Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Glen Affric - Karine Giebel

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

12 #AvisPolar
1 enquêteur
l'a vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle.
Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
Léo le triso. Léonard le bâtard.
Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
Alors il rêve parfois de disparaître.
Être ailleurs. Loin d’ici.
À Glen Affric.
Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars...

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

En librairie

Et chez vos libraires indépendants

  • Acheter sur Jesoutiensmalibrairie.com
  • Acheter sur lalibrairie.com
  • Acheter sur Place des libraires

Vos #AvisPolar

  • Marielle69 18 mai 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Encore un roman de Karine Giebel qu’il est impossible de lâcher avant la fin (il le faut pourtant avec ses 800 pages...). Une histoire très émouvante, très noire, cruelle. On a tellement envie de protéger Léonard et son frère, tellement envie de leur crier "non, ne faîtes pas ça...".
    Juste quelques longueurs à reprocher, mais en fait, non, cela permet de passer plus de temps avec Lennie et Jorge.
    Vous connaissez l’auteure et savez donc que la fin du roman ne sera pas très jolie, mais cela fait toujours mal...

  • Livres d’un jour 21 avril 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Une couverture qui attire l’œil, un lieu Glen Affric , est une vallée écossaise située dans les Highlands, à l’ouest de Loch Ness. Un endroit qui permet à l’autrice d’insuffler une part de rêve au sein d’un thriller psychologique.
    Trois histoires vont s’entrecroiser. Il y a Léonard, dit Léo le triso ou Léo le bâtard, appelé ainsi par les collégiens, dont il est le souffre douleur. Il se fait constamment racketté mais ne dit rien.. Et pourtant il a une force herculéenne. Son frère qu’il ne connaît pas encore, Jorge Mathieu qui est en prison depuis 22 ans, pour des meurtres qu’il n’a pas commis. Puis Angélique, une jeune femme, séquestrée par son oncle depuis le décès de ses parents.

    Mona est la maman courage. Elle gère au jour le jour. Elle sait bien que le quotidien de son « grand » ne doit pas être facile tous les jours. Elle ne s’apitoie pas sur son sort, son mari s’est pendu car il n’en pouvait plus. Mais elle est toujours là, elle est présente à côté de Léo. Elle aime lui raconter comment elle l’a trouvé. Léo en fait un leitmotiv , et quand il ne va pas bien, il reprend le récit de sa découverte.

    Glen Affric,. une carte postale envoyée à Mona par Jorge, il y a 16 ans, ne quitte pas Léonard. Glen Affric peut être aussi des étincelles de bonheur qui viendront..
    J’ai vibrée aux côtes des différents personnages J’ai eu peur avec Léo. J’ai aimé Mona et Jorge, ce grand frère tombé du ciel. vu la cruauté des humains , que ce soit dans le milieu carcéral ou ailleurs. J’ai eu peur avec Angélique, proie facile pour son oncle.
    J’ai tellement espéré un monde meilleur pour eux. La plume de Karine Giebel est acérée, tranchante, mais elle offre aussi des moments de douceurs.

    https://livresdunjourblog.wordpress...

  • Nessa Booknlove 13 mars 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    J’ai tellement lu d’avis positifs sur ce roman qu’il me tardait de le découvrir à mon tour. J’avoue que les plus de 700 pages m’ont un peu fait peur, mais finalement ce roman se dévore et se lit très vite. La plume de l’auteur est entraînante et donne envie de tourner les pages. Et malgré ce page Turner, quelque chose a manqué pour moi.

    Nous suivons donc Léonard, un ado de 15 ans avec un petit souci de retard de mental qui va faire une connerie et se retrouver quelques mois en prison. Alors qu’il rentre dans l’antre de la noirceur humaine, son frère Jorge, lui, sort d’une peine de 16 ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Nous découvrons dès lors l’évolution de 2 hommes qui vivent pour l’un l’univers carcéral et pour l’autre, le retour à la vie dans un monde qui ne veut pas de lui. Rapidement, nous nous immergeons dans l’atrocité de la vie humaine. Mais l’histoire commencera vraiment lorsque Léonard sortira de prison pour découvrir ce frère qu’il n’a jamais connu : retrouvailles, découvertes et nouvel espoir.

    L’auteur nous raconte à la perfection les ombres et la noirceur d’une vie qui n’a rien à envier. Que cela soit pour Léonard ou Jorge, nous faisons face à ce qu’il y a de plus sombre dans la méchanceté humaine et sincèrement, c’est bouleversant. Au fil du récit, évidemment, de nouveaux drames apparaissent et on n’arrive pas à croire que la vie peut être si injuste ! Et pourtant, je suis certaine que cette histoire pourrait ne pas être une fiction.

    L’immersion dans l’âme des personnages est profonde et parfaitemen menée par l’auteure. Pendant à peu près 600 pages, nous lisons des tranches de vie qu’on n’aimerait pas vivre nous-même. Est-ce un peu long ? Oui, mais étrangement ce roman se dévore. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi j’ai trouvé ce récit si long et en même temps si facile et rapide à lire. Il y a un je ne sais quoi qui nous attire vers cette histoire. Un attachement aux personnages certain.

    Le coeur de l’histoire arrive vraiment après la 600e page, car l’histoire prend une autre tournure : l’action entre en jeu et on commence à avoir des réponses à toutes nos questions. Et là, je me dis que je lis certainement trop de romans noirs ! J’avais compris dès le départ où étaient toutes les subtilités et les réponses. D’ailleurs, à la fin du roman, j’ai senti une pointe de déception, n’ayant pas du tout été surprise par la chute. Je me doutais que la fin aurait été celle-là. D’ailleurs, elle tombe un peu vite car en moins de 50 pages, on avait nos réponses. Sur un si gros pavé, j’aurai aimé être tenue en haleine un peu plus longtemps. Aussi, je pense que ce livre aurait pu être plus court et pour donner une tension pour forte et supprimer une certatine lassitude que j’ai peut-être ressentir aux 3/4 du roman.

    Glen Affric reste néanmoins une bonne lecture que je ne regrette pas, mais elle n’est pas la lecture attendue.

    https://booknlove.wordpress.com/2022/03/13/glen-affric-de-karine-giebel/

  • Alexandra Thiry 5 janvier 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Léonard affronte la vie jour après jour tel un navire pris dans les flots. Difficilement, en se débattant, en sombrant et en se relevant. Léonard il ne sait pas lire, il ne sait pas s’exprimer correctement. Léonard c’est le souffre douleur de la bande de Caïds sans cœur de son lycée. Léonard un jour en a marre et fini par rendre les coups...

    Voila une semaine que j’ai terminé ce roman noir magistral et que j’arrive enfin à vous en faire une chronique. De cette aventure passée avec les héros tellement attachants, je retiens une émotion de lecture rarement ressentie.

    Ouvrir Glen affric, c’est plonger au coeur d’une famille et ne plus vouloir les quitter. C’est avoir le cœur qui s’emballe contre toutes ces injustices et vouloir monter au front. C’est être chamboulée encore des jours après la lecture de la dernière ligne.

    J’ai adoré decouvrir K arine Giebel avec sa plume tellement belle et juste. Je recommence ! Tres beau coup de cœur de cette fin d’année 2021 🧡

  • Alexandra Thiry 5 janvier 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    Léonard affronte la vie jour après jour tel un navire pris dans les flots. Difficilement, en se débattant, en sombrant et en se relevant. Léonard il ne sait pas lire, il ne sait pas s’exprimer correctement. Léonard c’est le souffre douleur de la bande de Caïds sans cœur de son lycée. Léonard un jour en a marre et fini par rendre les coups...

    Voila une semaine que j’ai terminé ce roman noir magistral et que j’arrive enfin à vous en faire une chronique. De cette aventure passée avec les héros tellement attachants, je retiens une émotion de lecture rarement ressentie.

    Ouvrir Glen affric, c’est plonger au coeur d’une famille et ne plus vouloir les quitter. C’est avoir le cœur qui s’emballe contre toutes ces injustices et vouloir monter au front. C’est être chamboulée encore des jours après la lecture de la dernière ligne.

    J’ai adoré decouvrir K arine Giebel avec sa plume tellement belle et juste. Je recommence ! Tres beau coup de cœur de cette fin d’année 2021 🧡

  • la_tete_dans_mes_livres 5 janvier 2022
    Glen Affric - Karine Giebel

    GLEN AFFRIC – KARINE GIEBEL – LE RENDEZ-VOUS ANNUEL OÙ LES GENTILS NE S’EN SORTENT JAMAIS, SORTEZ LES MOUCHOIRS, JORGE HANTE ENCORE MON CŒUR.

    “ Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle. Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien, Léo le triso, Léonard le bâtard. Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents. Alors il rêve parfois de disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. A Glen Affric. Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars. »

    On ne ressort jamais indemne après la lecture d’un roman de Karine Giebel. En lisant ce roman, je n’ai pu que penser à Meurtres pour rédemption qui évoque l’univers carcéral ou encore Purgatoire des innocents, avec à nouveau le destin tragique de deux frères. Karine Giebel utilise les shémas qui ont fait son succès pour le bonheur de ses lecteurs.

    Ayant tous les livres de l’auteure, c’est un rendez-vous que je ne rate jamais, je deviens très exigeante quand vient l’heure de ma lecture annuelle. On pourrait dire que ce roman souffre de quelques longueurs, allez savoir… Il aurait pu être plus court, mais d’un autre côté, Karine Giebel sait parfaitement captiver ses lecteurs.

    N’allez pas croire que je n’ai pas aimé, je tiens juste à tout dire. Karine Giebel reste pour moi la reine du thriller francophone. Elle nous emmène au plus profond de la psychologie comme personne. L’auteure nous plonge encore une fois dans un roman qui laissera en nous tant d’émotions, un vide après avoir terminé la dernière page. Vous tremblerez pour Léo et Jorge. La cruauté des autres sera compagne de votre lecture face à la détresse, à l’injustice que vivent les deux frères.

    Si vous êtes des habitués de l’auteure, vous savez que cela ne finit jamais bien. Pour certains, un mouchoir pourrait s’imposer. Je dois confesser qu’entre les deux frères, j’ai succombé à l’histoire de Jorge. Leila, Raphaël, William,… Une liste qui vient de s’allonger.

    « Au final, c’est con la vie, hein John «  ?

  • universpolars 26 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    « Léo le triso »
    « Léonard le connard »

    Nous comprendrons assez vite ici qu’un ado victime de persécutions, de moqueries et de mépris, sera le héros de ce bouquin. Notre héros. Les gamins sont parfois cruels entre eux, c’est indéniable, non ? Uniquement les gamins, d’ailleurs ?

    Léonard n’est pas un connard, bien au contraire, mais Léo souffre d’un retard mental. Malgré sa grande taille et sa force herculéenne, Léo manque peut-être un peu de courage et, surtout, c’est un gentil gars. Léo souffre, il aimerait être ailleurs, évidemment ! Mais où ?

    Karine Giebel nous emmène dans l’univers de ce jeune homme attachant, dans un petit village au sein duquel nous pourrons constater que l’être humain peut parfois être odieux et méprisable, principalement face à l’altérité. Cette petite bourgade en sera l’exemple mais, au final, elle représentera assez justement l’état général de notre société. Franchement, il y a tout de même une sacrée brochette de connards frustrés sur cette planète. Ce sont des propos qui n’engagent que moi, bien entendu.

    Être cruel face à la différence, est-ce de la peur, de la rancœur ou juste le besoin de se sentir supérieur ? Est-ce dû à un manque d’éducation, est-ce de la bêtise ? C’est peut-être un peu tout cela à la fois et l’auteure vous le démontrera par cette histoire touchante, profonde et, encore une fois, cruelle.

    Nous irons également faire un long séjour dans le milieu carcéral, une ambiance que Karine Giebel nous a déjà fait connaître, notamment dans « Meurtres pour rédemptions ». Celles et ceux qui se souviennent de ce titre doivent certainement être en train de repenser à Marianne ! Bref … Une autre forme de violence prendra forme entre ces murs - et même après, à l’extérieur -, celle liée à l’injustice. Quel paradoxe !

    Karine Giebel fait monter en nous une rage énorme, brute, violente. Elle ne mâche pas ses mots pour élaborer un scénario dégoulinant de cruauté. Notre jeune héros, suffoquant sous le poids de son handicap, va se retrouver dans un univers bien trop hostile pour lui. C’est intense, c’est profond, c’est touchant, c’est révoltant, mais l’espoir perdure toujours. Tant qu’il y a des rêves, il y a de l’espoir, non ?

    Avec ce titre, Karine Giebel décortique et place devant nos yeux les dysfonctionnements de la nature humaine, en démontrant à quel point l’Homme peut être lâche, jaloux, reître ou encore chiard. Mais elle plantera aussi devant nos yeux les innombrables répercussions d’un système judiciaire qui est, vous vous en doutez, loin d’être parfait. Le jugement sera un peu au centre de ce récit, et pas seulement celui émanant de la justice !

    Puis, pris dans ces rouleaux de dysfonctionnements que je viens de citer, nous nous focaliserons sur une histoire familiale déchirante, que l’auteure nous fera découvrir en profondeur.

    Sincèrement, c’est l’horreur absolue et ça fait mal. Les conséquences de l’abandon, du mépris ou encore de l’indifférence seront au cœur de ce récit qui va atteindre le nôtre en plein centre, en nous arrachant quelques tripes au passage. C’est touchant.

    Mais parmi toutes ces souffrances et ces terribles déchirements - qui vont crescendo -, nous allons tout de même vivre une belle histoire d’amitié, de fraternité, de complicité, et peut-être même d’amour.

    Ce bouquin est à lire pour cette profondeur qu’il dégage sur la nature humaine, sur les contacts humains, que ce soit dans le meilleur ou dans le pire ! Comme moi, je pense que vous refermerez ce livre avec des tonnes d’émotions qui s’entrechoqueront les unes contre les autres, ce qui provoquera énormément de bruit en vous. Le retour au calme sera long et difficile.

    Bonne lecture.

  • csa_livres_emotions 19 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    ♥️💥 Ƈ♡ƱṖ DƐ Ƈ♡ƐƱŔ M♡ИƱMƐИŦΛĿ 💥♥️
    "Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle". Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
    "Léo le triso. Léonard le bâtard."
    Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
    Alors il rêve parfois de disparaître.
    Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric.
    Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars...
    🅜🅞🅝 🅐🅥🅘🅢 :
    🍃Ce tout nouveau roman de Karine Giebel , paru aux Éditions Plon le 4 novembre dernier, est juste ҼƝƠRⱮҼ, tant par ses 762 pages que par sa trame et ses intrigues. Vous en dévoilez plus que sa quatrième de couverture serait un crime impardonnable.
    🍃 Un #thriller psychologique totalement addictif, bouleversant d’humanité ; sur la différence, l’amitié, la justice, la cruauté et la bêtise humaine.
    Karine Giebel ne nous épargne rien en nous plongeant au plus profond de l’âme humaine. Elle nous émeut, nous malmène, nous secoue au travers de personnages d’une candeur, d’un réalisme, d’une authenticité remarquable pour lesquels on ne peut que s’identifier, s’attacher, ou se désolidariser.
    🍃🏔 Je ressors de cette #lecture, encore une fois subjuguée par la plume de Karine, émotionnellement secouée, révoltée à plusieurs reprises, au bord des larmes et en totale apnée sur les 200 dernières pages, vers ce final magistral ✨♥️.
    Fan absolue et inconditionnelle de cette #autrice depuis toujours, ce douzième #roman fait partie de ses meilleurs.

  • Cancie 16 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    https://notre-jardin-des-livres.ove...

    Glen Affric de Karine Giebel m’a embarquée dans des émotions plus qu’intenses, émotions que j’ai rarement ressenties à ce degré lors de mes lectures.
    Une présentation est faite de trois personnages, trois innocents à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Léonard est un jeune garçon de 16 ans doté d’un physique impressionnant que son amie Victoria décrit ainsi : un sourire d’enfant, un regard d’innocent et un cœur de géant. Il n’est pas comme les autres. Il a été trouvé dans un fossé alors qu’il avait 5 ans traumatisé par de multiples sévices d’où ses difficultés de compréhension et a été recueilli par Mona. Et même si celle-ci « a beau affirmer qu’il est mieux que les autres, Léonard a du mal à la croire. Ses camarades de classe disent qu’il lui manque des cases, qu’il n’est pas fini ». Pour lui, le lundi matin est synonyme d’« une nouvelle semaine en enfer ». Harcelé, rançonné, il subit, encaisse, supporte. Son physique lui permettrait d’écraser aisément ses ennemis, mais il a promis à Mona de ne jamais utiliser sa force physique pour blesser quelqu’un.
    Son bien le plus précieux qui lui permet de s’endormir le soir est une carte postale jaunie par le temps, envoyée d’Écosse, de Glen Affric par son frère Jorge, qu’il ne connaît pas et qu’il attend... Mais lorsque la bande à Jules s’en prend à son chat, Léonard voit rouge et se rebiffe !
    Jorge, quant à lui, Mona n’a pas osé en parler à Léonard, tant celui-ci est fragile et sensible, il est écroué depuis seize ans pour un viol et deux assassinats qu’il a toujours nié avoir commis, et va être remis en liberté conditionnelle. Ironie du sort : le jour de sa levée d’écrou, Léonard est incarcéré. Il faudra attendre un peu pour que Jorge et son frère adoptif fassent enfin connaissance.
    Et il y a également cette jeune femme Angélique qui ne parle plus et qui est séquestrée et abusée par son oncle qui l’a recueillie lors du décès accidentel de ses parents.
    Trois histoires, donc, qui vont s’entrecroiser.
    Karine Giebel passe d’un personnage à l’autre sans nous laisser de temps de répit et je dois dire que j’ai souffert atrocement en découvrant la cruauté dont peuvent être capables les êtres humains, du moins certains. Que ce soient ces gamins sans pitié qui n’hésitent pas à s’en prendre aux plus faibles d’entre eux comme à Hadrien, le surdoué ou à Léonard, « le triso, le bâtard », « différents des autres, des proies forcément », que ce soient les gens du village qui condamnent sans preuves, qui colportent les rumeurs, tiennent des propos vexants et haineux, surtout lorsqu’ils se retrouvent à plusieurs ou que ce soit encore des gendarmes ou des surveillants corrompus qui s’acharnent sur ces innocents ou ces faibles devenus leur proie.
    Quant à l’univers carcéral, Karine Giebel le décrit de façon magistrale, sans faux-semblant, démontrant comment il détruit les individus, disant fort à propos, comme on peut le constater dans la vie « que les innocents qui entrent en prison en ressortent coupables et que ceux qui le sont déjà en ressortent plus violents qu’ils ne l’étaient auparavant. »
    La bienveillance, l’amitié, l’amour, la compréhension, la solidarité et l’espoir sont néanmoins bien présents, terriblement bien incarnés et rendent d’autant plus abjects les comportements précédents.
    Les sentiments familiaux avec cet amour maternel si chaud et si important incarné par Mona et cet amour « fraternel » entre ces deux garçons Jorge et Léonard atteignent quelque chose de sublime.
    Léonard est sans aucun doute le personnage que l’on pourrait qualifier d’innocent le plus pur. En lui faisant faire référence à maintes reprises, soit à l’histoire de sa découverte dans le fossé, soit à sa phrase fétiche « C’est con la vie, hein John ? », ou encore à ce rêve de voir Glen Affric, Karine Giebel rend le récit absolument émouvant et bouleversant.
    Les erreurs judiciaires et les errances de la justice sont développées de façon extrêmement pertinente.
    C’est une histoire pétrie d’humanité, de tolérance, d’amour, de soif de liberté mais de tellement de douleur.
    Je dois avouer que les larmes ont accompagné la presque totalité de ma lecture tant il m’a été impossible de ne pas être attendrie, touchée et secouée par les répliques si désarmantes de Lennie, ce garçon qui a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents et qui rêve parfois et de plus en plus souvent de disparaître. Impossible également de ne pas être touchée par la beauté des sentiments exprimés par ces deux frères et au contraire, totalement révulsée par la bêtise et la cruauté humaines, l’horreur atteignant des sommets avec la séquestration d’Angélique.
    Quant au dénouement, bien des surprises nous attendent, nous laissant cependant un goût amer et un sentiment d’amertume face à toutes ces vies gâchées. le suspense est superbement bien entretenu et les deux frères resteront gravés dans ma mémoire pour longtemps.
    Karine Giebel a un talent incontestable pour être parvenue à un thriller psychologique aussi abouti, où le plus beau côtoie le pire. J’avais beaucoup apprécié « Toutes blessent, la dernière tue », mais j’ai trouvé Glen Affric encore plus convaincant.
    Un énorme coup de cœur, donc, pour Glen Affric que j’ai eu l’immense plaisir de lire grâce à Babelio et aux éditions Plon, dans le cadre des Experts Polar de ces mêmes éditions, que je remercie très sincèrement.

  • Lectures noires pour nuits blanches 15 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    "Ce que tu aimerais, parfois, c’est disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric. "

    Dans cette histoire, trois personnages principaux, trois destins entremêlés.
    Léonard, ado de 16 ans, bâti comme une armoire mais hélas à qui il manque quelques tasses dans l’armoire. Sa différence lui causera bien des tourments.
    "Lennie, ...un sourire d’enfant, un regard d’innocent et un coeur de géant."
    Jorge sort de prison après avoir purgé une peine de 16 ans pour un double meurtre qu’il n’a pas commis.
    Et puis il y a Angélique, une mystérieuse jeune femme, séquestrée, torturée, violée, qui ne rêve que d’évasion.
    Des personnages forts, marquants, terriblement attachants avec lesquels on va souffrir tout au long du roman. Autour d’eux vont graviter tout un tas de personnages, certains peut-être un chouïa manichéens, d’autres humains et empathiques.
    C’est grâce à ses personnages que l’auteure a réussi à me tenir jusqu’au bout. Je n’ai pu m’empêcher de les accompagner jusqu’à cette fin inéluctable. Cette fin que tout laisse présager mais que malgré tout l’on espère différente. Lennie et Jorge, Jorge et Lennie, leur complicité, leur tendresse, prêts à tout l’un pour l’autre. J’ai espéré, subi, enduré à leurs côtés.

    Karine Giebel aborde dans ce roman des thèmes forts, récurrents, comme la séquestration, le milieu carcéral, la violence, le harcèlement, le handicap. C’est dur, cruel, du Giebel. Il est aussi beaucoup question d’amour, l’amour fraternel, maternel, l’amitié. Cela rend le roman un peu plus soft, mais attention on n’est pas dans de la guimauve loin de là. Malgré tout, pour moi, et ce n’est bien sûr que mon avis, il y en a trop. Trop de coups, trop d’acharnement, trop d’injustice surtout. J’ai vécu une grande partie de ma lecture, la boule au ventre, en colère, bouleversée. Trop émue, trop touchée, les larmes aux yeux, un trop plein d’émotions.

    Puisqu’on est dans les trop, j’ai trouvé cela trop long, trop répétitif par moment, limite redondant. Un scénario qui se répète, encore et encore. J’ai eu le sentiment de tourner en rond, de déjà vu.

    Glen Affric est une revisite du livre de Steinbeck, Des souris et de hommes, avec de nombreux clins d’oeil à La ligne verte de Stephen King. Un hommage ou une inspiration assumée, peu importe, c’est différent mais tout de même très similaire. J’avoue avoir de plus en plus de mal avec ce genre de réécriture d’histoire. Comme pour les remake de films ou reboot de séries. J’ai envie de nouvelles histoires, pas qu’on me resserve la même soupe dans différentes assiettes.

    Les livres de Karine Giebel provoquent toujours en moi des sentiments contradictoires. Je le sais et je m’y attends. J’ai aimé ce livre pour différentes raisons et moins aimé pour d’autres. J’aime être bousculée et secouée dans mes lectures, mais là ça allait ou delà, je n’étais pas bien. Après avoir pris le temps de la réflexion, en analysant les émotions ressenties, ce qui ressort au final, ce qu’il va me rester, c’est ce sentiment de malaise. *C’est con la vie, hein John ?"
    Comme toujours, faites-vous votre propre avis.

    Je remercie très chaleureusement Babelio et les Éditions Plon pour cette fabuleuse année en tant qu’Expert polar. J’ai pris un immense plaisir à découvrir ces romans avec lesquels j’ai passé d’agréables moments de lecture. Je remets ça avec plaisir quand vous voulez !

  • Musemania 14 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    Karine Giebel, c’est une auteure pour laquelle j’ai déjà remarqué qu’on est face à deux sentiments antinomiques : soit on adore ses livres, soit on n’aime pas du tout. Pour ma part, en tout cas pour tous les livres que j’ai lus d’elle (dont vous pouvez retrouver mes chroniques sur mon blog), mon ressenti reste le même : j’adore !

    Pourquoi ? Tout simplement, pour sa façon dont elle a de conter une histoire. C’est travaillé, le style est étudié,… Encore une fois, par son dernier livre, « Glen Affric », elle a su me maintenir en apnée, le temps de sa lecture. Pourtant, celle-ci compte plus de 760 pages et donc, il fallait quand même le faire !

    Savoir garder son lecteur en haleine durant un si grand nombre de pages, peu d’auteurs savent le faire, mais bien Karine Giebel. A aucun moment, je n’ai ressenti de la lassitude ou de l’ennui. Je n’ai pas eu non plus l’impression de faire face à des déjà-dits ou des répétitions inutiles.

    Ses deux personnages principaux de Léonard et Jorge sont ô combien attachants qu’on ne souhaiterait que les protéger de la dureté de la vie et des failles du système. Dotée de faiblesses, leur humanité n’en est que plus grande. Ils sont tellement bien construits qu’on a l’impression de les connaître, de lire leur récit de vie. Leur histoire va s’entremêler à celle d’Angelique, pour qui la vie non plus n’a pas épargné des coups du sort.

    Le talent de la plume de Karine Giebel, maîtresse de la littérature noire française, distille un suspens savamment dosé vous empêchant de lâcher le livre. Traitant de thèmes très actuels comme le harcèlement scolaire ou les erreurs judiciaires entre autres, l’intrigue en donne tout un réalisme encore plus grand.

    Du moche en ressort finalement quelque chose de « beau », de « fort », on termine ce thriller psychologique avec le coeur en miettes mais on gardera très longtemps en mémoire ce Léonard et ce Jorge.

    Vous vous demandez sûrement ce qu’est « Glen Affric ». Moi-même, je ne connaissais pas du tout et n’en avais jamais entendu parler avant de me plonger dans ce livre. Il s’agit d’un glen au sud-ouest du village de Cannich, dans les Highland en Écosse, à l’ouest de Loch Ness. N’hésitez pas à faire des recherches de photos de cet endroit, c’est tout simplement magique !

    Je remercie les Editions Plon et Babelio pour cette aventure des Experts du Polar. L’année s’achevant doucement, « Glen Affric » clôt cette magnifique aventure. J’ai passé d’excellentes heures de lecture en compagnie de cette sélection et ai fait de très belles découvertes. Je resigne des deux mains avec plaisir n’importe quand !

  • angelita 14 décembre 2021
    Glen Affric - Karine Giebel

    Glen Affric de Karine Giebel, présentation
    Leonard veut partir ailleurs, loin de cette violence des cours de récré. Il est harcelé, battu car il est différent. Son fétiche est une figurine, un héros qui peut sauver le monde.

    Leonard a un retard mental, il n’y arrive pas l’école malgré les efforts. Il a 15 ans et veut aller à Glen Affric.

    Avis Glen Affric de Karine Giebel
    Comment écrire une chronique sur un roman de Karine Giebel que l’on a avalé en 5 jours ? Plus de 700 pages, des chapitres courts qui donnent envie au lecteur de tourner ces pages. Quoi écrire dans cette chronique sans dévoiler quoi que ce soit. Du pur, du très bon Karine Giebel. Très dérangeant également mais pas autant que Ce que tu as fait de moi. Je crois que je finis 2021 avec le véritable coup de coeur de l’année. J’ai lu beaucoup, j’ai beaucoup aimé, j’ai eu des coups de coeur mais celui-ci va se situer au-dessus de la pile.

    Alors, sans rien dévoiler, je vais plutôt m’intéresser aux personnages de ce roman, les personnages principaux. Les personnages secondaires tiennent une grande place. Il y a tout un village, il y a des adolescents qui commettent les choses honteuses contre un enfant, une famille. Heureusement que certains, et ils sont peu nombreux, se détachent du lot pour aider Mona, Leonard et Jorge. Il y a la gendarmerie et un de ses enquêteurs qui veut surtout épingler Leonard et Jorge. En liberté conditionnelle, les deux doivent se tenir à carreau pour éviter la case prison. Mais il est facile de fabriquer des preuves. Il faudra juste un seul enquêteur pour faire la lumière sur l’affaire présente et celle qui est passée. Lui aussi va souffrir car il va s’en prendre à un de ses responsables. La grande famille de la gendarmerie et la sienne lui en voudront. Mais est-ce que faire éclater la vérité sera-t-il suffisant pour sauver deux êtres ?

    Leonard est un jeune adolescent de 16 ans. Il est considéré comme l’idiot du village car il ne sait lire, ni écrire, il ne retient rien. Outre les quolibets, il va subir du harcèlement continuel. Il ne s’en ouvrira pas à sa mère, Mona. Tout explose lorsqu’il s’en prend à ses harceleurs. Car Leonard est grand et fort. Direction la prison en attente de son jugement. Un mois où il devra tenir et où il vivra des expériences humaines importantes mais aussi des drames. Le jour de son entrée en prison, son frère Jorge sort de prison après 16 ans de réclusion pour des crimes qu’il affirme n’avoir pas commis. Il avait 20 ans quand il y est entré et toute la vie devant lui. Sa mère l’a toujours soutenu, lui a fait connaître par ses paroles cet enfant qu’elle a recueilli et élevé. Leonard et Jorge vont enfin se rencontrer. La vérité sera dite concernant le passé de Jorge. Leonard peut être très violent dans ses réactions. Mais il a un très grand coeur et il écoute ceux qu’il aime et qui l’aiment. Personne ne doit s’en prendre aux proches de Leonard. Les deux ont subi les pires sévices à âges différents. Jorge s’est endurci. Il ne veut pas croire au bonheur, ne veut pas le vivre. Ce sera une belle relation entre tous les deux. Ils vont s’épauler, s’aider, ils vont former la famille que Mona voulait. Et le but de ce voyage est Glen Affric, en Ecosse, car Leonard a toujours conservé cette carte postale envoyée par Jorge à Mona. Mona est la mère de Jorge et Leonard. Elle a trouvé ce dernier dans un fossé et l’a adopté. Elle a soutenu ses deux garçons. Elle a toujours cru en eux. Elle les a toujours soutenus. Une femme qui a énormément souffert de tout ce qui s’est passé, de tout ce que sa famille a subi. Enfin, ses deux fils sont réunis. Et pour finir, il y a Angélique qui vit chez son oncle. Une jeune femme qui a perdu ses parents très jeune et depuis elle ne parle plus. Et ce que vit Angélique depuis son arrivée est le pire qu’un être humain puisse subir. Malgré les brimades, les violences aussi bien physiques qu’intellectuelles, Angélique va arriver à ce que son bourreau plie.

    Si vous voulez connaître la nature humaine dans tout ce qu’elle a de plus abject, lisez ce roman. Car malheureusement tout cela existe bel et bien. Le monde n’est pas prêt de vivre dans la paix avec ce genre de personnes qui agissent en toute impunité. Karine Giebel avait déjà décrit le monde de la prison, avec une jeune femme. Ici, c’est avec Jorge et Leonard, et également le milieu carcéral des mineurs.

    Un roman qui nous fait voyager avec Jorge et Leonard. Le lecteur voit avec les yeux de Leonard ces magnifiques paysages traversés. Le lecteur ressent toutes les douleurs de cet adolescent, de cet homme et de cette femme. Et comme toujours, une addiction réelle pour les romans de Karine Giebel. Elle a une sacrée imagination avec ces nombreux retournements de situation. Mais le lecteur, même fan de la romancière, est toujours surpris. Une véritable emprise psychologique sur son lecteur et surtout elle permet à son lecteur d’éprouver énormément de sentiments pour ses personnages qui souffrent.

    Cela va être long d’attendre le prochain roman.

    On ne peut pas mourir tant que l’on n’a pas vu Glen Affric.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.