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Surface - Olivier Norek

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48 #AvisPolar
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Résumé :

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.

Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier... Comment se reconstruire dans de telles conditions ?

Mais voilà que soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier...

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Vos #AvisPolar

  • Mes évasions livresques 3 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Avec ce cinquième roman, Olivier Norek, après nous avoir fait faire le tour de Paris avec la trilogie Coste et Calais avec Entre deux mondes, nous entraîne dans l’Aveyron, à Decazeville.

    L’auteur se réinvente de nouveau avec ce polar loin des zones urbaines, tout en humanité, comme à son habitude, et en sensibilité.

    Noémie Chastain, sa nouvelle héroïne, est une personne brisée aussi bien à l’extérieur (par sa blessure) qu’à l’intérieur (trahison de ses supérieurs et de son petit ami), mais c’est aussi une femme forte qui ne mâche pas ses mots et extrêmement douée dans son domaine professionnel.
    Cette parenthèse au vert pour Noémie, qu’elle prend comme une punition, est aussi pour elle l’occasion de se reconstruire, de reconquérir son identité.

    Le mot « surface », du latin superficies désigne la partie apparente d’un corps, puis une couche peu profonde (Le Robert).
    La surface dans ce roman est omniprésente :
    - le visage cabossé de l’héroïne , la surface exposée d’elle-même au monde extérieur.
    - la surface du lac d’Avalone où apparaît le premier corps
    - les secrets de ce petit village aveyronnais qui remontent à la surface

    Dans notre monde très à cheval sur les apparences, Noémie est un grain de sable dans les rouages de la société et par son obstination et sa force de caractère, et en apprenant à s’accepter, elle va bousculer ses règles bien établies.

    Surface est un roman très différent des autres romans d’Olivier Norek. Moins urbain déjà, la majorité de l’action se passe à Decazeville, une petite ville aux confins de l’Aveyron, réputée pour sa tranquillité où les gens se connaissent tous. Beaucoup plus de personnages également qui évoluent et interagissent autour de Noémie. Une intrigue également différente qui donne lieu à une projection dans le passé.
    Et un ton qui donne plus dans le polar, le roman noir contrairement aux autres romans qui étaient pour moi des thrillers urbains sociétaux.

    Surface fut une excellente lecture pour moi, notamment grâce à ce personnage féminin, avec lequel on évolue, avec ses forces et ses fêlures. Nous assistons à sa naissance, suite à sa blessure, la naissance de la nouvelle Noémie, qui n’aura de cesse de retrouver son identité perdue et sa confiance en elle. Sans être passé par son épreuve, il est facile de s’identifier à elle et d’apprécier sa force.
    Par son intrigue également, dense et prenante qui nous entraîne dans une histoire qui court sur vingt-cinq ans.
    Pour tous les autres personnages qui sont à la fois touchants et exaspérants.
    Par la plume de l’auteur qu’on retrouve quel que soit le genre vers lequel il se tourne et par ses clins d’œil, qu’ils soient amicaux (envers ses amis auteurs) ou aux fans (en retrouvant un personnage d’un autre roman succinctement).

    Surface prend le temps de bien poser ses bases et même si cela peut paraître déroutant pour certains, le jeu en vaut la chandelle.

    Je vous recommande ce nouveau roman d’Olivier Norek, qui vous fera découvrir une nouvelle héroïne très charismatique et vous entraînera dans une enquête foisonnante.
    Émouvant et percutant, le nouveau Norek est bien arrivé.

  • Au chapitre d’Elodie 4 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Une arrestation qui tourne mal, une flic à terre, personne ne veut plus d’elle...
    Noémie va se réveiller à l’hôpital et se rend compte qu’elle ne sera plus jamais la même. "L’écorchée d’anatomie", la gueule cassée, elle deviendra No. Une nouvelle vie doit commencer, elle doit se battre contre elle-même, contre sa hiérarchie et le regard des autres mais surtout contre la peur qui l’envahit et accepter cette nouvelle version d’elle-même car si elle se tourne le dos, les autres aussi et même Adriel. Cauchemars, agressivité, pertes de mémoire... Elle va devoir faire face lorsqu’elle va se retrouver en pleine campagne. L’enquête qu’elle va alors mener ne va pas être simple, elle sera dans la ligne de mire de ceux qui ne veulent pas que toute cette affaire remonte à la surface. C’est toujours avec autant de réalisme qu’Olivier Norek tisse ses intrigues, crée ses personnages et j’aime beaucoup. Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, foncez !

    Elodie
    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2019/04/04/37224200.html

  • calyenol 4 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    J’ai lu "Surface" de Olivier Norek en deux petits jours,parce qu’une fois ouvert j’ai eu du mal à le fermer.
    🔹️
    Ici,personne ne veut plus de cette capitaine de police.
    Là-bas,personne ne veut de son enquête.
    🔹️
    Noémie,flic Parisienne,se fait tirer dessus en pleine tête pendant une opération de police.
    Défigurée en partie,Adriel son petit copain a dû mal à gérer et lui tourne le dos...ainsi que son supérieur qui préfère la muter dans un petit village de l’Aveyron.
    La voilà donc à Decazeville où elle déterre une affaire vieille de vingt-cinq ans.
    🔹️
    Ceux qui me connaissent,savent que j’adore les cold-case—en série et en livre—et là,l’auteur m’a comblé.
    Je me suis fondue dans le personnage de No,sa douleur,sa tristesse,sa rage,sa force de caractère qui n’attendait qu’un déclencheur.
    Je me suis immergée dans l’histoire de ce petit village,dans cette intrigue où j’ai été en apnée à certains passages et où le final m’a bluffé.
    J’avais été séduite par la trilogie Coste,émue par son Entre deux mondes,et avec celui-là je peux dire que l’auteur m’a conquise.
    Sa façon d’aller droit au but sans allourdir ses chapitres,cette impression de réalisme à travers ses lignes,comme si on y était.
    Les doutes présents tout au long de ma lecture pour m’étonner à la fin.
    J’ai aussi aimé ses petits clins d’oeils aux copains.
    Un bon Norek en cache donc toujours un autre...alors hâte de lire le prochain.
    Vous l’aurez compris,ce livre a été une excellente lecture pour moi.

  • julien6983 4 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Une journée... C’est le temps qu’il m’aura fallu pour lire ce roman.
    Etant un fan de l’auteur depuis ses débuts, j’attendais avec impatience son nouveau roman.
    Quelle claque !!! Le livre à peine ouvert, nous sommes plongés dans le vif du sujet. Tout s’enchaîne pour No(émie) Chastain. Capitaine de police à la brigade des stups, elle excelle dans ses fonctions, proche de ses hommes. Après une intervention qui ne se déroule pas comme prévue, plus personne de veut d’elle au 36... De son supérieur à son petit ami, Adriel, qui ne supporte plus ce nouveau visage.
    Une mise au vert, qui s’apparente plus à une mise au placard lui est proposé. Et la voila partie au fin fond de l’Aveyron. En mission.
    Nouvel environnement, nouveaux collègues, nouvelle vie... Celle qui ne sait même pas épeler le mot "campagne" va bien devoir s’y faire.
    Et nous voila plongés dans la vie de ce commissariat rural, où tout le monde se connaît, où les méthodes sont bien différentes de celle pratiquées à la capitale.
    Les secrets remontent à la surface, comme le corps de cet enfant retrouvé au milieu du lac.
    Chastain va déterrer une histoire vieille de 25 ans. Histoire qui rouvre les plaies, histoire qui ravive des rancœurs.

    Olivier Norek nous plonge là dans une histoire bien inhabituelle, bien qu’il nous ai surpris avec son "entre deux mondes".
    Norek nous embarque sans que l’on s’en aperçoive dans l’histoire cachée d’Avalone. On s’attache aux différents personnages de ce bouquin, ou on les déteste pour certains.
    On ressent dans la façon d’écrire de l’auteur un certain vécu au sein de la police. Les mots collent à la réalité.

    Pour finir, Norek nous sert là un excellent cru. N’hésitez surtout pas, foncez.

  • Et le Monde de Sosso 7 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Après avoir dévoré et adoré les 4 précédents romans d’Olivier Norek, j’attendais avec impatience Surface. Grâce à Lucile, du blog de l’oeil de luciole, j’ai eu le plaisir de partager un brunch avec Olivier Norek et d’autres instagrammeuses. Un chouette moment de partage durant lequel l’auteur nous a fait part de son parcours, de son travail d’auteur, notamment à propos de Surface : les thèmes qu’il souhaitait aborder, le lieu, le type d’intrigue.
    Résultat, la lecture de ce roman a une saveur supplémentaire connaissant l’envers du décor.

    Noémie Chastain devient No lorsqu’elle reçoit une balle en tête, ravageant tout le côté droit de son visage. Fragilisée, elle est envoyée au commissariat de Décazeville, dans l’Aveyron, pour "se refaire une santé" dans le cadre d’une mission "placard". Alors que la fin de sa mission approche, un corps est retrouvé.
    On est loin de Victor Coste et du commissariat du 93 ou de la jungle de Calais. Ici c’est la campagne aveyronnaise : sa nature, se habitants, ses commérages, son passé, ses secrets... La flic est une femme, mais loin du cliché sexy : elle est farouche et amochée physiquement et psychologiquement. Peut-elle se reconstruire dans cet environnement inconnu, au milieu d’inconnus ?

    L’auteur nous livre un roman réussi !
    Habilement construit, les premiers chapitres dressent le décor : les personnages, le lieu. Les chapitres suivant sont les pièces d’un puzzle qui s’emboitent les uns aux autres, on croit une construction linéaire, mais non : l’intrigue se dessine progressivement, se complexifie avec une progression crescendo devenant de plus en plus intense pour un final explosif !
    Une héroïne fracassée touchante, une enquête à la cold case sur une double ville entre passé & présent.
    Le résultat est époustouflant : j’ai fini la lecture de ce livre le cerveau retourné, en tachycardie, le souffle coupé, les larmes aux yeux,le ventre noué.
    Si je n’ai pas trop compris le titre au début du roman, lorsque je lis les derniers mots, Surface semble évident !

    Si vous aimez les intrigues, les polars : foncez !!!!!

  • warlop 7 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    essenti : J’ai aimé Coste, j’ai adoré entre deux mondes j’ai surkiffé Surface. Olivier Norek est devenu un écrivain incontournable du monde de polar. Et ce n’est pas parce qu’il devient populaire qu’il n’a pas la fibre d’un grand auteur, n’en déplaise à certains !!!

    Noémie Chastain, capitaine d’une brigade des stup à la PJ parisienne, lors d’une intervention se prend un coup de chevrotine en pleine face, la tronche arrachée d’un coté , de l’autre les plombs lui forment une étoile. Après un long mois de convalescence, sa seule envie reprendre du service. Mais Noémie fait tache, son visage rappelle à son équipe son inefficacité à protéger leur chef. Son collègue et petit ami lui tourne le dos et n’assume pas son visage ravagé, sa hiérarchie la déboute dans un petit commissariat de l’Aveyron à Avalone. La parisienne se sent trahie, et n’a qu’une envie retrouver son poste. Avalone représente une mise au placard, gérer des enquêtes de voisinage, ou le vol d’un tracteur très peu pour elle ! Elle est née pour l’action et Avalone un lieu ou tout le monde se connait, la promiscuité des personnages cache bien des secrets. Le paysage et son immensité silencieuse ne remue pas son âme de flic, mais parfois la réalité est trompeuse et Noémie va se retrouver sur une enquête qui dépasse ses espérances. Un cold-case de 25 ans, des disparitions d’enfants qui remontent à la surface. Le flic de terrain va prendre le pas sur la technologie.

    J’ai adoré No, cette flic cabossée , cette gueule cassée qui doit se battre en tant que femme dans un monde d’homme, mais une femme qui doit se reconstruire et faire face à ses blessures physiques, le regard des autres, son coeur meurtrie, ses faiblesses , ses félûres, son reflet. Faire remonter en elle le flic qu’elle était , celle qui suivait son instinct, faisait preuve de réflexion, une meneuse, un caractère fort.

    Olivier Norek a su transmettre une atmosphère tendue au fil des pages, en immersion dès les premières lignes, un personnage détruit que l’on voit faire face, tomber, se relever pour revenir plus forte encore, un mental d’acier mais fragile également, un personnage attachant, des chapitres courts qui rendent le livre addictif, un livre qui va droit au but, efficace, l’écriture est nerveuse, fluide , une intrigue bien ficelée, maîtrisée jusqu’au rebondissement final, à couper le souffle. Dans ce livre on ressent toute la sensibilité de l’auteur. Un livre qui fait la part belle à l’humain, aux sentiments.

    La dernière page fermée, envie de plus, de retrouver No sa pugnacité sa ténacité, cette femme de caractère, ce personnage fragile à la sensibilité accrue.

    Un coup de coeur pour moi, j’ai appréhendé car j’avais peur d’être déçue mais j’ai retrouvé la plume de l’auteur efficace prenante, poignante, noire, un roman réussi qu’il vous faut lire absolument.

  • Angie - Blog Culturez-moi 8 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Quand Noémie devient No
    Pour Surface, Olivier Norek a choisi de placer une femme au centre de son récit et de son enquête. Dès les premières lignes, nous faisons la connaissance de Noémie Chastin, capitaine de police au mythique 36 quai des Orfèvres à Paris. Lors de l’interpellation d’un dealer à son domicile, Noémie se prend une balle de fusil de chasse en pleine tête. Elle part en ambulance, la moitié du visage déchiré par les billes de plomb. Malgré des soins exceptionnels elle reste en partie défigurée et n’accepte pas celle qu’elle est devenue. Cette copie déchirée d’elle-même. No est née.

    Si elle-même n’accepte pas ce qu’elle est devenue, il en est de même pour ceux qui gravite autour d’elle. Son conjoint (et coéquipier à la PJ) la largue à l’instant où il découvre la partie droite de son visage dans cette chambre d’hôpital. Quant à sa hiérarchie, elle ne veut plus de Noémie Chastain dans les couloirs de la PJ. Son visage dérange, il met mal à l’aise, mais par dessus-tout il rappelle à tous les flics qui la croise, que dans ce métier leur vie ne tient qu’à un fil. Alors par quelques petites magouilles, elle sera très vite envoyée à l’autre-bout de la France, en Aveyron, dans un petit commissariat de campagne sur le point de fermer.

    Le roman est divisé en quatre parties. La première, d’une centaine de pages, relate l’histoire de Noémie depuis son accident jusqu’à son arrivée au petit commissariat de Decazeville. Je vais être complètement honnête, je n’ai pas accroché à cette première partie. Encore aujourd’hui, après avoir terminé le livre je ne sais pourtant toujours pas pourquoi. Je me pose même la question de relire cette centaine de pages à postériori. J’ai eu l’impression d’être face à une énième fliquette bourrue, cabossée, hargneuse. Pourtant au regard de la totalité de ma lecture, le personnage de Noémie est extrêmement complexe, travaillé et humain. Comme on peut parfois l’éprouver face à une personne réelle, j’ai eu un mauvais apriori. Mais heureusement, j’ai persévéré, je me suis dit qu’il fallait gratter sous la surface… et le charme a opéré dès le début de la seconde partie du roman. La magie du lac d’Avalone a tout changé.

    Un petit air des Revenants
    Lorsqu’elle arrive à Decazeville, Noémie découvre un commissariat à l’agonie. Le dernier meurtre remonte l’âge de pierre et les 4 policiers s’occupant du petit regroupement de 6 communes s’occupe principalement d’agriculteurs alcoolisés et de vieilles dames séniles perdues. Pourtant dès les premières descriptions de ce coin, il transparait une atmosphère totalement envoutante.

    Il m’a été impossible de ne pas faire le rapprochement avec la série Les Revenants. Le lac d’Avalone est un lac créé artificiellement grâce à un barrage. Sous cette étendue d’eau artificielle se cache ni plus ni moins qu’un village tout entier englouti par les eaux : l’ancien Avalone noyé 25 ans plus tôt emportant avec lui tous ses secrets. Mais quand un fût de plastique remonte à la surface avec le squelette d’un enfant à l’intérieur, le passé ressurgit et va faire frémir toute une communauté.

    Ce décor m’a complètement envoutée et a balayé d’un revers de main toutes mes craintes après ma lecture de la première partie du roman. J’étais littéralement sous le charme de ce village au passé mystérieux. En même temps que Noémie et son équipe d’enquête, j’ai plongé dans le passé de tout un village. J’ai appris à connaître des familles et j’ai rencontré des personnages pleins d’humanité.

    Le choc des cultures
    Quand Noémie, flic parisienne biberonnée aux méthodes d’investigations carrées et pointues du 36 quai des Orfèvres débarque dans le commissariat de Decazeville, c’est un peu la douche froide. Elle et ses cicatrices vont devoir se faire une place dans cette équipe d’enquêteurs atypiques. Entre le commandant à un mois de la retraite, le lieutenant fils du maire, le flic maladroit et le petit bleu fils à maman, Noémie à l’impression de débarquer dans un spectacle de cirque. Mais très vite, comme nous, elle va découvrir des personnes attachantes et surtout bienveillantes.

    Je l’ai énormément lu dans des chroniques ces derniers jours, mais effectivement le mot qui définit le mieux ce roman c’est « humanité ». J’ai éprouvé énormément d’affection pour cette équipe de bras cassés. A plein de reprise j’ai souri à la lecture des blagues de tel ou tel flics parce que ces blagues, ces réparties elles étaient humaines, réelles (et vraiment drôles accessoirement). Là encore, en grattant la surface, on découvre que ces flics de campagne, un peu endormis, n’en restent pas moins des bons flics. Menés par Noémie, ils sauront prendre à bras le corps cette enquête sortie des eaux et faire la vérité sur ce cold-case vieux de 25 ans qui a traumatisé tout un village.

    Oui. Elle avait peur. De tout. De rester ici. De rentrer à Paris. De tenir son flingue. De cette enquête. D’affronter ceux qui pensaient qu’elle ne valait plus rien. De décevoir ceux qui voulaient croire en elle. De ne plus aimer. De ne plus être aimée. Oui, elle avait peur. Une peur qui existait réellement, comme un monstre noir qui se cacherait dans son ombre. Omniprésent, tapi, se nourrissant d’elle.

    EN BREF
    Rarement le titre d’un roman aura été aussi judicieusement choisi. Il faut toujours gratter la surface. Ne jamais se fier à la première impression ni aux apparences. Cette lecture, au début un peu laborieux pour moi, en aura été la preuve. Car sous la surface se cache une héroïne blessée, terriblement complexe et attachante. Sous la surface se cache le corps d’ un enfant disparu 25 ans plus tôt qui cherche à nous dire la vérité. Sous la surface se cache un roman terriblement envoûtant. Pour moi c’est un grand oui et j’aimerai énormément retrouver Noémie et ses acolytes lors d’une prochaine enquête à Avalone.

  • Sangpages 9 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Qu’est ce que je l’aime Olivier dans le registre humain, émotionnel, psychologique. Qu’est-ce qu’il excelle à nous parler des gens, de leur vie, de leur détresse, de leur maux avec ses mots.
    Voilà qu’il nous la joue, cette fois-ci, sur la différence, le regard des autres, le jugement et c’est pas rien.
    Noémie est mise au placard après son accident et se fait muter à Decazville pour jauger s’il est nécessaire de garder ou non ce commissariat de "campagne". Un endroit où il ne se passe jamais rien...en théorie…
    Noémie s’apprête, d’ailleurs, à partir avec son rapport négatif quand un corps est découvert par un pêcheur dans un fût flottant. Noémie se retrouve, par la force des choses, à la tête de cette affaire. Son chef de Paris n’attend que sa plantée pour lui donner une bonne raison de la virer définitivement de… sa vue.
    Une enquête avec son côté rural bien typique et surtout bien loin du 93. Une intrigue au cœur d’Avalone, un village qui 25 ans plus tôt, a été complètement déplacé pour créer un barrage. Reconstruit en copie conforme juste à côté, le premier s’est vu tout simplement englouti par les eaux, ses secrets avec.
    La trame est bien trouvée, mais…
    Parce que oui il y a, pour moi, un "mais"…
    Avec un début aussi fort, aussi fracassant, percutant, je m’attendais à quelque chose qui continue dans cette lignée. J’ai été déçue de perdre cette fureur.
    Je me suis retrouvée comme devant mon four à regarder un soufflé retomber une fois la porte ouverte.
    L’intrigue est, certes, originale, mais je me suis perdue dans les longueurs.
    De plus, les nombreux clichés m’ont, littéralement, empêchés d’adhérer totalement à l’histoire. Je ne peux, malheureusement, pas t’expliquer en détail pourquoi, au risque de te spoiler.
    Un côté too much ainsi qu’un final cousu de fil blanc ont achevé pour moi cette lecture.
    C’est fort dommage...Ca aurait pourtant pu...
    Cela reste, bien entendu, mon avis perso et le tien sera toujours le meilleur 🙂
    Quoi qu’il en soit c’est à lire, ce que tu feras de toute façon, j’en suis sûre, et je serai bien curieuse d’avoir ton ressenti... Je suis peut-être passé à côté...Va savoir !

  • Au fil des Pages 10 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    D’entrée de jeu Norek joue carte sur table et dès les premières lignes nous embarque dans son histoire.
    Noémie capitaine de police en pleine intervention prend une balle en pleine tête qui lui détruit tout le côté droit du visage ...
    elle doit apprendre à vivre avec sa "nouvelle gueule" et assumer sa fonction de flic. Mais tout ne passe pas ainsi, victime d’un syndrome post traumatique, sa hiérarchie l’envoi en mission "placard" à Decazville à la campagne afin de juger de la nécessité de garder ou non cette gendarmerie.
    Ici Norek nous plonge dans une intrigue campagnarde avec une héroïne fracassante, bouleversante et attachante. Mais tout ne se passe pas comme prévu et un COLD CASE va resurgir du fond de ce petit village, l’occasion pour Noémie de faire à nouveau ses preuves en se donnant corps & âme dans cette ancienne enquête et déterrer des secrets trop enfouis.

    Le + : J’ai adoré le personnage de No, elle est tellement fracassée physiquement moralement, complexe. L’intrigue est originale et l’auteur nous embarque direct. L’ambiance et choc des cultures entre la vie parisienne de No et son immersion dans la campagne profonde est vraiment maîtrisé.

    Le - : j’aime en lisant imaginer des scénarios et dans celui ci je me suis dis direct : j’espère seulement que cette intrigue n’est pas manipulée par XXX ... et BIM !!! Si ! j’ai vite compris par des mots, des situations le pourquoi du comment et c’est dommage.

    Bref cette lecture fut un bon moment j’ai vraiment aimé lire ce livre, pas de temps morts, pas de longueurs et des personnages attachants (malgré quelques clichés)
    Du coup j’aimerai lire "Entre deux mondes" de Norek qui est tellement plébiscité !

    bref si vous voulez un bon polar n’hésitez pas car ce livre est (même si il ne m’a pas surprise au dénouement) reste un très bon thriller ;) et si comme moi vous aimez les cold case alors là Bingo :) et là je croise les doigts pour retrouver NO & son équipe dans une prochaine intrigue ;)

  • La Papivore 11 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Il y a 4 ou 5 ans, j’ai lu un livre que j’avais acheté en me fiant uniquement sur la quatrième de couverture : l’histoire d’une équipe de police qui enquête sur des meurtres dans le 9-3… Je ne connaissais pas l’auteur, mais j’avais beaucoup aimé ce livre, et les deux autres qui complétaient la saga. Vous l’aurez deviné, je parle de Code 93, Territoires et Surtensions. Dès lors, Olivier Norek est devenu l’un de mes auteurs préférés.

    Alors évidemment, quand son dernier bébé est sorti, je m’étais fait un devoir de l’acheter. Je vous parle aujourd’hui de Surface, d’Olivier Norek.

    Bienvenue à Avalone

    Je vous l’accorde, le résumé est plutôt laconique. Mais en même temps ça décrit tellement bien l’histoire… Je ne vais pas développer outre mesure l’intrigue, pour garder un peu cette aura de mystère, mais aussi et surtout pour ne pas spoiler (le cauchemar de tous les lecteurs… sauf le mien parce que je me contrefous qu’on me spoile un film, une série ou un livre. J’ai tellement peu de mémoire que j’aurai oublié très rapidement).

    Mais en quelques mots, nous suivons Noémie Chastain, capitaine de police à Paris. Lors d’une interpellation, elle se prend une décharge de fusil dans la tronche et reste défigurée. Elle a du mal à accepter son nouveau visage, normal, et son supérieur aussi. Du coup il l’envoie « prendre l’air » à la campagne dans l’Aveyron dans un petit commissariat où il ne se passe pas grand chose. Déjà, là, en tant que femme, j’ai juste envie de frapper le supérieur pour sa muflerie. Bref.

    Noémie débarque avec son mal-être dans ce petit commissariat, où rien ne se passe effectivement, sauf un jour où un cadavre est découvert. Et à partir de là, Noémie va mettre un coup de pied dans la fourmilière et remuer des choses que tout le monde voulait oublier dans le village.

    Le lecteur est aussi confus que Noémie devant tant de pièces de puzzle qui ne s’emboîtent pas, devant tant d’éléments que rien ne relie. Et pour cause, le temps qui ne fait rien à l’affaire (comme disait Georges), et les mentalités sont autant d’obstacles à l’enquête de Noémie. Je dirai que c’est un polar inversé : d’habitude on part de la confusion et tout s’éclaire au fur et à mesure. Mais là, plus le temps passe, plus les pages défilent, et plus tout est brouillé et entortillé. Jusqu’à la fin où Olivier Norek arrive encore à surprendre avec un dernier twist de l’intrigue.

    En un mot

    Quel livre mes enfants ! Olivier Norek montre encore une fois qu’il sait se renouveler. Je n’avais pas vraiment apprécié Entre deux mondes, qui m’avait déroutée, mais Surface c’est une toute autre histoire. Les personnages sont excellents, Noémie ultra attachante/attachiante, et mention spéciale au personnage du psychiatre Dr Melchior qui est une sorte de Jiminy Cricket : il est la bonne conscience de Noémie, il la rassure et la calme.

    Lu en moins de deux jours, au détriment de ma vie de maman (j’avoue avoir presque oublié de donner le goûter tellement j’étais absorbée par ma lecture… mère indigne), je n’ai pas pu le lâcher ! C’est un coup de cœur magistral, et un coup de cœur aussi pour les décors et les paysages à couper le souffle.

  • universpolars 11 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    L’univers de Norek, c’est trois polars authentiques, fixés sur le papier au 9 mm, nous éjectant avec les douilles dans de puissantes intrigues, laissant indubitablement le lecteur sur le carreau. Le quatrième bouquin, plus intime - sensible ? -, ne laisse pas non plus le lecteur indemne, en offrant cette fois-ci une trame plutôt poignante.

    En ouvrant ce millésime, le calme apaisant de votre environnement de lecture se déchire immédiatement. Des sons, du sang, de la vitesse et de la tension se libèrent et passent librement entre vos doigts qui viennent de tourner la première page.

    L’ambiance flic que j’affectionne tant est bien là. C’est cash, rapide, froid et terriblement vrai. Norek vient de m’appâter.

    Une tragique intervention, effectuée par le groupe des stups conduit par le capitaine Noémie Chastain, vient de se dérouler en live devant nos yeux. Ils ont ramassé dans la gueule, on ne gagne pas toujours.

    On ralentit ensuite un peu, pour mieux aller en profondeur ...

    Olivier Norek nous oriente ici, avec une partie de cette histoire, vers les difficultés liées à la différence et l’acceptation de soi. Mais aussi, par définition, l’acceptation d’une personne différente ! Nous sommes toujours dans le milieu flic, mais cette fois-ci avec une caméra qui zoome constamment sur l’intimité, sur le policier, sur l’être humain !

    Nous aurons l’occasion de croiser des personnes avec de belles valeurs humaines, comme la lâcheté, le dégoût, l’indélicatesse ou encore peut-être la rivalité mal placée, soit toute la bassesse que l’être humain est capable de fournir. Est-ce que le sentiment de malaise rend bête ou débile ?

    Face à cette panoplie d’avilissement, nous pourrons par contre capter des valeurs bien plus nobles, comme la force, la ténacité ou la résistance.

    Olivier Norek s’attaque ici au traumatisme, mental et physique, ses conséquences, mais aussi les qualités qu’il faut développer pour pouvoir les combattre, les accepter, les comprendre pour enfin les apprivoiser. Le monde extérieur devient alors un ring sur lequel il faut lutter pour, d’une part, faire sa place et, d’autre part, la conserver.

    La différence et le rejet s’associent bien trop facilement.

    Le personnage dont je fais référence avec tous ces qualificatifs, c’est le capitaine Noémie Chastain. Mutée en campagne pour des raisons de santé, elle va endosser un rôle professionnel délicat, avec une mission assez ingrate.

    L’ambiance rurale ! On ne travaille pas à la ville comme à la campagne ! Je retiendrai les propos du commandant du commissariat du petit patelin qui stipulent que l’humain est le centre de l’enquête ; on connaît chaque habitant, sa vie, ses habitudes, ses secrets, ses amis et ses ennemis. Pas besoin de scientifiques. J’adore, car c’est tout simplement la base du boulot de flic !

    Quant à Noémie Chastain, qui essaye de s’échapper dans l’action ou de se fondre dans la fonction, elle devra peut-être tenter autre chose pour pouvoir vivre ou même simplement survivre.

    C’est en allant regarder la surface du lac que le rythme va quelque peu changer pour elle, mais aussi pour ce petit commissariat de campagne, voire pour tous les habitants du village. Les eaux ont décidé d’offrir un joli présent : le cadavre d’un enfant enfermé dans un tonneau.

    L’enquête nous emmènera alors dans le passé de cette petite région qui ne demande qu’à cracher la vérité. Il faudra peut-être juste lui tirer un peu les vers du nez pour en faciliter la transparence ...

    Notre enquêtrice devra creuser juste pour tenter d’arracher de vieilles racines pourries mais, encore une fois, la merde qu’on essaye de couvrir sent parfois tellement fort qu’il n’est pas forcément nécessaire de trop creuser. Il suffit de donner les bons coups de pelle au bon endroit, au bon moment, avec la manière et le style !

    Norek place devant nos yeux une battante, une femme flic qui en veut, qui en demande et qui, surtout, va dans une direction que chaque flic sur terre devrait prendre : celle de la recherche de la vérité, quoiqu’il arrive.

    Le ton de ce roman est très cassant, sarcastique, froid et, paradoxalement, très chaleureux et affable. Une certaine force et une grande détermination se dégagent de ces pages. Ce texte est un combat pour le gain de la confiance, mais surtout pour prouver sa valeur !

    Le personnage de Noémie Chastain est grand. Un fort mental sur pattes ! Cette femme au franc-parler, à l’autorité surnaturelle est absolument éblouissante ! Cette personne est un vrai exemple.

    J’aime son sarcasme, son côté piquant, sa motivation et son bagou. Je suis fan de son côté « rien à foutre, peur de rien, de personne, c’est le résultat qui compte ». J’aime son sens des responsabilités et sa combativité. Cette femme, qui ne craint pas d’aller au casse-pipe, m’a tout simplement impressionné.

    C’est dans cette petite région tranquille de l’Aveyron qu’un ouragan au nom de Noémie Chastain va absolument tout arracher et déterrer.

    Le dénouement de cette enquête, qui nous arrive un peu à la Hercule Poirot, est une accumulation de petits rebondissements, à l’image de quelques vagues qui viennent perturber le calme plat de la surface de l’eau.

    Olivier Norek fait très fort ici en mettant en scène un personnage que je ne demande qu’à revoir et de toute urgence ! Une femme qui a compris, je pense, ce qu’est l’essentiel et qui a compris comment y aller au plus vite. Point négatif ? J’aurais souhaité que l’auteur traite davantage la personnalité de cette femme face à son handicap.

    Bonne lecture.

  • Sonia Boulimique des Livres 14 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Attention, les lecteurs ! Ce roman a été un coup de cœur pour moi.

    Noémie Chastain, chef de groupe aux stups, dirige une banale interpellation au domicile d’un dealer. Ça tourne mal, et elle se prend une balle en plein visage. Sauvée in-extremis, les séquelles, tant physiques que morales vont être énormes. Défigurée, abattue, incapable d’affronter la réalité et son nouveau visage, sa « gueule cassée », elle va voir sa personnalité changer pour se protéger. Tronquer son prénom comme son visage, Noémie va devenir No. Comment ne pas aimer un tel personnage ? Ressentir tellement d’empathie pour elle qu’on a envie de la prendre dans nos bras pour la consoler ? D’autant qu’elle va être mise au placard du Bastion et envoyée en Aveyron pour pondre un rapport.

    Sauf que ce petit village tranquille cache bien des secrets, enfouis avec l’ancien village, sous l’eau du barrage hydraulique, construit 25 ans auparavant. Un corps d’enfant qui refait surface, et No va trouver l’enquête qui va lui faire ressortir la tête de l’eau. Sa thérapie, la voilà ! Le côté psychologique de No est bien fouillé, on entre dans les détails, on va suivre sa progression pas à pas. Si vous aimez les personnages complexes qui évoluent, vous allez être servis !

    Les chapitres, surtout lors de la première partie, sont hyper courts, imprimant un rythme de dingue ! J’ai rarement lu un page turner aussi addictif. Même si on ne peut pas parler de page turner dans sa pure définition, car l’intrigue met pas mal de temps à se mettre en place, toute la partie concernant le combat de Noémie nous permet de patienter avant d’entrer dans le vif du sujet. Une fois commencé, je n’ai pas pu décrocher. J’ai tout oublié, mari, gosses, besoins vitaux. J’étais dans une bulle de lecture, sans aucune envie d’en sortir, et Dieu que c’est bon ! S’imprégner de l’histoire, des personnages, de l’écriture. Ne faire qu’un avec le livre. Du pur bonheur !

    Un cold case implacable, qui scotche le lecteur, l’embourbe, dont il ne peut se détacher. Le titre, si révélateur, c’est bien sous la surface que se cache le plus important, que ce soit sous le physique, ou les apparences. Et si No doit faire appel à la Brigade Fluviale pour faire avancer son enquête, ce n’est pas pour rien. Contraignant le lecteur à battre le record mondial d’apnée par la même occasion.

    J’ai adoré les clins d’œil aux copains auteurs, même si leurs sorts n’étaient pas très enviables, cela m’a bien fait rire.

    Tout s’enchaîne, tout s’emboîte, chaque phrase a son lien, chaque mot est pesé, choisi minutieusement. La construction fait mouche, elle est implacable. L’écriture d’Olivier est toujours aussi nerveuse, elle a gagné encore en maturité, avec une petite pointe d’humour qui arrive toujours à point nommé pour alléger l’atmosphère pourtant si lourde.

    La couverture est juste magnifique, elle attire l’œil. Le résumé, compacté au maximum, oblige presque le lecteur à acheter le livre pour découvrir ce qui se cache derrière !

    Aux Quais du Polar, il avait de nombreux lecteurs qui n’hésitaient pas à attendre de longues heures afin d’obtenir son nouveau bébé en avant-première, qui, d’ailleurs, a été en rupture de stock avant la fin du salon. Je comprends pourquoi. Olivier Norek, tu as du talent, on le savait déjà, mais, là, tu le graves dans la pierre littéraire à jamais ! Moi je dis « respect ».

  • Mouchemike 17 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Que dire de ce livre à part que c’est encore un ÉNORME coup de CŒUR pour Olivier Norek. A chaque nouvelle lecture je me retrouve scotché à mon livre et à ces personnages attachants et surtout réalistes et encrés dans la vie réelle.

    Dans ce nouveau livre nous quittons donc notre équipe phare de la SDPJ93 (pour laquelle nous trouvons un petit clin d’œil) et nous retrouvons donc à la brigade des Stups et l’équipe de Noémie. Enfin quand je dis la brigade je devrai plutôt dire sur une intervention, car dès les premières lignes on rentre dans le feu de l’action et on est happé par l’histoire.

    Nous allons donc retrouvé Noémie dans une nouvelle enquête, ou plutôt un Coldcase (chose rare dans notre pays), qu’elle va devoir résoudre malgré ses blessures personnelles et professionnelles.

    Ce qui est perturbant avec l’auteur, c’est qu’il est vraiment capable de nous plonger dans l’équipe, dans l’aspect technique et scientifique d’une enquête. On sent très bien la connaissance du sujet et le travail en amont pour donner encore plus de réalismes aux faits.

    Voilà un livre qui nous prend aux tripes et qui nous fait ressentir tellement d’émotions. Le tout en nous empêchant de trouver toutes les solutions jusqu’au dernier chapitre. FONCEZ LIRE SURFACE !!!!

  • Marie Nel 19 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Je viens de terminer ma lecture et les personnages me manquent déjà. Je vais essayer de ne pas trop user de superlatifs pour vous en parler, je suis juste époustouflée par l’aventure livresque que je viens de vivre. C’est le premier roman que je lis de Olivier Norek, alors qu’il en est déjà à son cinquième. Je suis contente d’avoir fait cette découverte. Tout est arrivé par hasard, au détour du salon Quai du Polar à Lyon, où j’ai essayé de faire dédicacer mon roman, mais la file d’attente était tellement importante que ça n’a pas pu se faire. Je comprends mieux maintenant pourquoi il y avait autant d’engouement autour de lui. Olivier Norek fait partie des grands noms du polar. Il a de nombreuses qualités en tant qu’écrivain et raconteur d’histoire, mais en plus, il est d’une profonde humanité, cela se ressent dans son écriture, dans ses personnages.

    Il s’est glissé ici dans la peau d’une femme, capitaine de police, Noémie Chastain, et c’est plutôt réussi. Il a une telle sensibilité qu’il décrit très bien tout ce que peut ressentir son héroïne. Et il ne va pas être tendre avec elle. Le roman commence très fort, le ton et le rythme sont donnés. On est dans une voiture, on apprendra par la suite que c’est une ambulance, il y a du sang, beaucoup de sang, et énormément de panique de la part de la personne blessée. Et cette personne, c’est Noémie Chastain. Elle vient de se faire tirer dessus et en plein visage lors d’une opération d’arrestation. La moitié de son visage va être touché, elle va subir une lourde opération et va se trouver défigurée. La reconstruction va être lente, surtout sur le plan psychologique. Difficile de s’accepter comme elle est. Surtout quand son collègue et petit ami lui tourne le dos, n’arrivant pas à la regarder. Elle sera aidée par un psychiatre génial, Melchior. Après son hospitalisation, elle voudra réintégrer son équipe, mais sa hiérarchie ne l’entend pas de cette oreille et décide de l’envoyer dans un autre service, dans un village au fin fond de la campagne aveyronnaise. Soit disant pour aller se rendre compte de l’inutilité du poste de police et fermer celui-ci, mais Noémie le prend comme une mise au placard. Elle arrive donc à Decazeville, où il ne se passe jamais rien, où les seuls faits divers sont des égarements de personnes âgées aussitôt retrouvées. Un fût va être retrouvé à la surface du lac d’Avalone, contenant les restes d’un corps. Noémie va, avec ce corps, remonter à la surface des disparitions d’enfants vieilles de vingt-cinq ans, et avec elles, des secrets de village bien enfouis. L’enquête ne va pas être simple et les révélations nombreuses afin d’arriver à dénouer cet imbroglio.

    On ne peut pas faire autrement que d’aimer Noémie. Pour sa force, cachant une extrême fragilité, et encore plus après son accident. Je me suis très vite attachée à elle, j’ai ressenti sa souffrance et toute sa volonté d’aller de l’avant, de continuer comme si de rien n’était. Mais pas facile avec une telle blessure, affronter le regard des autres, quand il n’est pas fuyant. C’est une femme de caractère, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui n’a pas sa langue dans sa poche non plus. Elle m’a impressionnée par son charisme et son courage. Les autres personnages provoquent tous des sentiments, que ce soit d’amitié ou non. J’ai aimé le psychiatre, Melchior, pour ses conseils de vie à Noémie, ses jeux de mots. J’ai aussi aimé le duo de policiers qui travaillent pour Noémie à Decazeville, Milk et Bousquet. Ces deux là apportent une bonne dose d’humour, ont parfois des réparties à la Michel Audiard qui font sourire et créent une bulle d’oxygène dans toute cette tension. Ce sont tous des personnalités qui marquent, que j’aurais beaucoup de mal à oublier.
    Le travail de l’auteur est, quant à lui, impressionnant. Bien sûr, on sent l’ancien capitaine de police derrière, on sent qu’il a mis de lui et de ses connaissances dans les personnages, dans les situations, dans la façon de mener l’enquête. Mais il y a des situations qu’il a dû vivre pour être aussi précis, je pense notamment aux recherches sur le lac d’Avalone, avec les services de plongée de la police. En lisant les remerciements, on apprend qu’il a travaillé avec la Brigade Fluviale de Paris sur la Seine pour pouvoir mieux décrire les scènes qui se passent dans le lac du roman. Tout cet univers qu’il a crée est tellement bien dépeint et travaillé qu’il est criant de vérité. Je verrai bien cette histoire en film, en tout cas, j’ai réussi à me le représenter comme si je la regardais sur un écran.

    Le titre du roman est vraiment approprié, Surface...la surface d’un lac et ce qu’il s’y passe en dessous ; la surface des gens, de ce qu’ils montrent et de ce qu’ils cachent ; la surface d’un visage, lisse ou plein d’aspérités et de cicatrices qui cachent d’autres plus intérieures. Ce mot « surface » a tellement de significations dans ce roman. La couverture est elle aussi représentative, on comprend vite qu’il s’agit du lac dont il est fait mention dans le roman.
    J’ai vécu une lecture en apnée, comme les plongeurs du livre. Comme je l’ai dit plus haut, il commence très fort par l’accident de Noémie. Il est construit en quatre parties, dont les titres (En pleine tête, En pleine campagne, En pleine tempête, En plein cœur) correspondent bien à l’atmosphère du moment. La longueur des chapitres et des phrases va avec le tempo de l’histoire. Au moment de l’accident, ils sont courts, et font ressortir tout le stress que l’on ressent. Lors de l’arrivée de Noémie à la campagne, ils sont un peu plus longs, plus descriptifs, on se pose, on s’installe au rythme de la campagne, et ensuite, ils oscillent selon l’importance des informations. Et j’ai aimé aussi lorsque, au beau milieu du récit et des événements, l’auteur passe en revue dans un chapitre ce que fait chaque protagoniste important, jusqu’au chien, à un instant donné, rajoutant une dose de tension supplémentaire en faisant une sorte de récapitulatif des informations. Une lecture sans temps mort, avec des répits dans la narration, mais courts et importants pour poser les bases. Une lecture haletante, stressante, difficile à décrocher, faisant tout oublier, même l’heure. Et surtout une lecture que j’avais à la fois envie de terminer et de continuer. Je voulais savoir la fin, et en même temps, je n’avais pas envie de quitter Noémie et ses collègues. J’espère sincèrement qu’on la retrouvera dans une autre enquête, c’est un personnage tellement complexe que je pense qu’il peut y avoir d’autres pistes à exploiter.

    Bon, vous l’aurez compris, ce livre est un énorme coup de cœur pour moi. Tout en restant objective bien sûr, je n’arrive pas à lui trouver un point négatif, à part peut-être un petit détail pour lequel j’aimerais bien avoir une explication, mais c’est vraiment deux fois rien. J’ai accroché au style d’Olivier Norek et je vais très vite découvrir ses autres romans. Je me suis déjà procuré Entre deux mondes et Code 93 que je compte lire sous peu. J’ai été touchée par l’extrême humanité de cet homme, même les remerciements sont à lire et témoignent de cet amour de l’humain qu’a l’auteur. J’espère que j’arriverai à le voir l’année prochaine aux prochains Quais du Polar à Lyon, afin de lui témoigner toute ma gratitude de m’avoir fait vivre de tels moments littéraires. Cette chronique passera certainement inaperçue dans l’océan de toutes celles déjà sur le net, mais je suis vraiment contente d’avoir découvert Olivier Norek, un écrivain de grand talent que je remercie infiniment et que je vous recommande vivement.

  • aa2liiinee 20 avril 2019
    Surface - Olivier Norek

    Personne ne veut de cette capitaine de police défigurée qui rappelle à tous le danger de leurs metiers, c’est pourquoi sa hiérarchie l’envoi dans un petit village de l’Aveyron.
    Une écriture rythmée, percutante nous emmène au coeur d’un cold case dans un petit village où tout le monde se connaît. Loin des grandes villes, cette enquête "rurale" prend un autre chemin, ici pas d’adn ou de moyens techniques, c’est l’humain qui prime. Avec pour héroïne Noémie Chastain, une flic "gueule cassée" qui à force de courage et de détermination va remonter à la surface sur le chemin de l’acceptation et de la reconstruction. Une intrigue bien menée, avec de nombreux rebondissements nous donne une très bonne lecture !
    J’ai découvert Olivier Norek avec ce roman, j’ai aimé sa plume incisive, sa connaissance du milieu qui est très bien retranscrit dans ses pages. L’écriture va droit au but, pas de fioritures.

  • madame.tapioca 6 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Vous : T’as jamais lu Norek ?
    Moi : bé non...
    Vous : Tu vas voir c’est du lourd
    J’étais donc prévenue...

    Et en effet ça a fonctionné.
    Un polar pur et dur.
    Un polar dans lequel on entre de plain-pied dès les deux premières pages.
    Noémie Chassain superflic des stups parisiens manque de mourir lors d’une interpellation musclée. Elle aura la vie sauve mais un coup de fusil en plein visage la laisse défigurée.
    Il va falloir se reconstruire. Et les blessures apparentes ne sont pas les seules.
    Pour ne rien aider, il y a un amoureux qui se défile face à ce nouveau visage et une hiérarchie qui n’a aucune envie de voir cette gueule cassée ruiner le moral des équipes.
    Alors pour se débarrasser de cette survivante gênante, rien de tel qu’une mise au placard déguisée en mise au vert dans un commissariat paumé de l’Aveyron.
    Un coin où tout le monde se connait et où la criminalité est proche de zéro.
    Mais le passé va refaire surface. Noémie et sa brigade plongent en eaux troubles en tentant de résoudre un cold case.

    L’intrigue se tisse, la psychologie des personnages se dessine peu à peu, les répliquent fusent, l’atmosphère s’installe et le lecteur se fait happer jusqu’à la dernière page.
    Avec son héroïne Noémie Chassain, Olivier Norek mêle habilement la reconstruction d’une femme meurtrie, l’histoire d’un village et une enquête policière bien ficelée.
    Précis, efficace, rythmé, percutant, humain.

    Verdict : polar 100% réussi et une première rencontre avec Norek très convaincante.

  • Yannick Provost 6 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Noémie Chastain, Capitaine des stups, parisienne du 36 a été défigurée lors de sa dernière intervention. Mutée pour un temps dans un placard campagnard, elle est assignée à une mission à la con, fermer ou non un petit commissariat de province, celui de Decazeville, petit village de l’Aveyron. Loin de son équipe, elle doit apprivoiser la nouvelle et surtout apprendre à se reconstruire et à s’accepter. Noémie devient No, la représentation de l’image qu’elle pense donner aux autres. Mais quand un baril contenant les restes d’un enfant, mort il y a 20 ans, remonte des entrailles d’un village englouti sous un lac artificiel d’Avalone, il est clair que l’idée du repos à la campagne n’est qu’affleurant.
    Le lac d’Avalone est à l’image de la gueule cassée de No. Il y a ce que l’on voit au premier abord, l’impression, l’image travaillée ou non, qu’elle projette et ce qu’elle est vraiment à l’intérieur.
    Olivier Norek continue à s’écarter de la banlieue. Mais il a su garder ses bons réflexes d’écrivain. Non seulement il embarque le lecteur dans une solide histoire, mais il le tient en haleine avec une maitrise des chapitres courts à l’image de sa scène d’entrée hyper réaliste. Juste pour ce morceau de choix Surface vaut le coup. Mais il n’y a pas que ça. Norek, peint des personnages avec une complexité attachante. L’équipe de No, qui fleure bon le local, avec son lieutenant fils du maire, son commandant quasi à la retraite, son flic fils à maman tranchent avec celle de Noémie. Et cela confère à Olivier la capacité d’évoquer autour de la reconstruction de No, les réactions de l’entourage suit à ce type de drame, la lâcheté quand elle se tire la bourre avec la trahison, fut-elle personnelle ou professionnelle, l’esprit d’équipe et à travers l’humanité de Noémie la difficulté et le poids de sa propre reconstruction.
    Je l’ai souvent écris, le Noir a cela de bon qu’il offre aux auteurs une possibilité d’illustrer sous couvert de frisson, une vision de notre société. Celle de Norek est faite d’individus. Comme dans la vraie vie. Moins choc que les romans mettant Coste en scène, ses histoires sont captivantes . Olivier continue son exploration des réactions humaines face à la vie qu’il avait débuté avec Entre deux mondes.

  • lecturesdudimanche 8 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Un dimanche de printemps à lire au soleil, c’est un dimanche réussi. Un dimanche de printemps à lire « Surface » au soleil, c’est un dimanche inoubliable ! A chaque écrit, non seulement le talent de Norek se confirme, mais en plus il gagne en maturité et en puissance ! « Entre deux mondes » avait déjà provoqué un déluge d’émotions (rappel ici), « Surface » récidive sans aucun scrupule, en ébranlant nos certitudes, encore et toujours.

    Noémie Chastain est flic, femme, amoureuse. Mais quand une balle lui arrache la moitié du visage, Noémie n’est plus que flic. Et encore… Comme un douloureux rappel d’un cuisant échec lors d’une opération policière, le visage en charpie de Noémie révulse beaucoup de monde au Bastion, et la voilà « mise au vert » sous des prétextes fallacieux ! Alors qu’elle est censée mener une mission administrative dans un bled campagnard, un cadavre vieux de vingt-cinq ans refait surface ! L’occasion pour Noémie de vérifier si, finalement, elle est toujours flic… et de découvrir qui elle peut être d’autre !

    On a beau se dire que nous, humain parfait, on aurait réagi autrement, que Noémie, on ne l’aurait pas rejetée, personne ne peut assurer qu’un mouvement de recul involontaire n’aurait pas créé une barrière entre un proche défiguré et nous. Personne ne peut garantir être assez fort pour supporter l’insupportable qui ne nous appartient même pas.

    Noémie s’est vue arracher une partie de sa vie en service. Et pourtant, reprendre du service, elle n’attend que ça ! Cette incroyable incohérence nous montre une fois de plus le dévouement qui existe sur le terrain et que nous, citoyens, avons tendance à trop souvent oublier, voire négliger ou même railler.

    Noémie doit réapprendre à vivre, à surmonter le regard des autres, à apprivoiser ses propres réactions qui sont d’une agressivité savoureuse, lui donnant un répondant qui m’a énormément fait sourire malgré le dramatique de la situation. Et quand elle se retrouve au placard dans un commissariat de campagne, j’ai eu l’impression de vivre un remake de bienvenue chez les Ch’tits version flic ! Un vrai régal !

    Et même si l’histoire qui remonte à la surface en même temps que le corps d’un enfant est loin d’être drôle, Norek insuffle suffisamment d’humour pour ne pas tuer son lecteur d’une trop longue apnée (ben oui, on ne s’appelle pas tous Hugo… ha ouais, pardon, mais faut avoir lu le livre pour comprendre la vanne pourrie…).

    J’ai énormément aimé l’accent qui est mis sur les côtés humains de l’histoire, notamment le fait qu’une enquête en rase campagne ne se mène pas comme une enquête en plein Paris.

    De plus, fidèle à lui-même, Norek enchaîne les éléments et, par la même occasion, nous enchaîne à ses mots. Impossible à lâcher tant que la dernière page n’est pas tournée. Mon voyage avec Noémie Chastain a été rapide mais d’une intensité incroyable, si bien qu’une fois descendue du train, la nostalgie s’est abattue sur moi ! Heureusement pour moi, il me restait une petite lueur d’espoir au fond de ma bibliothèque… Un dernier Norek encore non lu (Surtensions), sur lequel je me suis jetée comme un prédateur affamé sur une malheureuse proie.

    En résumé, un sujet parfaitement maîtrisé par un homme qui était du terrain avant d’être auteur, un sujet dramatique abordé sans surenchère inutile, une enquête envoûtante en mode cold case où la science n’apportera que peu de réponses et un humour impertinent parsemé de private joke à l’attention des grands noms du Noir, je ne vois pas ce que je pourrais vous dire de plus pour vous convaincre de vous ruer dans la première librairie venue, si ce n’est pas déjà fait !

  • lebreton 10 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    = Sous la surface d’un village tranquille ! =

    ‘‘Lancés à tombeau ouvert dans les rues de Paris, les deux types bringuebalés à l’arrière du véhicule s’acharnaient à lui lâcher son arme. Du sang partout. Beaucoup trop de sang. Et son visage. Dieu, ce visage ! Un massacre… çà et là, des veines apparentes et sectionnées ne menaient plus nulle part, crachant rouge en continu. Et sa joue droite, déchirée presque entièrement, révélait un rictus de souffrance.’’

    Dès le prologue, une scène choquante et le ton est donné, Noémie Chastain, capitaine de police vient de se faire défiguré lors d’une opération d’interpellation.
    Que va-t-elle devenir ? Elle qui ne sait rien d’autre qu’être flic ?

    Après sa convalescence d’un mois, sa hiérarchie décide de l’envoyer au vert dans un petit village perdu de l’Aveyron. Là-bas, tout est trop tranquille, quand soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone.

    Elle va devenir No et non plus Noémie, une façon de se reconstruire psychiquement !
    Se lançant à fond dans cette enquête, elle va se donner à 200 pour 100 pour résoudre l’enquête de cette découverte macabre dans ce fût.

    Ce que j’ai regretté avec ce personnage c’est de ne pas en avoir eu plus, c’est-à-dire au niveau psychologique. Sa reconstruction, le faîte qu’elle apprenne à vivre avec ce nouveau visage.
    Pour moi, le personnage n’est pas assez développé.

    Ce roman reste pourtant un vrai page-turner, dont je me suis délecté, j’en ai apprécié la lecture fluide, l’action-réaction.

    Des secrets de village déterrés, des personnages qui ne sont pas ce qu’ils paraissent être !
    Et un auteur qui nous manipule jusqu’au dénouement surprenant !

    Une excellente lecture que je recommande !

  • Lectures noires pour nuits blanches 20 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Nouveau roman, nouvelle héroïne, nouveau décor. Dans Surface, Olivier Norek se glisse dans la peau d’une femme flic écorchée et se met au vert. Changement radical après la trilogie Coste et c’est réussi.

    Après une entrée en matière fracassante, le rythme ralenti et j’ai eu un peu peur, mais très vite on se laisse bercer par la vie paisible à la campagne. Une quiétude de courte durée puisque rapidement dérangée par une vieille affaire qui refait surface. Un cold case intéressant, une intrigue solide et bien menée. La magie opère et Norek nous embarque à nouveau dans un roman totalement addictif.

    Un roman qui semble moins engagé que les précédents, mais j’ai aimé les messages que l’auteur fait passer, principalemement à travers son héroïne. Un personnage à la psychologie très fouillée, complexe et attachante. Une femme blessée, fragile mais forte à la fois, déterminée. On la voit douter, on comprend ses craintes et ses peurs. On assiste à sa reconstruction, on la voit peu à peu reprendre confiance et retrouver ses réflexes de flic. Une sacrée personnalité qui, même si elle ne me fera pas oublier Coste, j’aurai beaucoup de plaisir à retrouver dans une nouvelle saga, je l’espère.

    Après Entre deux Mondes, après le polar urbain, voici le polar rural. Olivier Norek nous démontre qu’il peut tout faire et que le changement ne lui fait pas peur.
    Magré tout, il y a de nombreuses similitudes et on retrouve les ingrédients de la patte Norek, un style incisif et percutant, le réalisme, l’esprit d’équipe et surtout une profonde humanité.

    Petite mention spéciale pour le titre superbement trouvé et le résumé, bref mais qui donne envie de lire le livre malgré tout. Plus c’est court, mieux c’est.

    Un auteur que j’apprécie de plus en plus et qui en quelques romans s’est glissé parmis ceux dont j’achète les romans les yeux fermés. Vous ne l’avez pas encore découvert ? C’est le moment ou jamais.

  • Saveur Littéraire 22 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Tout d’abord un grand merci à Des Livres et Moi pour m’avoir offert ce roman grâce à l’un de ses somptueux concours. Surface me faisait de l’œil depuis sa sortie, et la rencontre avec la plume d’Olivier Norek, avec Code 93, m’a convaincu de le lire un jour. C’est chose faite !

    Pour les habitué(es) de l’auteur, vous saurez sûrement que ses romans commencent dans le feu de l’action et ne laissent pas indifférent. Les autres, vous le savez désormais. En effet, le premier chapitre nous plonge dans l’horreur qui attend Noémie, flic capitaine de la brigade des Stups’. On nous l’introduit dans son pire moment ; aux portes de la mort, le visage défiguré par une balle de pistolet tirée pendant une intervention policière. Nous quittons ici le monde de la drogue et des dealers pour se pencher sur la reconstruction de Noémie, et surtout, sur une enquête qu’elle doit mener dans un coin perdu, Avalone.

    Détails macabres au menu, rien n’est épargné, ni à Noémie, ni à nous, lecteurs et lectrices totalement happé(e)s par cette écriture tranchante, percutante. Rempli de réalisme, une mine d’or pour les informations sur la police, on ne voit pas les pages défiler, ni l’enquête se démêler. Elle commençait pourtant très mal : difficile de résoudre une cold case qui remonte à 1994.

    Vous vous apercevrez très rapidement que Surface offre une palette de personnages attachants et à la psychologie très fouillée, d’autant plus appréciable que l’on a l’impression de se retrouver face à des personnes réelles. Comment aussi ne pas mentionner l’humour tout à fait délicieux que l’on trouve à chaque page ? Vous verrez, des répliques à vous arracher un vrai sourire, de la répartie et des dialogues savoureux, tout ça grâce à Olivier Norek et son écriture addictive.

    Avalone, bien qu’elle ne soit qu’une commune, prend aussi des airs de personnages, elle cache des secrets, murmure des vérités, crache des cadavres… On retrouve ici une intrigue complexe avec, de base, des sujets douloureux : personne n’ose imaginer l’enlèvement d’un enfant, alors quand il s’avère que l’enquête s’oriente sur l’enlèvement de trois enfants, les tensions entre les habitants remontent. Noémie et son équipe composée de Romain, Milk et Bousquet, puis plus tard d’Hugo, peuvent en témoigner, la vérité est dangereuse.

    Si toute l’intrigue depuis le début paraissait déjà entraînante, la fin nous colle davantage aux pages. La lumière est faite sur cette affaire, glaçante et amère. Elle fait froid dans le dos, percutante. Une de ces fins qui remet pas mal de choses en question. Enfin, tout un chapitre est dédié aux remerciements de l’auteur, émouvant, à saluer !

    On part largement sur un coup de cœur dévoré sans retenue, merci Olivier Norek pour ce nouveau roman !

  • Cedalu Cedrina 23 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Comme beaucoup d’autres j’ai lu Surface d’Oliver Norek enfin j’ai lu c’est une façon de parler je l’ai plutôt dévoré il m’a fallu seulement 24h. Le résumé était concis je partais dans l’inconnu. Je voudrais juste m’adresser à l’auteur : —Cher Olivier, Comme environ 10 000 personnes je me suis jetée sur votre nouveau roman sans même savoir de quoi il parlait, je l’ai ouvert et je n’ai pas réussi à le fermer. J’avais tellement entendu parler d’Entre deux mondes que je me demandais comment Surface allait faire pour sortir la tête de l’eau et j’ai compris.... J’ai croisé Noémie et je l’ai aimé de suite, cette femme est simplement le reflet des peurs que tout policier doit avoir au fond de ses pensées. Ayant approchée de très près ce monde j’ai flirté avec les angoisses que peuvent ressentir ces fonctionnaires. Après avoir digérée ce qui était arrivé à No, je me suis laissée embarquer dans l’intrigue et les habitants de Decazeville m’ont ouvert les bras. J’ai eu l’impression de suivre Noémie dans l’Aveyron, de l’accompagner dans sa reconstruction, de suivre son parcours, de partager sa douleur, je me suis sentie si proche d’elle que j’ai vraiment souffert à certains moments. Comment avez-vous fait pour me toucher autant ? Peut être est-ce votre écriture fluide, votre style percutant ou encore vos choix de mots qui m’ont touchés ? Sans mauvais jeux de mots vous n’êtes pas resté en surface et je vous remercie pour tous ceux qui risquent leur vie à chaque instant vous avez rendu un bel hommage à votre fonction. Merci aussi de penser que l’apparence est en réalité qu’illusion et superficialité. Avec ce roman vous êtes entré dans la catégorie roman noir psychologique et j’ai adoré. Merci beaucoup Olivier, à bientôt, bien à vous, Cedrina

  • valmyvoyou lit 23 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Le livre commence très fort par une intervention qui tourne mal. Noémie Chastain est grièvement blessée à la tête. Un côté de son visage est très abîmé. Il lui faut se reconstruire physiquement et psychologiquement. Malheureusement, ses blessures gênent sa hiérarchie qui considère que l’état de Noémie est anxiogène pour ses collègues.

    Elle est, alors, envoyée pour une mission, dans l’Aveyron, dans le commissariat d’un petit village, Avalone. Le rythme est moins soutenu qu’à Paris jusqu’à ce que soit découvert le squelette d’un enfant disparu, il y a vingt-cinq ans.

    Le drame qui a touché No est connu dans le monde policier. Heureusement pour elle, elle a un caractère bien trempé. Elle est délicieuse quand elle envoie des piques. Sa force de caractère cache ses fragilités. Elle a besoin de se reconstruire et d’apprendre à s’aimer telle qu’elle est devenue. Olivier Norek peint un portrait d’elle extrêmement poussé. Cette femme, à la forte ténacité, montre qu’en privé, la résilience et l’acceptation ne sont pas faciles.

    Je suis impressionnée du réalisme de ce suspense. De par son métier, Olivier Norek connaît les techniques d’investigation et les ramifications des services de police et c’est une prouesse littéraire de retranscrire ces éléments avec des mots simples et que cela soit si bien intégré dans le récit. C’est fluide et j’ai apprécié ce sens du détail. J’ai eu l’impression d’être dans les secrets de la profession. J’étais au cœur de l’enquête.

    J’ai aussi beaucoup aimé les dialogues qui sont un vrai régal. Surface est très vivant. Je n’ai pas lu un livre, j’étais à l’intérieur des scènes et j’entendais les personnages parler. Il y a aussi des moments délicieux, remplis d’humour. Certains passages m’ont fait rire : les amis d’Olivier Norek se retrouvent dans des situations peu agréables.

    J’ai dévoré Surface en deux jours, car il est impossible à lâcher. Pour résoudre un cold-case, il faut s’appuyer sur l’histoire du lieu. Il faut déterrer les souvenirs. Le passé a des incidences sur le présent et ce dernier se mêle au passé. L’enquête dérange… Ce livre est rempli de grosses surprises : lorsque l’on s’attend à apprendre quelque chose, la vérité est autre. Les révélations sont surprenantes, dans le sens noble du terme. Les rebondissements et les twists sont géniaux et ce, jusqu’aux dernières pages. C’est un vrai page-turner.

    Enfin, je suis épatée par l’humanité qui se dégage de l’écriture d’Olivier Norek. Et cela se ressent jusque dans les remerciements. C’est une partie que je survole très souvent, mais ceux de cet auteur sont un plaisir à lire, et donne vraiment envie de rencontrer l’Homme.

    Conclusion

    Twists, humanité, humour, suspense, rebondissements, psychologie sont quelques-uns des composants de Surface. Il a reçu le Prix de la Maison de la Presse. Un titre mérité. C’est un coup de cœur pour moi.

    Et vous, saurez-vous découvrir ce qui se cache sous la Surface ?

  • Killing79 23 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Il existe différentes manières d’écrire un bon roman policier. La réussite peut reposer sur une l’intrigue complexe, sur les rebondissements efficaces, sur les particularités d’un lieu ou sur un personnage charismatique… Depuis ses débuts, Olivier Norek a fait le choix du réalisme pour rendre ses histoires passionnantes. En effet, de par son passé de flic, il sait parfaitement incarner le travail de la Police avec toutes ses nuances.

    Même recette, mais changement de décor. Pour cette nouvelle aventure, l’auteur nous entraine sur la piste d’un cold case…à la campagne ! On suit les traces de du capitaine Noémie, à qui il est arrivé un drame qui a radicalement changé sa vie. Elle est envoyée dans un endroit où elle va pouvoir se ressourcer parce que tous ses repères sont bouleversés. Mais une affaire va refaire surface et va l’obliger à faire de même. Comme d’habitude, on est immergé dans l’authentique quotidien des agents engagés dans cette enquête. On est à leurs côtés dans les bons comme dans les mauvais moments et on entre en empathie avec eux. Au cœur de cette réalité parfois rude, cette proximité rend à ces gens, une part de leur l’humanité que leur avait enlevé leur fonction.

    Sans artifice ou surenchère, l’auteur maitrise son scénario. Le rythme est parfaitement dosé pour que l’on ne s’ennuie jamais. L’écriture est simple et fluide, rendant la lecture agréable. Ce « surface » est un polar efficace, ancré dans le réel, qui ne vous lâchera pas.

    Après les banlieues, la prison et les camps de migrants, l’auteur change une nouvelle fois de registre. A chaque nouvel opus, il sait se renouveler pour nous surprendre et ne pas nous lasser. Après seulement trois lectures, n’en déplaisent aux adoratrices exclusives (et parfois hystériques 😂), j’intègre avec autorité le fan club d’Olivier Norek. Je rattraperai donc mon retard et resterai à l’affût de ces futures productions, en espérant qu’il nous reparle de Noémie, l’incassable !

    http://leslivresdek79.com/2019/05/23/459-olivier-norek-surface/

  • Des plumes et des livres 25 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    Je pensais résister et attendre d’avoir lu Territoires et Surtentions de la trilogie de Victor Coste mais finalement, il a fallu que je passe devant une boutique France Loisirs et que j’en ressorte avec Surface d’Olivier Norek…

    Evidemment, ma venue au salon de Sens ne peut se faire si je n’ai pas dévoré ce roman ! Et une fois que j’ai plongé dans cette intrigue, c’est moi qui ai eu du mal à faire surface !

    Dès les premières pages, Olivier Norek nous plonge dans le quotidien de Noémie, capitaine de police. Lors d’une interpellation, tout tourne mal et Noémie est gravement blessée et s’en sort défigurée. No est née. Dans les bureaux de la PJ du 36, No dérange, elle est envoyée au vert, dans la rase campagne, pour fermer un commissariat. Tout y est calme. Trop calme. Jusqu’au jour où un cadavre refait surface dans le lac artificiel. No va se rendre compte qu’au delà d’être un événement exceptionnel dans cette bourgade paisible, certaines personnes ne veulent pas remuer le passé…

    A peine j’ai commencé à lire Surface que je me suis étonnée de la vitesse à laquelle les pages défilaient. Les chapitres courts donnent une bonne dynamique à l’histoire et on ne peut s’empêcher de se dire plusieurs fois « Encore un chapitre » au cours de la même soirée.

    Olivier Norek prend le temps d’introduire son nouveau personnage, Noémie Chastain. Il prend le temps de détailler le contexte, comment elle est passée du 36 de Paris au commissariat de Decazeville en Aveyron. Il met l’accent sur la psychologie de son personnage principal mais aussi de ses proches, de leurs réactions suite à son accident en cours d’intervention. J’ai vraiment apprécié le personnage de No et je pense que la plume d’Olivier Norek y a joué un grand rôle.

    L’intrigue sort des sentiers battus. L’enquête de No court sur vingt-cinq ans. Un coldcase. Je ne crois pas en avoir croisé beaucoup au cours de mes lectures et j’ai été agréablement surprise de suivre celui-ci.

    Surface est un roman percutant, captivant, addictif. Merci Olivier Norek pour ce chef-d’oeuvre !

  • QuoiLire 26 mai 2019
    Surface - Olivier Norek

    C’est le second roman d’Olivier Norek qui s’éloigne de sa zone de confort des enquêtes dans le 9 3. Après Entre deux mondes et sa jungle calaisienne, cette fois-ci ils nous convient à suivre une enquête en pleine campagne aveyronnaise. "Ah ouiah quand même", comme dirait un personnage du roman.

    En fait ce n’est pas vraiment une enquête que l’on suit, mais l’histoire d’une policière défigurée au cours d’une intervention, et qui, pour ne pas démoraliser ses équipes avec son handicap, est envoyée dans la zone la plus tranquille de France. Si on se doute bien que la zone ne sera plus aussi tranquille qu’elle le fût, c’est avant tout une remise en question du personnage principal. Il est question de trouver de nouveaux point s de repère tant dans l’acceptation de soi, de sa séduction, de sa relation aux autres ; mais également au niveau professionnel au recours à des techniques plus "classiques", plus humaines, loin des services ultra-technologique des grandes villes.

    Ne vous fiez pas aux apparences, si ce roman n’est pas aussi incisif et survolté que les précédents, il sert comme à chaque fois à l’auteur à dénoncer des injustices, des dysfonctionnements dans l’administration policière. Il donne bien sûr de plus en plus d’amplitude à ses personnages, les rendant donc de plus en plus complexes, difficiles à saisir, et donc de plus en plus de possibilités quand à leur avenir dans l’histoire.

    Si vous avez une envie de vous mettre au vert, mais avec un peu de noir, laissez-vous tenter par ce whodunnit.
    https://quoilire.wordpress.com/2019/05/26/olivier-norek-surface/

  • Melanie Dol Brunier 3 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    Énorme coup de cœur pour ce livre , on y retrouve tout ce que j’aime dans les livres d’Olivier Norek , une écriture fluide, rythmée, de l’humour, des personnages attachants et authentiques. Et une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la fin.

  • Le Boobooker 13 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    L’ancien capitaine de police signe ici un deuxieme roman social, après le très réussi "Entre deux mondes", axé sur l’acceptation de soi, de son passé et de ses blessures. Bien sûr je schématise un peu ici, mais c’est en tout cas l’un des gros propos du livre : s’accepter soi-même !
    .
    Vu le très court résumé sur la 4ème de couverture, je préfère ne pas vous en dire plus, au risque de vous spoiler ce qui serait pas cool pour vous 😅 Ce que je peux vous dire c’est que c’est un livre réussi, même si en soi l’enquête je lui ai peut être trouvé un manque de profondeur, elle sert plutôt bien le livre malgré tout. La plume de l’auteur rattrape assez aisément ce manque, et en profite pour faire passer d’autres messages dans ce roman. Gros point positif de ce côté 👍🏻
    .
    C’est pas du tout le genre de livre auquel je m’attendais, encore une fois je suis surpris, on reconnait très vite la plume de Norek, pour mon plus grand plaisir. Mais je trouve sincèrement que ça reste, malgré tout les points positifs qu’on peut en retirer, un livre un ton en dessous de ce que j’ai pu lire de lui. Un bon livre certes, mais qui me laisse tout de même sur ma faim...

  • Le Boobooker 13 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    L’ancien capitaine de police signe ici un deuxieme roman social, après le très réussi "Entre deux mondes", axé sur l’acceptation de soi, de son passé et de ses blessures. Bien sûr je schématise un peu ici, mais c’est en tout cas l’un des gros propos du livre : s’accepter soi-même !
    .
    Vu le très court résumé sur la 4ème de couverture, je préfère ne pas vous en dire plus, au risque de vous spoiler ce qui serait pas cool pour vous 😅 Ce que je peux vous dire c’est que c’est un livre réussi, même si en soi l’enquête je lui ai peut être trouvé un manque de profondeur, elle sert plutôt bien le livre malgré tout. La plume de l’auteur rattrape assez aisément ce manque, et en profite pour faire passer d’autres messages dans ce roman. Gros point positif de ce côté 👍🏻
    .
    C’est pas du tout le genre de livre auquel je m’attendais, encore une fois je suis surpris, on reconnait très vite la plume de Norek, pour mon plus grand plaisir. Mais je trouve sincèrement que ça reste, malgré tout les points positifs qu’on peut en retirer, un livre un ton en dessous de ce que j’ai pu lire de lui. Un bon livre certes, mais qui me laisse tout de même sur ma faim...

  • PolarsActuels 13 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    ../..
    Un roman passionnant, bien écrit, agréable à lire, où les personnages sont bien décrits. Le suspense va grandissant jusqu’à la fin étonnante. Un beau roman où on plonge au cœur des personnages.
    www.polarsactuels.com

  • Isa Naturaltales 17 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    Voici un roman pour lequel mon avis est un peu mitigé.
    J’ai beaucoup aimé l’héroïne, tout nous pousse à compatir et apprécier le personnage. Dès le début, la psychologie du personnage est construite et développée, on est en empathie avec sa souffrance et son combat.
    L’enquête est intéressante, quoique plutôt classique. Il y a des retournements de situations assez intéressants.
    *
    J’ai trouvé que dès la deuxième partie, tout allait vite dans la vie de Noémie, je perdais finalement mon empathie pour Noémie à cause d’actions précipitées des personnages.
    Pour moi c’est une intrigue policière classique qui m’aura fait passer un chouette moment, mais vers la moitié du roman j’ai un peu décroché. La révélation finale m’a d’ailleurs fait lever les yeux au ciel.
    *
    Ceci dit, je serais heureuse de retrouver le personnage de Noémie dans une autre enquête.

  • Céline de Roany 20 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    Il fallait que je lise SURFACE de Olivier Norek

    Une flic défigurée qui quitte Paris et se lance dans une enquête, forcément, ça me parlait 🤣. Bon, en fait, ça n’a rien à voir.

    Résumé
    Noémie Chastain est capitaine de police au célèbre 36 quai des Orfèvres à Paris. Un jour, au cours d’une intervention qui tourne mal, elle se fait tirer dessus en pleine tête. Après des semaines de soins, elle est prête à retrouver son poste de capitaine malgré son visage meurtri. Mais sa hiérarchie en a décidé autrement et l’envoie au vert dans un petit village perdu de l’Aveyron. Là-bas, tout est trop tranquille, quand soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone…

    Ce que j’en pense
    J’ai tout lu de Norek sauf entre deux mondes qui est quelque part dans ma PAL mais qui ne m’attire pas. Jusque là, ce que j’aimais chez lui, c’est son style un peu rough, comme on dit chez nous 🦘, abrasif, pas très délicat, des livres qui collent à la réalité de terrain (il a été flic). Je l’ai aimé, malgré un certain manque de structure, des histoires qui n’avaient pas forcément de rapport et ne se percutaient que parce que leurs protagonistes se rencontraient. Je l’ai aimé, malgré un Coste qui m’agaçait par ses stéréotypes. Bref, c’était sympa, je n’ai jamais été déçue mais jamais grave emballée non plus.

    Mais là !

    On dirait qu’il s’est lâche.
    Sur le plan stylistique, il a clairement franchi un palier. Ca se lit sans a coup, pas de description inutile, des émotions qu’on ressent (je pense notamment à la vieille jument <3 ), des pointes d’humour un peu vache, un peu noir, pas de pathos, mais des émotions sincères, des coups de coeur, des erreurs, des envies, des flambées de rage.
    L’histoire est super, du début à la fin, les personnages sont vivants, on a envie de les retrouver et d’aller se balader en Aveyron.
    Il a fait bien attention à la structure de son livre, on a la progression classique : ouverture, vie quotidienne, premier twist, milieu, tout est perdu, deuxième twist et twist de fin.
    Le début est peu lent, mais comme il a choisi une progression linéaire, c’était difficile de faire autrement.

    Bref, vivement la prochaine enquête de Noémie Chastain !

  • Serial Lecteur Nyctalope 23 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    •THRILLER DE L’ETE•
    🦊Nominé pour le PRIX MANKELL 2019 (Meilleur Roman Policier)•••
    🦊 « Répétez continuellement à un enfant qu’il ne fait que des bêtises et il les multipliera. Répétez-lui qu’il n’est qu’un idiot et il le deviendra. Tout simplement parce que nous n’aimons pas décevoir. »
    🦊 Qui ne connait pas Olivier Norek ? C’est simple, sa galerie de prix obtenus avec ses présents romans mais surtout avec celui-ci, ne cesse de s’amplifier jour après jour. Nul besoin d’en établir la liste, ce roman est exceptionnel tant dans sa conception que dans sa fluidité. Cela peut paraitre étrange mais j’ai reconnu la trame d’un certain Hergé, une enquête policière dont on se souvient. Des éléments capitaux entre un lac qui se vide, une disparition d’enfants simultanée, un village englouti par les eaux, l’originalité de ce roman est totale. Mais que dire de Noémie Chastain, cette héroïne capitaine de police, défigurée par un tir lors d’une intervention policière. Elle est fragile et forte à la fois, on l’imagine parfaitement dans nos pensées, sa fougue, son professionnalisme ne font qu’un, ses intuitions faisant mouche sans en faire un devin. La trame de l’enquête à la française rafraîchit clairement, Olivier Norek maitrise tous ses sujets sur terre comme sur mer et cela s’en ressent•••
    🦊 Olivier Norek manie l’humour avec finesse, allant même jusqu’à incorporer deux écrivains réels sur les tombes d’un cimetière (Claire Favan et Jacques Saussey), j’espère sincèrement qu’ils continuent d’être encore amis après la parution😅 Une enquête humaine, rappelant légèrement les tourments de l’affaire du petit Grégory, les émissions Faites entrer l’accusé qui décortiquent des affaires entières tout en remontant le fil. Évidemment, on pense à chaque retournement de situation que le coupable est là sous nos yeux, nous ne sommes pas au bout de nos surprises tout au long du récit. Le début du roman, sur une centaines de pages est très énigmatique, on sent poindre le désir, on ressent quelque chose et l’on s’apprête à ce que tout bascule. L’auteur pose toutes les bases, prend son temps pour établir une fresque de l’environnement sans commune mesure. Très souvent, les romans policiers commencent très fort, ce qui à mon sens est un tort. Ici, chaque personnage est ciselé pour que tout se goupille parfaitement, s’imbrique pour que l’on dise « mais oui évidemment c’est lui ! ». Les remerciements de fin sont tout simplement originaux et appuyés, on sent l’empathie de cet auteur pour tous les protagonistes qui l’ont aidé à ficeler son enquête. Autant vous dire que ce thriller est celui de votre été ! Ne restez pas en surface, plongez, éveillez-vous et il sera surement le remède contre l’ennui de vos dernières lectures•••
    🦊 Éditions Michel Lafon, 11 avril 2019•••
    https://lecteurenserienyctalope.blogspot.com/
    https://www.instagram.com/serial_lecteur_nyctalope/?hl=fr

  • Priou Alain 24 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    Luca, excellent livre

  • Priou Alain 24 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    J ai beaucoup aimé Surface

  • HERISSON 26 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    Ce roman démarre très fort ! Et après ça continue...On ne peut pas s’ennuyer ni se reposer.on attend la suite avec impatience. J’adore Olivier Norek. Romans passionnants depuis son premier. Je ne le lache plus. Il parle aussi des réalités du terrain. Ses romans ne sont pas seulement des fictions. Cela rend son écriture très réelle. Bref à quand le prochain ?

  • C’est Contagieux 30 juin 2019
    Surface - Olivier Norek

    La chronique qui prend un grand bol d’air !

    « Surface » a un charme fou. Pétri de bonnes idées, il vous fait de l’œil dès son ouverture percutante. Le bouquin met en scène Noémie Chastain, capitaine de la PJ parisienne, qui après avoir pris une balle en plein visage lors d’une descente de police se retrouve défigurée. Mise sur la touche par sa hiérarchie, elle se retrouve parachutée dans un village en apparence paisible de l’Aveyron mais qui se révèle finalement nimbé de mystères. Comme pour célébrer sa venue (sic), le lac d’Avalone recrache le cadavre d’un enfant disparu 25 ans plus tôt… Un cold case et un clin d’œil à la fascinante Lily Rush de la série TV du même nom.

    Loin de ses polars urbains, Olivier Norek va là où on ne l’attend pas : sur les terres du thriller rural, réminiscences d’une partie de sa jeunesse passée en Aveyron. Et c’est là que le charme opère tant il y glisse de l’âme et de l’humanité, le souffle de souvenirs heureux. A cela s’ajoute la part de nonchalance et d’étrangetés qu’un tel endroit peut engendrer. Une ambiance exceptionnelle que Norek nous distille avec générosité.

    Puisqu’on évoque l’ambiance, « Surface » nous engloutit dans un mélange de tendresse et de violence. Tendresse d’un auteur envers son personnage fissuré et cabossé par la vie, et violence des situations et des sentiments contradictoires qu’éprouve Noémie suite à son état - violence qui la ronge et la rend incontrôlable. Norek va creuser dans l’os de son héroïne pour y extraire un suc émotionnel dont il va nourrir ses lecteurs.
    Une immersion en eaux troubles au sens propre et au sens figuré. Car vous l’avez compris, le lac d’Avalone cache sa part d’ombres et de secrets. Que ce soit en surface ou justement sous la surface.
    L’autre bonne idée du roman est justement l’utilisation de la brigade fluviale que l’auteur intègre pleinement à la mécanique de l’intrigue. Leurs interactions sont magistralement écrites et décrites. Tant et si bien qu’on se retrouve plongé au cœur de leurs actions d’un réalisme confondant.

    D’ailleurs « Surface » délivre de sacrés chocs émotionnels. L’ouverture du premier chapitre, celui voit Noémie se faire défigurer est contée de manière clinique, limite journalistique, vous met mal à l’aise et vous saute en pleine gueule. C’est précis, concis, mené à un tempo d’enfer ; l’autre scène tendue est justement la description d’une plongée dans le lac dont l’inexorabilité va faire bouillir votre sang et accélérer les battements de votre cœur.
    Rien que ces deux scènes justifieraient à elles-seules l’achat du bouquin pour leurs vertus adrénalisantes (cherchez pas dans le dico, ce mot n’existe pas mais pourtant c’est exactement ce que vous ressentirez !).

    Vous l’avez compris, ce bouquin est d’une grande richesse. Cette chronique n’a effleuré que la surface de ce livre tant moult surprises vous y attendent. Sans parler du soin apporté à dépeindre des personnages crédibles, consistants et diablement attachants.
    Seul regret : on s’y sent si bien à Avalone qu’on aurait souhaité s’y attarder beaucoup plus longtemps. Dis Olivier, tu nous fais quand la suite ?

    Le thriller rural vu par Norek, c’est tout un nouveau monde qui s’ouvre à vous et ça fait du bien !

    https://cestcontagieux.com/2019/06/30/surface-de-olivier-norek-la-chronique-qui-prend-un-grand-bol-dair-coup-de-coeur/

  • bernard11 4 juillet 2019
    Surface - Olivier Norek

    A chaque nouveau roman d’Olivier Norek, on se dit qu’il a atteint l’excellence. Et bien non il fait encore mieux sur le suivant.

    Suspense, intrigue bien construite, sujet documenté, personnages fouillés, tout y est.

    C’est également un hymne à la féminité, Noémie est attachante ; on espère la revoir, pourquoi pas en duo avec Coste ?

    En un mot un gros coup de cœur.

    On a hâte de lire le prochain

  • mimi85600 10 juillet 2019
    Surface - Olivier Norek

    Dans ce roman, Olivier Norek nous plonge dans les tourments d’une capitaine des stups, Noémie Chastain, qui après s’être pris un coup de fusil en plein visage lors d’une intervention, se voit expédier dans un petit village complètement perdu de l’Aveyron pour y évaluer le commissariat local mais aussi et surtout pour l’éloigner de Paris où sa gueule cassée fait mauvais effet.

    Arrivée sur place, force est de constater qu’il ne se passe pas grand chose à Decazeville. Jusqu’au jour où, un mois plus tard, alors que Noémie est sur le point de partir puisque son évaluation est terminée, un cadavre est découvert et la jeune femme est obligée de rester mener l’enquête. Une enquête somme toute classique mais intéressante dans une ambiance de huis clos au coeur de ce village où tout le monde se connaît et où règnent les secrets et les non-dits.

    Les personnages sont très attachants, en particulier Noémie, qui doit se reconstruire et apprendre à vivre avec ce visage qu’elle ne reconnaît plus. On est immédiatement en empathie avec elle. Puis, il y a Romain, son second à Decazeville, gentil et discret, a qui on s’attache aussi beaucoup. En parallèle, il y a d’autres personnages que l’on déteste cordialement mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler.

    L’histoire est très bien construite, très bien menée et ne comporte pas la moindre invraisemblance ni la moindre longueur. Avec Olivier Norek on va droit au but, pas de fioriture, rien de trop, juste ce qu’il faut. Et la fin est parfaitement amenée, soignée et surprenante à souhaits. Vous l’aurez donc compris, j’ai beaucoup aimé ce roman et même si ça n’a pas été une énorme claque, j’ai passé un excellent moment en compagnie de ses protagonistes. J’espère d’ailleurs retrouvé Noémie dans de prochains opus parce qu’il serait dommage d’abandonner un personnage aussi intéressant.

    Merci aux éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman en épreuves non corrigées.

  • booksandmartini 10 juillet 2019
    Surface - Olivier Norek

    Un cold case ressorti du fin fond de nulle part, ou de l’Aveyron. Une intervention qui tourne mal à Paris. Un passé tragique qui remonte à la surface. L’histoire atypique d’une policière qui gêne un peu trop dans la Capitale.

    Tout est réunis pour un grand moment livresque. Et je vous le confirme. Olivier Norek à sut aller au bout de cette histoire sans en faire des caisses, sans bâclé ces personnages ou son intrigue. Roman prenant.

    Alors là Olivier Norek signe encore un grand roman. Un thriller bien au delà du simple polar, c’est encore une fois un roman humain. Et c’est ce qu’on aime finalement.

  • caro.l.i.t.ne 18 juillet 2019
    Surface - Olivier Norek

    En surface, il y a les blessures physiques.
    Des impacts de plomb sur le visage, le cuir chevelu brûlé, des blessures à la mâchoire, au nez, à l’oeil.
    Une grande cicatrice qui recouvre une moitié du visage, une mèche de cheveux blancs.

    Sous la surface il y a les blessures psychiques.
    Invisibles.
    La douleur de ne plus se reconnaître. De voir un "monstre inconnu" dans le miroir. Son "moi mort".
    ▫️
    ▪️▫️▪️
    ▫️
    En surface, il y a Noémie.
    Noémie et la souffrance.
    De voir se refléter l’horreur dans les yeux des autres. La souffrance de ne plus être soi . La souffrance de se voir morte.
    En surface, un visage de victime.

    Sous la surface, il y a No.
    Une survivante.
    Qui refuse d’être considérée comme LA défigurée. De n’être plus aucun visage. Une partie de visage.
    Qui accepte à contrecœur un poste au commissariat de Decazeville dans l’Aveyron. Partir pour mieux revenir ensuite. Et reprendre son poste de capitaine de police au prestigieux Bastion. Ne pas être réduite à son apparence physique.
    Sous la surface, un mental de battante.
    ▪️
    ▫️▪️▫️
    ▪️
    En surface, Noémie représente un moyen supplémentaire pour ce commissariat. Un nouveau membre. La considération de l’état.
    En surface, Noémie est là pour réparer.

    Sous la surface, Noémie a une mission.
    Faire fermer le commissariat. Un mois pour observer, noter, consigner. Un mois pour faire un rapport qui le condamnera.
    Sous la surface, Noémie est là pour détruire ▫️
    ▪️▫️▪️
    ▫️
    Jusqu’à une découverte
    ▪️
    ▫️▪️▫️
    ▪️
    En surface, il y a le village d’Avalone.
    En bordure d’un lac. Un village calme et paisible ou No va réapprendre à vivre. À aimer. À s’aimer.

    Sous la surface, il y a le village d’Avalone. Peuplé de fantômes, de mystères et de secrets.
    Que Noémie va devoir sortir de l’eau. Pour faire la lumière sur un drame qui hante le village d’Avalone.
    Les villages d’Avalone.

    Des villages lardés de cicatrices.
    En reflet à un visage lardé de cicatrices.

  • La Caverne du Polar 21 juillet 2019
    Surface - Olivier Norek

    Après une petite pause estivale, je vais vous parler de Surface le dernier livre de Olivier Norek. J’ai beaucoup aimé les aventures de son personnage fétiche le capitaine Victor Coste et bien entendu son one-shot Entre deux mondes. Surface m’a confirmé que j’aime vraiment beaucoup cet auteur. C’est parti suivez-moi en direction de Paris et d’Avalone dans l’Aveyron…

    Tout commence lors d’une interpellation au domicile d’un dealer… Noémie Chastain capitaine à la brigade des stups au fameux 36 quai des orfèvres est grièvement blessé au visage. Elle se retrouve à l’hôpital complètement défigurée et pyschologiquement anéanti. S’en suit une longue traversée du désert pour essayer de remonter la pente. En plus lorsqu’elle reprend le travail, son chef décide de l’envoyer à Avalone un petit village perdu au milieu de l’Aveyron pour se refaire une santé. Mais son objectif est de faire fermer le commissariat de police sur place. Pour Noémie cela sonne plutôt comme une mise à l’écart après sa terrible blessure, car son visage porte trop les stigmates du danger quotidien de son métier ! Elle quitte donc Paris pour Avalone, bien décidée à réaliser rapidement sa mission concernant le commissariat de Decazeville et rentrer très vite sur Paris pour retrouver la tête de son groupe…
    Mais lorsqu’un cadavre d’enfant refait surface dans un lac après plus de 20 ans… Noémie retrouve la flamme et son âme de flic. Dans ce petit village où presque tout le monde se connait ce genre d’évènement est une bombe qui va ranimer bien des secrets et raviver des tensions bien enfouis… Dès lors on est plongé dans une enquête aux multiples rebondissements et au final inattendu.

    Les descriptions ainsi que les dialogues sont directs et précis et que dire des personnages qui sont excellents comme souvent avec Olivier Norek. L’intrigue est très originale. Je n’ai jamais lu aucun livre qui ressemble de près ou de loin à celui-ci. On se sent très souvent dans la vraie vie avec Norek, je pense d’ailleurs que c’est une de ses grandes forces et une des clés de sa réussite.

    Surface est un roman frais et prenant et quelle bonne idée d’avoir choisi un département comme l’Aveyron. Une fois de plus Olivier Norek nous démontre tout son talent. Est-ce que l’on retrouvera Noémie dans un prochain roman qui sait ? En tout cas cela me plairai beaucoup qu’elle devienne un personnage récurrent.

  • Encore Un Livre 30 juillet 2019
    Surface - Olivier Norek

    Si j’étais assez enthousiaste dans la première partie j’ai déchanté au point d’être lassée et frustrée par cette intrigue prometteuse et originale qui finalement se révèle être illusoire.
    Olivier Norek s’affranchit de la brutalité du quotidien des unités de police, on est bien loin de Code 93 certes, mais Surface n’est pas dénué de réalisme pour autant. Dans la première partie, les traumatismes, la reconstruction et la reconnexion de Noémie à son « moi » sont exploités avec la sensibilité et l’humanisme qu’on reconnaît à l’auteur et des valeurs déjà bien dégagées dans ses précédents polars.
    Je vais faire simple et être directe, Noémie est un excellent personnage, dans la première moitié seulement ; elle se plie à sa hiérarchie, elle s’arme de courage, de patience et de force, dans l’espoir de réintégrer son équipe. Sans elle, il n’était pas certain que j’aille au bout de cette histoire qui se perd dans la deuxième partie alors que c’est ici seulement que les mystères autour de Decazeville et plus précisément à Avalone qu’ils s’épaississent…
    On découvre que la ville a été engloutie en 1994 et est reconstruite à l’identique, un corps resurgit et c’est tout un village en ébullition.
    Une vieille affaire non classée, un cold-case comme on les appelle refait surface avouez que ce n’est pas commun. On est en plein polar rural, avec une ambiance qui se met en place tranquillement et ce n’est pas pour me déplaire ! À cet instant je suis heureuse du tournant que prend l’auteur !
    Pourtant c’est bien à partir de ce moment là que j’ai ressenti un désintérêt total pour l’histoire, je sens que l’intrigue ne sera pas complexe, il y a peu de personnage, et ce n’est pas grave, mais je regrette que certaines situations prennent trop de place au dépens de l’enquête et de l’intrigue. Je ne savais plus la situer, ni la part d’importance qu’elle possédait tant les divagations sont nombreuses. Finalement l’histoire de ce cold-case n’est pas creusée, les thématiques très peu développées. Noémie en perd même de sa profondeur et je suis encore étonnée de son évolution qui est prévisible dès son arrivée à Avalone au gré de ses rencontres.
    En plantant le décor au cœur de cette communauté aux personnages sinistres et de leurs désespérances, l’atmosphère rurale noire peine elle aussi à percer. Le mélange ne prend pas alors que l’auteur emploie un style direct et simple, qui se révèle toujours efficace, pourtant j’ai ressenti des longueurs, alors qu’il n’y a pas de développement ni de description à faire pâlir les plus réfractaires ! C’est justement ce manque de densité et de complexité qui ont provoqué ma lassitude et ma frustration dans la dernière moitié. L’histoire méritait d’être creusée sur bien des points et amputée de certains passages.

    Je ne reproche pas au roman sa simplicité, j’aime d’ailleurs les intrigues simples, les polars « chabroliens » aussi, mais j’aime surtout quand la simplicité sert un propos, une ambiance même sous-jacente, force est de constater que « Surface » ne m’aura séduite qu’en partie seulement, grâce au personnage de Noémie qui ne manque pas d’attraits ni de finesse, une belle mise en lumière qu’offre l’auteur…

  • clothildePL 9 août 2019
    Surface - Olivier Norek

     Fin de lecture 

    Du GRAND, je répète du très très grand ! Quel thriller, quelle histoire, quel retournement...Trop pressée de le lire, je n’ai pas encore découvert Territoires et Entre deux mondes (dont tout le monde parle). Bref je suis scotchée...
    Lors d’une intervention, Noemie, capitaine de police, se fait tirer en pleine tête. Guérie physiquement mais atteinte psychologiquement, elle va être contrainte de s’exiler dans l’Aveyron.
    La jeune femme va devoir composer avec une nouvelle équipe qui sera confrontée à une affaire vieille de 25 ans. En effet, on découvre à la surface d’un lac, un fût contenant le corps d’un e fant.
    Une enquête troublante et dérangeante pour ce petit village paisible.
    Nous suivrons alors Noemie, femme courage, acharnée et passionnée qui souhaite se battre coûte que coûte...
    Un vrai coup de cœur !!!

  • Lisez.du.polar 11 août 2019
    Surface - Olivier Norek

    ⭐️ Lettre øuverte ⭐️

    Mon très cher Olivier,

    C’est avec un pincement au 🖤 que je referme Surface, votre 5° et dernier roman. J’ai déjà tellement hâte de lire le prochain !

    N’ayons pas peur des mots : conquise, captivée, subjuguée.

    Les nombreux prix décernés ces derniers mois sont amplement mérités. Surface est à la hauteur de vos précédents ouvrages : un polar profondément humain, sacrément bien ficelé.

    Alors je pourrais vous parler de Noémie, sa force, sa rage, sa résilience. Je pourrais vous parler de l’art du sarcasme que vous maitrisez parfaitement et qui m’a valu quelques bons moments de rire. De ce prologue intense. D’Amandine.

    Non. J’ai choisi de vous parler de l’Aveyron, du temps qui s’y ralentit, des secrets qui s’y nouent, dans les murmures des familles, dans les ruelles des villages, dans les silences des clochers. Cet Aveyron où les poignées de main engagent l’honneur. Où la rudesse des terres forge le caractère des hommes.

    Comme Patrice Guirao dans le souffle du Bûcher de Moorea, c’est tout l’amour que vous portez à votre région qui m’a explosé au visage. Votre Aveyron.

    Aubin. Un si joli nom. Celui de votre village. Celui de mon fils.

    Je vous donne rendez-vous bientôt, au détour d’un salon auquel je viendrais vous rencontrer. Je vous glisserai comme à chaque fois un timide merci. Merci pour cette plongée en apnée qui confirme à nouveau tout votre talent.

    Bien à vous, Agnès

  • Mat Rebus 14 août 2019
    Surface - Olivier Norek

    Une vrai réussite. Dans un polar, si les personnages sont réussis, c’est déjà gagné. Dans Surface, même les personnages secondaires sont magnifiquement dépeints. Olivier Norek montre qu’il est aussi à l’aise à la campagne que dans la jungle urbaine. Vivement le prochain !

  • Eli Zabeth 20 août 2019
    Surface - Olivier Norek

    Ne vous fiez pas qu’aux apparences, parfois la surface cache bien des mystères….

    Noémie Chastain est une excellente policière. Mais un jour, les risques du métier s’en mêlent ; lors d’une interpellation, elle est atteinte en plein visage. Elle sera sauvée mais son apparence sera blessée à jamais, jusqu’au point qu’elle ne se reconnaisse plus elle-même.
    « Avez-vous déjà réfléchi à la fonction du visage ? Avez-vous compris qu’il est le reflet de tous vos sentiments ? On y lit le chagrin, la joie, les peurs, les interrogations, la douleur comme la jouissance. Il parle, avant même les mots. »

    Ses cicatrices, autant physiques que morales, auront raison d’elle et de sa carrière. Et c’est ainsi que sa hiérarchie va décider de l’écarter des autres en l’envoyant exercer dans un petit commissariat de campagne dans l’Aveyron. A son arrivée, Noémie est perdue, mais elle est encore bien loin de se douter de la tournure que va prendre sa nouvelle vie.
    Elle prend ses marques, fait connaissance avec ces nouveaux coéquipiers… Un calme plat règne. Mais un jour, un fût fait son apparition, cachant en son antre, un cadavre. Et c’est ainsi qu’une histoire, tenue secrète depuis plus de vingt cinq ans, refera surface.
    Noémie et son équipe sont chargées de l’enquête et s’y accrochent pour ne pas en être dessaisies. Au fil de l’eau, ce village perdra de sa sérénité, les actes du passé viendront bousculer la vie paisible de cette petite contrée.
    Entre disparitions d’enfants, meurtres et autres manipulations, le puzzle sera difficile à reconstituer mais rien n’arrête Noémie Chastain dans sa quête de la vérité.
    « Même les romanciers, quand ils sont bloqués, laissent passer la nuit pour que leur inconscient trouve le chemin. »

    Pas de place pour la légèreté. L’intensité de l’intrigue et de l’écriture m’ont rendue complètement addict de cette histoire, mais aussi et surtout, fan de Noémie Chastain.
    Au-delà de l’enquête dans laquelle Olivier Norek nous mène « par le bout du nez », il y a une véritable trame de fond sur le rôle que joue l’apparence, la relation des êtres humains aux différences des autres. Sa force de caractère et son courage sont autant de qualités qui m’ont fait apprécier son charisme hors norme. Noémie est admirable, elle est devenue mon idole. Cette histoire ferait un formidable scénario pour une adaptation cinématographique.
    Olivier, tu m’as piégée, j’ai traversé des zones d’ombre que je pensais avoir éclaircies mais il a suffit de quelques pages pour tout remettre en question. De rebondissements en révélations surprises, j’ai moi aussi joué à l’enquêtrice… A un rythme effréné, à couper le souffle.
    Une superbe performance, couronnée par des Prix Littéraires amplement mérités.

    https://littelecture.wordpress.com/2019/07/14/surface-de-olivier-norek/

  • La Bibliothèque de Juju 11 septembre 2019
    Surface - Olivier Norek

    Ce que j’aime chez Olivier Norek, c’est sa capacité à nous faire rentrer de plein fouet dans son récit dés les premières lignes. Et dans SURFACE, il est loin de me faire mentir…

    Noémie, capitaine de police se fait tirer en plein visage lors d’une intervention qui tourne mal. Après plusieurs semaines de soins, là voilà prête à retourner à sa vie de capitaine. Mais sa gueule cassée et sa hiérarchie vont en décider autrement …

    Olivier Norek signe, une nouvelle fois, un bijou du genre. Frappé, frappant, Percutant et marquant. A travers le portrait d’une femme qui en a. Qui va se battre, surtout contre elle-même.

    J’ai particulièrement aimé de ne pas savoir où j’allais. Olivier Norek quitte sa banlieue parisienne et part se mettre au vert sans pour autant perdre de la tension qui anime son écriture ! Un roman qui file à toute allure et nous rend Noémie indispensable.

    Entre Paris et Decazeville, on suit le parcours de cette gueule cassée et de cette âme abimée. A la fois un sacré portrait de femme et un polar imparable ! Un roman qui porte bien son titre. Où il ne fait pas bon aller voir ce qui se cache sous la fameuse surface …

    L’occasion même pour les plus attentifs de croiser un ancien ami de la team Norek au début de ce roman. Le clin d’œil m’a fait sourire.

    Olivier Norek est un de mes favoris dans le registre du thriller qui tape fort. Car il y met tant d’humanité. Tant de réalisme. Qu’il en devient rare. Et du même coup, précieux.

    Sa connaissance du milieu policier rend toujours aussi réaliste ses histoires, ses personnages.

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