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Fermer les yeux - Antoine Renand

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Résumé :

2005. Dans un village perché d’Ardèche, la petite Justine, sept ans, disparaît.
Rapidement, les habitants s’organisent et lancent des battues dans la nature environnante.
Les recherches se prolongent jusque tard dans la nuit mais ce n’est qu’au petit matin que le gendarme Tassi découvre quelque chose…

Vos #AvisPolar

  • Aude Lagandré 17 mars 2020
    Fermer les yeux - Antoine Renand

    L’année dernière presque à la même période, je vous parlais de l’entrée fracassante dans le monde du noir d’Antoine Renand. Avec « l’empathie », il avait marqué mon esprit en développant des thématiques questionnantes, et intéressantes autour d’une trame très bien ficelée. Figurez-vous qu’il remet ça cette année, avec « Fermer les yeux ». Chronologiquement, « Fermer les yeux » siégeait déjà dans les pensées de l’auteur bien avant « l’empathie », même s’il est publié après. L’histoire a été écrite en 2005 sous la forme d’un scénario : cela devait devenir un film. Et puis, les hasards de la vie en ont décidé autrement. Cela veut dire qu’Antoine Renand n’a pas été obligé de faire de concession, que son texte est celui qu’il voulait qu’il soit et que le résultat est à la hauteur de ses attentes. Qu’en est-il des nôtres ?

    Même si ce roman est finalement antérieur à « l’empathie », il est pour moi bien plus abouti, et sur de nombreux points. D’abord, j’ai senti un gros travail sur la trame de fond, peut-être inspiré d’un fait divers réel, peut-être de plusieurs. C’est extrêmement documenté, les références à d’autres tueurs en série sont peaufinées et cela renforce la crédibilité du récit. Ensuite, et c’est là pour moi un point déterminant, Antoine Renand a effectué un remarquable et saisissant travail sur les personnages. Les trois protagonistes principaux, Dominique Tassi le gendarme retraité, Nathan Rey l’écrivain spécialisé en criminologie et Emma Marciano l’avocate sont assurément parfaitement dépeints psychologiquement parlant. Le lecteur entre littéralement dans leurs têtes : c’est à mon sens suffisamment réussi pour que cela soit souligné. Pour moi, c’est un point capital dans un thriller : il ne s’agit pas seulement de soigner l’intrigue, il faut également que les personnages contribuent à la servir. C’est le cas ici.

    Enfin, et c’est le grand plus que j’attends en ce moment dans mes lectures, il faut que l’auteur développe des thématiques sociétales qui m’apportent de réelles réflexions durant ma lecture, même s’il s’agit, à la base, de pur divertissement. Antoine Renand a aussi eu cette intelligence-là : la force des mots, des personnages charismatiques qui servent des scènes quasi cinématographiques et des questionnements centraux qui font cogiter le lecteur.

    Sans rentrer dans un résumé précis du roman que je préfère vraiment vous laisser découvrir, j’en ai trouvé plusieurs très intéressants. Les dires d’une personne victime d’une addiction sont-ils crédibles ? Les doutes et les certitudes professionnelles qui gravitent autour de Tassi posent beaucoup de questionnements sur ses propos et sur ses actions. Quelles sont les conséquences de couvrir une faute grave pour le responsable de la faute en question ? Est-ce une façon de l’aider ? Une forme d’absolution ? Un encouragement à continuer dans ses errements ? L’empathie (on en revient finalement toujours au premier roman) est-elle finalement synonyme d’absolution ? Dans la première partie du roman, très dense, très psychologique, beaucoup d’informations sont données sur la nature de certains actes ou de certains comportements. On pourrait y voir des longueurs, mais elles servent considérablement l’évolution de l’intrigue et des personnages dans la seconde partie. Antoine Renand a pris son temps, il a fait preuve d’un considérable souci du détail, n’a rien laissé au hasard. La mécanique se met lentement en place, elle devient tourbillon, puis implacable rouleau compresseur qui n’existe que pour niveler un fondamental besoin de rédemption. Car, la rédemption est bien le cœur du roman : se regarder en face, accepter de s’être trompé, devenir le « seul contre tous », braver sa hiérarchie.

    Enfin, ce livre pose la question de la justice et de l’erreur judiciaire. Ma fille de 10 ans qui visitait très récemment un tribunal m’a répétée que le juge avait dit aux enfants qu’il ne se trompait jamais, car il n’était pas seul à juger… Je vous laisse apprécier une telle affirmation… « Les magistrats, tout en haut, qui pensent que la justice ne peut pas se tromper ; ou alors que, quand elle se trompe, il vaut mieux ne pas le dire, car l’admettre aurait des conséquences plus fâcheuses que la révision. » Toute puissante justice dépourvue de doute, bénie sois-tu ! Je souligne la brillante analyse sur la loi de proximité en fin de roman.

    Antoine Renand l’aborde par deux prismes. D’abord en tentant d’imaginer ce que fait la justice quand elle se trompe, puis en développant le discrédit que cela jette sur les enquêteurs qui ont rapporté à la justice des preuves contribuant de la prononcer. Enfin, les questions posées sur la relation justice-médias sont très pertinentes « Elle dit qu’un grand procès se gagne à soixante-dix pour cent dans les assises, à trente pour cent dans les médias. »

    « Fermer les yeux » porte bien son titre, vous comprenez rapidement pourquoi, votre conscience sera certainement taraudée. Le lecteur entrevoit la patte du scénariste qui choisit de privilégier une balade à travers les époques pour mieux construire son intrigue, de ne pas forcément favoriser l’unité de lieu et de beaucoup miser sur le charisme de ses personnages qui portent littéralement l’histoire. Le second roman est souvent le plus difficile à écrire, celui que le lecteur attend au tournant pour mesurer ce que l’auteur a dans le ventre. Pas d’inquiétude à avoir concernant Antoine Renand : il signe ici un deuxième opus diablement efficace.

    Je remercie les éditions Robert Laffont et la Bête Noire de leur confiance.

  • Lisez.du.polar 22 mars 2020
    Fermer les yeux - Antoine Renand

    ⭐️🖤🖤🖤⭐️

    Essai transformé pour Antoine Renand qui, après le succès retentissant de L’empathie l’hiver dernier (coup de 🖤 2019), confirme tout son talent avec un second roman très abouti et très certainement plus intimiste.

    Le point fort de Fermer les yeux, outre une intrigue bien ficelée et richement documentée, ce sont ses personnages, profondément humains. Loin des caricatures du genre, Antoine s’attache à faire évoluer ses personnages au gré de leurs forces, de leurs faiblesses, dans un univers où les frontières entre le bien et le mal, la vérité et le mensonge sont souvent ténues. Comme pour L’empathie, c’est alors un flot d’émotions qu’il faut gérer, parfois endiguer, tout au long de la lecture. En ça, Antoine est un vrai magicien.

    Il l’explique : Fermer les yeux plonge ses racines dans l’imaginaire de l’auteur il y a 15 ans. Du scénario au roman, Antoine Renand y a sans doute mis une grande part de lui. Bourg-en-Bresse, ses origines. Le cinéma, sa passion (et la cinéphile que je suis n’est pas restée insensible aux nombreuses références cinématographiques) 😉

    Essai transformé donc, pour un auteur au talent incontestable, devenu pour moi incontournable sur la scène de la littérature noire. Un nouveau coup de 🖤 pour sa plume et l’attente déjà d’un prochain roman.

    Enfin, je terminerai cette chronique par un clin d’œil. On le sait, un livre, c’est un auteur et souvent un long travail de création. Mais c’est aussi un éditeur et le travail de l’ombre pour porter le livre jusqu’à son lecteur. Et si depuis plusieurs mois la collection La Bête Noire s’est imposée sur mon étagère coup de cœur, avec Antoine Renand, Patrice Guirao, Daniel Cole et je l’espère bien d’autres, Glenn Tavennec n’y est sûrement pas étranger. Merci Glenn 😘

  • Emysbook 24 mars 2020
    Fermer les yeux - Antoine Renand

    L’auteur nous laisse avec seulement ce simple résumé pour nous embarquer dans 450 pages d’un thriller devenu un énorme coup de cœur. Je n’avais pas lu son premier roman "L’empathie" et j’avoue que je regrette, pire même je m’en veux. Comment j’ai pu passer à côté d’un auteur aussi prometteur que lui ??

    Dès le début de l’enquête quand on rencontre l’adjudant Tassi on ne se doute pas de ce qui va se dérouler 430 pages plus tard un thriller machiavélique orchestré par des personnes agissants dans l’ombre depuis trop longtemps.

    Le personnage de Tassi est désagréable mais pourtant on sent une sincère sensibilité voulu par l’auteur. Tassi ce flic que personne ne porte vraiment dans son cœur à priori, qui a vécu une dès pires choses au monde et qui se retrouve à boire au fond des bars. Une cible facile, beaucoup trop influençable.

    Une enquête qui se déroule en huis-clos. J’ai idolâtré la mise en scène et l’ambiance dans laquelle Antoine Renand m’a plongé pour son thriller. On découvre différents villages, différents secrets de sociétés qui sont effacés sans réelle informations. De quoi donner au lecteur le doute. Le doute face au tueur, le doute face à une personne sans cœur qui use de toute son atrocité et qui agit sans une once d’humanité. Ce thriller nous expose au fait que nous avons tous droit à l’erreur ; Le nombre d’erreur judiciaire est considérable. Bien sûr pour nous rassurer il faut un coupable idéal, une personne portant le portrait parfait.

    Et pourtant c’est dans un suspense, dans une intrigue, dans une machination sans nom que tous les éléments de l’enquête se coordonnent pour nous plonger un peu plus dans la cruauté et la haine. Parce que de la haine j’en ai ressentis considérablement. Page après page j’avais moi même envie d’être Tassi l’adjudant, Nathan le jeune auteur ou bien Emma l’avocate. J’avais envie de découvrir et de débusquer l’auteur de ces crimes.

    La fin est une claque, plus que ça, elle marque, elle n’oublie pas, elle laisse des traces, dans une mémoire, chez une personne et dans une âme mais plus que ça la fin laisse une place dans ma bibliothèque des coups de cœur. Arriver à livrer à la lectrice maniaque que je suis, une fin comparable à celle-ci c’est avoir un grand talent. Nul mot ou texte ne définit la jubilation que j’ai d’avoir Antoine Renand dans ma bibliothèque.

  • Mouchemike 30 mars 2020
    Fermer les yeux - Antoine Renand

    Que dire quand on retrouve la plume d’Antoine Renand, si ce n’est préparez vous à une nuit blanche.

    Une nuit blanche, OUI mais pour plusieurs raisons. La première c’est que vous ne pourrez pas dormir tellement vous aurez envie de lire de nouveaux chapitres et pénétrer plus en profondeur l’âme des protagonistes. La deuxième est que l’écriture de ce livre va vous coller des frissons et vous triturer les méninges, vous glacer le sang et vous rendre dingue.

    Voilà ce qui fait un bon thriller à la sauce Antoine Renand.

    Pour ce nouveau roman, nous allons plongé dans la tête d’un gendarme aigri et fatigué de la vie, la mort de sa fille l’a complètement bouleversé, sa vie n’est du tout la même, il sombre dans l’alcool depuis cette époque.

    Un évènement tragique va venir s’insinuer dans la gendarmerie dans laquelle il bosse. La disparition d’une petite fille de 7 ans dans d’horribles circonstances va venir le torturer d’avantage.

    Voilà vous l’aurez compris, avec ce livre il va vous falloir un cœur en pleine forme, un estomac en bonne santé et surtout vous allez plonger dans un univers où rien n’est gagné d’avance, où tout est complexe et surtout où la vérité est souvent plus compliqué que ce que l’on pourrait croire. Un véritable coup de CŒUR pour moi pour ce livre fracassant.

  • Ju lit les Mots 3 avril 2020
    Fermer les yeux - Antoine Renand

    L’auteur avait mis la barre bien haute avec son premier opus, « l’Empathie », il ne prenait pas de gants pour décrire l’horreur dans toute sa splendeur, en nous faisant passer, de la tristesse, de l’empathie à l’incompréhension, à la rage. Avec « Fermer les yeux », on est un cran au-dessus et on retrouve un petit clin d’œil au titre de son premier livre, puisque l’empathie est beaucoup plus présente ici.

    Antoine Renand, ne perd pas de temps et nous plonge, dès le prologue dans l’horreur, et cela de manière très visuelle. Dominique Tassi, gendarme, s’endort au volant de sa voiture, bercé par la fatigue et le trop plein d’alcool… Il est accompagné de sa fille, qui n’en sortira pas vivante. Au fil des pages, on découvre un Tassi, rongé par la culpabilité, qui va tout perdre et se noyer un peu plus dans l’alcool, tout en essayant de ne pas perdre pied au niveau du boulot. Sa hiérarchie n’a pas voulu ajouter à son malheur et a couvert son alcoolisme…

    « Fermer les yeux » a été écrit bien avant « l’Empathie », sous forme de scénario, j’étais donc très curieuse et impatiente. Les premiers jets d’écrivain sont parfois moins bien peaufiné… Pourtant, ici, c’est loin d’être le cas, j’ai même trouvé que l’écriture de l’auteur était beaucoup plus aboutie, avec une intrigue plus fine et plus travaillée, sans pour autant mettre de côté les personnages.

    L’auteur maîtrise l’art du thriller psychologique avec ce soin apporté aux personnages qui prennent vie au fil des lignes, grandissent au fil des pages, pour finir par nous bluffer complètement ! Les personnages principaux deviennent nos compagnons, mais les secondaires ne sont pas en reste. On s’attache aussi bien à leur faiblesse qu’à leur force, au point de ressentir leurs pensées les plus profondes, même celles qui ne sont que suggérées, chaque détail apportant son lot de réponses… La suggestion fonctionne, aussi bien que les descriptions très visuelles. Le tout, porté par une plume ciselée, qui ne se perd pas en descriptions futiles venant noyer l’intrigue.

    L’auteur, entretien le suspense jusqu’à la toute fin, on pense que tout se termine, mais c’est sans compter sur le retournement de situation, avec ce final étonnant et détonnant, que l’on effleure du bout des doigts, sans jamais l’imaginer, je n’ai rien vu venir, même si je me suis posée des questions, à chaque fois, l’auteur m’entraînait ailleurs, pour me perdre…

    L’auteur ne se contente pas d’un simple thriller, puisque comme dans « l’Empathie », il aime glisser une thématique sociétale, notamment sur l’appareil judiciaire en France, mais surtout, sur la place de victime d’erreurs judiciaires. Il fait, à travers l’analyse d’un de ses personnages, une fine analyse du lien entre justice et médias. Tout se joue à la télé ! On pourrait presque y croire, même si au final, on comprend bien que c’est, ici, la justice que l’on juge.

    On admire la singularité de l’intrigue et son traitement. Un deuxième livre qui confirme le talent de l’auteur, que l’on retrouve dans les plus petits détails, notamment avec le titre qui prend tout son sens et sa saveur n’en devient que meilleure…

    https://julitlesmots.com/2020/03/31/fermer-les-yeux-de-antoine-renand/

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