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L’Empathie - Antoine RENAND

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28 #AvisPolar
8 enquêteurs
l'ont vu/lu
6 enquêteurs
Veulent le voir/lire

Résumé :

Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit.
Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol ».
Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

Vos #AvisPolar

  • Sangpages 22 janvier 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Beaucoup ont parlé de terreur. Même la punch line " Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte" ainsi que le quatrième de couv le sous-entendent. Comme souvent, je ne suis pas d’accord avec ces lignes qui argumentent dans le faux sens mais pour une fois, en mieux. Ce récit a, certes, quelque chose de terrifiant mais ce n’est en aucun cas ce que j’en retiens.
    J’y ai vu, pour ma part bien plus et c’est ce qui aurait dû être mis en avant.
    Un thriller au début que l’on pourrait tout à fait qualifier de classique, standard. Tu te diras même "mouais encore une histoire de violeur en série", sujet vu et revu, utilisé et réutilisé alors que tu te fourreras le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate.
    L’histoire évolue d’une manière surprenante et même, il faut le dire, de manière brillante.
    Au travers d’Alpha, son violeur en série, Antoine Renand aborde une multitude de sujets épineux. Le viol, les victimes, le violeur et les conséquences sont abordés sous toutes les coutures, sous toutes les visions qu’elles soient intérieures ou extérieures. Il nous parle aussi au travers d’Alpha de la place de l’homme vis à vis de la femme. Clairement d’actualité et non dénué de sens. Le panel d’émotions est infini et ultra percutant.
    Les twists sont redoutables mais il est impossible de te l’expliquer tant l’histoire est complexe. Si je t’en parle, je spoile...Je vais donc rester volontairement vague et te laisserai, toi même découvrir cette histoire absolument géniale.
    Ce que je peux, par contre, te dire, c’est que les personnages sont eux-mêmes des intrigues. Tu en arrives à chercher sur tous les tableaux et ton cerveau va mouliner sec.
    Je peux aussi te dire que Marion et Anthony, les flics, n’ont pas rejoints la brigade du viol par hasard et tu découvriras pourquoi au fur et à mesure du récit.
    Que d’habiles indices traînent par-ci, par-là. Il faut être attentif et connaître 2-3 principes mais c’est admirablement bien foutu.
    Que l’auteur a habilement donné un caractère, un passé ou une profession à chacun de ses personnages pour pouvoir explorer toutes les différentes visions de la problématique. C’est fortiche !
    Qu’Antoine Renand est allé plus loin dans l’atteinte. Il a osé faire mal à ceux qui ne devraient pas et c’est rare. Et moi j’adore 😜
    Que la relation avec le cinéma est omniprésente. On sent clairement le côté scénariste de l’auteur et sa capacité à monter une histoire.
    Qu’il est difficile de croire qu’il s’agit là d’un premier roman tant il est maitrisé et abouti.
    Que c’est, pour moi, un vrai coup de foudre.
    Qu’Alpha, son violeur est un tueur redoutable, habilement créé mais qui, pour ma part, a fini par devenir secondaire.
    Que j’ai été totalement bluffée par la teneur du récit, de la qualité psychologique des personnages et de la trame.
    Que c’est un excellent thriller mais vraiment pas que. J’y ai trouvé une profondeur peu commune, une belle humanité ainsi qu’une rare sensibilité.
    Que j’ai tourné la dernière page en éprouvant une sensation bizarre. Comme si je ne savais plus très bien qui était méchant et qui ne l’était pas.
    Que mes émotions avaient été clairement mises à mal dans tous les sens du terme.
    Que ce qui était effrayant n’était pas la peur de laisser ma fenêtre ouverte mais à l’inverse, de comprendre et c’est là que j’ai vraiment pris une claque.
    Mais ce que je peux surtout te dire, c’est qu’il te faut retenir son nom : Antoine Renand.
    Il débute supra fort et signe là un livre qui restera dans les annales.
    L’empathie, c’est une remontée dans les origines du mal...
    L’empathie est peut-être la clé...
    L’empathie est sans doute la différence….

  • bookliseuse 29 janvier 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    L’Alpha s’introduit sournoisement chez des gens après avoir étudié leurs habitudes, puis se prend en photo chez eux avec leur smartphone...facile d’imaginer la terreur des propriétaires en découvrant que quelqu’un s’est introduit chez eux aussi facilement, aurait pu faire ce qu’il voulait...sauf que voilà petit à petit cela ne lui suffit plus...

    Anthony Rauch surnommé "la poire" pour son physique très particulier, aidé de Marion doit enquêter au sein du 2eme district de police judiciaire la "brigade du viol". Il a la lourde tâche de découvrir qui est l’Alpha, cet homme qui escalade des immeubles de plusieurs étages pour s’introduire chez des couples, violer, battre voire tuer ses victimes avec une aisance terrifiante.

    Cette enquête va se révéler très difficile, l’Alpha ne laisse aucune trace et n’a peur de personne.

    Aux fils des pages, on découvre la relation compliquée qu’entretient "la poire" avec sa mère Louise, grande avocate pénale. On sent qu’il cache un lourd secret qui lui pèse et l’empêche d’être heureux. Marion est la seule personne qui arrive à le comprendre un minimum, mais elle aussi à un passé difficile.

    Un roman aux multiples récits et narrateurs, tous cela placé au bon moment, nous permettant de suivre facilement la trame de l’histoire.

    Le personnage principal Anthony Rauch est attachant, on le voit changer aux fils des pages, comme s’il grandissait, s’épanouissait sous nos yeux. On comprend que Louise que l’on croyait au début dure, froide, distante, s’est tout compte fait créé une carapace pour se protéger.

    Et l’Alpha est un psychopathe sans remords, qui aurait pu être "sauvé" dès le plus jeune âge si son entourage, ses voisins avaient bien voulu sortir de leur zone de confort.

    Un roman étonnant, époustouflant, difficile de croire qu’il s’agit du premier livre de Antoine Renand tellement il frôle la perfection. Bravo à lui et à son éditeur Robert Laffont, de la collection la Bête Noire d’avoir découvert cette pépite !

  • Ju lit les Mots 31 janvier 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    J’ai tendance à me méfier du battage médiatique autour d’un livre, mais j’ai aussi tendance à faire confiance au responsable de la collection La Bête Noire, lorsqu’il dit l’avoir lu en une nuit !

    Ce qui donne envie de découvrir un livre, c’est un ressenti, un tout qui fait qu’on est attiré par celui-ci, à ce moment précis. En général, je lis en décalé, pour laisser retomber la pression des différents retours. Je me méfie aussi des phrases toutes faites, qui parfois desservent le livre, plus qu’autre chose.

    Mais là, j’ai d’emblée été intrigué ! Pourquoi ce titre ?

    On comprend vite que l’empathie est le nœud de cette histoire peu banale que l’auteur nous sert…

    Faire partie de la brigade du viol demande une sacré dose de courage et surtout, il faut avoir cette capacité à se mettre à la place de l’autre, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou de cette identification à la victime. Savoir garder cette distance salvatrice, c’est un combat de tous les jours, de tous les instants, pour être efficace.

    L’auteur, Antoine Renand a su rendre ces aspects visuels, en donnant à son duo d’enquêteurs, tous les traits qui doivent les caractériser. Mais pour traquer le monstre qui agit à la barbe de tous, se faufile par les fenêtres et dont les crimes vont en s’accentuant, il va leur falloir déterrer leurs propres cadavres et traquer le monstre qui est en eux…

    Un duo qui traque ces monstres pour guérir de leurs monstres… Comme si pour comprendre, il fallait avoir vécu des évènements dramatiques…

    Un peu comme un épisode de New York Unité Spéciale qui se met en place, le lecteur est immergé dans l’intrigue pour assister avec effroi à la naissance d’un monstre avec le passage de la chrysalide à la métamorphose complète. De voyeur à violeur… Il n’y a parfois qu’un pas…

    « Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »

    L’enquête va crescendo, pour atteindre son point culminant et faire basculer l’intrigue, dans une autre dimension.

    D’une « banale » enquête policière, l’auteur nous entraîne dans un thriller psychologique, à la finesse et aux descriptions ahurissantes. Il ne prend pas de gants pour décrire l’horreur dans toute sa « splendeur ». On passe par tous les stades, de la tristesse, de l’empathie à l’incompréhension, à la rage, tout en gardant en tête que tout se joue enfant… Alors oui, on dit souvent que l’on ne naît pas violeur ou tueur et fort heureusement, mais l’enfance est le point d’ancrage de notre futur moi adulte. Et là, l’auteur arrive à le décrire tellement bien, à l’exprimer avec des mots justes à travers les voix de ses personnages, que cela en est déroutant…

    J’ai vraiment apprécié le traitement psychologique des différents protagonistes, qui se révèlent tous victimes… Victimes du système sociale, du système judiciaire… Au point, parfois, d’avoir envie de faire sa propre justice.

    Il y a une soif de vivre, une soif de justice, très prégnante entre chaque ligne, avec pour fil conducteur cette empathie, dont l’auteur parle si bien. Cette empathie que l’auteur nous pousse à avoir, nous pousse à vivre. Des personnages torturés, tordus, mais dont l’humanité est exacerbée.

    Un livre qui se révèle être plus qu’un simple thriller, c’est aussi un thriller sociétal, qui pose des questions sur l’appareil judiciaire en France, sur la justice des hommes, mais surtout, sur la place de victime d’abus sexuels et le traitement que l’on en fait, nous simples mortels…

    Une construction telle que plusieurs intrigues s’imbriquent les unes dans les autres pour n’en former qu’une, comme ces poupées russes dont on admire le travail, ici le lecteur admire la singularité de l’intrigue et son traitement, menée par la plume d’un grand auteur en devenir qui, pour un premier livre, m’a foutu une sacrée claque.

  • Wolf1316 5 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Surprenante lecture. Le suspense monte crescendo et est très intense. Les rebondissements sont vraiment inattendus et les personnages bien que malmenés par la vie sont attachants.

    Ne passez pas à côté !

  • Anne-Sophie Books 5 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    L’empathie, d’Antoine Renand est sûrement LE livre qui a le plus fait parler de lui lors de cette rentrée d’hiver.
    J’en attendais donc énormément, et, par conséquent, le risque d’être déçue était lui aussi assez élevé. À force d’entendre parler des qualités d’un roman nous en espérons forcément toujours un peu trop.
    Mais pas cette fois.

    Si j’ai entamé ma lecture avec une certaine crainte, elle s’est évanouie dès les premiers chapitres.

    Soyons francs, rares sont les thrillers qui atteignent un tel niveau quand il s’agit du premier roman de l’auteur.

    447 pages, et pas une seule ne m’a parue inutile ou en trop. Il n’y a, dans ce livre, aucune tentative de « remplissage », bien au contraire.

    Nous sommes bien là face à un thriller « pur et dur » : enquête, meurtres, viols, sang et violences en tous genres sont bien présents et ne nous laissent que peu de répit.

    L’histoire est prenante, les chapitres s’enchaînent parfaitement, et l’écriture est plaisante. Elle est même très maîtrisée.

    Bref tout est réuni pour faire de ce thriller une lecture très addictive et ravir tous les fans du genre.

    Mais il y a plus. Un petit plus que les lecteurs addicts apprécient particulièrement : de vrais personnages, passionnants et dérangeants, à la psychologie idéalement décortiquée.

    Si ce roman est si bien abouti c’est parce qu’Antoine Renand a su développer et faire cohabiter une enquête trépidante et une galerie de protagonistes aux caractères forts, et à la psyché particulièrement fascinante.

    Protagonistes qu’il n’hésite d’ailleurs pas à faire aller jusqu’au bout de leurs limites, pour le meilleur et souvent pour le pire.

    Aucun d’eux n’est entièrement bon, tous ont cette part d’ombre propre à tous les humains, et l’auteur, sans jamais chercher à leur apporter quelque excuse que ce soit, en joue avec une dextérité déconcertante.
    Il ne s’agit pas ici d’une bataille entre le bien et le mal, mais d’une guerre entre le mal et le moins pire.

    Alpha fait désormais partie de ces quelques personnages littéraires qui incarneront à jamais l’image du Mal à l’état pur.

    L’empathie est un thriller fulgurant, un livre coup de poing qui vous laissera KO debout.
    À lire de toute urgence !

  • nathf 7 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Alpha, comme il se surnomme, a trouvé sa voie : torturer, violer et tuer en s’introduisant chez ses victimes.
    Les inspecteurs Anthony Rauch, dit "la poire" et Marion Mesny vont devoir affronter un tueur ingénieux et impitoyable.
    Pour un premier roman, Antoine Renand a frappé fort.
    Imaginez-vous en pleine nuit dans votre lit, un inconnu vous épiant avec l’idée de vous violer ou de vous tuer dans les pires souffrances. De quoi filer la chair de poule....
    On peut dire qu’en plus d’être sadique,celui-ci est un monte-en-l’air hors pair (un peu trop par moment à mon goût).
    Toute l’originalité de ce roman réside dans la psychologie des protagonistes.
    Psychologie inédite et surprenante comme vous le découvrirez.
    Au fil des pages, les secrets et les peurs que chacun tente de cacher se dévoilent en nous éclairant sur leurs actes.
    Avec un scénario glaçant, l’auteur arriverait presque à nous rendre parano.
    Malheureusement, je n’ai pas atteint le coup de coeur escompté, promis par tant de lecteurs tant l’attente était forte.
    Néanmoins, Antoine Renand entre par la grande porte dans le monde du thriller, un auteur à suivre !

    Rien ne sert de fermer vos portes et fenêtres à double tour, si Alpha vous a choisi comme proie, vous n’y échapperez pas.......

  • Happy Manda Passions 15 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Un bon thriller dans l’ensemble avec une histoire particulièrement originale.

    Hélas ma lecture a été difficile, j’ai eu du mal à m’imprégner de l’atmosphère.
    Je ne regrette cependant pas cette découverte il mérite les louanges qui lui sont faits, une question de feeling parfois ça ne fonctionne pas avec certains lecteurs dont moi.

    J’ai trouvé certains passages longs, surtout les scènes descriptives sur le passé, les tueurs en séries que je n’ai pas trouvé convaincantes.

    Le lézard est un être dont l’empathie fait cruellement défaut. S’introduire chez des couples pour violer les femmes et les violenter est sa façon pour lui d’exister. Qui est il ? Pourquoi faire cela rien ne semble l’arreter. Anthony dit la Poire mène l’enquete. Personnage opposé au lézard, lui l’empathie il en déborde. Mais jusqu’à quel point peut on l’etre face à un tel être ? Et quel est le secret que cache la poire ?

    Le profil psychologique du tueurs est facilement fait et là aussi j’ai été déçue rien d’extraordinaire. Peut etre que j’avais mis la barre trop haute en voyant autant de critiques élogieuses sur ce roman.

    Dans son ensemble, il reste un bon roman très cohérent, je ne peux pas dire que la lecture etait addictive mais l’auteur nous interesse suffisamment pour qu’on est envie de le terminer.

    C’est un premier roman alors il faut etre indulgent car l’auteur se défend quand même très bien. Le style va s’affiner et je pense que je lirais avec plus de plaisir son prochain.

    https://happymandapassions.blogspot.com/2019/02/empathie-antoine-renand-avis.html

  • jeanmid 22 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Antoine Renand nous offre , avec "L’empathie" , un roman noir dont la thématique principale , le viol , a , à ma connaissance , rarement été traité dans le genre polar - thriller auparavant .
    Un crime qui demeure encore trop souvent impuni et dont les femmes qui l’ont subi , sont meurtries à vie dans leur chair comme dans leur esprit . L’auteur n’oublie pas les enfants , filles ou garçons , qui ont été agressés sexuellement , souvent par un proche , et dont le destin profané à jamais , peut transformer ces petits êtres en futurs assassins dont la haine et la vengeance sont les moteurs principaux .
    C’est le cas de "Alpha" qui escalade le mur des immeubles du monde entier pour mieux observer des couples ou des femmes seules , la nuit , dans leur sommeil afin de les surprendre , de les traumatiser en se faufilant dans leur intimité ou de profiter de sa force pour mieux les humilier . C’est en France qu’il a décidé de revenir commettre ses forfaits et ou " Le lézard" , son surnom donné par les médias , va découvrir , lors d’une émission de télévision justement consacrée au criminels sexuels , ce flic à la voix de fausset , en sueur , légèrement efféminé , un certain Capitaine Rauch .
    Anthony Rauch , surnommé aussi La Poire , du fait de son physique peu avantageux , travaille au commissariat du 12 ème arrondissement dans la brigade du viol spécialisée dans les affaires d’agressions sexuelles en série . Il est assisté de la fidèle Marion , une alliée et une véritable amie .Sous la houlette du commandant Euvrard ils traquent actuellement un violeur récidiviste qui a déjà traumatisé de nombreuses jeunes parisiennes , commettant ses crimes , toujours affublé d’un casque de moto sur la tête . Anthony n’est pas le seul de la famille à travailler dans le domaine judiciaire : sa mère Louisa , est une avocate pénaliste renommée dans la profession et sa route , plus souvent professionnelle que personnelle , croise de temps en temps celle de son fils .
    Leur route va malheureusement aussi bientôt rentrer en collision sanglante avec celle d’Alpha et par ricochet mettre en lumière la personnalité ambiguë du capitaine Rauch .

    Un démarrage chaotique pour moi suivi d’une montée en puissance tant rythmique que narrative quand l’auteur nous plonge dans le passé familial quelque peu sulfureux de la famille Rauch .Des scènes hyper réalistes ensuite avec ces enchainements de violences souvent gratuites et malsaines qui montrent aussi la profondeur de perversité et de cruautés dont peuvent faire preuve certains personnages . Des moments de surprises les plus complets enfin qui vous déstabilisent et vous émeuvent car il y a des personnages , même si l’on sait qu’ils ne sont qu’issus de l’imaginaire fécond de l’auteur , sans doute plus attachants que d’autres , dont on ne peut supporter la disparition .
    Mais rassurez-vous , au milieu de toute cette noirceur abyssale , Antoine Renand, sait glisser quelques lueurs d’espoir ..

  • Loudiebouhlis 26 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Voila sept jours que j’ai terminé « L’empathie » et je dois dire que je repousse cette chronique depuis. Pourquoi ? Je ne saurais l’expliquer. Probablement parce que ce n’est pas un coup de coeur, et que je n’arrive pas à savoir pourquoi... Avez vous déjà vécu ça ? Le fait qu’il ait manqué un petit quelque chose mais que vous soyez incapable de l’expliquer. Peut-être cette fin qui ne m’a pas vraiment plu, que je comprends mais que je n’aime pas. Oui.. Je suis assez chiante, on peut le dire. Dans tous les cas, rassurez-vous ce n’est pas un coup de coeur mais c’est une excellent lecture. Un kiff. Un très bon moment.

    Plusieurs viols, différentes enquêtes. Une brigade, celle du viol de 2eme district de la PJ de Paris. A sa tête, deux enquêteurs Anthony Rauch et Marion Mesny. Une enquête va se démarquer, celle du "Lezard". Des couples sont agressés à leur domicile, mais une question subsiste... Comment l’agresseur s’est-il introduit chez eux ?

    "L’empathie", c’est bien plus qu’un simple thriller, ou qu’une simple enquête policière. C’est avant tout un livre qui fait réfléchir. Un livre qui vous fera changer d’avis comme de chemise. Antoine Renand a clairement comme objectif celui de faire réfléchir son lecteur, de le faire douter sur ses avis. Et pour cela, l’auteur joue avec les mots, il l’est manipule avec une habileté déconcertante. Son roman est construit de façon à faire évoluer son lecteur.

    De nombreux chapitres se succédant de façon méthodique, puisque pendant tout le déroulement de l’enquête, on a des chapitres qui font référence au passé des différents personnages permettant à l’histoire de prendre son sens. Alors qu’on s’imagine avoir affaire à un thriller semblable à beaucoup d’autres, on est surpris par le talent d’écriture de l’auteur. De multiples hypothèses prennent forme dans l’esprit du lecteur avant d’être mise à mal par l’auteur. Sa plume fluide est claire, fascinante et très descriptive et on sent un réel travail de recherche de la part de l’auteur. Une histoire qui ne manque pas de rythme, de multiples rebondissements et une évolution significative de tous les protagonistes. Des anti-héros auquels on s’attache immanquablement malgré des raisons qui nous pousseraient à les détester. C’est un excellent thriller qui prend aux tripes, qui demande au lecteur de faire preuve d’une qualité pas si simple, l’empathie. Le fait de comprendre autrui sent pour autant se mettre à sa place car cela est impossible.

    Ce qui ressort de tout ça, c’est un premier roman prometteur qui donne envie de suivre les futures parutions d’Antoine Renand. Un thriller que je recommande malgré son tapage médiatique incessante qui pourrait en freiner plus d’un.

  • ju_se_livre 26 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    C’était un livre que j’avais repéré bien avant sa sortie. Les avis m’ont confortés sur mon envie de le lire. La 4eme de couverture m avait fait pensé à *Level 24* que j’avais énormément aimé et qui était vraiment flippant. Mais contrairement à beaucoup d’autres, la magie n’a pas opéré avec moi.

    Après la lecture du prologue, je me suis dit que ça allait être du bon ça. Et pourtant je suis restée sur ma faim. Je m’attendais à une autre histoire. Pour moi c’est trop focalisé sur les enquêteurs et pas assez sur le psychopathe d’où ma déception car je ne me suis pas du tout attachée à La Poire ou aux autres personnages.

    Pourtant, c’est bien écrit et la structure du récit est intéressante avec les nombreux flash back qui permettent de mieux comprendre les personnages. Mais certains passages sont un peu long. Et le côté "invincible" du psychopathe m’a un peu agacé. La 4eme de couverture nous vend un homme qui s’introduit chez les gens, les regarde dormir pendant des heures... alors là, moi je dis oui ! Mais au final, ça prend rapidement un autre tournant, on s’éloigne très vite de ce pour quoi javais envie de lire ce livre et cela m’a laissé un sentiment de "déjà vu".

    Enfin bref, je suis complètement passée à côté.

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Voici un livre que j’attendais avec beaucoup d’impatience et en lisant tant d’avis Dithyrambique je VOULAIS le lire aussi. Nous plantons le décor Brigade des viols 2 flics : la poire (Anthony) et Marion à la recherche d’un prédateur sexuel dit Alpha. Alpha s’introduit chez les gens la nuit, viole la femme devant son mari/*conjoint qu’il laisse pour mort et s’enfuit par les fenêtres !!
    Flippant non ? Vous comprendrez que ce roman tourne autout de ce détraqué sexuel mais pas que ... l’auteur s’interesse fortement aux 2 flics aussi, nous sort un twist qui nous laisse sur le CUL et revire volte sur l’intrigue .. >Alors ...que dire ...
    Oui c’est un thriller glauque, oui il intrigue, oui il embarque MAIS parfois il y a eu des invraisemblances que j’ai pas du tout aimé, un manque de profondeur, quelques longueurs de trop (le portrait de la mère, du BP ...) ... le côté sur-homme j’adhère pas particulièrement.
    Et je pense vraiment que ce livre restera en tête non pas pour l’histoire du tueur en elle même mais plutôt pour l’esprit torturé du flic, son passif, sa vie .. pfiouuuu ...

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Voici un livre que j’attendais avec beaucoup d’impatience et en lisant tant d’avis Dithyrambique je VOULAIS le lire aussi. Nous plantons le décor Brigade des viols 2 flics : la poire (Anthony) et Marion à la recherche d’un prédateur sexuel dit Alpha. Alpha s’introduit chez les gens la nuit, viole la femme devant son mari/*conjoint qu’il laisse pour mort et s’enfuit par les fenêtres !!
    Flippant non ? Vous comprendrez que ce roman tourne autour de ce détraqué sexuel mais pas que ... l’auteur s’intéresse fortement aux 2 flics aussi, nous sort un twist qui nous laisse sur le C** et revire volte sur l’intrigue .. >Alors ...que dire ...
    Oui c’est un thriller glauque, oui il intrigue, oui il embarque MAIS parfois il y a eu des invraisemblances que j’ai pas du tout aimé, un manque de profondeur, quelques longueurs de trop (le portrait de la mère, du BP ...) ... le côté sur-homme j’adhère pas particulièrement.
    Et je pense vraiment que ce livre restera en tête non pas pour l’histoire du tueur en elle même mais plutôt pour l’esprit torturé du flic, son passif, sa vie .. pfiouuuu ...

  • calyenol 28 février 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Bon vous l’avez déjà pas mal vu passer et c’est donc à mon tour de vous dire mon ressenti.
    .
    <<< Empathie : capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent. >>>
    .
    Pour un premier bouquin,j’ai envie de dire wahou !
    Niveau psychologique touché grandement au fil des pages.
    Niveau monstruosité,on y est et pas qu’un peu.
    Certains passages m’ont tordu le bide,d’autres m’ont ému,d’autres mon grrrrr....
    .
    Dans ce livre,on est au coeur de la brigade du viol et l’on suit Anthony dit ’la poire’ et Marion à travers une enquête ou l’Alpha nous donne des sueurs froides.
    Psychopathe habile,il grimpe aux murs des immeubles tel un lézard et s’immice chez ses proies par la fenêtre.
    De quoi vérifier toutes les fermetures de ma maison avant de me coucher !
    Si l’histoire des fenêtres ne m’avait pas faite penser à une affaire un peu s’immilaire survenue pas loin de mon bled,j’aurais pu lire ce livre comme une fiction,avec plus de recul.
    Mais non ce genre d’hommes existent vraiment.
    Et là je me dis que l’auteur a tapé dans le mille.
    Stress,angoisse garantie !
    J’ai donc trouvé ce livre bien construit au niveau des personnages,de leur histoire,de l’histoire.
    L’enquête nous emporte dans sa noirceur,les scènes sont assées visuelles et nous laissent en apnée.
    On passe par tous les états.
    C’est pour moi un livre très prenant où l’écriture de l’auteur a donné un bon rythme.
    Un thriller captivant comme je les aime.
    Petit point négatif,j’aurais voulu une certaine scène finale plus hard.
    En bref,encore une excellente lecture pour moi.
    Un auteur à suivre 😉

  • mavic 1er mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Voilà un livre que l’on encense avant et depuis sa sortie. Une phrase d’accroche et des avis dithyrambiques m’ont vite convaincue de me le procurer. Et plus que l’intrigue, ce sont les thèmes abordés et les personnages qui m’ont complètement séduite. Avec l’empathie préparez-vous à passer un incroyable moment de lecture. Oui rien que ça.
    Premier point positif de ce livre ce sont les chapitres courts donnant un rythme dès le départ à l’histoire. Et en plus ça commence sur les chapeaux de roues, mettant le lecteur dans l’intrigue quasi immédiatement. De plus, on fait connaissance avec nos personnages principaux dès les premières pages.

    En effet, l’auteur a choisi de mettre en scène Anthony et Marion capitaines à La brigade des viols, dans une affaire assez glauque. En même vous me direz à La brigade des viols, des choses plaisantes il ne doit pas y en avoir des masses. C’est une affaire qui va également faire intervenir Louisa, avocate célèbre mais surtout mère d’Anthony. Voilà, en moins de 50 pages l’auteur nous a introduit ses protagonistes et nous sommes désormais prêts à passer à l’intrigue principal.

    Et là vient mon deuxième point positif. J’ai été vite embarquée dans l’histoire car niveau ressenti, sensations, la barre est placé bien haute. Ressenti produit par le fait qu’on entre dans la tête du voyeur le plus malsain au monde. On le suit pendant ses traques, amenant un sentiment de malaise, de dégoût, le mot est faible, par rapport à ce qu’il entreprend et fait subir à ses victimes. Ah pour le coup on entre en empathie totale ! Mais ressenti aussi envers certains de nos protagonistes au passé bien lourd, tortueux… Parce que le viol ne concerne pas seulement les victimes de La Brigade des Viols et que c’est abordé de façon à ne pas trop heurter les cœurs sensibles
    Et pourtant, j’oserais dire que ce n’est pas réellement ça l’intrigue principale… Quoi ? Comment ? On nous aurait menti ?

    Bien sûr que non ! Mais au ressortir de ma lecture, pour moi, et je dis bien pour moi, ce sont nos personnages principaux à savoir Anthony, Marion, Louisa et Le lézard qui sont au cœur de l’intrigue. Mais pas une intrigue où il faut résoudre une enquête policière pour avoir le fin mot de l’histoire. Ici, l’affaire est un prétexte, même si on a connu prétexte plus joyeux, pour comprendre leurs choix, leurs personnalité et ce qu’ils sont devenus à ce jour.

    On a ainsi droit à des retours dans le passé, qui nous explique, qui nous dévoile une facette de nos protagonistes. Un aspect positif ou négatif d’ailleurs. Ici aucun point vue manichéen, chacun compose avec ses forces et ses faiblesses.

    Et c’est ce qui fait la réussite du livre pour ma part.

    De plus, L’empathie se lit comme il pourrait se voir en film. A savoir que l’on commence à mettre nos personnages en scène, pour ensuite dévoiler l’intrigue principale qui sera le moteur, le fil rouge pour comprendre, entendre ces personnages et leur histoire. Et à travers ce fil rouge, on construit d’autres ramifications permettant une meilleure compréhension de l’histoire et qui de temps à autre voire souvent ont meurtri mon cœur de lectrice.

    Et lire un livre et le visualiser de bout en bout me provoquant certains malaises, et bien je considère que c’est un excellent livre et je pèse mes mots.

    Pour moi, l’intrigue a réellement pour rôle, autre que de bien s’enfermer à double tour chez soi, de déclencheurs, de révélateurs sur des vérités enfouies depuis bien trop longtemps. Et des révélations on en a ! De ce côté-ci on est servi et on a de quoi composer. Mais surtout on entre en empathie avec nos protagonistes parce qu’ils sont comme vous et moi, qu’ils ont un passé plus ou moins facile, qu’ils sont parfois malmenés… et qu’en fin de compte c’est un peu nous, lecteurs, qui sommes également malmenés…

    D’autant que ce n’est pas une intrigue, une enquête qui se résout en 200 pages et boujoux. Ca s’étend sur quelques semaines, je dirais même quelques années permettant ainsi de suivre l’évolution de tout ce petit monde. Alors oui il y a du rythme parce qu’on a des chapitres courts, une alternance de points de vue. Mais il ne faut pas s’attendre à une résolution rapide avec des indices qui tombent toutes les dix pages.

    Quand arrive le dénouement bah l’attente en valait clairement la chandelle. Tout le flot d’émotions contenus se déversent et offrent une fin royale. Rien que ça ! J’ai envie de dire que c’est le combat final entre Batman et Le joker, entre Spider-man et Le bouffon vert… tous ces ennemis légendaires.

    C’est une fin qui termine une composition maitrisée de bout en bout.

    En bref,

    Pour un premier thriller, Antoine Renand nous offre une intrigue de première qualité. L’intrigue pour fil rouge où gravite nos protagonistes, nous permettant de mieux les cerner, de comprendre certains de leurs choix. Et comprendre n’est pas cautionné. Une histoire maîtrisée de bout en bout suscitant un raz-de-marée d’émotions, facilitant l’entrée dans l’intrigue. Ca se lit comme on visualise un film. Et surtout on en redemande !

  • claire chronique 5 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Ayant beaucoup vu le livre sur la toile, j’ai décidé de le lire à mon tour ! Et je ne suis pas déçue. C’est même un coup de coeur ! Pour un premier livre, l’auteur a mis la barre très haute. Pour sûr, L’Empathie est bien là ainsi que beaucoup d’autres émotions.
    On a affaire à des personnages très attachants. J’ai beaucoup aimé les personnages d’Anthony et Marion, capitaines à La brigade des viols. Ils ont tous les deux vécu des choses très dures et, grâce ou à cause de cela, ils sont devenus vraiment très proches. Mais voilà, un jour, Alpha décide de s’en prendre à Marion et là Anthony se met en mode vengeance.
    Dans ce livre, vous y trouverez une enquête, des meurtres, des viols, du sang et de la violence pure et dure ! Des flashbacks aussi qui nous permettent de ne pas nous perdre et d’apprécier notre lecture à sa juste valeur. Mais aussi un tueur avec une histoire très dure, car l’auteur nous parle des origines du mal. Je ne vous dirai pas non plus qu’il est attachant... non, non, par contre, et vous le verrez en lisant, j’ai beaucoup apprécié qu’il s’inquiète pour sa soeur, mais je ne vous en dirai pas plus. Intéressante aussi la relation mère/fils et ses secrets. Il n’y a pas de longueurs, c’est un des points que j’ai le plus appréciés.
    En résumé, un livre qui restera longtemps dans les mémoires et d’ailleurs j’ai même prévu d’acheter le livre pour ma bibliothèque (ben oui, je l’ai lu sur ma liseuse) et je ne me trompe pas en disant qu’avec son livre Antoine Renaud joue dans la cour des grands ! Je me tiens prête pour son second livre !

  • Le Boobooker 5 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Je suis mi-figue mi-raisin pour ce thriller ! J’ai trouvé l’écriture plutôt très bonne et fluide, la structure de ce thriller est particulière mais plutôt originale et les thèmes abordés sont mis en scène de belle manière, mais j’ai été gêné par plusieurs choses.

    Pour commencer j’ai trouvé qu’il y avait vraiment quelques longueurs qui ne servaient pas vraiment ce livre. Des flashbacks qui nous permettent de mieux comprendre le pourquoi du comment, mais qui parfois sont presque inutiles. Mais honnêtement ce n’est qu’un détail. Ce qui m’a rendu chafouin (très belle expression vous noterez !) c’est le final du roman qui je trouve n’est pas du tout dans le même ton que tout le reste.

    Je ne dis pas que la fin est nulle ou autre, juste que pour moi ce n’était pas du tout ce que j’attendais. Mais il y a aussi beaucoup de points positifs à noter tout de même, comme l’habileté de l’auteur à nous amener à un questionnement très intéressant sur des thèmes très forts comme la pédophilie, le viol et j’en passe...

    Un premier thriller réussi quand même, qui suggère de belles promesses notamment au niveau de la plume de l’auteur et de sa faculté à nous raconter des faits très graves avec un style bien à lui, mais je reste sur ma faim donc j’attends avec impatience le prochain pour vraiment me faire une idée plus précise sur l’auteur.

  • Elisa Fernandez 6 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Un thriller glaçant, à ne pas mettre entre toutes les mains.
    Une violence indescriptible ? Pas pour l’auteur, qui ne nous ménage pas : faisant du viol et de la torture les fils rouges de son roman, il décrit tout minutieusement, provoquant parfois la gêne de son lecteur ; mais après tout, ce sens du détail se révèle peut-être nécessaire pour appréhender correctement les personnages.
    Car c’est bien ça le point fort du livre : Antoine Renand ne fait pas dans le manichéisme, ses personnages sont nuancés, jamais tout noirs ou tout blancs.
    L’auteur a le sens de la révélation, sans pour autant utiliser les renversements de situations abusifs et faciles dont se parent certains thrillers : c’est dans le dévoilement progressif du passé, des relations et de la psychologie des personnages que tout se joue.
    Antoine Renand s’empare d’un sujet délicat avec une franchise assumée et s’en saisit pourtant avec une justesse remarquable. Son roman ne se limite pas à l’exposition bête et méchante de la violence des hommes et se pare d’un relief inédit en évoquant la question de la possibilité d’une rédemption malgré la maladie.

    Sous nos doigts de lecteur, les pages défilent à un rythme soutenu : Antoine Renand vise juste avec un premier roman glaçant et addictif à souhait.

  • anais_serial_lectrice 7 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    [ Fulgurant coup de foudre ! ]

    Quand j’ai vu le post de l’éditeur sur Facebook qui disait qu’il l’avait lu en une nuit et qu’il était inlâchable, je me suis dit « ouais, ouais, forcément l’éditeur fait un teasing de dingue pour nous appâter, mais moi j’demande à voir ! » 🙂 . Je ne sais pas ce qui m’a poussé à le faire passer devant tout le monde, mais c’est un fait, aussitôt reçu, aussitôt commencé, et grand bien m’en a fait car, putain la vache, quel bouquin que voilà !

    Vous le savez, j’aime les thrillers qui tabassent, ceux qui n’épargnent rien aux lecteurs, ceux dans lesquels l’auteur puise dans les bas fonds de l’âme humaine pour nous offrir une intrigue puissante, marquante et violente. Mes attentes de lectrices sauvages et barbares ont été servies, et je n’avais rien lu de tel depuis octobre dernier !

    Il est question dans ce livre d’un thème très dur, sans doute celui que j’ai le plus de mal à aborder dans mes lectures, celui du viol. Quoi de pire qu’un viol ? Quoi de plus dévastateur que ça ? Comment se remet-on d’une agression sexuelle ? Autour de ce sujet et de l’enquête qui se dessine, le récit vous apportera son lot de scènes difficiles, sans tabou, sans rideau pour cacher ce qu’on ne voudrait pas voir. Certains passages sont à la limite du supportable, mais on ne tombe jamais dans le voyeurisme glauque et dégueulasse fait uniquement pour donner un peu de frisson à la ménagère en mal de sensations fortes. C’est cru, c’est violent, c’est flippant même tant c’est imagé, cinématographique et décrit avec justesse. Mais il y a un message à travers tout ça, et finalement plus que l’enquête et les viols, c’est une formidable leçon de vie qui se joue sous nos yeux. On prend alors un peu de hauteur et on se penche tour à tour chacun des personnages principaux.

    Grâce à une construction narrative assez inédite, le livre est constitué de plusieurs parties, et quand on s’y attend le moins, alors qu’on est plongé jusqu’au cou dans l’enquête, on prend un peu de recul histoire de souffler un peu (tu crois toi que tu vas souffler ?!) et de découvrir de manière quasi chirurgicale la vie de nos différents protagonistes. La focale est donc mise sur un personnage différent à chaque fois : son passé sera décortiqué, ses failles révélées, sa psychologie fouillée, on assiste à des scènes abominables, à des introspections empreintes de souffrance ultime, afin que l’on comprenne ce qui a fait les adultes qu’ils sont devenus aujourd’hui. Croyez-moi, vous allez avoir des surprises car les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles n’y paraissent… Et là, le titre du livre, L’empathie, prend tout son sens. Vous vous questionnerez, vous réviserez votre jugement, vous comprendrez sans doute, pardonnerez peut-être, mais vous ne resterez pas indifférents aux révélations.

    Côté thriller, car c’est quand même pour ça que j’ai lu ce bouquin, on trouve tout ce qu’un lecteur avisé peut attendre d’un livre du genre : une enquête qui piétine, des personnages qui ont tous des choses à cacher et un sale passé qui leur colle aux fesses, un méchant qui est vraiment très très méchant et te ferait passer les autres criminels de polars pour de gentils oisillons tombés sur nid, des courses-poursuites, des morts (Antoine, je vous pardonnerai jamais l’un(e) des mort(e)s de votre bouquin !!!), du suspense, de la tension narrative telle qu’elle me donnerait presque envie de faire poser des barreaux à mes fenêtres et d’installer une deuxième alarme à l’étage chez moi… Bref, j’ai vibré, j’ai flippé, je n’ai pas réussi à lâcher mon bouquin tant j’étais prise dans cette histoire absolument terrible, j’en ai d’ailleurs loupé mon train vendredi matin tellement j’étais obnubilée par la fin du livre alors que j’étais à la gare !

    [ Le mot de la fin ]

    Accrochez-vous, car ça dépote ! J’ai pour habitude de dire qu’il en faut pour me choquer et me malmener dans une lecture, bien joué Mr Renand, exercice réussi avec brio ! Un livre qui se lit d’une traite, inlâchable, redoutable, intense, puissant, grandiose et je vais arrêter là pour les superlatifs, vous avez compris le message je l’espère !

    Antoine Renand a réussi le tour de force d’écrire un thriller absolument magistral, il a fait un sans faute pour cette première parution, et je crois bien que dans les quelques coups de foudre que j’ai pu avoir dans ma vie de lectrice, c’est bien la première fois que j’en ai un sur une première parution. Un nouveau prodige est né dans le paysage littéraire français.

  • LilyRavioly 13 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    « Il y a toujours quelque chose à plaider, même avec les coupables, - en admettant qu’il le soit, riposta l’avocate, soudain plus solennelle & offensive. Lorsqu’on défend quelqu’un, il faut le ramener à sa condition d’homme & montrer qu’il n’est pas l’abominable personnage que tout le monde croit. Il faut voir & faire voir que ce qui l’a poussé à mal agir est le résultat d’une somme de raisons très complexes, qu’il faut aller chercher dans son passé ou sur le plan psychologique ».

    J’ai beaucoup vu passer ce roman sur les réseaux sociaux, et n’en ai lu que des avis plus que positifs. Je partais donc confiante, et très certainement pleine d’attentes.
    Eh bien, je ressors vraiment mitigée de cette lecture, avec l’impression de ne pas avoir lu le même roman que les autres, tant mon avis est contrastants avec ceux que j’ai pu lire sur la toile.
    J’ai beaucoup accroché au début, et j’ai trouvé la première partie du roman vraiment excellente ! Dès les premières pages, on se retrouve plongé dans l’histoire, le rythme est rapide, les personnages profonds & bien travaillés. L’écriture est belle, fluide et un poil « littéraire ». L’ambiance est glauque, avec une ribambelle de détails à faire pâlir les moins sensibles. Il y a de l’action, du suspens, et des secrets. Un très bon démarrage en somme !
    Mais ça c’est gâté pour moi dès la seconde partie du roman. Je n’ai pas aimé la construction du récit. La présence de nombreux flash-back m’a dérangée, coupant le fil de l’intrigue. Pourtant, découvrir le passé des personnages était vraiment intéressant ! Mais ça ne l’a pas fait pour moi, j’ai trouvé le récit long, ennuyant, et décousu. Oui, je crois que c’est surtout ce sentiment de décousu qui m’a fait perdre mon entrain, avec une impression de quelque chose de dispersé, qui part dans tous les sens. Et puis, les ellipses & moi, on n’est pas vraiment copines en règle générale. Et ici, on fait des bons dans le futur de manière assez récurrente.
    Bref, ce roman n’a pas su me convaincre, & j’en suis la première déçue !
    Pourtant, il regorgeait de très bons éléments, que je n’ai surement pas su apprécier à leur juste valeur !
    Je comprends tout de même qu’il ait pu plaire à d’autres, & je lirais certainement les prochaines parutions de l’auteur, car même si son premier roman ne m’a pas complètement séduite, j’ai été sensible à sa plume & à ses personnages !

  • lectures_criminelles 26 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Wahou. Plus que l’enquête en elle-même et la traque d’Alpha, c’est le côté humain de ce livre qui m’a marqué. On apprend au fil des pages et des chapitres à connaître chacun des personnages, son histoire unique et dure pour beaucoup, son côté sombre, ses failles. Antoine Renand nous fait sortir de nos aprioris en nous poussant à la réflexion sur le genre humain... Certaines choses sont moralement inacceptables, mais... Car il peut y avoir un mais, il n’y a pas que le bien et le mal.
    Les scènes de violence ne sont jamais ultra descriptives, ce n’est je pense pas le but du livre, mais pourtant très puissantes par la presque froideur avec laquelle elles sont décrites : ce sont des faits. L’auteur ne rentre jamais non plus dans le pathos quand il raconte le pire, et il arrive pourtant à ce qu’on s’attache à ses personnages.
    C’est vraiment un livre à découvrir, qui marque et fait réfléchir sur l’Homme et notre société.

  • Angie - Blog Culturez-moi 27 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    A la différence de beaucoup de thrillers, L’empathie ne parle pas d’un tueur mais d’un violeur en série. L’Alpha est un concentré de haine à l’égard de ses semblables et plus particulièrement des femmes. Son seul et unique but est de dominer, d’effrayer, de violer.

    Ces scènes de viols sont dures, violentes, décrites de manière chirurgicale et la souffrance transpire au travers des pages. En revanche, on ne tombe jamais dans le voyeurisme. Tout ce qui est décrit est là pour installer des émotions chez le lecteur, l’amener à faire preuve d’empathie envers les victimes comme le font si bien les deux capitaines de police chargés de l’enquête.

    Là où l’auteur réussi une véritable prouesse, c’est que ces flics sont très différents de ceux que l’on peut rencontrer habituellement dans ce type de thriller. Dans L’empathie rien n’est simple. Antoine Renand a mis toute forme de manichéisme à la poubelle et ne cesse de surprendre le lecteur.

    L’aspect le plus surprenant de du roman réside sans aucun doute dans sa construction narrative. La traque de l’Alpha, bien qu’élément important du récit, ne sera pas constamment mise au premier plan. L’auteur nous invite souvent à prendre de la hauteur et à nous focaliser sur un personnage en particulier. Ces moments du récit, prenant souvent ancrage dans le passé, nous permettent progressivement de reconstruire le puzzle du présent.

    ⭐ EN BREF ⭐
    L’empathie est un roman extrêmement violent tant dans son sujet de fond qu’est le viol que dans les émotions qu’il fait ressentir au lecteur. C’est un thriller pour lecteurs avertis duquel on ne ressort pas indemne. L’intrigue tire toute sa force de sa construction inhabituelle et de ses personnages complexes loin de tout manichéisme. Un roman extrêmement graphique, presque cinématographique qui nous rappelle qu’avant l’écriture de ce premier livre, Antoine Renand avait déjà pris place derrière une caméra. Grâce à ce roman magistral, c’est une entrée fracassante que fait l’auteur dans le paysage du thriller français.

  • BulleDeLecture 31 mars 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Avec ce livre ça a été les montagnes russes. Je m’explique.
    Premier tiers qui m’a laissé sur ma faim. Avec une mise en place de personnages que j’ai trouvé hautains, je n’ai pas du tout adhéré et trouvé de sympathie en eux. A par pour la Poire. Ça c’est tant mieux parce que c’est le personnage principal...
    Le deuxième tiers, wouah c’était du feu de Dieu. Ça a décapé, ça a envoyé du lourd... Du super lourd avec des scènes qui n’avaient rien à envier aux plus grands thrillers. Ça montre un réel potentiel chez l’auteur.
    Troisième tiers... Patatras. Tout est retombé comme un soufflé. Des situations un peu tirées par les cheveux, une fin vraiment bof... Rien qui n’est venu relever le niveau de la deuxième partie du roman.
    Dans la globalité il m’aura manqué beaucoup de constance pour en faire un thriller qui restera dans ma mémoire.
    Mais l’auteur est à suivre car certains passages de son roman dégagent une puissance qui promet pour le futur.

  • Mouchemike 13 avril 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Un ENORME premier roman, un thriller glaçant, perturbant, bluffant. En clair une pure tuerie (dans tous les sens du terme d’ailleurs).

    Ce livre nous emmène dans une enquête gérée par l’inspecteur Rauch Anthony confronté dans son quotidien aux viols de femmes et d’enfants. Une enquête sur un homme surnommé le lézard va faire basculer la vie de cette brigade et les mener dans une course contre la montre pour arrêter ce violeur.

    L’auteur nous plonge dans le passé de tous les protagonistes pour nous permettre de nous plonger dans de la psychologie et comprendre les raisons d’être et de faire de chaque personnage.

    Juste un petit conseil si vous lisez ce livre, avoir le cœur bien accroché peut vous servir. L’auteur est cash, les scènes sont à donner des frissons. Mais c’est ce qui amène ce réalisme et qui nous rend accro à notre lecture. FONCEZ et attention vous risquez de ne pas sortir indemne de cette histoire.

  • 1001histoires 2 juin 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Antoine Renand est scénariste et metteur en scène.
    L’empathie est son premier roman, publié en janvier 2019, éditions Robert Laffont, collection La Bête Noire.

    Quel premier roman ! Il y a une folle enquête policière mais les portraits dressés par l’auteur m’ont encore plus impressionné. Ils constituent autant d’aventures humaines. La psychologie des personnages est fouillée et j’ai été entraîné par un fourmillement d’interrogations sur le poids du passé pour expliquer le présent d’êtres humains.

    Le début du récit plante le contexte d’une manière efficace mais presque banale. Déposition de Déborah. Elle a été violée. Les capitaines Anthony Rauch et Marion Mesney l’écoutent. Ils ont l’habitude, les crimes sexuels sont leur quotidien au 2ème district de police judiciaire du 12ème arrondissement de Paris, la brigade du viol ... Les informations données par Déborah permettent d’établir un lien avec un violeur en série. La machine policière se met en marche. Un nouveau viol est commis, rien à voir avec celui de Déborah. Cette fois-ci la violence est sanglante et sordide, proche de la torture. Le violeur a escaladé quatre étages à mains nues, comme un lézard, avant de commettre son crime. Le roman pourrait alors basculer dans le sordide.

    Qui est Marion ? Qui est Anthony ? Qui est Déborah ? La surprise du lecteur nait à la lecture de portraits émouvants. Anthony, une silhouette en forme de poire ( c’est d’ailleurs son surnom ), mais pourquoi ? C’est son secret. Tout le monde a des secrets enfouis dans le passé. Même le Lézard qui préfère le nom d’Alpha, a les siens. Tous ont soufferts dans leur enfance, tous ont été privés ou se sont privés de parler de leurs traumatismes. Tous sont victimes et leurs souffrances marquent les pages du récit d’Antoine Renand. On ne naît pas violent, on le devient. Le passé explique mais n’excuse rien bien sûr. Difficile alors de ne pas éprouver de l’empathie pour les victimes quelles qu’elles soient.

    La construction du roman est habile, alternance de scènes d’enquête et d’action relatives à la traque du tueur Alpha, de portraits de victimes mises au centre d’un récit émouvant et d’immersions dans des mondes comme ceux du cinéma ou de la justice à travers la profession d’avocat. Chaque page offre une découverte qui surprend ! Même la punch line "Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte" n’arrive pas à traduire toute la puissance d’un récit hors norme !

  • Lisez.du.polar 19 juillet 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    ⭐️ Lettre øuverte ⭐️

    Mon très cher Antoine,
    (vous me permettez de vous appeler Antoine ? Nous partageons, vous et moi, la même année de naissance… enfin presque, mais je suis coquette)

    Je disais donc.

    Mon très cher Antoine,

    Voici quelques mois, j’allais à votre rencontre au salon Lire à Limoges. L’Empathie secouait depuis le début de l’hiver la blogosphère. J’avais tellement hâte de tenir dans mes mains, de vos mains, le précieux graal et d’en discuter avec vous.

    Nous avons parlé du roman, de vos multiples activités créatives, et des réseaux sociaux que vous découvriez depuis peu. À la question du nombre d’abonnés, je vous répondais, affranchie, que peu m’importait, que seul comptait le plaisir de lire, de partager et de mettre en avant le travail des auteurs.

    Et bien, je mentais.

    À l’heure où je referme l’Empathie, où mon 🖤 de lectrice vacille, où ma tête explose d’émotions contraires, je souhaiterais avoir des milliers de followers pour leur dire de courir acheter votre livre, de se délecter comme moi de votre talent d’écrivain, de se confronter à la noirceur de vos personnages ainsi qu’à leurs nuances, leurs troubles, leurs secrets, leurs excès.

    Mon très cher Antoine, merci pour ce moment de lecture rare, précieux, et si exquis.
    Je gage que votre prochain roman connaîtra le même succès. Je l’attends avec une impatience non contenue.

    Bien à vous, Agnès.

  • Lettres et caractères 30 juillet 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    L’empathie, premier roman d’Antoine Renand, est sans aucun doute le livre qui m’aura le plus fait ramer dans ma vie de lectrice. Et c’est peu de le dire !

    Ah la la, il m’aura bien fait suer ce bouquin ! Après avoir passé près d’un mois à guetter l’acceptation de ma demande de lecture sur Netgalley – sans succès puisque je me suis gentiment fait claquer la porte au nez à l’arrivée – j’ai décidé de faire comme Alpha : on ne veut pas m’ouvrir la porte, qu’importe, je vais passer par la fenêtre ! Et c’est comme ça que de la version numérique espérée, je suis passée à la version audio un peu dépitée. En deux clics et moyennant un crédit Audible, me voilà enfin parée pour découvrir ce thriller qui met Instagram en émoi depuis le début de l’année. A nous deux, l’Empathie !

    Et là ça commence… gentiment… loin des frissons espérés (est-ce la version audio qui crée une distance ? je me suis posé la question). Je découvre le décor, très rapidement planté par Antoine Renand. C’est agréable à écouter, on se laisse prendre par l’intrigue mais sans plus. L’angoisse ne monte pas, pas chez moi en tout cas. Pire, je sens une pointe de déception naître rapidement : le thriller que j’attendais se transforme peu à peu en polar. On passe trop vite à mon goût du criminel, forcément intriguant car unique en son genre, à l’enquête menée par deux flics de la brigade du viol. Or, en littérature il n’y a vraiment rien de plus banal que des flics qui enquêtent… Déception donc mais je continue puisque ça reste tout de même agréable à écouter.

    En temps normal, les livres audio sont réservés à mes trajets maison-boulot, soit 1h d’écoute par jour, pas plus. Mais allez savoir pourquoi, j’ai eu envie de prolonger cette écoute pendant ma séance de torture quotidienne (pardon, ma séance de rameur – presque – quotidienne… les semaines paires et les jours sans lune). Troquer la musique par 20 minutes passés avec Alpha et les inspecteurs Rauch et Mesny, pourquoi pas après tout ? Allez, j’appuie sur « play » et me mets à ramer.

    On est peu avant la fin de la première partie. J’écoute et je rame. Je rame et j’écoute. Je me concentre, il se passe un truc là. Et je rame. Je cherche à comprendre où l’auteur veut en venir tout en avalant les km virtuels. Et puis incrédule, je crois deviner. Et je rame. J’entends la voix du narrateur me livrer l’insoutenable vérité et je rame. « Noooon ! Pas possible ?! C’est une erreur, une mauvaise blague ! Il se fout de moi le Renand ! » Et je rame. Je continue de ramer, encore, sans m’arrêter. Plus vite, plus fort passant de mes habituels 3min30 au 500m très plan plan à 2min30 (moins je risque l’implosion, j’ai pas l’habitude de tenir ce rythme mais je ne faiblis pas : trop besoin d’évacuer la tension). Les vingt minutes sont vite avalées. Qu’importe, je continue, je suis au milieu d’un mauvais trip, c’est pas le moment de flancher. Vingt-cinq, trente, trente-cinq, quarante minutes… je ne lâche pas l’affaire, je veux savoir. Evidemment, vous vous doutez bien que je n’ai pas passé 11h sur mon rameur, enfin pas en une fois… J’ai donc fini par mettre ma lecture sur pause à contre cœur puis j’ai remis ça le lendemain puis le surlendemain.

    Il m’aura fallu moins de 4 jours pour venir à bout de ce thriller démentiel et je peux vous garantir deux choses : 1) je ne pensais pas qu’un livre serait capable de me faire autant ramer (25 km au total, tout de même ! Merci la version audio !) et 2) il y a les flics de polars et y a les flics d’Antoine Renand. Et ceux-là sont tout sauf banals !

    Maintenant que j’en ai fini avec l’Empathie, je n’ai plus qu’à partir en quête d’un autre coach sportif aussi efficace. Mais là encore, je sens que je vais ramer sévère…

    Avis complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • Sonia Boulimique des Livres 15 août 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Voilà une lecture qui me laisse perplexe. Je viens de le refermer et je suis incapable de dire si je l’ai aimé ou pas. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi…Analysons tout ça….

    Tout avait bien commencé, avec ce tueur voyeur qui se faufile par les fenêtres ouvertes, un espèce de Spiderman des temps modernes, avide de sang et de violence. On fait connaissance avec Anthony Rauch et Marion Mesny, notre équipe d’enquêteurs au sein de la brigade du viol. Je me délectais d’avance de l’enquête à suivre.

    Et boum, virage à 360 ° de la part d’Antoine. Exit notre tueur, nous voilà concentrés sur les autres personnages (je ne veux pas vous en dire trop…), qui ont chacun un passé bien sombre dont lequel nous plongeons allègrement. C’est là que j’ai commencé à me noyer. Trop de violence, trop de personnages cabossés (en fait, pas un ne tient la route, on s’en rend compte plus on avance dans les chapitres). On bascule plus dans le documentaire sur les conséquences sur la psyché des victimes de viols, leur reconstruction, leur capacité à la résilience ou pas. Néanmoins, c’était très intéressant, car traité avec un ton juste et sensible.

    Côté construction, la première et la seconde partie m’ont tenu en haleine. Le rythme était excellent, les scènes très visuelles, j’ai vérifié la fermeture de mes fenêtres à plusieurs reprises, j’étais conquise. Bon, quasi conquise car Alpha, notre tueur, avait tout de même des capacités de surhomme difficilement crédibles.

    Les personnages par contre n’ont pas vraiment réussis à me toucher, je n’ai ressenti de l’empathie que rarement. Ils étaient trop clichés et trop caricaturés. Pourtant leur construction était implacable et très intimiste, disséquée à l’extrême, aucun détail n’échappe au lecteur. Ce qui est assez dérangeant puisque le sujet est grave.

    J’avoue avoir été agréablement surprise par la plume de l’auteur. Détaillée, visuelle, juste. Côté rythme, c’est un peu en dents de scie, je dois l’avouer. Il y a des chapitres courts qui nous tiennent en haleine, à ces moments-là, mieux valait ne pas m’interrompre, j’aurais pu être méchante, et d’autres, spécialement dans la troisième partie, hyper longs, beaucoup trop longs, un véritable marathon dont j’ai bien cru ne jamais arriver au bout.

    Une lecture en demi-teinte pour moi, mais néanmoins avec pas mal de points positifs. Je vous laisse le découvrir et vous faire votre opinion.
    #Lempathie #AntoineRenand

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    L’Empathie - Antoine RENAND

    Anthony Rauch et Marion, capitaines de police travaillent dans une brigade appelée « la brigade du viol ». Ensemble, ils enquêtent sur un violeur qui officie dans les ascenseurs. Celui-ci a déjà trois victimes à son actif et ne compte pas s’arrêter là. Parallèlement, un individu surnommé l’Alpha, sorte de chef de meute auto proclamé, mais solitaire s’introduit par les fenêtres d’appartements parisiens, pour assouvir ses pulsions. Le lecteur suit la trace de ces deux prédateurs, ainsi que l’enquête menée par cette brigade.

    J’ai été assez inquiète lors de la lecture de la première moitié… Une enquête sans rien de plus, un style assez classique pour une histoire somme toute bien racontée, des personnages qui tiennent la route sans être charismatiques, un titre bien mystérieux pour traiter d’un sujet déjà vu : le viol. (Je ne révèle rien, c’est dans la 4Ème de couverture). Arrivent alors des apartés, comme de petites confidences chuchotées à l’oreille du lecteur, sur le passé de certains personnages : Marion, Anthony, Alpha, Louisa (mère d’Anthony). C’est ici que la magie opère et qu’Antoine Renand passe au niveau supérieur. Le style s’étoffe, les scènes deviennent cinématographiques, les personnages prennent de l’épaisseur grâce aux révélations sur leurs passés respectifs. L’écriture devient incisive, brûlante, douloureuse, évocatrice, et plonge le lecteur tantôt dans l’effroi, tantôt dans la compassion. J’ai toujours à l’esprit le titre « L’empathie ». Mais l’empathie c’est quoi ? « La capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui ». C’est réussi. En quelques pages, l’auteur fait basculer un thriller, qu’il serait d’ailleurs très réducteur de ne qualifier « que » de thriller, dans quelque chose de plus profond, de sociétal, d’infiniment humain : un chemin vers la rédemption. Sous la lumière du viol, l’enquête devient alors un prétexte pour évoquer un problème de fond, la compassion, et confronter des positions, celle de victime, mais aussi celle de bourreau.

    Ce qui me frappe d’abord c’est la justesse des propos. La finesse d’analyse, la perspicacité, l’affection de l’auteur pour ses personnages et le fait que le récit ne soit pas manichéen. Jamais. A aucun moment. Les choses s’expliquent, il suffit de savoir les regarder ou les entendre. À travers son personnage principal, Anthony, il fait naître, au milieu des décombres, la lumière jaillissante de l’humanité. Après un début de vie qui s’apparente à un chemin de croix, quand l’abomination frappe et que les instincts primaires prennent le dessus, il reste encore, quelque part, une conscience, une morale, un désir profond de faire mieux, d’être meilleur, de changer la donne. C’est en aidant les autres qu’on s’aide soi-même. Sublimissime portrait que celui d’Anthony qui rassemble, à lui seul, tous les degrés d’émotions et toutes les émotions, tous les hommes en un seul.

    Les thématiques abordées m’ont interpellée. Outre le viol qui est évidemment au coeur du roman, il est question d’enfance et de justice.

    Vous savez maintenant à quel point le sujet de l’enfance me touche. Ici, tout particulièrement, car l’auteur a eu cette incroyable idée (de génie ?) de faire partir tous les personnages d’un même point de départ. Bien sûr, les milieux dans lesquels ils évoluent sont tous différents, mais une chose les rassemble, que je vous laisse le soin de découvrir. J’ai trouvé cette façon de faire captivante, car elle met en exergue la possibilité du choix. On pourrait ensuite faire un petit cours de philo entre l’inné et l’acquis ou le libre arbitre, mais je préfère vous laisser apprécier la façon dont Antoine Renand mène sa barque. Tout ça pour quoi ? Pour amener le lecteur à cette réflexion : entre l’état de victime et l’état de bourreau il n’y a finalement qu’un pas, et peu d’éléments font basculer un être humain d’un côté plutôt que de l’autre. Pour moi, la puissance de ce livre se situe précisément là. C’est tout le sens de l’empathie : se mettre à la place de l’autre.

    « Si tous les agressés de deviennent pas des agresseurs, il est extrêmement rare qu’un tueur ou un violeur en série n’ait pas été lui- même victime de sévices pendant son enfance. Le Mal se copie, se reproduit. L’enfance est l’étape la plus fondamentale pour la construction de chaque être, et nul parmi les violeurs en série qu’il avait arrêtés n’avait échappé autrefois au rôle de martyr. « 

    J’ai une tendresse particulière pour Louisa, avocate pénaliste, et mère d’Anthony. Ses forces sont aussi ses faiblesses. Son sens de la justice, exacerbé, presque philosophique, en fait un personnage de premier plan, tiraillé entre son métier et son rôle de mère. « Il y a toujours des circonstances atténuantes pour la défense d’un homme », « rien n’est indéfendable », « le droit n’est pas de la morale », « Apaiser la douleur des victimes n’est pas mon rôle », quelques phrases qui interpellent et obligent au questionnement. Par ses réflexions sur la justice, Louisa ne vous laissera pas dormir sur vos deux oreilles. C’est une femme forte qui n’autorise pas le statut de victime, ne l’accepte pas, qui avance, mais qui est faillible. Elle est l’être à double face : celle par qui le malheur arrive, et l’ange gardien. Cela la rend incroyablement attachante.

    Enfin, l’auteur montre à quel point la première expérience sexuelle reste déterminante pour la suite de la vie. À l’heure de la pornographie accessible par tous, dont les plus jeunes, l’accent est mis sur cette première fois qui fait toute la différence dans la sexualité à venir. « La brusquerie d’une certaine tradition du terroir » oriente les inclinaisons sexuelles futures et fait, là encore, emprunter un chemin plutôt qu’un autre. Le lecteur, sans arrêt placé devant les expériences du passé, tiraillé par sa compréhension, son empathie, ne sait plus s’il a le droit d’éprouver ce qu’il éprouve. La culpabilité des victimes et les circonstances atténuantes du bourreau lui sont jetées en pleine face, et il lui appartient de se faire son opinion.

    On aurait pu tomber dans le pathos, dans le glauque, dans la violence pour la violence avec force descriptions de scènes atroces. Ce n’est pas le cas. Le viol comme thématique secondaire est traité de manière juste, précise, et donne surtout la direction entière du livre, cette thématique principale qui est l’empathie. La justesse des mots et des situations fait défaillir. C’est dur. C’est poignant. C’est choquant. C’est douloureux. Les mots font échos aux maux, mais le tragique frôle le sublime dans l’évolution de certains personnages.

    L’homme est une bombe à retardement. Son chemin est parsemé d’embûches. Il appartient à chacun d’éliminer sa partie noire, d’aider ceux qu’il a blessés, ou pas. Quels sont les éléments qui réunissent Anthony Rauch, Marion Mesny et l’Alpha, violeur en série ? Lisez et vous saurez.

    Ce livre est un magnifique roman sur la rédemption et un puits de seconde lecture. Antoine Renand fait une entrée fracassante dans le monde du noir avec ce roman remarquable que vous n’êtes pas prêts d’oublier.

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