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Glen Affric - Karine Giebel

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45 #AvisPolar
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2 enquêteurs
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Résumé :

Le nouveau poche très attendu de la reine du polar français

Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle.
Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
Léo le triso. Léonard le bâtard.
Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents. Alors il rêve parfois de disparaître.
Être ailleurs. Loin d’ici.
À Glen Affric.
Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars…

Douzième roman de l’auteur, Glen Affric est un thriller psychologique bouleversant sur la différence et l’amitié, où le plus beau côtoie le pire. Indétrônable créatrice d’émotions fortes et authentiques, Karine Giebel nous plonge comme elle seule sait le faire au plus profond de l’âme humaine.

« Un thriller psychologique à vous arracher des larmes » Julie Malaure, Le Point

« Un polar pour le pire et le meilleur. » - Marina Carrère d’Encausse

« Un thriller psychologique sur la différence et l’amitié. Émotions fortes garanties. » - ELLE

« Une figure majeure du polar. » - François Lestavel, Paris Match

« Un thriller qui nous glace autant qu’il nous émeut. » - Femme Actuelle

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Vos #AvisPolar

  • kris_k 27 mai 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Dans Glen Affric, on fait la connaissance de Léonard. Il a été recueilli par Mo, sa mère adoptive dont son autre fils, Jorge purge une peine en prison. Mais Mo n’a eu le cœur de lui dire la vérité et Léonard pense que Jorge est en Ecosse, à Glen Affric.
    Léonard qui est un garçon attardé, subit un harcèlement constant à l’école par quelques gamins ! Un jour ils s’en prennent à son chat et c’est là que tout dérape…

    Aie aie aie, il est toujours difficile de résumer un livre qui ne nous a pas complètement satisfait ! Bon quand faut y aller, faut y aller comme on dit, autant ne pas y aller par quatre chemins !
    C’est donc mitigé que je ressors par cette lecture, que j’ai trouvé malheureusement trop longue et ou j’ai également trouvé une forte ressemblance avec l’œuvre de John Steinbeck « Des souris et des hommes ».
    J’ai eu un fort ressenti que ce livre était trop tiré en longueur, contrairement justement au livre de Steinbeck. J’avais à certains moment une envie de passer quelques pages, que cela n’aurait pas dérangé le déroulement du récit. (Bon évidemment je ne l’ai pas fait)
    Je n’ai d’ailleurs pas non plus pu m’attacher comme je le souhaitais au personnage de Léonard, pour moi l’histoire c’est trop concentré sur lui et son retardement mental ce qui m’a plombé l’ambiance du livre.
    Et malheureusement aussi les malheurs de Léo et ceux son frère qu’on voyait trop facilement arriver. Donc pas beaucoup de surprises non plus côté rebondissement.
    Ce n’est que vers la fin que j’ai commencé à apprécier ma lecture, quand l’histoire se focalisait plus sur la course poursuite et l’enquête, évidemment c’est une question de goût.
    La fin m’a tout de même bouleversée, mais elle l’aurait pu être encore plus si je m’étais attachée d’avantage aux personnages.

    Voilà pour moi c’est malheureusement une lecture à demi-teinte, trop de longueurs, aucune surprise et une histoire qui me captive réellement que vers sa fin. Dommage !

  • kris_k 27 mai 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Dans Glen Affric, on fait la connaissance de Léonard. Il a été recueilli par Mo, sa mère adoptive dont son autre fils, Jorge purge une peine en prison. Mais Mo n’a eu le cœur de lui dire la vérité et Léonard pense que Jorge est en Ecosse, à Glen Affric.
    Léonard qui est un garçon attardé, subit un harcèlement constant à l’école par quelques gamins ! Un jour ils s’en prennent à son chat et c’est là que tout dérape…

    Aie aie aie, il est toujours difficile de résumer un livre qui ne nous a pas complètement satisfait ! Bon quand faut y aller, faut y aller comme on dit, autant ne pas y aller par quatre chemins !
    C’est donc mitigé que je ressors par cette lecture, que j’ai trouvé malheureusement trop longue et ou j’ai également trouvé une forte ressemblance avec l’œuvre de John Steinbeck « Des souris et des hommes ».
    J’ai eu un fort ressenti que ce livre était trop tiré en longueur, contrairement justement au livre de Steinbeck. J’avais à certains moment une envie de passer quelques pages, que cela n’aurait pas dérangé le déroulement du récit. (Bon évidemment je ne l’ai pas fait)
    Je n’ai d’ailleurs pas non plus pu m’attacher comme je le souhaitais au personnage de Léonard, pour moi l’histoire c’est trop concentré sur lui et son retardement mental ce qui m’a plombé l’ambiance du livre.
    Et malheureusement aussi les malheurs de Léo et ceux son frère qu’on voyait trop facilement arriver. Donc pas beaucoup de surprises non plus côté rebondissement.
    Ce n’est que vers la fin que j’ai commencé à apprécier ma lecture, quand l’histoire se focalisait plus sur la course poursuite et l’enquête, évidemment c’est une question de goût.
    La fin m’a tout de même bouleversée, mais elle l’aurait pu être encore plus si je m’étais attachée d’avantage aux personnages.

    Voilà pour moi c’est malheureusement une lecture à demi-teinte, trop de longueurs, aucune surprise et une histoire qui me captive réellement que vers sa fin. Dommage !

  • Aude Delphine 23 mai 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Encore une pépite, tu commences la lecture et tu ne peux t’arrêter, tu veux savoir ce qui va se passer, comment cela va finir

  • Mes petits plaisirs à moi 5 mai 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Ma dernière expérience avec Karine Giebel fut la lecture de "Juste une ombre" dont les cinquante dernières pages m’avaient glacé le sang.

    Aussi l’occasion de me plonger dans cette nouveauté poche était-elle trop tentante !

    L’expérience fut tout autre. Non pas qu’elle fut de moins grande qualité mais le côté thriller y fut nettement moins présent car on est ici plus proche du roman noir traditionnel.

    Une petite originalité tout de même : l’influence du roman de Steinbeck, Des souris et des hommes . En effet, le couple au centre du roman, Jorge et Léonard, sont les dignes héritiers de George et Lennie. A la différence près tout de même qu’aucun de nos deux héros n’échappe à une sorte de fatalité quasi racinienne. En effet, Karine Giebel ne déroge pas à sa règle habituelle : tout héros qui se respecte se doit, malgré tous ses efforts, de connaître une fin dramatique. Et ici, on doit avouer que le dénouement s’avère tout aussi triste que poétique. Je l’ai d’ailleurs pour ma part vécu avec un petit pincement au cœur.

    Eh oui ! Car l’auteur nous fait un temps espérer que les choses pourront s’arranger, au point qu’on finit par y croire en tournant avec frénésie les pages dans le but d’y découvrir la lumière.

    Mais voilà, Karine Giebel est et restera Karine Giebel. Certains le regretteront, d’autres comme moi continueront à espérer la fin de l’expiation de l’un de ses héros.

    Un grand merci à Bepolar et aux Editions Harper Collins de m’avoir permis de découvrir ce roman.

  • Cyvan Lblc 2 mai 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Ce livre m’a chamboulée. Que d’émotions fortes. On s’attache beaucoup à Léonard, et on ressent beaucoup d’injustice. L’histoire est extrêmement prenante. On lit ce livre en apnée. Ce livre est un hommage à "des souris et des hommes". Il y a plusieurs clins d’œil au classique de John Steinbeck qui donnent une autre dimension à cette histoire. J’ai été déstabilisée lorsque j’ai découvert ces liens et en même temps ça m’a donné envie de me plonger encore plus loin dans ce récit et de vivre un dénouement dont je me souviendrai longtemps.

  • cathy_lit 17 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Bonsoir,
    Je viens de découvrir Karine Giebeldans « Glen Affric » chez HarperCollins France grâce à BePolar. J’ai adoré ce thriller psychologique que je n’ai pas pu lâcher. Trois personnages émouvants, attachants Léonard, jeune homme un peu simple qui se fait harceler, racketter, Jorge son « frère » ayant été inculpé injustement à la suite d’une erreur judiciaire durant 16 ans, et Angélique une jeune femme maltraitée.
    Les trois histoires s’imbriquent, nous emportent, nous font réagir. La vie est d’une telle injustice dans ce roman, on s’insurge, on voudrait leur dire de faire attention, de ne pas … Mais l’auteure suit son chemin et trace leurs destins de manière à nous empêcher de poser le livre une fois que l’on a mis le nez dedans. La fin m’a semblé un peu courte mais c’est pour moi une très belle découverte.

  • Postit.book 16 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Partagée, je crois que c’est le sentiment qui m’aura accompagné tout au long de cette lecture.

    Je remercie Bepolar de m’avoir permis de découvrir l’univers de Karine Giebel.

    Que c’est dur, poignant et diablement bien écrit mais terriblement implacable. Trop noir sûrement pour que je puisse l’apprécier à sa juste valeur. Les univers carcéraux et l’impunité des crimes qui y sont tolérés, la violence domestique, l’intolérance face au handicap, les malversations, le mensonge, la lacheté, le viol...et j’en passe, un condensé de la face la plus sombre de l’humanité.
    L’impression de cette roue de l’injustice qui écrase tour à tour nos personnages principaux. Comme un écho, le livre tourne un peu sur lui-même : les scènes se répètent, les situations languissent d’un événement différent de cette succession tragique.

    L’autrice, revisitant et faisant référence à certains classiques, arrive à imposer un vrai style à la fois réaliste, vif, tranchant mais également touchant. C’est un peu "trop" parfois pour que je me laisse happer totalement mais cela sera peut-être votre cas => à découvrir pour le savoir !

  • Méloutch 16 avril 2024
    Marathon du polar 2023, équipe MELOUTCH
    Glen Affric - Karine Giebel

    Une fois encore, Karine Giebel nous emporte dans un tourbillon d’émotions pénétrantes, à travers une histoire haletante et profondément bouleversante. Nous suivons les personnages, nous sommes les personnages... Et pour eux notre coeur bat et se débat au rythme d’espoirs et d’inquiétudes, de peurs et de soulagements, d’infinie colère et de sombre résignation.

  • Mangard 16 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Je tiens tout d’abord à remercier @bepolar.fr et les éditions Harper Collins qui m’ont permis de découvrir cette auteure que je ne connaissais pas. Ce livre est tout simplement bouleversant et m’a tiré les larmes à plusieurs reprises, ou m’a fait hurler intérieurement sur toutes ces formes d’injustice que nous croisons au fil des pages.
    Etre au mauvais endroit au mauvais moment, pourrait résumer ce livre.
    Les trois personnages sont attachants, et nous vivons toutes leurs émotions dans une communion qui nous laisse KO à la fin.
    Plus de 700 pages d’un livre que j’ai eu bien du mal de laisser et qui m’a profondément marqué.

    IL FAUT LIRE ABSOLUMENT CE LIVRE.

    Il y a un avant et un après.

  • gla10mu 15 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    𝗥é𝘀𝘂𝗺é :
    Léonard est un jeune adolescent différent, il a des lésions cérébrales qui le mettent en difficulté. Malgré sa force physique hors du commun, il est malmené par ses camarades de classe.
    Sa mère adoptive, Mona, ne sait pas ce qu’il vit car l’adolescent met tout son coeur à lui dissimuler.
    Pour se remonter le moral, Léonard pense à son frère. Il rêve de le rejoindre un jour en Ecosse, à Glen Affric.
    Lorsque les harceleurs demandent une forte somme d’argent à Léonard, la vie du jeune garçon va être bouleversée.

    𝗔𝘃𝗶𝘀 :
    BOULEVERSANT 🥹 c’est le premier mot qui me vient après cette lecture.
    J’ai adoré cette lecture. L’écriture de l’autrice est prenante, d’une cruauté effroyable et d’une douceur touchante en même temps.
    J’ai adoré tous les personnages et particulièrement Mona et Jorge. Cette femme qui n’est pas épargnée par la vie, qui laisse sa santé au travail et fait tout pour ses fils.
    Jorge qui a tout perdu et qui tente de se reconstruire après une sortie de prison. La mentalité des petits bourgs et les responsabilités qui lui incombent au fur et à mesure.
    Et Léonard, un enfant dans un corps d’homme, une vie de martyr. Son cœur énorme qui lui coûtera cher.

    Cette histoire est oppressante, sombre et tellement prenante. Pour moi c’est un coup de cœur.

  • Sylvain V 14 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Très bon style pour une histoire forte en émotions même si j’aurai aimé plus d’originalité dans le récit et moins de temps morts et longueurs. Ce livre c’est de la psychologie à l’état pur avec deux êtres qui s’apprivoisent pour n’en faire plus qu’un. A découvrir

  • emy8909 14 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    • Glen Affric • Karine Giebel •

    Première fois que je lisais du Karine Giebel et je remercie @bepolar.fr et les éditions Harper Collins de m’avoir donnée cette opportunité, car ça été un livre incroyable.

    C’est l’histoire de Léonard, surnommé Léo le triso où bien Léonard le bâtard par ses camarades de classe car il est différent. Il n’a qu’un seul rêve, aller à Glen Affric avec sa mère Mona et son frère Jorge qu’il n’a pas encore rencontré mais qu’il aime déjà énormément.

    Léonard est un grand gaillard de 16 ans, avec une force d’ours mais avec un coeur et la pensée d’un enfant de 6 ans.

    Karine Giebel aborde ici différents thèmes de la vie, que ce soit le harcèlement, l’inceste, le milieu carcéral où encore l’injustice. Chaques pages de ce livre est rempli d’émotions poignantes, de sentiments sincères et d’un récit extraordinaire.

    Oui ce n’est absolument pas ce à quoi je m’attendais en terme de récit, mais aucunes déception, ce livre m’a marquée et jamais je n’oublierais Léonard, Jorge et Mona.

  • tinou1982 13 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Karine Giebel nous livre une histoire forte et poignante dans un style percutant sans bavure même si la construction de l’histoire reste très classique avec certaines longueurs qui auraient pu être évitées.

    Victime d’une erreur judiciaire, Jorge a passé 16 ans en prison avant de ressortir libre mais toujours vu comme un paria aux yeux des habitants du petit village où il revient retrouver ce frère Léonard qu’il ne connait pas trouvé un jour de pluie dans un fossé à l’âge de 5 ans par sa mère Mona.

    Ce dernier malgré son physique imposant est victime de harcèlement et de racket par les enfants de son collège profitant de son léger retard mental, Léonard réussira néanmoins à combattre ses bourreaux mais à quel prix !

    La rencontre entre les deux frères les liera pour le meilleur et pour le pire dans cette société si « bienveillante" dans son jugement !

    Même si on perçoit une lueur d’espoir pointer à l’horizon, sera t-elle assez forte pour leur permettre de vivre tranquillement leur rêve familial en Ecosse à Glen Affric et ne pas les broyer à nouveau ?
    Un roman qui ne vous laissera pas indifférent ...

  • Camélia 11 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    C’est une lecture qui m’a plongé dans un univers angoissant pour me laisser sans voix à la fin. Nous sommes accompagnés par des personnages hauts en couleurs, qui possèdent des forces et de grandes faiblesses et qui sont, pour la plupart, mal accompagnés. Ce sentiment d’injustice ne nous lâche pas, les destins semblent être définis dès les premières pages. Pourtant, l’amitié domine tout comme les liens familiaux et surtout fraternel. Les personnes dont on se méfient deviennent des alliés contre ceux qui maîtrise l’art de faire du mal. Tout comme le fait Léonard, on se met à fantasmer Glen Affric, cette terre écossaise à l’abri du mal. On espère que les deux frères iront avant la fin, que Léonard puisse voir de ses propres yeux cette image qu’il voyait jusque là qu’en carte postale. Chaque personnages est profond, entre corruption et fraternité. Le décor est sombre et ne laisse pas de grandes possibilités d’y voir une fin heureuse. Et pourtant, dans un certain sens, ça ne pouvait pas se finir mieux que cela, en vu du mal qui a déjà été fait. On y voit le combat d’un policier qui ne peut plus vivre dans cette société corrompue, une mère qui se bat corps et âme pour protéger ses enfants des fausses accusations et des mauvais châtiments infligés par la société. On y voit des adultes brisés par des années de prison inutile et qui tentent le tout pour le tout de retrouver un semblant de vie normale. On ressent un tas d’émotions pour tous ces personnages, beaucoup de colère, d’injustice, d’espoir et de surprise. La couverture du livre ne laisse pas de doute sur le fond de l’histoire, un paysage paradisiaque de Glen Affric caché par des barreaux de prison noirs. J’ai adoré cette lecture, elle ne m’a pas laissé indifférente et cela m’a donné l’occasion de découvrir cette auteur. Merci infiniment à Bepolar ❤️

  • dany.plaisant 8 avril 2024
    Marathon du polar 2023, équipe LEGANGDESBEPOLAIRES
    Glen Affric - Karine Giebel

    Merci à @bepolar et @harpercollinsfrance pour l’envoi de ce SP.
    Thriller de 748 pages lu en 2,5 jours.
    3 personnages principaux :
    Léonard dit Léo ou Lennie : adolescent de 16 ans, très grand et costaud, mais qui est "différent", qui souhaite rêve de rejoindre son frère Jorge à Glen Affric en Écosse.
    Jorge sort de prison où il vient de purger 16 ans pour un double meurtre dont il se dit innocent, mais Léonard ne le sait pas, Mona, sa maman lui a caché la vérité.
    Puis il y a Angélique, une jeune femme séquestrée, violée, torturée par cet oncle abject chez qui elle vit depuis que ses parents sont décédés.
    Un thriller qui vous prend aux tripes ! Des thèmes abordés difficiles - harcèlement, séquestration, conditions de vie en milieu carcéral, viol - mais une écriture tellement addictive que l’on ne peut pas le lâcher.
    Mais heureusement il y a ces moments d’amour maternel entre Mona et Léo, fraternel entre Jorge et Léo qui nous apportent un peu de répit dans notre lecture, car certains passages sont vraiment durs, surtout dans le milieu carcéral. Cela m’a fait penser à l’histoire de Marianne dans Meurtres pour rédemption de K. Giebel.
    Glen Affric est aussi un bel hommage à Steinbeck - Des souris et des hommes.
    Les 2 frères sont tellement attachants que l’on ne veut pas le finir, surtout lorsque l’on connaît la plume de l’auteure !
    Un livre percutant et poignant, un Giebel !

  • Benoît Ver-Elst 7 avril 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Glen Affric
    Je ne connaissais pas Karine Giebel et son monde si proche de nous.
    Un roman imposant qui se lit d’une traite, une fois entre les mains, on a envie de suivre les aventures de Léo, Mo et Jorge.
    Nous sommes plongés dans les univers qui gangrènent nos sociétés. Entre les harcèlements scolaires, familiaux et policières, les maltraitances dans l’enceinte de nos prisons mais également sur des personnes « vulnérables », les erreurs judiciaires et la non compréhension des forces de l’ordre, nos deux héros sont touchants par l’amour qu’ils se témoignent.
    Léonard, malgré son handicap, rêve de rencontrer un frère qu’il n’a jamais vu et qu’il croit ancrer dans les plaines verdoyantes Écossaises. Son monde va s’effondrer quand il est emprisonné, puis quant il apprend que Jorge a purgé une lourde peine alors qu’il était innocent et que Mo, sa mère adoptive meurt de maladie.
    Un manuscrit qui vous prend aux tripes. Je le conseille et bravo à l’autrice.
    Merci.

  • Mais lis m’élo 18 janvier 2024
    Glen Affric - Karine Giebel

    Livre audio découvert sur Lizzie et porté par la voix incroyable de Maxime Van Santfoort

    "Mo elle m’a trouvé dans un fossé, c’était un 6 novembre, un jeudi matin, il pleuvait mais il ne faisait pas froid..."

    Voilà comment Léonard est arrivé dans la vie de sa maman d’adoption. Un petit garçon d’environ 5 ans avec un passé inconnu mais que l’on devinait déjà très difficile.
    Devenu un géant de 16 ans, il n’en reste pas moins un enfant dans l’âme. Sous sa carrure d’homme se cache un cœur pur et certains s’en servent de souffre douleur car ils ont su deviner sa fragilité.
    Mais un jour, celui-ci craque...

    Entre violence, innocence, espoir et désillusions, ce roman raconte l’histoire de Léo, mais aussi celle de son frère Georges qu’il rencontre enfin après 16 ans à l’attendre, l’imaginer et à l’espérer auprès de lui.
    Eux qui ne se sont jamais vus vont se découvrir des similitudes, des souffrances communes, partager des épreuves difficiles et se découvrir une complicité qui les mènera là où ils espèrent être libres, enfin.

    Des sujets forts tels que le harcèlement, la vie après la prison et le regard accusateur des habitants d’un village malgré la peine purgée, et surtout l’erreur judiciaire, qui broie des vies et dont il est bien difficile de se relever sans cicatrices (au corps et à l’âme).

    Petite déprime de fin de lecture, Léo, Georges mais aussi Angélique vont me manquer et tout comme Marianne il y a quelques années, ils risquent de me marquer très longtemps... Merci Karine Giebel de mettre autant de belles âmes dans vos livres.

    Un énorme coup de cœur pour ce livre et encore une fois pour cette auteure dont j’apprécie fortement la plume, elle qui sait si bien manier les mots pour en faire des romans qui marquent, qui chamboule et dont il est difficile d’oublier les personnages.

  • spirale_livresque 23 octobre 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Comme toujours j’ai du mal à trouver les mots pour décrire ce que j’ai ressenti dans un roman de Karine Giebel. Je pensais être habituée mais l’auteure arrive à se renouveler et à faire saigner mon cœur de nouveau. Glen Affric est une lecture extrêmement touchante, j’ai versé ma petite larme plus d’une fois et j’en suis ressortie le cœur en miettes.

    On suit 3 personnages Mona la mère, Léonard 15 ans, qu’elle a trouvé dans un fossé à l’âge de 5 ans et qui garde des séquelles mentales de sa petite enfance, et Jorge, son aîné, qui purge une peine de 16 ans de prison pour 2 crimes qu’il clame ne pas avoir commis. Et au fil des pages, on s’attache à ces 3 protagonistes qui paraissent tellement vrais et touchants, qu’il est impossible de les oublier une fois le livre refermé.

    Cette lecture a été intense, percutante et impossible à lâcher malgré ses presque 800 pages. Du suspense, de l’injustice, du courage, du désespoir, de la pitié, de l’amour, de la révolte, de l’impuissance, de la force, tout un éventail de sentiments et d’émotions qui font de ce roman quelque chose d’inoubliable.

  • Kamiyu-chan 22 juillet 2023
    Marathon du polar 2023, équipe CAMVAL
    Glen Affric - Karine Giebel

    Encore une pépite signée Karine Giebel. Glen Affric raconte l’histoire de Léonard, un adolescent simple d’esprit harcelé par ses camarades, de Matthieu, un jeune homme condamné à une lourde peine de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, ainsi que d’Angélique, une femme séquestrée par un oncle sadique. Glen Affric est une vallée écossaise située dans les Highland. Cet endroit, qui rythme le récit et qui est évoqué sans cesse, permet à l’autrice d’insuffler une part de rêve au sein d’un thriller très sombre, un endroit idyllique où Léonard et Matthieu rêvent de s’échapper et de trouver un avenir meilleur.

    Thriller psychologique intense et sans pitié, Glen Affric se lit d’une traite, malgré ses presque 800 pages. Dès le départ, le suspense est insoutenable et ne laisse au lecteur aucun répit. L’intrigue est menée d’une main de maître, avec des chapitres courts qui alternent les points de vue des personnages. Les rebondissements s’enchaîne, jusqu’à une fin à la hauteur des meilleurs romans de l’autrice. Seul petit bémol : j’ai trouvé que le scénario se rapprochait un peu trop de celui de Toutes blessent, la dernière tue. Néanmoins, j’ai pris un grand plaisir à cette lecture et aux insomnies qu’elle m’a causée.

  • Cindymartin.13 18 juillet 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Léonard, l’idiot, l’imbécile, le crétin, le triso, le bâtard c’est ce qu’il se répète en longueur de journée. Pourquoi ? parce-qu’il est différent et qu’il est harcelé au collège et que ce sont les mots qu’il entend. Le monde n’aime pas ceux qui sont différents.

    John, le tolar accusé d’un double meurtre alors qui clame son innocence depuis seize ans.

    Nous allons alterner entre la vie de Léo et John mais aussi avec Angélique qui est séquestrée et vit un enfer chez son oncle.

    Quel est le lien entre les protagonistes ?
    Vous le decouvrirez très rapidement suivant votre imagination.

    Il se passe tellement de chose dans ce pavé qu’il mérite d’être lu, je n’en dévoilerais pas plus.

    Un thriller psychologique absolument époustouflant au niveau des émotions.
    Impossible de rester indifférent au calvaire que son entrain de vivre nos protagonistes.
    Entre tristesse, incompréhension, sévices, injustice mais aussi de l’amour, du rêve, des espoirs c’est un cocktail magnifique qui donne un récit extrêmement addictif.
    C’est dur de poser des mots sur une histoire aussi prenante qui prend aux tripes.
    J’ai ressenti de la peur pour les personnages, à chaque chapitre l’angoisse été présente pour eux.
    Des moments heureux qui adoucit un peu cette angoisse.
    Une fin que je suis arrivé à imaginé connaissant bien Karine, tout a été magnifiquement dosé et je suis triste d’avoir quitté Glen Affric aux paysages somptueux.
    L’autrice a écrit une merveille pour moi c’est un coup de coeur. ❤

  • ChrysLit 30 mai 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    3e roman de Karine G - l’épaisseur de 762 pour cette édition Plon ne m’a impressionnée qu’une seconde, trop impatiente de passer un moment passionnant, aussi long que prenant.
    Je ne suis pas du tout déçue !
    J’avais adoré Juste une ombre, Glen Affric quoi que très très différent le surpasse d’office. Il faut que je le file à ma copine qui m’avait fort bien conseillé le premier d’ailleurs.

    Touchant à pleurer plusieurs fois au fil de ma lecture, aussi prenant que j’en oublie l’heure et ne pense qu’à la prochaine session de lecture au cours de mes journées, cette histoire ne peut que me happer et me tenir jusqu’à la fin.
    Rien d’un polar véritablement, il ne s’agit que de l’histoire d’une famille aussi malheureuse que poissarde avec quelques escarbilles de lumières bienfaitrices qui leur permet de tenir, de s’octroyer quelques respirations hors de l’eau, avant de replonger dans les courants battus par leurs démons les plus pervers.
    Génial.
    Merci Karine !

  • Ingrid ROUZIES 20 février 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Une claque !
    Même si l’histoire ressemble à celle de "Des souris et des hommes" de Steinbeck, je trouve qu’elle a créé une autre dynamique et qu’elle l’a très bien transposé dans notre contexte actuel.
    Je dirai également que son hommage à Steinbeck est beau et que je ne l’oublierai pas de sitôt.
    Ce livre vaut vraiment le détour.

  • Elsa Deman 19 février 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Tout d’abord merci, à mon amie Cricri de m’avoir fait passer ce roman en format numérique. Et de me l’avoir conseillé naturellement.
    C’est une autrice de thriller français que j’apprécie beaucoup, son écriture arrive à me faire apprécier de nouvelles, ce qui chez moi plutôt rare. J’ai donc retrouvé son écriture avec plaisir. Attention, néanmoins ce n’est pas pour les petits lecteurs, c’est un assez gros pavé. Heureusement, je profite de mon week-end de libre pour le dévorer. Alors, certains le qualifient de thriller, Je le qualifierait plutôt de roman noir.
    Par certains côtés, l’histoire me rappelle le roman « des souris et des hommes » de John Steinbeck. Alors, âmes sensibles s’abstenir, cette fois non pas parce que le roman est sanglant mais peuvent qu’il traite de sujets assez durs et d’actualité. Sans spolier, ce roman se termine très mal.
    C’est un très beau roman noir, même si j’aurais souhaité que l’histoire se finisse bien pour une fois ! Dans ce roman, il est question de harcèlement, de différence, d’amitié dans des situations improbables, et d’amour.
    Dans cet univers, le lecteur, s’il est comme moi s’attachera très vite aux personnages, notamment au personnage principal : Léonard.
    Ce roman une fois qu’on est par l’histoire de Léonard se lit d’une traite. C’est une histoire bouleversante avec une fin tragique. Cette lecture m’a arraché quelques larmes. À lire absolument !

    Mon avis : un roman bouleversant, des personnages attachants, une histoire tragique mais à la fois plein d’espoir. À lire absolument !
    Pour ceux qui le souhaitent, voici le résumé de la quatrième de couverture : « Le nouveau roman très attendu de la reine du polar français.
    *– ; Des fois, tu sais... Des fois j’ai envie de mourir, murmure soudain Léonard.
    – ; À cause de ce qui arrive à Mona ?
    – ; Oui, à cause de ça. Et aussi parce que je suis un débile et que tout le monde se moque de moi...
    – ; Tu n’es pas débile et de toute façon tu ne peux pas mourir.
    – ; Et pourquoi ?
    – ; Parce que tu n’as pas vu Glen Affric. On ne peut pas mourir sans avoir vu Glen Affric...
    Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle.*
    Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
    Léo le triso. Léonard le bâtard.
    Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
    Alors il rêve parfois de disparaître.
    Être ailleurs. Loin d’ici.
    À Glen Affric.
    Mais les rêves de certains sont voués à fi nir en cauchemars...
    Avec plus de deux millions de livres vendus à travers le monde, Karine Giebel s’est forgée une place à part dans le paysage littéraire français. Glen Affric, son douzième roman, est un thriller psychologique bouleversant sur la différence et l’amitié, où le plus beau côtoie le pire. Karine Giebel, indétrônable créatrice d’émotions fortes et authentiques, nous plonge comme elle seule sait le faire au plus profond de l’âme humaine... » .

    Bonne lecture à tous.

    Quant à moi, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures livresques.

  • Elsa Deman 19 février 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Mes aventures livresques : GLEN Afric, écrit par Karine GIEBEL, aux éditions Plon.

    Tout d’abord merci, à mon amie Cricri de m’avoir fait passer ce roman en format numérique. Et de me l’avoir conseillé naturellement.
    C’est une autrice de thriller français que j’apprécie beaucoup, son écriture arrive à me faire apprécier de nouvelles, ce qui chez moi plutôt rare. J’ai donc retrouvé son écriture avec plaisir. Attention, néanmoins ce n’est pas pour les petits lecteurs, c’est un assez gros pavé. Heureusement, je profite de mon week-end de libre pour le dévorer. Alors, certains le qualifient de thriller, Je le qualifierait plutôt de roman noir.
    Par certains côtés, l’histoire me rappelle le roman « des souris et des hommes » de John Steinbeck. Alors, âmes sensibles s’abstenir, cette fois non pas parce que le roman est sanglant mais peuvent qu’il traite de sujets assez durs et d’actualité. Sans spolier, ce roman se termine très mal.
    C’est un très beau roman noir, même si j’aurais souhaité que l’histoire se finisse bien pour une fois ! Dans ce roman, il est question de harcèlement, de différence, d’amitié dans des situations improbables, et d’amour.
    Dans cet univers, le lecteur, s’il est comme moi s’attachera très vite aux personnages, notamment au personnage principal : Léonard.
    Ce roman une fois qu’on est par l’histoire de Léonard se lit d’une traite. C’est une histoire bouleversante avec une fin tragique. Cette lecture m’a arraché quelques larmes. À lire absolument !

    Mon avis : un roman bouleversant, des personnages attachants, une histoire tragique mais à la fois plein d’espoir. À lire absolument !
    Pour ceux qui le souhaitent, voici le résumé de la quatrième de couverture : « Le nouveau roman très attendu de la reine du polar français.
    *– ; Des fois, tu sais... Des fois j’ai envie de mourir, murmure soudain Léonard.
    – ; À cause de ce qui arrive à Mona ?
    – ; Oui, à cause de ça. Et aussi parce que je suis un débile et que tout le monde se moque de moi...
    – ; Tu n’es pas débile et de toute façon tu ne peux pas mourir.
    – ; Et pourquoi ?
    – ; Parce que tu n’as pas vu Glen Affric. On ne peut pas mourir sans avoir vu Glen Affric...
    Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle.*
    Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
    Léo le triso. Léonard le bâtard.
    Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
    Alors il rêve parfois de disparaître.
    Être ailleurs. Loin d’ici.
    À Glen Affric.
    Mais les rêves de certains sont voués à fi nir en cauchemars...
    Avec plus de deux millions de livres vendus à travers le monde, Karine Giebel s’est forgée une place à part dans le paysage littéraire français. Glen Affric, son douzième roman, est un thriller psychologique bouleversant sur la différence et l’amitié, où le plus beau côtoie le pire. Karine Giebel, indétrônable créatrice d’émotions fortes et authentiques, nous plonge comme elle seule sait le faire au plus profond de l’âme humaine... » .

    Bonne lecture à tous.

    Quant à moi, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures livresques.

  • Angelic Sword 5 février 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Quelle histoire ! J’ai adoré les personnages, leurs liens, l’intrigue, les émotions et malheureusement la descente aux enfers… Amour, amitié, famille, violence et injustice, tout était très fort.

    Au bout d’un moment j’ai quand même trouvé qu’il y avait trop de drames, ce n’était pas irréaliste mais j’avais simplement hâte que ça se calme tellement j’étais attachée aux personnages.

    J’ai été passionnée par cette histoire du début à la fin, j’ai adoré la dernière partie d’ailleurs.

    Je découvre l’autrice avec Glen Affric et je vais me pencher sur d’autres de ses romans avec plaisir.

  • lireencore93420 28 janvier 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Léo n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents. Alors ce qu’il aimerait lui, parfois, c ’est disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric. Y rejoindre son frère qui est parti en Ecosse et n’en est jamais revenu.

    D’abord ce que j’ai apprécié, c’est la construction de l’histoire, trois personnages qu’on suit au fil des chapitres, et qu’a un moment vont se lier.

    Comme à son habitude, l’autrice s’est très bien imaginer des personnalités très fortes, j’ai rarement oublié les noms des protagonistes, car ce sont des histoires qu’on n’oublie pas, elle nous marque au fer rouge.

    Souvent, car c’est violent, il faut le reconnaître, c’est sa marque de fabrique, et moi, j’aime ça, et je l’assume, mais aussi, elle va au plus profond du psychique de ses personnages, et pour celui-là, elle n’a pas dérogé a la règle : du cru mais aussi énormément d’émotion.

    Ses trois personnages ont le point commun d’avoir énormément souffert et de payer le prix fort de leurs failles, mais ils sont aussi bruts de décoffrage.

    La différence est un thème de son livre et également le harcèlement et malheureusement ça va souvent de pair. L’histoire de Léonard m’a beaucoup touché et aussi, la relation avec son demi-frère est tellement touchante, que j’ai versé ma larme.

    C’est probablement mon dernier coup de cœur de l’année. C’est mon 10éme livre de l’autrice, et elle m’emporte tout le temps, pratiquement un livre sur deux, coup de cœur.

    C’est vrai qu’on retrouve un thème déjà évoqué dans un de ces précédents livres : la prison, mais ce qui fait vraiment la différence sont ce lien qui va se créer entre ses deux frères qui ne se connaissent pas.

    C’est aussi un livre qui fait voyager, les descriptions des paysages sont vraiment immersives et ont un moment, j’ai cru que je m’y trouve, cela fait toujours du bien quand on a un récit assez dur cela permet de relâcher la tension.

  • Killing79 26 janvier 2023
    Glen Affric - Karine Giebel

    Ceux qui ont déjà lu Karine Giebel savent qu’elle est la spécialiste des émotions fortes. Donc lorsqu’elle décide de s’attaquer au chef d’œuvre de Steinbeck « Des souris et des hommes » pour en faire une nouvelle version, on peut s’attendre à être chambouler !

    Elle reprend les bases du classique avec deux protagonistes, un petit débrouillard et un grand simplet, liés par une puissante relation. De maladresses en coups du sort, ils sont très vite stigmatisés. Ils deviennent malgré eux des exclus de la société et les gens les montrent du doigt. Leur parcours de vie se retrouve alors truffé d’embûches.

    Sous la plume accessible de la reine du noir, tout est exacerbé. Le destin de ces deux frères est jalonné d’injustices et le lecteur est confronté avec eux aux jugements et à la méchanceté ordinaires. Les différentes situations du roman montrent une face sombre de la vindicte populaire qui n’a aucune nuance. Sans élément, chacun veut faire sa propre justice.

    Contrairement à l’original qui était court, l’autrice nous propose une variante beaucoup plus étoffée. Ses 700 pages lui permettent de développer les personnages et bien sûr de pousser le curseur encore plus loin. La lecture construit petit à petit une boule d’émotions qui grandit jusqu’à la limite de l’explosion. Les scènes troublantes se succèdent et engendrent une quantité de sentiments.

    L’interprétation de Maxime Van Santfoort donne vie aux protagonistes de ce drame, avec une belle maîtrise des voix. On a vraiment l’impression de suivre leurs mésaventures à leurs côtés. Même si j’ai trouvé quelques personnages un peu caricaturaux, je me suis laissé embarqué dans cette aventure aussi passionnante que choquante. Karine Giebel creuse l’âme humaine pour en extraire les pires dérives et nous les jette au visage. Fidèle à sa réputation, elle nous livre un roman noir corsé, de ceux qui frappent fort et laissent des traces.

    https://leslivresdek79.wordpress.com/2023/01/04/815-karine-giebel-glen-affric/

  • Fandol 12 décembre 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Lorsque je referme Glen Affric , le roman, le thriller superbement mené par Karine Giebel, des frissons parcourent tout mon corps. Tout au long de ma lecture de ce pavé impressionnant, j’ai tremblé, été effrayé, horrifié aussi, savourant tout de même les rares moments de bonheur ou de paix vécus par Jorge et Léonard.
    Léonard est un enfant trouvé par Mona, dans un fossé, couvert de boue, en haillons, alors qu’il n’a que 5 ans. Il a ensuite découvert Joseph, le mari de Mona, pendu dans le garage. de plus, Léonard croit que Jorge, le fils de Mona, est à Glen Affric, en Écosse.
    Léonard a été catalogué attardé mental. Avec Mona, il habite à l’écart de Granviller, un village où il travaille, chaque samedi, dans l’atelier de Sacha, un ébéniste vraiment sympathique. À 15 ans, Léonard est un colosse, mesure près de 1,90 m et il est d’une force extraordinaire. Il a promis à Mona qu’il appelle Mo, de ne pas utiliser cette force.
    De son côté, Jorge Mathieu n’est pas du tout à Glen Affric, même s’il y a vécu un an. Il est en prison, condamné à seize ans d’enfermement pour deux meurtres qu’il n’a pas commis. Sans cesse, il crie son innocence mais le capitaine de gendarmerie, Solers, a réussi à prouver sa culpabilité par des moyens pas du tout corrects et, une fois de plus, l’institution judiciaire a condamné un innocent, salissant pour toujours sa personne comme le prouve la suite de l’histoire.
    Débute alors une terrible partie consacrée à la vie carcérale. Karine Giebel décrit avec justesse et précision toutes les souffrances infligées aux condamnés, innocents ou non. C’est d’ailleurs entre eux que les personnes détenues se font le plus de mal sous l’œil indifférent, la plupart du temps, des surveillants.
    Dans cet univers carcéral inhumain, Jorge se fait un ami précieux, Cisco, qui lui explique comment éviter les mauvais coups, les traquenards. Hélas, Cisco est transféré en centrale.
    De son côté, Léonard (16 ans) se retrouve en classe avec des élèves ayant quatre ans de moins que lui. de plus, il ne comprend rien aux cours de français. C’est seulement en EPS qu’il est le plus fort. le plus terrible, c’est l’attitude d’un petit groupe qui suit un certain Jules et traite Léonard de triso, le rackette, menace de tuer Arsène, son chat.
    Ainsi, le décor est planté. Mais Léonard est poussé à bout, passé à tabac par cette horrible bande composée entre autres du fils du médecin, du fils du pharmacien… À partir de là, Léonard n’est plus un enfant et décide de montrer à ces petits merdeux qu’il en a assez et leur prouve qu’il est le plus fort. Hélas, c’est lui qui se retrouve menotté, en garde à vue, et finalement en prison pour mineurs.
    Au même moment, Jorge, son frère, obtient la liberté conditionnelle. Ainsi, Mona perd un fils tout en retrouvant l’autre. C’est donc au tour de Léonard de découvrir les horreurs du monde carcéral, le bruit, les cris, les menaces, la peur omniprésente. Heureusement, Achour et Nanosh, le gitan, le soutiennent, ce qui n’évite pas bagarres et règlements de compte. Léonard ne tient le coup qu’en pensant sans cesse à Mona et en rêvant à Glen Affric qui se trouve dans le nord de l’Écosse, tout près du Loch Ness.
    Karine Giebel m’emmène aussi chez un certain Maréchal qui a recueilli sa nièce, Angélique. Hélas, cet oncle est un pervers, un tortionnaire qui fait subir d’horribles sévices à la jeune femme.
    Voilà Jorge, dans Granviller, en butte aux sarcasmes, aux ragots, aux menaces avant de retrouver enfin Léonard qui a connu la terrible épreuve du mitard, un lieu immonde où seul Nanosh, dans la cellule voisine, lui permet de tenir le coup.
    En trois grandes parties, Karine Giebel me tient en haleine avec son thriller très addictif, un livre que j’ai eu beaucoup de mal à refermer lorsqu’il se faisait tard.
    Les renversements de situation, les coups de théâtre ne manquent pas alors que Glen Affric reste une obsession pour le jeune Léonard qui lie une forte amitié avec Vicky, plus jeune que lui mais très mature.
    Jusqu’au bout, je redoute le pire, j’espère que Jorge et Léonard (Lennie) vont enfin connaître le bonheur. Avec ça, le rôle de la gendarmerie, l’attitude scandaleuse du capitaine Solers est révoltante alors que le lieutenant Meyers fait montre d’une humanité admirable.
    Glen Affric est donc un terrible récit, une plongée dans ce qu’il y a de plus trouble et de pervers chez certains humains qui ne méritent pas d’être ainsi qualifiés.
    Ce thriller restera longtemps dans ma mémoire grâce au talent de Karine Giebel déjà appréciée dans Toutes blessent, la dernière tue.https://notre-jardin-des-livres.ove...

  • liley 25 novembre 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Beaucoup d émotion dans ce libre , comme toujours Mme Giebel nous emporte dans un monde ou tout ne fini pas bien , avec celui ci j ai pleurée, frissonnée, je me suis angoissée..
    Il sont des centiés de ses autres ouvrage et j aime ca !

  • Aurélie Martinez 25 octobre 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Comme il est interdit de râter le dernier Karine Giebel, dès sa parution je n’ai pu faire autrement que le lire. Le lire vite car comme tous addictif mais pas trop vite pour faire durer le plaisir.
    Je ne vous parlerai pas de Léonard et Jorge que vous découvrirez lors de votre lecture mais plutôt de l’univers qui les entoure et qui ne leur fait pas de cadeau. Mme Giebel s’attaque à une question bien épineuse : jusqu’où sommes nous prêts à subir l’injustice. Où place-t-on le point de rupture ?
    En bref, encore un très bon cru, à lire sur le champs si ce n’ est pas déjà fait

  • Lylha 15 octobre 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Dans ce livre, Karine Giebel nous fait découvrir le parcours chaotique de 3 personnages principaux.
    Leonard, jeune geant au grand coeur mais simple d’esprit, Mona sa maman qui se bat pour qu’il trouve sa place dans la société et Gorge le grand frère qui est en prison mais crie son innocence.
    On va suivre cette famille abimée par la vie, qui va devoir faire face aux injustices de la vie.
    On découvre la dureté de la vie en milieu carcéral, les affres du harcèlement scolaire, la rudesse de la vie des proches de condamné ...
    Je me suis dès les premières pages attaché à ces personnages, j’ai eu l’impression de faire partie de cette famille pour qui j’ai frissonné, qui m’a émue et que je n’avais plus envie de quitter
    J’avais pourtant des aprioris avant de commencer. Je n’avais pas aimé le seul livre de Karine Giebel que j’avais lu et surtout Les souris et des hommes, livre qui a fortement inspiré l’autrice, était mon livre coup de coeur de jeunesse.
    Mais au final j’en ressors les larmes aux yeux avec émotion énorme et le livre rejoint ma liste de coup de coeur et la petite pile des livres que je relierais.

  • loeilnoir 29 septembre 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Mon ressenti après la lecture d’un roman de Karine Giebel ne varie pas, j’ai toujours l’impression de recevoir une bonne gifle, quelque chose qui me secoue, me bouleverse durablement. C’est le cas encore une fois avec ce livre mémorable, dont les personnages ne me lâchent pas et ce bien après avoir refermé le roman.

    Trois personnages principaux, qui en voient de toutes les couleurs. Les situations qu’ils vivent au cours de ce roman sont terriblement poignantes. L’un est un détenu, qui purge une peine de seize ans de prison pour un double crime qu’il n’a pas commis. Il a appris à survivre en enfer et sait à quelques jours de sa sortie qu’il doit tout réapprendre de la vie. Angélique est une jeune femme séquestrée depuis des années dans un endroit sordide, elle aussi vit un enfer. Son passé, nous l’aprennons par bribes, au cours de chapitres qui lui sont consacrés, aussi brefs que sporadiques. Elle a un rôle clé dans ce récit.

    J’ai bien sûr un faible pour le personnage de Léonard, « Léo, le bâtard« , « Léo, le triso« , ainsi surnommé par les jeunes de son âge et autres adultes tout aussi stupides de son village, car il souffre d’un retard mental dû à de mauvais traitements reçus dans sa petite enfance. On l’a vite compris, il n’est pas un ado comme les autres, mais est sensible, doux, et nourrit un amour inconditionnel pour Mona, sa mère adoptive qui l’a découvert dans un fossé, abandonné comme un animal blessé, alors qu’il n’était âgé que de six ans. Léo est un colosse, doté d’une grande force physique, mais sa carrure n’impressionne pourtant pas une bande de jeunes de son collège, qui le maltraite et le harcèle. Ils vont toujours plus loin, alternant intimiditations et menaces, qu’ils ne tardent pas à mettre à exécution. La vie de Léo tourne alors au cauchemar et celui-ci semble se répéter inlassablement. Pour échapper à cet enfer, son rêve le plus cher serait de rejoindre son frère, le fils de Mona, à Glen Affric, en Ecosse.

    L’Ecosse, la terre promise en récompense à l’enfer vécu en France par ces personnages écorchés, est un doux rêve qui plane sur le lecteur aux prises avec ce récit effarant. Je ne peux divulguer plus de choses sans en révéler trop, l’enfer vécu par les personnages est un éternel recommencement, un cauchemar qui se répéte inlassablement. J’ai rarement ressenti de telles émotions en lisant une fiction : colère, empathie, désespoir, tristesse. Répit parfois, et espoir, car oui, à un moment donné j’ai espéré que ces personnages s’en sortent, ils le méritaient tellement !Mais aucun roman de Karine Giebel ne peut se conclure sur une note positive. De son style froid et abrupt nait un torrent d’émotion, qui dévaste tout sur son passage ! Gare à la chute !

    Un roman coup de coeur que je conseille sans la moindre hésitation !

  • Julyfk84 3 septembre 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Émouvant, époustouflant, absolument fabuleux.
    Nous sommes pris dans le roman dès le début sans pouvoir le lâcher : c’est la marque de fabrique de Karine Giebel. Mais pour moi Glen Affric est vraiment à part. L’ Écosse, un pays qui m’est cher, l’ombre de Steinbeck, cet amour fraternel qui transcende les êtres font de ce roman un ouvrage incroyable que j’aurais pu continuer de lire a l’infini.
    " une fois le livre fermé, ses personnages sont passés en nous, pas seulement avec leurs visages, leurs épaules, leurs rires, leurs gémissements et leurs meurtres, mais avec leur identité la plus secrète, leur plus souterraine vérité." Joseph Kessel, Préface Des Souris et des hommes.

  • Marielle69 18 mai 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Encore un roman de Karine Giebel qu’il est impossible de lâcher avant la fin (il le faut pourtant avec ses 800 pages...). Une histoire très émouvante, très noire, cruelle. On a tellement envie de protéger Léonard et son frère, tellement envie de leur crier "non, ne faîtes pas ça...".
    Juste quelques longueurs à reprocher, mais en fait, non, cela permet de passer plus de temps avec Lennie et Jorge.
    Vous connaissez l’auteure et savez donc que la fin du roman ne sera pas très jolie, mais cela fait toujours mal...

  • Livres d’un jour 21 avril 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Une couverture qui attire l’œil, un lieu Glen Affric , est une vallée écossaise située dans les Highlands, à l’ouest de Loch Ness. Un endroit qui permet à l’autrice d’insuffler une part de rêve au sein d’un thriller psychologique.
    Trois histoires vont s’entrecroiser. Il y a Léonard, dit Léo le triso ou Léo le bâtard, appelé ainsi par les collégiens, dont il est le souffre douleur. Il se fait constamment racketté mais ne dit rien.. Et pourtant il a une force herculéenne. Son frère qu’il ne connaît pas encore, Jorge Mathieu qui est en prison depuis 22 ans, pour des meurtres qu’il n’a pas commis. Puis Angélique, une jeune femme, séquestrée par son oncle depuis le décès de ses parents.

    Mona est la maman courage. Elle gère au jour le jour. Elle sait bien que le quotidien de son « grand » ne doit pas être facile tous les jours. Elle ne s’apitoie pas sur son sort, son mari s’est pendu car il n’en pouvait plus. Mais elle est toujours là, elle est présente à côté de Léo. Elle aime lui raconter comment elle l’a trouvé. Léo en fait un leitmotiv , et quand il ne va pas bien, il reprend le récit de sa découverte.

    Glen Affric,. une carte postale envoyée à Mona par Jorge, il y a 16 ans, ne quitte pas Léonard. Glen Affric peut être aussi des étincelles de bonheur qui viendront..
    J’ai vibrée aux côtes des différents personnages J’ai eu peur avec Léo. J’ai aimé Mona et Jorge, ce grand frère tombé du ciel. vu la cruauté des humains , que ce soit dans le milieu carcéral ou ailleurs. J’ai eu peur avec Angélique, proie facile pour son oncle.
    J’ai tellement espéré un monde meilleur pour eux. La plume de Karine Giebel est acérée, tranchante, mais elle offre aussi des moments de douceurs.

    https://livresdunjourblog.wordpress...

  • Nessa Booknlove 13 mars 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    J’ai tellement lu d’avis positifs sur ce roman qu’il me tardait de le découvrir à mon tour. J’avoue que les plus de 700 pages m’ont un peu fait peur, mais finalement ce roman se dévore et se lit très vite. La plume de l’auteur est entraînante et donne envie de tourner les pages. Et malgré ce page Turner, quelque chose a manqué pour moi.

    Nous suivons donc Léonard, un ado de 15 ans avec un petit souci de retard de mental qui va faire une connerie et se retrouver quelques mois en prison. Alors qu’il rentre dans l’antre de la noirceur humaine, son frère Jorge, lui, sort d’une peine de 16 ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Nous découvrons dès lors l’évolution de 2 hommes qui vivent pour l’un l’univers carcéral et pour l’autre, le retour à la vie dans un monde qui ne veut pas de lui. Rapidement, nous nous immergeons dans l’atrocité de la vie humaine. Mais l’histoire commencera vraiment lorsque Léonard sortira de prison pour découvrir ce frère qu’il n’a jamais connu : retrouvailles, découvertes et nouvel espoir.

    L’auteur nous raconte à la perfection les ombres et la noirceur d’une vie qui n’a rien à envier. Que cela soit pour Léonard ou Jorge, nous faisons face à ce qu’il y a de plus sombre dans la méchanceté humaine et sincèrement, c’est bouleversant. Au fil du récit, évidemment, de nouveaux drames apparaissent et on n’arrive pas à croire que la vie peut être si injuste ! Et pourtant, je suis certaine que cette histoire pourrait ne pas être une fiction.

    L’immersion dans l’âme des personnages est profonde et parfaitemen menée par l’auteure. Pendant à peu près 600 pages, nous lisons des tranches de vie qu’on n’aimerait pas vivre nous-même. Est-ce un peu long ? Oui, mais étrangement ce roman se dévore. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi j’ai trouvé ce récit si long et en même temps si facile et rapide à lire. Il y a un je ne sais quoi qui nous attire vers cette histoire. Un attachement aux personnages certain.

    Le coeur de l’histoire arrive vraiment après la 600e page, car l’histoire prend une autre tournure : l’action entre en jeu et on commence à avoir des réponses à toutes nos questions. Et là, je me dis que je lis certainement trop de romans noirs ! J’avais compris dès le départ où étaient toutes les subtilités et les réponses. D’ailleurs, à la fin du roman, j’ai senti une pointe de déception, n’ayant pas du tout été surprise par la chute. Je me doutais que la fin aurait été celle-là. D’ailleurs, elle tombe un peu vite car en moins de 50 pages, on avait nos réponses. Sur un si gros pavé, j’aurai aimé être tenue en haleine un peu plus longtemps. Aussi, je pense que ce livre aurait pu être plus court et pour donner une tension pour forte et supprimer une certatine lassitude que j’ai peut-être ressentir aux 3/4 du roman.

    Glen Affric reste néanmoins une bonne lecture que je ne regrette pas, mais elle n’est pas la lecture attendue.

    https://booknlove.wordpress.com/2022/03/13/glen-affric-de-karine-giebel/

  • Alexandra Thiry 5 janvier 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Léonard affronte la vie jour après jour tel un navire pris dans les flots. Difficilement, en se débattant, en sombrant et en se relevant. Léonard il ne sait pas lire, il ne sait pas s’exprimer correctement. Léonard c’est le souffre douleur de la bande de Caïds sans cœur de son lycée. Léonard un jour en a marre et fini par rendre les coups...

    Voila une semaine que j’ai terminé ce roman noir magistral et que j’arrive enfin à vous en faire une chronique. De cette aventure passée avec les héros tellement attachants, je retiens une émotion de lecture rarement ressentie.

    Ouvrir Glen affric, c’est plonger au coeur d’une famille et ne plus vouloir les quitter. C’est avoir le cœur qui s’emballe contre toutes ces injustices et vouloir monter au front. C’est être chamboulée encore des jours après la lecture de la dernière ligne.

    J’ai adoré decouvrir K arine Giebel avec sa plume tellement belle et juste. Je recommence ! Tres beau coup de cœur de cette fin d’année 2021 🧡

  • Alexandra Thiry 5 janvier 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Léonard affronte la vie jour après jour tel un navire pris dans les flots. Difficilement, en se débattant, en sombrant et en se relevant. Léonard il ne sait pas lire, il ne sait pas s’exprimer correctement. Léonard c’est le souffre douleur de la bande de Caïds sans cœur de son lycée. Léonard un jour en a marre et fini par rendre les coups...

    Voila une semaine que j’ai terminé ce roman noir magistral et que j’arrive enfin à vous en faire une chronique. De cette aventure passée avec les héros tellement attachants, je retiens une émotion de lecture rarement ressentie.

    Ouvrir Glen affric, c’est plonger au coeur d’une famille et ne plus vouloir les quitter. C’est avoir le cœur qui s’emballe contre toutes ces injustices et vouloir monter au front. C’est être chamboulée encore des jours après la lecture de la dernière ligne.

    J’ai adoré decouvrir K arine Giebel avec sa plume tellement belle et juste. Je recommence ! Tres beau coup de cœur de cette fin d’année 2021 🧡

  • la_tete_dans_mes_livres 5 janvier 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    GLEN AFFRIC – KARINE GIEBEL – LE RENDEZ-VOUS ANNUEL OÙ LES GENTILS NE S’EN SORTENT JAMAIS, SORTEZ LES MOUCHOIRS, JORGE HANTE ENCORE MON CŒUR.

    “ Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle. Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien, Léo le triso, Léonard le bâtard. Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents. Alors il rêve parfois de disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. A Glen Affric. Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars. »

    On ne ressort jamais indemne après la lecture d’un roman de Karine Giebel. En lisant ce roman, je n’ai pu que penser à Meurtres pour rédemption qui évoque l’univers carcéral ou encore Purgatoire des innocents, avec à nouveau le destin tragique de deux frères. Karine Giebel utilise les shémas qui ont fait son succès pour le bonheur de ses lecteurs.

    Ayant tous les livres de l’auteure, c’est un rendez-vous que je ne rate jamais, je deviens très exigeante quand vient l’heure de ma lecture annuelle. On pourrait dire que ce roman souffre de quelques longueurs, allez savoir… Il aurait pu être plus court, mais d’un autre côté, Karine Giebel sait parfaitement captiver ses lecteurs.

    N’allez pas croire que je n’ai pas aimé, je tiens juste à tout dire. Karine Giebel reste pour moi la reine du thriller francophone. Elle nous emmène au plus profond de la psychologie comme personne. L’auteure nous plonge encore une fois dans un roman qui laissera en nous tant d’émotions, un vide après avoir terminé la dernière page. Vous tremblerez pour Léo et Jorge. La cruauté des autres sera compagne de votre lecture face à la détresse, à l’injustice que vivent les deux frères.

    Si vous êtes des habitués de l’auteure, vous savez que cela ne finit jamais bien. Pour certains, un mouchoir pourrait s’imposer. Je dois confesser qu’entre les deux frères, j’ai succombé à l’histoire de Jorge. Leila, Raphaël, William,… Une liste qui vient de s’allonger.

    « Au final, c’est con la vie, hein John «  ?

  • universpolars 26 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    « Léo le triso »
    « Léonard le connard »

    Nous comprendrons assez vite ici qu’un ado victime de persécutions, de moqueries et de mépris, sera le héros de ce bouquin. Notre héros. Les gamins sont parfois cruels entre eux, c’est indéniable, non ? Uniquement les gamins, d’ailleurs ?

    Léonard n’est pas un connard, bien au contraire, mais Léo souffre d’un retard mental. Malgré sa grande taille et sa force herculéenne, Léo manque peut-être un peu de courage et, surtout, c’est un gentil gars. Léo souffre, il aimerait être ailleurs, évidemment ! Mais où ?

    Karine Giebel nous emmène dans l’univers de ce jeune homme attachant, dans un petit village au sein duquel nous pourrons constater que l’être humain peut parfois être odieux et méprisable, principalement face à l’altérité. Cette petite bourgade en sera l’exemple mais, au final, elle représentera assez justement l’état général de notre société. Franchement, il y a tout de même une sacrée brochette de connards frustrés sur cette planète. Ce sont des propos qui n’engagent que moi, bien entendu.

    Être cruel face à la différence, est-ce de la peur, de la rancœur ou juste le besoin de se sentir supérieur ? Est-ce dû à un manque d’éducation, est-ce de la bêtise ? C’est peut-être un peu tout cela à la fois et l’auteure vous le démontrera par cette histoire touchante, profonde et, encore une fois, cruelle.

    Nous irons également faire un long séjour dans le milieu carcéral, une ambiance que Karine Giebel nous a déjà fait connaître, notamment dans « Meurtres pour rédemptions ». Celles et ceux qui se souviennent de ce titre doivent certainement être en train de repenser à Marianne ! Bref … Une autre forme de violence prendra forme entre ces murs - et même après, à l’extérieur -, celle liée à l’injustice. Quel paradoxe !

    Karine Giebel fait monter en nous une rage énorme, brute, violente. Elle ne mâche pas ses mots pour élaborer un scénario dégoulinant de cruauté. Notre jeune héros, suffoquant sous le poids de son handicap, va se retrouver dans un univers bien trop hostile pour lui. C’est intense, c’est profond, c’est touchant, c’est révoltant, mais l’espoir perdure toujours. Tant qu’il y a des rêves, il y a de l’espoir, non ?

    Avec ce titre, Karine Giebel décortique et place devant nos yeux les dysfonctionnements de la nature humaine, en démontrant à quel point l’Homme peut être lâche, jaloux, reître ou encore chiard. Mais elle plantera aussi devant nos yeux les innombrables répercussions d’un système judiciaire qui est, vous vous en doutez, loin d’être parfait. Le jugement sera un peu au centre de ce récit, et pas seulement celui émanant de la justice !

    Puis, pris dans ces rouleaux de dysfonctionnements que je viens de citer, nous nous focaliserons sur une histoire familiale déchirante, que l’auteure nous fera découvrir en profondeur.

    Sincèrement, c’est l’horreur absolue et ça fait mal. Les conséquences de l’abandon, du mépris ou encore de l’indifférence seront au cœur de ce récit qui va atteindre le nôtre en plein centre, en nous arrachant quelques tripes au passage. C’est touchant.

    Mais parmi toutes ces souffrances et ces terribles déchirements - qui vont crescendo -, nous allons tout de même vivre une belle histoire d’amitié, de fraternité, de complicité, et peut-être même d’amour.

    Ce bouquin est à lire pour cette profondeur qu’il dégage sur la nature humaine, sur les contacts humains, que ce soit dans le meilleur ou dans le pire ! Comme moi, je pense que vous refermerez ce livre avec des tonnes d’émotions qui s’entrechoqueront les unes contre les autres, ce qui provoquera énormément de bruit en vous. Le retour au calme sera long et difficile.

    Bonne lecture.

  • csa_livres_emotions 19 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    ♥️💥 Ƈ♡ƱṖ DƐ Ƈ♡ƐƱŔ M♡ИƱMƐИŦΛĿ 💥♥️
    "Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle". Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
    "Léo le triso. Léonard le bâtard."
    Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
    Alors il rêve parfois de disparaître.
    Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric.
    Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars...
    🅜🅞🅝 🅐🅥🅘🅢 :
    🍃Ce tout nouveau roman de Karine Giebel , paru aux Éditions Plon le 4 novembre dernier, est juste ҼƝƠRⱮҼ, tant par ses 762 pages que par sa trame et ses intrigues. Vous en dévoilez plus que sa quatrième de couverture serait un crime impardonnable.
    🍃 Un #thriller psychologique totalement addictif, bouleversant d’humanité ; sur la différence, l’amitié, la justice, la cruauté et la bêtise humaine.
    Karine Giebel ne nous épargne rien en nous plongeant au plus profond de l’âme humaine. Elle nous émeut, nous malmène, nous secoue au travers de personnages d’une candeur, d’un réalisme, d’une authenticité remarquable pour lesquels on ne peut que s’identifier, s’attacher, ou se désolidariser.
    🍃🏔 Je ressors de cette #lecture, encore une fois subjuguée par la plume de Karine, émotionnellement secouée, révoltée à plusieurs reprises, au bord des larmes et en totale apnée sur les 200 dernières pages, vers ce final magistral ✨♥️.
    Fan absolue et inconditionnelle de cette #autrice depuis toujours, ce douzième #roman fait partie de ses meilleurs.

  • Cancie 16 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    https://notre-jardin-des-livres.ove...

    Glen Affric de Karine Giebel m’a embarquée dans des émotions plus qu’intenses, émotions que j’ai rarement ressenties à ce degré lors de mes lectures.
    Une présentation est faite de trois personnages, trois innocents à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Léonard est un jeune garçon de 16 ans doté d’un physique impressionnant que son amie Victoria décrit ainsi : un sourire d’enfant, un regard d’innocent et un cœur de géant. Il n’est pas comme les autres. Il a été trouvé dans un fossé alors qu’il avait 5 ans traumatisé par de multiples sévices d’où ses difficultés de compréhension et a été recueilli par Mona. Et même si celle-ci « a beau affirmer qu’il est mieux que les autres, Léonard a du mal à la croire. Ses camarades de classe disent qu’il lui manque des cases, qu’il n’est pas fini ». Pour lui, le lundi matin est synonyme d’« une nouvelle semaine en enfer ». Harcelé, rançonné, il subit, encaisse, supporte. Son physique lui permettrait d’écraser aisément ses ennemis, mais il a promis à Mona de ne jamais utiliser sa force physique pour blesser quelqu’un.
    Son bien le plus précieux qui lui permet de s’endormir le soir est une carte postale jaunie par le temps, envoyée d’Écosse, de Glen Affric par son frère Jorge, qu’il ne connaît pas et qu’il attend... Mais lorsque la bande à Jules s’en prend à son chat, Léonard voit rouge et se rebiffe !
    Jorge, quant à lui, Mona n’a pas osé en parler à Léonard, tant celui-ci est fragile et sensible, il est écroué depuis seize ans pour un viol et deux assassinats qu’il a toujours nié avoir commis, et va être remis en liberté conditionnelle. Ironie du sort : le jour de sa levée d’écrou, Léonard est incarcéré. Il faudra attendre un peu pour que Jorge et son frère adoptif fassent enfin connaissance.
    Et il y a également cette jeune femme Angélique qui ne parle plus et qui est séquestrée et abusée par son oncle qui l’a recueillie lors du décès accidentel de ses parents.
    Trois histoires, donc, qui vont s’entrecroiser.
    Karine Giebel passe d’un personnage à l’autre sans nous laisser de temps de répit et je dois dire que j’ai souffert atrocement en découvrant la cruauté dont peuvent être capables les êtres humains, du moins certains. Que ce soient ces gamins sans pitié qui n’hésitent pas à s’en prendre aux plus faibles d’entre eux comme à Hadrien, le surdoué ou à Léonard, « le triso, le bâtard », « différents des autres, des proies forcément », que ce soient les gens du village qui condamnent sans preuves, qui colportent les rumeurs, tiennent des propos vexants et haineux, surtout lorsqu’ils se retrouvent à plusieurs ou que ce soit encore des gendarmes ou des surveillants corrompus qui s’acharnent sur ces innocents ou ces faibles devenus leur proie.
    Quant à l’univers carcéral, Karine Giebel le décrit de façon magistrale, sans faux-semblant, démontrant comment il détruit les individus, disant fort à propos, comme on peut le constater dans la vie « que les innocents qui entrent en prison en ressortent coupables et que ceux qui le sont déjà en ressortent plus violents qu’ils ne l’étaient auparavant. »
    La bienveillance, l’amitié, l’amour, la compréhension, la solidarité et l’espoir sont néanmoins bien présents, terriblement bien incarnés et rendent d’autant plus abjects les comportements précédents.
    Les sentiments familiaux avec cet amour maternel si chaud et si important incarné par Mona et cet amour « fraternel » entre ces deux garçons Jorge et Léonard atteignent quelque chose de sublime.
    Léonard est sans aucun doute le personnage que l’on pourrait qualifier d’innocent le plus pur. En lui faisant faire référence à maintes reprises, soit à l’histoire de sa découverte dans le fossé, soit à sa phrase fétiche « C’est con la vie, hein John ? », ou encore à ce rêve de voir Glen Affric, Karine Giebel rend le récit absolument émouvant et bouleversant.
    Les erreurs judiciaires et les errances de la justice sont développées de façon extrêmement pertinente.
    C’est une histoire pétrie d’humanité, de tolérance, d’amour, de soif de liberté mais de tellement de douleur.
    Je dois avouer que les larmes ont accompagné la presque totalité de ma lecture tant il m’a été impossible de ne pas être attendrie, touchée et secouée par les répliques si désarmantes de Lennie, ce garçon qui a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents et qui rêve parfois et de plus en plus souvent de disparaître. Impossible également de ne pas être touchée par la beauté des sentiments exprimés par ces deux frères et au contraire, totalement révulsée par la bêtise et la cruauté humaines, l’horreur atteignant des sommets avec la séquestration d’Angélique.
    Quant au dénouement, bien des surprises nous attendent, nous laissant cependant un goût amer et un sentiment d’amertume face à toutes ces vies gâchées. le suspense est superbement bien entretenu et les deux frères resteront gravés dans ma mémoire pour longtemps.
    Karine Giebel a un talent incontestable pour être parvenue à un thriller psychologique aussi abouti, où le plus beau côtoie le pire. J’avais beaucoup apprécié « Toutes blessent, la dernière tue », mais j’ai trouvé Glen Affric encore plus convaincant.
    Un énorme coup de cœur, donc, pour Glen Affric que j’ai eu l’immense plaisir de lire grâce à Babelio et aux éditions Plon, dans le cadre des Experts Polar de ces mêmes éditions, que je remercie très sincèrement.

  • Lectures noires pour nuits blanches 15 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    "Ce que tu aimerais, parfois, c’est disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric. "

    Dans cette histoire, trois personnages principaux, trois destins entremêlés.
    Léonard, ado de 16 ans, bâti comme une armoire mais hélas à qui il manque quelques tasses dans l’armoire. Sa différence lui causera bien des tourments.
    "Lennie, ...un sourire d’enfant, un regard d’innocent et un coeur de géant."
    Jorge sort de prison après avoir purgé une peine de 16 ans pour un double meurtre qu’il n’a pas commis.
    Et puis il y a Angélique, une mystérieuse jeune femme, séquestrée, torturée, violée, qui ne rêve que d’évasion.
    Des personnages forts, marquants, terriblement attachants avec lesquels on va souffrir tout au long du roman. Autour d’eux vont graviter tout un tas de personnages, certains peut-être un chouïa manichéens, d’autres humains et empathiques.
    C’est grâce à ses personnages que l’auteure a réussi à me tenir jusqu’au bout. Je n’ai pu m’empêcher de les accompagner jusqu’à cette fin inéluctable. Cette fin que tout laisse présager mais que malgré tout l’on espère différente. Lennie et Jorge, Jorge et Lennie, leur complicité, leur tendresse, prêts à tout l’un pour l’autre. J’ai espéré, subi, enduré à leurs côtés.

    Karine Giebel aborde dans ce roman des thèmes forts, récurrents, comme la séquestration, le milieu carcéral, la violence, le harcèlement, le handicap. C’est dur, cruel, du Giebel. Il est aussi beaucoup question d’amour, l’amour fraternel, maternel, l’amitié. Cela rend le roman un peu plus soft, mais attention on n’est pas dans de la guimauve loin de là. Malgré tout, pour moi, et ce n’est bien sûr que mon avis, il y en a trop. Trop de coups, trop d’acharnement, trop d’injustice surtout. J’ai vécu une grande partie de ma lecture, la boule au ventre, en colère, bouleversée. Trop émue, trop touchée, les larmes aux yeux, un trop plein d’émotions.

    Puisqu’on est dans les trop, j’ai trouvé cela trop long, trop répétitif par moment, limite redondant. Un scénario qui se répète, encore et encore. J’ai eu le sentiment de tourner en rond, de déjà vu.

    Glen Affric est une revisite du livre de Steinbeck, Des souris et de hommes, avec de nombreux clins d’oeil à La ligne verte de Stephen King. Un hommage ou une inspiration assumée, peu importe, c’est différent mais tout de même très similaire. J’avoue avoir de plus en plus de mal avec ce genre de réécriture d’histoire. Comme pour les remake de films ou reboot de séries. J’ai envie de nouvelles histoires, pas qu’on me resserve la même soupe dans différentes assiettes.

    Les livres de Karine Giebel provoquent toujours en moi des sentiments contradictoires. Je le sais et je m’y attends. J’ai aimé ce livre pour différentes raisons et moins aimé pour d’autres. J’aime être bousculée et secouée dans mes lectures, mais là ça allait ou delà, je n’étais pas bien. Après avoir pris le temps de la réflexion, en analysant les émotions ressenties, ce qui ressort au final, ce qu’il va me rester, c’est ce sentiment de malaise. *C’est con la vie, hein John ?"
    Comme toujours, faites-vous votre propre avis.

    Je remercie très chaleureusement Babelio et les Éditions Plon pour cette fabuleuse année en tant qu’Expert polar. J’ai pris un immense plaisir à découvrir ces romans avec lesquels j’ai passé d’agréables moments de lecture. Je remets ça avec plaisir quand vous voulez !

  • Musemania 14 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    Karine Giebel, c’est une auteure pour laquelle j’ai déjà remarqué qu’on est face à deux sentiments antinomiques : soit on adore ses livres, soit on n’aime pas du tout. Pour ma part, en tout cas pour tous les livres que j’ai lus d’elle (dont vous pouvez retrouver mes chroniques sur mon blog), mon ressenti reste le même : j’adore !

    Pourquoi ? Tout simplement, pour sa façon dont elle a de conter une histoire. C’est travaillé, le style est étudié,… Encore une fois, par son dernier livre, « Glen Affric », elle a su me maintenir en apnée, le temps de sa lecture. Pourtant, celle-ci compte plus de 760 pages et donc, il fallait quand même le faire !

    Savoir garder son lecteur en haleine durant un si grand nombre de pages, peu d’auteurs savent le faire, mais bien Karine Giebel. A aucun moment, je n’ai ressenti de la lassitude ou de l’ennui. Je n’ai pas eu non plus l’impression de faire face à des déjà-dits ou des répétitions inutiles.

    Ses deux personnages principaux de Léonard et Jorge sont ô combien attachants qu’on ne souhaiterait que les protéger de la dureté de la vie et des failles du système. Dotée de faiblesses, leur humanité n’en est que plus grande. Ils sont tellement bien construits qu’on a l’impression de les connaître, de lire leur récit de vie. Leur histoire va s’entremêler à celle d’Angelique, pour qui la vie non plus n’a pas épargné des coups du sort.

    Le talent de la plume de Karine Giebel, maîtresse de la littérature noire française, distille un suspens savamment dosé vous empêchant de lâcher le livre. Traitant de thèmes très actuels comme le harcèlement scolaire ou les erreurs judiciaires entre autres, l’intrigue en donne tout un réalisme encore plus grand.

    Du moche en ressort finalement quelque chose de « beau », de « fort », on termine ce thriller psychologique avec le coeur en miettes mais on gardera très longtemps en mémoire ce Léonard et ce Jorge.

    Vous vous demandez sûrement ce qu’est « Glen Affric ». Moi-même, je ne connaissais pas du tout et n’en avais jamais entendu parler avant de me plonger dans ce livre. Il s’agit d’un glen au sud-ouest du village de Cannich, dans les Highland en Écosse, à l’ouest de Loch Ness. N’hésitez pas à faire des recherches de photos de cet endroit, c’est tout simplement magique !

    Je remercie les Editions Plon et Babelio pour cette aventure des Experts du Polar. L’année s’achevant doucement, « Glen Affric » clôt cette magnifique aventure. J’ai passé d’excellentes heures de lecture en compagnie de cette sélection et ai fait de très belles découvertes. Je resigne des deux mains avec plaisir n’importe quand !

  • angelita 14 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    Glen Affric de Karine Giebel, présentation
    Leonard veut partir ailleurs, loin de cette violence des cours de récré. Il est harcelé, battu car il est différent. Son fétiche est une figurine, un héros qui peut sauver le monde.

    Leonard a un retard mental, il n’y arrive pas l’école malgré les efforts. Il a 15 ans et veut aller à Glen Affric.

    Avis Glen Affric de Karine Giebel
    Comment écrire une chronique sur un roman de Karine Giebel que l’on a avalé en 5 jours ? Plus de 700 pages, des chapitres courts qui donnent envie au lecteur de tourner ces pages. Quoi écrire dans cette chronique sans dévoiler quoi que ce soit. Du pur, du très bon Karine Giebel. Très dérangeant également mais pas autant que Ce que tu as fait de moi. Je crois que je finis 2021 avec le véritable coup de coeur de l’année. J’ai lu beaucoup, j’ai beaucoup aimé, j’ai eu des coups de coeur mais celui-ci va se situer au-dessus de la pile.

    Alors, sans rien dévoiler, je vais plutôt m’intéresser aux personnages de ce roman, les personnages principaux. Les personnages secondaires tiennent une grande place. Il y a tout un village, il y a des adolescents qui commettent les choses honteuses contre un enfant, une famille. Heureusement que certains, et ils sont peu nombreux, se détachent du lot pour aider Mona, Leonard et Jorge. Il y a la gendarmerie et un de ses enquêteurs qui veut surtout épingler Leonard et Jorge. En liberté conditionnelle, les deux doivent se tenir à carreau pour éviter la case prison. Mais il est facile de fabriquer des preuves. Il faudra juste un seul enquêteur pour faire la lumière sur l’affaire présente et celle qui est passée. Lui aussi va souffrir car il va s’en prendre à un de ses responsables. La grande famille de la gendarmerie et la sienne lui en voudront. Mais est-ce que faire éclater la vérité sera-t-il suffisant pour sauver deux êtres ?

    Leonard est un jeune adolescent de 16 ans. Il est considéré comme l’idiot du village car il ne sait lire, ni écrire, il ne retient rien. Outre les quolibets, il va subir du harcèlement continuel. Il ne s’en ouvrira pas à sa mère, Mona. Tout explose lorsqu’il s’en prend à ses harceleurs. Car Leonard est grand et fort. Direction la prison en attente de son jugement. Un mois où il devra tenir et où il vivra des expériences humaines importantes mais aussi des drames. Le jour de son entrée en prison, son frère Jorge sort de prison après 16 ans de réclusion pour des crimes qu’il affirme n’avoir pas commis. Il avait 20 ans quand il y est entré et toute la vie devant lui. Sa mère l’a toujours soutenu, lui a fait connaître par ses paroles cet enfant qu’elle a recueilli et élevé. Leonard et Jorge vont enfin se rencontrer. La vérité sera dite concernant le passé de Jorge. Leonard peut être très violent dans ses réactions. Mais il a un très grand coeur et il écoute ceux qu’il aime et qui l’aiment. Personne ne doit s’en prendre aux proches de Leonard. Les deux ont subi les pires sévices à âges différents. Jorge s’est endurci. Il ne veut pas croire au bonheur, ne veut pas le vivre. Ce sera une belle relation entre tous les deux. Ils vont s’épauler, s’aider, ils vont former la famille que Mona voulait. Et le but de ce voyage est Glen Affric, en Ecosse, car Leonard a toujours conservé cette carte postale envoyée par Jorge à Mona. Mona est la mère de Jorge et Leonard. Elle a trouvé ce dernier dans un fossé et l’a adopté. Elle a soutenu ses deux garçons. Elle a toujours cru en eux. Elle les a toujours soutenus. Une femme qui a énormément souffert de tout ce qui s’est passé, de tout ce que sa famille a subi. Enfin, ses deux fils sont réunis. Et pour finir, il y a Angélique qui vit chez son oncle. Une jeune femme qui a perdu ses parents très jeune et depuis elle ne parle plus. Et ce que vit Angélique depuis son arrivée est le pire qu’un être humain puisse subir. Malgré les brimades, les violences aussi bien physiques qu’intellectuelles, Angélique va arriver à ce que son bourreau plie.

    Si vous voulez connaître la nature humaine dans tout ce qu’elle a de plus abject, lisez ce roman. Car malheureusement tout cela existe bel et bien. Le monde n’est pas prêt de vivre dans la paix avec ce genre de personnes qui agissent en toute impunité. Karine Giebel avait déjà décrit le monde de la prison, avec une jeune femme. Ici, c’est avec Jorge et Leonard, et également le milieu carcéral des mineurs.

    Un roman qui nous fait voyager avec Jorge et Leonard. Le lecteur voit avec les yeux de Leonard ces magnifiques paysages traversés. Le lecteur ressent toutes les douleurs de cet adolescent, de cet homme et de cette femme. Et comme toujours, une addiction réelle pour les romans de Karine Giebel. Elle a une sacrée imagination avec ces nombreux retournements de situation. Mais le lecteur, même fan de la romancière, est toujours surpris. Une véritable emprise psychologique sur son lecteur et surtout elle permet à son lecteur d’éprouver énormément de sentiments pour ses personnages qui souffrent.

    Cela va être long d’attendre le prochain roman.

    On ne peut pas mourir tant que l’on n’a pas vu Glen Affric.

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