sont permis pour satisfaire un besoin de possession. J’ai d’ailleurs adoré cette immersion dans le monde de l’art contemporain qui personnellement me fascine énormément.

    Sans vouloir trop en révéler, je dois dire que ce premier roman est sacrément culotté ! Anouk Shutterberg y fait preuve d’une audace rarement égalée dans ce genre littéraire et s’y donne à cœur joie. Rien n’est épargné au lecteur. Elle va si loin dans son scénario qu’il est impossible de savoir comment elle va s’en sortir sans se prendre les pieds dans le tapis. Elle ose tout. Avec audace et aplomb qui amènent souvent à sourire tellement, elle ne recule devant rien. Aucun personnage n’est ménagé, aucune situation édulcorée : elle fonce littéralement dans le tas. Et vous savez quoi ? Ça fonctionne incroyablement bien ! Honnêtement, je pensais qu’elle ne tiendrait pas sur la longueur et qu’elle finirait par s’essouffler d’avoir trop imaginé, trop donné, d’être allée si loin. Au lieu de cela, les cent dernières pages vous arrivent en pleine figure avec un nombre de rebondissements et de révélations qui laissent pantois. Et tout cela, sans tomber dans l’invraisemblance, car dès le début, l’auteur parvient à nous faire entrer des deux pieds dans l’histoire sans méfiance. Elle nous balade allègrement, mélange les indices et les points de vue, nous perd pour mieux nous retrouver. Ce roman est rythmé, nerveux, parfois convulsif. Anouk Shutterberg maîtrise tous les codes du genre, nous emporte dans son univers, sans jamais nous laisser prendre une seule respiration. J’ai littéralement dévoré ce roman en me demandant tout le long où elle allait s’arrêter… Dernière page, dernière phrase, elle ose encore ! On dirait bien que pour un premier thriller, elle s’est totalement lâchée et qu’elle en a été bien inspirée.

    J’ai aimé l’absence d’unité de lieu et l’invitation aux voyages qui nous fait si cruellement défaut, l’impression de tournage caméra à l’épaule, l’originalité de son intrigue et surtout, ce qu’elle ose faire à ses personnages. Un sacré tempo et une belle audace !

    Affaire à suivre puisque je suis totalement sous le charme de cette nouvelle plume.

    Je remercie les éditions Plon de leur confiance.

  • Cancie 1er mai 2021
    Jeu de peaux - Anouk Shutterberg

    http://notre-jardin-des-livres.over...

    Jeu de peaux est un titre on ne peut mieux approprié pour ce roman jeu de piste !
    L’histoire commence le 10 juin 2019, à Paris, où, face au 36, rue du Bastion, siège de la PJ, parqués derrière les barrières de sécurité, patiente une foule de fans ainsi que de nombreux journalistes. Ils attendent l’arrivée de Juliano Rizzoni, 33 ans, ce jet-setter et jouisseur à l’extrême, star mondiale de la peinture contemporaine, convoqué par la police judiciaire en vue d’y être entendu.
    Dès son plus jeune âge, tout laissait présager que Juliano hériterait autant de la beauté et de l’intelligence de ses parents que de leur fortune. Mais la solitude était partie prenante de la structure familiale. de cet isolement douloureux, l’enfant en a fait sa force, se réfugiant dans l’art.
    Après plusieurs expositions, le jeune peintre prodige, est unanimement salué par les critiques d’art et après le succès d’une exposition à Tokyo, en 2010, attiré par un art ancestral issu de la tradition japonaise, le tatouage, il rencontre Yoshihito Nikano, plus connu sous le nom de Maître Hogoshi III, célèbre tatoueur japonais. Il apprendra ainsi la technique du tatouage Irezumi, le plus pur des arts japonais. de retour à Los Angeles, deux ans plus tard, il signera dix tatouages d’art, véritables tableaux sur le dos de ses amantes et amants.
    Ce sont justement pour ces tatouages que l’artiste est convoqué. Il est entendu par le commissaire Stéphane Jourdain accompagné de la commandante et chef de groupe Lucie Bunevial, car ces « peaux tatouages » parfaitement tannées et conservées ont été déposées anonymement pour mise en vente chez Sotheby’s Paris, toutes ont un certificat d’authentification et une autorisation de vente des propriétaires. Tous deux ont été saisis de l’enquête car il se trouve que toutes les personnes sont portées disparues, ne donnant plus de signe de vie depuis un mois.
    Les premiers chapitres nous permettent tranquillement, si je puis dire, de faire connaissance avec les débuts de cet artiste hors du commun puis avec cet art ancestral basé sur un rituel douleur-plaisir avec notamment un chapitre très instructif et particulièrement documenté à propos de celui-ci. Bientôt tout va s’accélérer et la violence, la cruauté vont débouler sans prévenir et nous entraîner dans une enquête palpitante avec un suspense maintenu jusqu’au bout, et une issue bouleversante.
    Une tension supplémentaire se greffe à l’enquête lorsque Lucie Bunevial, l’attachée du commissaire démissionne contre toute attente.
    Des chapitres bien datés permettent de suivre sans difficulté les nombreux allers-retours faisant alterner le présent et le passé et une enquête parallèle.
    De nombreux personnages aussi bien français que russes, américains, calabrais, japonais ou serbes interviennent dans l’histoire et je les ai, pour ma part, notés au fur et à mesure pour ne pas les mélanger.
    J’ai retenu une leçon qui avait accroché Lucie lors de ses études d’art : « L’analyse d’une oeuvre ne devait jamais négliger le parcours personnel de l’artiste : enfance, traumas, afin d’avoir ainsi une vision exhaustive de son travail. », leçon utile, il me semble.
    Anouk Shutterberg, pour son premier thriller a fait preuve d’une imagination fertile et débridée en pénétrant dans l’âme humaine dans tout ce qu’elle peut avoir de sombre, de cruel et de cauchemardesque.
    Si nous pouvons arriver à imaginer les tableaux imprimés sur les corps, on voudrait pouvoir se cacher les yeux lorsque l’auteure nous décrit les scènes de charnier ou de crucifixion et nous dépeint les scènes de torture tant physiques que mentales.
    Malgré la férocité et le sadisme dont font preuve certains protagonistes, j’ai pu, cependant, à plusieurs moments esquissé un sourire à la lecture de certaines comparaisons.
    J’ai trouvé particulièrement originale l’idée de nous confier dans trois chapitres séparés, écrits en italique et s’intitulant « Aparté » les états d’âme du meurtrier sans pour autant nous laisser un seul indice pour l’identifier !
    Ce thriller sur le milieu de l’art contemporain mené de main de maître m’a embarquée sur maintes pistes, jamais sur la bonne et m’a laissée pantelante : un véritable jeu de piste !
    Un grand coup de chapeau à Anouck Schutterberg pour ce Thriller palpitant et glaçant très rythmé et tous mes remerciements à Babelio et aux éditions PLON, dans le cadre des experts polar, pour cette superbe découverte.

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