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L’interrogatoire d’Antoine Renand pour L’Empathie

Alpha est un stalker, un violeur, un homme qui aime torturer les autres. En face de lui, deux policiers qui vont essayer de le coincer pour une histoire parfaitement maîtrisée d’Antoine Renand. Un joli coup pour son premier roman...

Bepolar : Comment est née l’idée de votre roman ?
Antoine Renand :J’envisageais depuis des années d’écrire un thriller qui aborderait le sujet du viol, en donnant une très grande place à l’humain. Il y a beaucoup de choses à en dire, particulièrement à notre époque. Lorsque j’ai eu l’idée du personnage principal de ce livre, j’ai entraperçu les grandes lignes du récit de « L’Empathie » : la possibilité d’écrire un roman policier avec une énergie et une puissance, tout en poussant très loin la psychologie des personnages et en parlant longuement du viol.

Bepolar : On y suit plusieurs personnages dont Alpha, violeur ultraviolent... Comment on se met dans la peau de ce genre de personnage ?
Antoine Renand :Comme c’est le cas pour la majeure partie des violeurs en série, ce qui importe à Alpha est la domination de sa victime. L’avilir et se sentir puissant. Au fil des chapitres, le roman suit les points de vue des différents personnages ; et dans ceux consacrés à Alpha, le lecteur entre dans sa tête. Il était important pour moi que sa colère, ses envies, sa haine des femmes soient crédibles. Je me suis beaucoup documenté à cet effet. Pour le reste, le travail d’empathie fait partie de celui de l’auteur, même et surtout avec des monstres.

« L’Empathie » n’est pas qu’un thriller, c’est aussi un drame humain

Bepolar : Anthony Rauch et Marion Mesny sont flics mais aussi torturés. Vous aviez envie de personnages complexes ?
Antoine Renand :Tous les êtres humains sont complexes et cette complexité est ce qui m’intéresse le plus quand j’écris. Les personnages me sont vite apparus, avec leurs fêlures et leurs masques. Au fil du récit, le roman prend le temps de dévoiler le passé des protagonistes, notamment certains accidents de la vie, qui expliquent en partie ce qu’ils sont devenus. Il s’agissait d’un élément très important pour moi. « L’Empathie » n’est pas qu’un thriller, c’est aussi un drame humain et le roman prend le temps de développer la complexité et les contradictions des personnages.

Bepolar : Les victimes sont aussi très présentes dans le roman. Quelle place vouliez vous leur laisser ?
Antoine Renand :Une place très importante. Je n’ai jamais envisagé d’écrire ce thriller, qui traite du viol, sans montrer les dégâts que les abus sexuels provoquent. Le lecteur, à différents moments, suit l’une ou l’autre des victimes ; il entre dans ses pensées et voit la difficulté qu’elles éprouvent à reprendre le dessus, sur le court ou le long terme. Je savais que des lectrices et lecteurs ayant malheureusement subi des sévices similaires à ceux décrits dans le livre allaient le lire, et il était impératif pour moi qu’ils y retrouvent une vérité, et qu’ils ressentent mon respect. Les retours que j’ai eus depuis la parution vont dans ce sens.

Bepolar : Le roman vient de sortir depuis quelques jours. Comment vivez-vous cette période juste après l’arrivée en librairie ?
Antoine Renand :J’apprécie que le livre vive sa propre vie. Je suis heureux de lire les premiers retours des critiques, des blogueuses-blogueurs et des libraires. Des messages très beaux m’ont été adressés. Des lectrices-lecteurs ont vraiment cerné ce qui fait pour moi le coeur du livre, la différence que je souhaitais lui apporter.

Je travaille sur un autre livre

Bepolar : Quels sont vos projets, sur quoi travaillez-vous ?
Antoine Renand :Je travaille sur un autre livre, dont il est trop tôt pour parler. Je souhaite également faire avancer mes projets de cinéma. J’ai des scénarios écrits qui pourraient faire, je pense, d’excellents films.

Bepolar : Dernière question, qu’est-ce qui fait pour vous un bon polar ?
Antoine Renand :Il faut que les personnages m’intéressent et que je croie à une certaine vérité dans ce que je lis. Parfois, j’ignore moi-même pourquoi un polar va me captiver, alors que d’autres me tombent des mains (même s’ils plaisent à beaucoup de lecteurs). Il y a des paramètres mystérieux et subjectifs.

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Pour aller plus loin

  • Coquelicot 24 mars 2019
    L’interrogatoire d’Antoine Renand pour L’Empathie

    Un premier roman plutôt réussi. Le viol est vraiment au centre du livre, un sujet qui d’emblée ne me passionne pas vraiment, mais qui là est vraiment bien abordé avec le point de vue de tous les personnages.

    Un polar surement, mais surtout un roman psychologique qui s’intéresse au ressenti de tous les protagonistes. peut-être pas assez de suspense et de twist pour moi mais une lecture agréable.

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