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Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

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41 #AvisPolar
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Résumé :

Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie...
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul...

Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?

Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.

Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?

Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

La passion selon Karine Giebel... conduit forcément à l’irréparable.

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Vos #AvisPolar

  • livrement-ka 24 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    DEBUT DU LIVRE 

    Regarde. Regarde bien...

    Tu n’étais pas prêt à me rencontrer , mais qui l’est vraiment ? Qui peut se croire assez solide pour m’affronter ? 

    Moi qui t’est rendu vivant, douloureusement vivant ?

    A V I S

    Je pose ce livre à l’instant et n’en reviens toujours pas. Est ce trop tôt pour faire la chronique ? Je suis encore dans l’ambiance du livre, ce huis-clos oppressant de deux salles d’interrogatoires, dans lesquelles deux personnes déroulent le fil de leur vie sous le regard totalement éberlué de leurs interrogateurs et collègues.

    Comment la passion peut-elle conduire à commettre l’irréparable ? Qui sort vainqueur d’une passion aussi extravagante, dévorante, destructrice que celle-là ?

    Et pourtant il en faut beaucoup aux flics pour les étonner. Mais alors là, l’auteure a sorti la grande artillerie.

    Nous sommes là parce l’irréparable a été commis.

    On passe d’une salle à une autre, du récit de Laëtitia stagiaire qui vient d’arriver dans le commissariat, à celui de Richard commissaire, respecté et surtout admiré de tous. Un grand homme avec du charisme, une certaine carrure, une droiture et une équité aux yeux de tous.

    Cette passion-poison qui va détruire nos deux personnages, va également entrer dans les veines du lecteur sans qu’il n’en prenne garde. Il va être injecté au fil de la lecture et de manière lancinante. Pas moyen de poser ce livre avant de connaître l’exacte vérité et surtout connaître tous les détails que les personnages acceptent de nous dévoiler de manière impudique mais délicate.

    Cet homme qui avait connu quelque chose que peu de gens effleurent.

    La passion, la vraie. Extrême. Sans limites. Sans règles.

    Et ces phrases distillées tout au long du livre ; qui enfoncent encore plus le clou, qui plonge un peu plus le lecteur dans cette ambiance, dans cette histoire totalement ahurissante, complètement délirante.

    J’aime beaucoup ces jeux de mots, de phrases, ces répétitions qui vont apporter une force extraordinaire au récit, à la violence des mots qui décrivent l’inimaginable, l’indicible comme pour marteler l’esprit du lecteur, bousculer son âme et surtout ses convictions. Où est la limite entre le bien et le mal ? 

    De nombreuses expressions très imagées permettent également une représentation des scènes .

    Les genoux sur le tapis, la tête sur le sofa, j’inondais les coussins d’une averse de sel amer et brûlant. Je tapais du poing, je mordais le tissu.

    La souffrance endurée par les personnages est tellement bien retranscrite par l’auteure que par moment j’avais de l’empathie voire de la pitié pour eux. Puis j’arrivais à reprendre le dessus et à me dire que le drame qui était arrivé était dû à cette passion totalement animale, bestiale.

    ************

    Cette auteure que je ne connais que trop peu, mais qui a un magnifique prénom (lol) a une plume magnifique, accrocheuse, captivante, efficace, bref comme dirait l’autre : elle a tout d’une grande.

    Elle réussit à jongler avec deux scènes de telle manière que jamais on ne se pose la question de savoir qui parle. Tout est calculé et posé sur le papier comme il se doit.

    Difficile de fabriquer une histoire basée uniquement sur des récits, des souvenirs, mais là j’avais l’impression de vivre chaque scène, chaque événement aux côtés des protagonistes, d’assister à toute cette violence, tout ce désir, toute cette haine.

    Karine GIEBEL réussit à construire tout un scénario autour de l’expression : Avoir quelqu’un dans la peau ! une passion qui vire à l’obsession, et même à la survie.

    Ce maître chanteur. Ce maître devenue esclave. Esclave de cette chose fabuleuse et fatale.

    Puis le sentiment de vengeance va prendre le pas pendant une grande partie de l’histoire et comme on dit la vengeance est un plat qui se mange très froid, mais ici il se déguste... quoique....

    Mais au final, les deux versions seront-elles identiques ? Comment arriver à démêler le vrai du faux et surtout réussir à garder son sang froid et du recul face à une situation qui pourrait dépasser le plus grand nombre.

    **********

    Je ne sais pas ce que j’ai le plus apprécié :

    -  la violence de la plume de l’auteure,

    En effet quelques fois certaines expressions n’ont pas leur place dans un livre. Mais là on dirait que tout s’imbrique, tout mot toute phrase a sa place.

    - le travail de ses personnages troublants et ambivalents à l’extrême

    Dans un autre contexte, les caractères des deux personnages auraient pu semblé un peu trop caricaturés ou peu vraisemblables, mais ici ils sont tout à leur image et reflètent même une certaine réalité qui peut faire peur

    - le décor assez particulier

    Plus de 500 pour un huis clos ? je craignais certains passages un peu long. Mais non j’ai dévoré ce livre en deux jours et quelques pages de plus ne m’auraient pas gênée.

    Tout me semble réussi.

    **********

    Le titre est tellement représentatif de l’histoire, qu’en une phrase il la résume. Comment une personne peut voir sa vie basculer suite à une simple rencontre.

    La couverture ne m’a pas transcendée, même si elle est jolie. Je me serais attendue à quelque chose de plus fort de plus violent.

    Petit plus pour l’absence de certains détails qui auraient pu noyer l’histoire : comme le fait de résumer le nom des villes à une simple lettre ; L. ou R. L’histoire est suffisamment riche et plus de détails sur des faits sans grande importance aurait pu alourdir le texte.

    Là, l’auteure va à l’essentiel, même s’il est complexe et dense. Le lecteur peut focaliser son attention sur le récit de Laëtitia et Richard.

    **********

    Je pense que je termine gentiment cette année 2019 en ayant trouvé mon coup de coeur.

    Une véritable ovation pour Karine GIEBEL et son dernier bébé très réussi.

    Véritable idée de cadeau pour Noël pour vos proches ou vous-même.

  • Au fil des Pages 26 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je suis une fan inconditionnelle de Giebel et j’ai lu tous ces romans avec toujours une certaine excitation car je sais que l’auteure va aller toujours loin dans ses propos et qu’elle n’a quasi aucune limite dans ses histoires et avec ses personnages,
    Quand Belfon a sorti son programme je n’ai pas hésité une seconde et je suis contente une fois de plus de mon choix,
    Tout d’abord je pense « malheureusement » que ce livre va diviser, j’en suis même certaine !
    La 4ème de couverture alléchante donne déjà une idée du désespoir que l’on va trouver dans les personnages. A la manière d’un huit-clos ici nous faisons connaissance de Richard patron des Stups, et Laetitia Graminsky, son lieutenant qui vient d’arriver. D’entrée de jeu l’auteure m’embarque dans ce tourment et impossible de lâcher les pages.
    Tout le long du livre j’avais l’impression d’être dans les salles d’interrogatoires des 2 personnages, en tant que voyeuriste avec ce côté « malsain » d’en savoir plus.

    Là où je pense qu’il va y avoir « polémique » c’est surtout que l’ère actuelle nous dénonçons beaucoup les violences sur les femmes, les pervers narcissiques et la soumission et là je pense vraiment que ça peut « déraper » pour certain(e)s lecteurs/lectrices. Car ici c’est écrit direct il n’y pas de surprise nous sommes dans une thématique de relation toxique.
    Ce livre nous prends aux tripes car il fait mal, il est dur il est puissant et il est destructeur ….
    J’ai adoré ce livre sans pourtant avoir un coup de coeur car j’ai trouvé beaucoup de répétitions au final et j’ai beaucoup pensé au précédent livre avec le sujet de la soumission, violence « Toutes blessent, la dernière tue » … je ne sais pas ce qu’il y a eu en trop ou ce qu’il me manquait pour en faire un thriller parfait. Car avec Giebel on le sait, le drame est présent partout et la fin m’a fait verser une larme … Encore une fois pas autant que pour Marianne, Chloé ou Tami … Je pense que le personnage de Laetitia m’a autant bouleversée que je l’ai trouvée molle … un sentiment donc mitigée pour cette femme que je voulais plus forte ou moins faible.
    Oui l’Amour peut être destructeur, peut nous retrancher dans nos limites mais il y eu des moments où j’ai quand même eu des doutes sur la crédibilité des sentiments et le message que Giebel a voulu transmettre

  • Severine Hugget 27 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Très bon livre, d une part on en veut au personnage masculin, de faire endurer ça au personnage féminin, mais d un autre côté on comprend ce besoin des deux personnages de se faire du mal réciproquement, avec cette passion dévorante qui finira par perdre ces deux personnages.
    On est jusqu au bout à espérer une fin moins tragique et espérer qu ils iront au delà de leur passion destructrice, mais comme un aimant aussi bien nous, que les personnages, nous faisons entraîner dans leur perte et ne pouvons pas décrocher nos yeux des pages afin de savoir jusqu’où ira tout ça, en retenant notre respiration jusqu’au point final.

    Merci à l auteur, qui livre après livre nous surprend et nous malmène dans nos retranchements jusqu’aux larmes. Dommage qu’à la fin de chaque livre dévoré en 2 à 3 jours, qu il faille attendre à nouveau chaque fois un an pour le roman suivant. L attente est longue, mais elle en vaut pas peine.

    Merci

  • ReadLookHear 28 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    C’est pour moi une totale découverte de cette autrice française pourtant méga-connue. J’en entendu et lu beaucoup de bien sur plusieurs de ses romans, mais je n’avais jusqu’à présent jamais eu l’occasion de la lire. Et bien voilà, c’est dorénavant chose faite, j’ai dévoré son dernier roman, j’en suis devenu addicte, j’ai adoré et j’ai couru m’en acheté d’autres. En cela on peut déjà dire que le pari est gagné.

    Ce que tu as fait de moi … On peut dire que ce roman porte bien son nom. Tout commence par une catastrophe dans les locaux d’une brigade des stups, catastrophe qui ne nous sera dévoilée qu’à la toute fin. Ensuite et tout le long du roman nous accompagnons deux policier de l’IGPN qui vont interroger, ou plutôt écouter chacun dans leur salle d’interrogatoire leurs deux confrères qui sont suspectés dans cette affaire.

    Comme j’ai pu le dire un peu plus haut, j’ai dévoré ce pavé d’un peu plus de 500 pages, mais en même temps tout est fait dans la construction pour que le lecteur ai une envie irrépressible de lire la suite, presque une envie malsaine … Oui, malsaine, comme l’histoire que vont raconter à tour de rôle Laëtitia et Richard. Une histoire qui aurait pu être une simple histoire d’amour mais qui en réalité est beaucoup plus que ça. Karine Giebel, nous raconte dans son roman une sorte d’amour complètement abject, terriblement obsessionnel et physiquement passionnel.

    Qu’est-ce que c’est bien écrit, Karine Giebel nous fait totalement rentrer dans la tête et dans le corps de ses personnages. Psychologiquement ce livre est terrible, il rend à moitié fou (et vu ce qui arrive aux personnages, je suis content que ce n’est qu’à moitié 😉 ) à des moments, j’ai détesté les personnages, à d’autres j’ai eu pitié pour eux à d’autres encore je pouvais tout leur pardonner, même l’impardonnable et pour finir je n’ai eu d’autres choix que de les adorer.

    Voilà, c’est exactement ce que je recherche quand je commence un thriller … Ne pas savoir m’arrêter de tourner les pages, être psychologiquement surpris et pour finir avoir une fin digne de ce nom. Et je peux vous dire que c’est le cas ici, la fin est d’une puissance absolue, c’est fort, c’est triste, c’est beau, c’est juste parfait.

    Alors, surtout n’hésitez pas à lire ce fabuleux thriller, il est pour moi un super coup de coeur.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • calyenol 29 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    "Tu n’étais pas prêt à me rencontrer
    "Tes yeux ne voit plus que moi,plus qu’elle"
    "Tu n’étais pas prêt...prêt à oublier qui tu étais et qui tu comptes devenir...
    Regarde...regarde bien ce que tu as fait de toi...Ce que tu as fait de moi."
    .
    Quand l’amour passionnel devient destructeur,quand l’amour obsessionnel devient une drogue...
    on atteint souvent le point de non-retour.
    C’est ce que va vivre Richard Ménainville,patron des stups,après sa rencontre avec Laetitia Graminsky,son lieutenant.
    .
    "C’est terrifiant et douloureux ce qui nous arrive...si nous résistons à cette passion,si nous ne lui cédons pas,elle nous achèvera l’un après l’autre sans aucune pitié."
    .
    Laetitia,fraîchement débarqué dans le groupe de Richard au stup,est mariée à Amaury et a une petite fille Lolla.
    Elle est de suite "attirée" par son commandant,sa force,son charisme.
    Richard,marié à Véro,a deux enfants et est adulé et respecté de son groupe dans ce qu’ils appellent la taule.
    Il est de suite attiré par sa nouvelle recrue,son regard qui le plonge dans des profondeurs inconnues,ce corps qui l’aimante dès qu’il se retrouve dans la même pièce.
    Jusqu’à ce qu’un soir,l’alcool fasse ressortir ce côté obscur qui va l’emporter dans les abîmes du vice,de la folie...
    .
    Comment fait-elle ?
    Comment une auteure peut arriver à me faire sentir mal,me faire passer par toutes les émotions,le dégoût,la haine,la compréhension,l’incompréhension et la tristesse.
    Karine Giebel fait tout ça.
    C’est un sentiment d’oppression qui ne s’en va pas dès que l’on tourne la dernière page,non il reste encore quelques jours.
    Je me suis attachée aux personnages quels qu’ils soient,j’ai oublié ce qui gravité autour de moi,j’ai vécu leur histoire,leur bien être,leur mal être,j’ai écouté les personnages me raconter leur passion,je m’y suis fondue avec eux.
    Et à la fin,je m’effondre parce que c’est fini,je suis arrivée au point final.

    "𝑪𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒕𝒖 𝒂𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒊" est un livre intense auquel on est pas prêt,où la passion,le vice,la perversion,la manipulation (mais qui manipule qui),rend malaisant.
    Mais quel livre ! Un livre plus que captivant,dans lequel l’immersion totale est inévitable,on est happé dès le prologue et on se sent couler à l’épilogue.

    "𝑪𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒕𝒖 𝒂𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒊" est un roman noir psychologique qu’il ne faut pas rater,et qui ne nous rate pas...dont je ressors toute chose.
    C’est encore un excellent Giebel qui va être dur à oublier,comme je n’ai pas pu oublier Purgatoire des innocents et Meurtres pour rédemption.
    Je suis vraiment fan !

  • Aude Lagandré 29 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Ils sont rares ces auteurs qui parviennent à vous accrocher dès les premières pages, qui vous serrent les tripes, vous emprisonnent le cœur et ne vous lâchent plus, qui vous laissent exsangue, le souffle court et la tête à l’envers. L’année dernière, Karine Giebel défrayait la chronique avec « Toutes blessent la dernière tue » où elle traitait de l’esclavage moderne. Cette année, elle livre un roman plus intimiste où elle aborde la passion selon Giebel. Pas la petite amourette ou le coup au cœur qui illumine vos journées, non, la vague, violente, celle qui submerge tout, la raison, la loi, les convenances, sa propre santé mentale, mais aussi celle de l’autre. Cette passion-là, idéalisée, plus proche de l’obsession, tout le monde rêverait de la connaître une fois dans sa vie, sur le papier du moins… En refermant le livre, c’est moins sûr.

    Après un prologue cryptique, le roman s’ouvre sur les auditions de Richard Ménainville patron de la brigade des stups et Laëtitia Graminsky nouvelle recrue dans son service. Celles-ci sont menées par l’IGPN, police des polices, laissant supposer que quelque chose d’extrêmement grave s’est produit dans ces lieux. Chacun à leur tour, ils racontent…La construction du roman s’articule donc autour de l’alternance de deux voix, un homme et une femme, qui remontent le fil de leur rencontre, de leur collaboration professionnelle et surtout explorent la façon dont ils en sont arrivés là. Rivés à leurs chaises, séparés par des murs, interrogés individuellement, ils expriment leurs vérités.

    552 pages pour décortiquer une relation humaine… On se demande très rapidement comment Karine Giebel va pouvoir tenir, s’en sortir, et surtout nous happer jusqu’au bout, sans lassitude ni ennui. C’est casse-gueule, dangereux, audacieux. Si vous me suivez, vous savez que cette thématique de la passion dévastatrice fait partie de mes sujets de prédilection. Marie Neuser dans « Délicieuse » nous a livré un texte d’une bouleversante intensité. Récemment, Géraldine Dalban-Moreynas en a elle aussi brillamment exploré les tréfonds dans « On ne meurt pas d’amour ». Autant dire que dans ma petite tête, évidemment je compare et j’attends d’avoir le cœur en vrac, les émotions qui tourbillonnent, le ventre qui papillonne et des nuits quasi blanches pour me repasser le film, encore et encore. Cette émotion peut s’exprimer de bien des façons. La palette est large entre plaisir délicieux et supplice malaisant. Si l’émotion n’est pas là, le livre est raté…

    Ce n’est pas le cas ici. Par des phrases courtes, comme des battements de cœur, le choix de mots percutants dans un champ lexical qui mêle passion et violence, la construction d’un scénario noir qui laisse très peu de lumière, ni l’espoir d’un final heureux, Karine Giebel explore l’amour létal, celui qui vous détruit plus qu’il ne vous construit et qui flirte avec la mort. « La passion, la vraie. Extrême. Sans limites. Sans règles. Cette chose fabuleuse et meurtrière, cet incendie qui ne peut être maîtrisé, ce raz de marée que rien ne peut arrêter. Cette chose fabuleuse et mortelle. Ce mystère qui a dicté les plus belles lignes. Les actes les plus héroïques et les plus lâches. Cette chose fabuleuse et fatale. »

    Cependant, cette « carbonisation des méninges » et des tripes pour celui qui la lit frise parfois le trop-plein. Ça déborde d’un martelage en règle, à coup de répétitions, de coups physiques, de « je t’aime », « je te hais ». C’est peut-être ce qui m’a le plus troublée dans ce texte. Il arrive un moment où le lecteur n’en peut plus, témoin d’une situation qui ne se délie pas, d’émotions paroxystiques ayant atteint un tel degré qu’elles ne peuvent plus se dénouer. Si tout le long, les sentiments sont équivoques et contradictoires, chassé-croisé sans fin entre fureur incandescente et guerre latente, le lecteur arrive sonné à l’épilogue qui ne sonne pas le glas de cette histoire, mais en remet une couche plus introspective. « Entre nous, c’était une épreuve de force. Tout a commencé par un combat, tout n’a jamais été qu’un affrontement. Ce plaisir c’était aussi ça. Un savant mélange. »

    La force de ce roman réside dans la création de personnages qu’on plaint, puis qu’on déteste. Leur entêtement, leur aveuglement, leurs doutes et leurs certitudes, leurs actions laissent souvent le lecteur exsangue au bord de la route, épuisé par cette lutte incessante entre hypothèses d’âmes sœurs et luttes fratricides. De ces sentiments ambivalents, obscurs, naît une réaction ambiguë du lecteur, un sentiment de voyeurisme malsain, un devoir d’arrêter le massacre, une lâcheté coupable de ne pouvoir intervenir, mais un désir crucial d’aller au bout.

    « On ne bâtit rien sur de la lave en fusion » reflète assez bien le sentiment que j’ai après la lecture de « Ce que tu as fait de moi », partagée entre une admiration profonde pour un auteur capable de faire ressentir de telles émotions paradoxales à son lectorat et un oui mais, de simple lectrice qui analyse un texte parfois fondamentalement dérangeant. « Je crois qu’il se produit parfois des alchimies secrètes. » donne un élément de réponse qui traduit assez bien la relation de l’auteur avec son lectorat. Le livre terminé, le lecteur est à bout de souffle et pourtant, il y revient à chaque fois. Une forme d’addiction jouissive et coupable pour un style résolument noir. N’est-ce pas cela le style Giebel ? Mêler plaisir coupable et contradictions, récit déroutant et émotions ambivalentes ?

    Parvenir à faire ressentir tant d’émotions exacerbées et de réactions divergentes, porte pour moi un nom : ça s’appelle le talent.

  • Au chapitre d’Elodie 30 novembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Un drame s’est produit...

    Le commandant Richard Ménainville est un flic respecté de tous. Mais aujourd’hui, le patron des stups est en salle d’interrogatoire. Dans une salle à côté, le lieutenant Laëtitia Graminsky est aussi auditionnée. Tous les deux nous racontent leur version, leur histoire...

    Leur rencontre, l’attirance, leurs problèmes personnels et professionnels, l’obsession, la violence, une passion mêlée de haine, surpuissante, destructrice."Avec Laëtitia, c’était tellement différent, tellement plus violent, tellement plus fort... Je n’étais plus le même homme." Aimer jusqu’à faire mal, la déchéance, l’engrenage, la chute...

    Richard et Laëtitia.

    Karine Giebel est incontestablement la reine du roman noir français. Elle sait pointer là où ça fait mal, encore et encore, page après page. Dès que j’ouvre un de ses livres, j’ai le coeur serré, le ventre noué, j’avance avec fébrilité et je sais que ça être intense. Autant j’ai ce que côté "fleur bleue", autant j’aime qu’en littérature on me maltraite, qu’on me mette la rage, que j’espère, que je sois en colère, dégoûtée ou même choquée... Karine Giebel nous plonge dans une histoire d’amour passionnelle. La passion et sa foule de sentiments contradictoires, la passion comme une drogue dure, celle que tu détestes, qui te dégoûte, qui te fait te dégoûter de toi-même mais que tu prends encore et encore jusqu’à l’overdose, la passion dangereuse celle qui te fait couler dans les profondeurs, malsaine, jouissive, violente, incompréhensible. Je n’ai qu’à saluer le talent de l’auteure !

    Regarde "Ce que tu as fait de moi"...

    Un roman immersif, puissant, ravageur. Je suis K.O.

    FIN

    Besoin de digérer.

    Elodie-@elodieuniverse
    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2019/11/30/37822135.html

  • lecturesdudimanche 2 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je n’aime pas les histoires d’amour. Parce qu’elles sont mielleuses et mensongères, parce qu’elles tentent de nous persuader que le Prince Charmant existe, et que la réalité en devient encore plus amère. Par contre, mettez-moi une histoire d’amour à la sauce polar, et là je m’emballe ! C’est ce qui m’a poussé à me réjouir de la proposition du site BePolar qui me proposait en lecture le dernier-né de Karine Giebel.

    Tout ce qu’on sait grâce au résumé, c’est qu’une histoire de passion dévorante a conduit à l’impensable, mais on ne sait pas quoi, ni comment. Alors, à l’instar des flics qui mènent en parallèle deux interrogatoires, on va remonter le fil de l’histoire. Celle de Laetitia, jeune stagiaire aux Stups, qui a mis entre parenthèses sa vie d’épouse et de mère pour réaliser son rêve d’intégrer la police, soutenue par sa famille dont elle est pourtant forcée de s’éloigner. Celle de Richard, le commandant de la Brigade où elle débarque, admiré par son équipe, aimé par sa femme et ses enfants.

    Je dois avouer que quand cette fameuse « passion » fait ses premiers ravages, j’ai littéralement eu le souffle coupé, victime d’un solide coup qui m’a asphyxiée. Je me suis forcée à continuer de plonger, mais la lecture m’a atteinte bien plus qu’elle n’aurait dû, parce qu’elle a réveillé en moi une très vieille peur, un passage de ma vie que je préférerais largement occulter mais que ces mots ont douloureusement réveillé. Heureusement que Karine Giebel n’était pas aux commandes de ma vie à l’époque, car je m’en suis bien mieux sortie que Laetitia (j’étais bien mien ambiguë qu’elle aussi !), mais à cause de ça, j’ai vécu puissance mille chaque phrase du livre avec un malaise grandissant.

    Je n’ai pas pu éprouver la moindre empathie pour Richard, je l’ai haï d’un bout à l’autre de ma lecture, et j’aurais voulu arracher Laetitia du livre, lui filer une paire de claques pour qu’elle trouve la force de sortir de la spirale. Mais c’était hors de mes compétences, alors j’ai assisté au naufrage, impuissante et blessée.

    J’ai rédigé cette chronique à peine le livre refermé, parce que je voulait vraiment quitter l’état d’esprit dans lequel ce livre m’a ramenée. Pourtant, abstraction faite de cela, il faut reconnaître que l’amour vu par Karine Giebel frappe fort. Et je suis malheureusement bien forcée d’admettre qu’il est beaucoup plus crédible que n’importe quelle comédie acidulée…

  • Loudiebouhlis 6 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Pour celles et ceux qui me suivent sur Instagram, vous avez pu constater que cette lecture avait été un puit de douleur. Le premier tiers de ma lecture fut éprouvant, la torture psychologique et physique décrite dans cette première partie du livre avait un gout amer en bouche. C’était une torture. Qu’on se le dise, j’ai dû poser mon livre à de nombreuses reprises, tant l’horreur devenait insoutenable. Et je dois dire que venant de Karine Giebel, j’ai adoré car je savais que ça allait nous conduire à un dénouement explosif.

    Ici, Karine Giebel parle d’amour, d’amour passionnel, d’amour à sens unique qui pousse à la destruction de tout ce qui nous entoure, de l’autre surtout. Le harcèlement moral et sexuel est maitre. Sans oublier cette pression psychologique que même moi en tant que lecteur, j’ai ressenti. J’en ai été particulièrement touché. Vraiment.

    Richard, commandant à la DDSP, rencontre Laetitia qui devient l’un de ses « hommes » mais en la voyant pour la première fois, c’est fulgurant. Il développe alors une attirance obsessionnelle conduisant à la folie. Dès les premières pages, le lecteur sait que cette attirance n’aura pas de limite. Que cette attirance va tout ravager sur son passage. Laetitia commence alors à subir une pression psychologique importante après une faute au boulot. Et elle s’engouffre dans un engrenage qu’elle ne peut contrôler.

    J’ai eu une profonde compassion pour cette jeune femme, dès le début du livre. Laetitia m’a touchée, elle et son histoire d’ailleurs. Et j’ai immédiatement diabolisé Richard. C’est ce que Karine Giebel voulait en allant si fort dans la pression psychologique. Car c’est vraiment le terme qui convient pour ce roman noir. Toutes les pièces de la trame de l’auteur s’emboitent parfaitement, offrant un mécanisme de compréhension simple et efficace. Pour raconter son histoire, l’auteur procède d’une façon différente. L’histoire n’est pas en train de se passer, elle s’est déjà déroulé. Au début du roman, nous trouvons Laetitia dans une salle d’interrogatoire avec un policier de « La police des polices » et Richard dans une autre salle avec un autre policier. L’histoire se déroule donc en forme d’interrogatoire. Il nous raconte tout depuis le début, tout en donnant quelques commentaires actuels. C’est ce qui rend la lecture agréable et surtout addictif.

    Il m’a été difficile de poser ce roman pour vaquer à d’autres occupations ou simplement dormir. J’avais tellement besoin de savoir comment ça allait se terminer. Cependant la fin n’a pas été à la hauteur de mes attentes…

    Sans vous spoiler, je suis déçu de cette fin. Mon ressenti globale sur cette histoire est une histoire « d’amour » dégueulasse. Et je mets le mot amour entre guillemets pour la simple et bonne raison que ça n’en est pas vraiment une. La violence, le chantage, la pression psychologique qu’exerce Richard sur Laetitia pour la posséder m’a donné envie de vomir mais la tournure finale des évènements m’a vraiment agacé.

    Alors qu’aujourd’hui en 2020, les femmes se battent pour que le harcèlement sexuel dans le quotidien, au travail, dans les transports en commun cesse d’exister, Karine Giebel pousse son personnage féminin à la folie. Je le comprends d’une certaine manière car ce que vit ce personnage est insurmontable. Cependant j’espérais tellement une remontada de cette jeune femme, j’espérais voir sa détermination, sa combativité détruire Richard. Et alors que l’interrogatoire prend fin et qu’un rebondissement vient mettre un point final à toute cette histoire, l’auteur met à mal ma perception de Laetitia. Qui aura un dernier geste de désespoir et surtout de folie.

    Malgré une excellente lecture où l’on retrouve le travail de Karine Giebel, je n’ai pas apprécié cette fin, pas du tout même. A posteriori, le recul me laisse un gout amer de cette fin qui gâche probablement mon avis global sur ce livre.

  • Lecturesetgourmandises 6 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    J’ai découvert Karine Giebel l’année dernière avec « Meurtres pour rédemption » qui avait été un coup de foudre monumental. J’ai encore en tête le personnage de Marianne qui avait chamboulé ma vie de lectrice.

    Dans ce nouveau roman, Karine Giebel aborde avec audace la passion, une passion fulgurante qui va lier deux membres de la brigade des Stups.

    J’avais au départ quelques craintes en commençant ma lecture et, finalement, une fois les premières pages passées, j’ai été prise dans un tourbillon infernal.

    L’histoire commence avec la garde à vue de deux flics : le commandant Ménainville d’un côté, le lieutenant Laëtitia Graminsky de l’autre.

    Chacun livrera sa propre version, de manière alternée et en symbiose, puisque les récits se complètent.

    À travers ce roman, Karine Giebel dépeint la rencontre de deux personnes qui n’avaient rien en commun et qui sombreront pourtant dans une spirale destructrice. Elle aborde la passion destructrice, tragique, celle qui nous fait avoisiner la folie.

    La plume est magique, incisive, forte, elle nous fait tourner la tête. Ce roman est d’une noirceur parfois dérangeante, il nous fait plonger dans les tréfonds de l’âme humaine, frôlant la démence.

    Pourtant, je n’ai pas eu l’impression d’être face à une histoire d’amour, loin de là. La relation entre le capitaine et son lieutenant a quelque chose de malsain, elle ne fait pas rêver, bien au contraire.

    Entre chantage et abus, ils sombreront dans une relation nocive dont ils ne sortiront pas indemnes.

    En conclusion, j’ai vraiment apprécié le dernier roman de Karine Giebel. Il n’atteint certes pas le niveau de « Meurtres pour rédemption » mais restera une excellente lecture.

  • polar_et_cafe_noir 8 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    La passion selon Karine Giebel... Ca ne peut que faire mal... Et mal finir... (connaissant l’auteur, on ne s’attend pas à de la romance)
    Dès les premières pages, on s’attend au pire, l’histoire commence par la fin, il s’est passé quelque chose de terrible. Puis retour en arrière, les deux personnages, chacun de leur côté et le temps d’une nuit, vont raconter leur chute libre vers les enfers, du premier regard, ce tsunami, jusqu’à l’issue tragique qui plane tout au long du livre et qu’on ne découvrira qu’à la fin.
    La lecture s’annonçait donc douloureuse, et douloureuse elle fut. Et pourtant Karine Giebel a réussi à me surprendre, je ne m’attendais pas à ça.
    Je n’ai pas trouvé de passion entre ces pages. De l’amour encore moins. De la folie, oui. De l’obsession, oui. Malsaine, toxique, dévastatrice. Que je n’ai pas comprise, et qui pourtant m’a bousculée et a trouvé écho en moi.
    Une lecture oppressante, obsédante, qui s’est faite en apnée.
    Le style Giebel que j’aime tant, qui assomme dès les premières pages, qui fait passer par une multitude d’émotions, excessives, contradictoires. L’incompréhension, le dégoût, qui pourtant frôle l’empathie quelques pages plus loin.
    Et cette fin, comme un coup de grâce, mais tellement parfaite.
    La Reine a encore frappé !
    Merci Karine pour ce que tu as fait de moi : une lectrice assommée, mais comblée.
    Merci à BePolar et aux éditions Belfond.

  • Aelithsu 8 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Un roman puissant, qui bouscule, qui dérange, du vrai Karine Giebel !

    Le démarrage du roman est assez doux, j’ai cru que l’auteure allait nous offrir un récit un peu moins sombre que son précédent. Et je me suis bien trompée ! Nous allons plonger dans la noirceur de l’âme humaine, de la passion destructrice, de la manipulation, dans le drame absolu. Thèmes dans lesquels Karine Giebel excelle et laisse ses lecteurs à bout de souffle !

    A bout de souffle, c’est l’état dans lequel j’étais après cette lecture. Une fois que les éléments déclencheurs du drame final commencent à se mettre en place, plus aucun répit n’est accordé. Une tension incroyable se dégage du livre et il est très compliqué de le reposer avant la fin.

    A l’heure actuelle, 24 heures après avoir dévoré cet ouvrage, je serais incapable de dire si j’ai aimé ou détesté les personnages. Ils sont très ambivalents, très en nuances, très extrêmes, tout comme les sentiments qu’ils inspirent.

    L’écriture de l’auteure est toujours aussi bien adaptée à l’histoire qu’elle nous raconte. Dynamique, rapide, violente, directe, détaillée mais pas trop, parfaite pour ce récit passionné.

    En conclusion, encore une fois, Karine Giebel m’aura déstabilisée, me laissant un souvenir indélébile de son récit. Un souvenir au fer rouge. Et comme d’habitude, j’en redemande et je ne suis que plus fan de cette auteure.

    Avis complet sur : https://lecturesetchats.blogspot.com/2019/12/ce-que-tu-as-fait-de-moi.html

  • caro.l.i.t.ne 8 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Elle et Lui. Lui ou Elle.
    Amour. Plaisir. Bonheur.
    Haine. Douleur. Supplice.

    Elle et Lui. Lui ou Elle.
    Les flammes de la passion.
    Un regard de braise. Incandescent.
    Une mèche. Une flamme. Un incendie.
    Des braises qui iradient les yeux.
    La brûlure, souffrance indicible.
    De la douleur au plaisir.
    Du supplice au bonheur.

    Lui et Elle. Elle ou Lui.
    L’apreté de la raison.
    Un glacier insensible, dur, froid.
    Un iceberg.
    Seul, perdu au milieu de l’océan.
    Rupture. Isolement. Solitude.
    Un bloc de glace prisonnier des flammes.
    Une allumette pour la fonte d’un glacier.
    De la glace au feu.

    Elle et Lui. Lui ou Elle.
    Une bête prise au piège.
    Une proie repliée dans sa tanière.
    Un animal blessé qui sort les griffes.
    Un fauve qui attire sa pature dans son antre.
    L’isole. Le cercle. L’achève.
    Un chasseur avec le charme pour seule arme.
    Du maître à l’esclave.

    Lui et Elle. Elle ou Lui.
    L’un et l’autre.
    L’un plus l’autre.
    L’un sans l’autre.
    Ni l’un ni l’autre.

    Elle et Lui. Lui et L.
    Lui ou L. L. ou R.
    Ni L. Ni R.

    Karine Giebel nous plonge dans un roman des contraires. Un tableau monochrome. Un récit en noir et blanc.
    Mais quand la toile bouge, la peinture coule, les couleurs se mélangent, les teintes s’unissent.
    Les opposés s’attirent, s’entremèlent, se nourrissent l’un de l’autre.
    Pour mieux se rejeter.
    Le tableau nous révèle alors toutes ses couleurs ; camaïeu de subtilités et de tons.
    Un nuancier d’émotions, des pleurs au rires, du plaisir à la souffrance, du courage à la lâcheté, de la force à la faiblesse.
    De l’amour à la haine.
    De la vie à la mort.

  • mouffette_masquee 9 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Résumé : Laëtitia Graminsky, jeune lieutenant qui vient de débarquer aux Stup. Richard Ménainville, commandant de cette brigade. L’histoire d’une rencontre, d’un coup de foudre, d’une tornade qui nous emporte, jusqu’à la folie, jusqu’au drame, irréparable.
    Chacun dans une salle d’interrogatoire, ils doivent expliquer comment la situation, au fil des mois, a dégénéré à ce point, pour s’achever en une telle tragédie.

    Mon avis : L’autrice nous propose une intrigue addictive, qu’il est difficile de lâcher. Un tourbillon d’émotions allant de l’empathie à la haine pure et simple, de l’incompréhension à la fureur. Oui, j’ai parfois eu envie de hurler d’injustice, été asphyxiée par la rancœur.
    Les personnages, comme elle sait si bien les créer, sont forts et tellement bien construits qu’on a le sentiment d’être avec eux, dans leurs pensées, dans leur âme, même quand celle-ci revêt la noirceur poisseuse du Mal. Parfois même jusqu’au malaise, surtout quand on suit Ménainville. Grâce à l’alternance des points de vue, on a vraiment l’impression de vivre cette histoire, qu’on voudrait à certains moments pouvoir arrêter, afin de s’enfuir, loin. Mais non, les événements se déroulent, inexorablement, jusqu’à la chute.
    J’ai aimé, car j’ai été retenue dans cette histoire sans pouvoir m’en extraire indemne. Malgré tout, petits bémols : parfois, je ne comprenais pas les réactions des personnages. Bien sûr, je ne vis pas ce qu’ils ont vécu, je ne peux savoir comment je réagirais. Mais quand même. La passion, aussi puissante soit-elle, n’excuse pas tout. Et puis j’avoue que l’histoire était un peu redondante... Un pas en avant, un en arrière, le même schéma qui se répète. Mais on continue car on veut savoir ce qui s’est passé cette fameuse nuit qui les a amenés à être interrrogés. Un bon livre mais pas son meilleur, à mon avis.

  • Happy Manda Passions 9 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Dans Ce que tu as fait de moi" Karine Giebel s’attaque à la passion celle qui est totalement dévastatrice et nous sommes à nouveau accro à sa plume - Karine sait faire mal mais ça fait du bien. Toujours avec son talent narratif, qui vous intrigue à la première ligne, vous accroche à la seconde et vous rend dépendant jusqu’à la fin, l’auteure va vous engouffrer dans une passion hautement destructrice.

    Le lieutenant Laetitia Graminsky et le commandant Richard Ménainville sont interrogés séparément sur la tragédie qui les a conduit en salle d’interrogatoire. Leur version des faits est étrangement similaire.

    Laetitia est une nouvelle recrue sous les ordres de Richard. Fière d’avoir réussi à intégrer son équipe même si cela l’éloigne de son mari et de sa fille, elle déchante quand elle se voit seulement affectée à des taches subalternes. Une chance lui est donnée qu’elle rate et un harcèlement sexuel professionnel se met en place. Richard est fou d’elle s’il ne peut l’avoir par l’amour il l’aura par la peur. La spirale débute, elle se veut plus forte ne cédera pas à sa passion dévorante même sous la manipulation pourtant la voici à son tour possédée luttant désespérément.

    Dans ce thriller psychologique, on ne parle pas d’amour pur. Deux personnages qui se détestent, mais qui se désirent parce que ça fait mal, mais que ça fait du bien aussi. C’est la lumière et l’obscurité qui s’entrechoquent dans une perte de contrôle de soi totale.

    Ma chronique par ici 👉 https://happymandapassions.blogspot.com/2019/11/ce-que-tu-as-fait-de-moi-karine-giebel.html

  • Les Lectures de Mystic 12 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Coucou mes Mystigris 😉

    Cette semaine j’ai lu Ce que tu as fait de moi de @karinegiebel
    Merci encore à @bepolar.fr et aux @editionsbelfond pour cet envoi

    Dans ce roman, nous allons suivre Laëtitia Graminsky, lieutenant de police fraîchement débarquée à la brigade des stups et Richard Ménainville le commandant de celle-ci. Richard tombe éperdument amoureux de Laëtitia jusqu’à en perdre la raison petit à petit.

    Ce coup de foudre menant à la folie et l’irréparable se finira dans une salle d’interrogatoire, les inspecteurs les interrogeront chacun de leur côté sur cette relation toxique pour essayer de comprendre comment ils en sont arrivés là.

    Mon avis : j’ai bien aimé ce polar mêlé de dark romance, la plume de Karine Giebel est toujours aussi prenante et addictive c’est indéniable. Je ne pouvais plus lâcher mon livre sans connaître le fin mot de l’histoire. Je suis passé par une multitude d’émotions : la colère, la peur, l’incompréhension, l’injustice...

    J’ai aimé et détesté les personnages, à certains passages je ne comprenais pas certaines décisions et réactions de Laëtitia, mais j’ai eu peur pour elle et j’ai été effrayée face à son histoire.
    Richard quant à lui m’a glacé le sang et j’ai eu de l’aversion pour lui, en effet on est d’accord qu’il est fou de cette jeune femme mais cela n’excuse en rien son comportement et sa folie.

    Dans ce roman nous découvrons au fil du livre les dépositions des deux personnages principaux chacun de leur côté qui s’entremêlent et s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

    Conclusion : un roman noir très bien écrit même si à un moment l’histoire tourne un peu en rond, ce roman reste pour moi une très bonne lecture comme à chaque fois avec cette auteure

  • Sonia Boulimique des Livres 14 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Karine Giebel qui s’attaque au sujet de l’amour passionnel. Ça vaut le détour !

    Le mot « passion » vient du verbe latin « pati » signifiant « souffrir ». Et nos personnages vont souffrir sous la plume de Karine, aucun doute là-dessus.

    Tout le roman se déroule dans une salle d’interrogatoire de la DDSP de L.. Le commissaire divisionnaire Jaubert interroge le commandant Richard Ménainville. Une salle plus loin, le commandant Delaporte se charge d’auditionner le lieutenant Laëtitia Graminsky. Le lecteur navigue entre ces deux interrogatoires et les récits qui en découlent.

    Dès le départ, l’ambiance est suffocante, on sait qu’il s’est passé un drame, on ignore encore lequel, on l’apprendra tôt ou tard. Peut-être vaut-il mieux tard. Car on imagine bien que ça sera horrible.

    Tout commence à l’arrivée de Laëtitia, tout juste nommée stagiaire à L. Elle est tellement passionnée par son travail qu’elle est prête à tous les sacrifices. Elle s’est pris un petit studio à L., laissant son mari Amaury, qu’elle aime de l’amour vrai, et sa fille de 7 ans, Lolla. C’est dur de les laisser, de ne les voir que certains week end ou les vacances, certes, mais elle a tellement envie de réussir dans ce métier.

    Elle sera sous les ordres de Richard Ménainville. Et tout va déraper. Insidieusement, inexorablement (je ne vous donnerai pas plus d’infos sur l’intrigue, afin de laisser le plaisir de la découverte intact).

    Le lecteur va subir cette descente aux enfers. Ce roman m’a juste bouffé la cervelle. L’amour, la passion , c’est censé être beau. Karine nous fait l’apologie du mal. La face la plus noire de la passion nous est dévoilée. Elle va mener nos personnages jusqu’au bout du bout. Entre Richard et Laëtitia, on flotte à la frontière du bien et du mal, de la passion et de la haine. Ils vont, tour à tour, perdre le contrôle rationnel, les comportements réagissant uniquement sur les émotions ressenties. Cette passion se présente dès le départ comme destructrice, ils vont se comporter comme des héroïnomanes en manque, incapables de la moindre logique.

    J’ai été profondément touchée par le personnage de Lolla. Pourtant secondaire, cette petite fille m’a tiré des larmes. Comment peut-on, lorsqu’on est une mère, accepter de mettre de côté son enfant pour sa carrière ? Comment un enfant peut-il se construire avec une mère pareille ? Maman absente la plupart du temps, Lolla ne peut que penser que sa mère ne l’aime pas, qu’elle a fait quelque chose de mal pour être délaissée de la sorte.

    Le rythme reste élevé durant toute la lecture, je me suis fait happer dès les premiers chapitres et je n’ai pas pu lâcher l’histoire. J’ai tremblé, j’étais terrorisée, à la fois par les réactions des personnages, de leur « pétage de câble » mais aussi par le réalisme de cette histoire. Chacun de nous peut connaître cette passion, cette impression de ne vivre que pour passer quelques minutes avec l’autre, la sensation d’étouffer et de n’être qu’un mort vivant dès que l’autre s’éloigne. Reste à savoir où l’on place le curseur, encore faut-il pouvoir être en mesure de le bouger pour ne pas verser dans le drame.

    Quant à la fin, elle restera gravée dans mon esprit encore longtemps. Soigner la fin est primordial dans un roman. Elle enfonce le clou (ou pas…), c’est comme le dessert lors d’un repas. Karine nous livre plusieurs twists gratinés, succulents, mais qui laissent un terrible arrière-goût d’une amertume incomparable.

    Karine nous propose un roman noir, comme à son habitude. On le commence, on sait que cela sera atroce. Ses romans sont loin d’être des promenades de santé pour le lecteur. Et « Ce que tu as faits de moi » ne déroge pas à la règle, loin de là. C’est très psychologique, incroyablement noir et sombre.

    Si vous cherchez une lecture qui vous bouscule, qui vous transperce, allez-y !

    #CeQueTuAsFaitDeMoi #KarineGiebel #Belfond

  • Djustinee 14 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    L’auteure nous plonge dans un double interrogatoire ; d’un côté celui du Commandant Richard Ménainville et de l’autre celui de son lieutenant Laëtitia Graminski. Deux êtres liés par une passion dévorante, dérangeante et dangereuse. Qui a pu les mener à l’irréparable. Un interrogatoire qui se déroule en quelques heures et qui tient son lecteur en haleine. Que s’est-il véritablement passé entre eux ?

    Que dire de ce dernier thriller ? 𝕄𝔸𝔾𝕀𝕊𝕋ℝ𝔸𝕃

    L’auteure a le don de mettre le doute dans l’esprit de son lecteur jusqu’aux derniers chapitres. Et ce dernier opus n’échappe pas à la règle.

    L’originalité de ce livre ? Une narration basée sur un interrogatoire en alternance entre les 2 protagonistes.

    Le récit est prenant et le suspense est haletant.
    C’est violent et passionné.
    L’intrigue est cohérente et sans fausse note, comme d’habitude.

    Dans ma tête, tout est en désaccord ! Que penser de Laëtitia et de Richard ? Tout se mélange... Et j’en viens à me demander ; et moi, qui suis-je ? Cette histoire provoque le malaise chez son lecteur.

    Au terme de ce livre je suis à bout de souffle, je n’ai plus de mots.

    Ce que Karine Giebel a fait de moi ? Une lectrice complètement dépendante. Qui attend maintenant son prochain livre.

    Encore une fois l’auteure a parfaitement rempli sa mission.

    Magistral je vous disez, excellent et remarquable même !

    Chers lecteurs, je vous conseille cette lecture, venez vous perdre dans les méandres de l’esprit tortueux de Karine Giebel.

  • BulleDeLecture 15 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Avec une plume taillée à vif, Karine Giebel nous plonge dans les sentiments de l’âme humaine qui atteignent un point qui pourrait presque s’apparenter à la folie.
    Folie d’un amour qui devient déraison et qui tourne à l’obsession, et le fil est si arachnéen qu’on a l’impression que l’auteure tisse une toile non seulement dans son roman, mais aussi autour du lecteur. Là où les sentiments sont exacerbés, nous nous retrouvons à faire le parallèle avec notre manière de réagir si une telle avalanche devait nous arriver.

    Ce roman donne des émotions. Il est sûr qu’on ne peut rester insensible à l’histoire de Laëtitia, jeune flic qui arrive dans un commissariat loin de chez elle pour faire ses premières armes professionnelles. Dès les premières pages on sait qu’un drame s’est passé, mais quoi...?
    Un huis clos est mis en place. La police des polices enquête et remonte le fil du temps. Le lecteur est spectateur de la dérive qui a ébranlé la vie de Laëtitia.

    Jusqu’à la fin les rebondissements s’enchaînent et le final est à la hauteur de l’intensité qui était présente dès les premières pages du roman.

    Avec "Ce que tu as fait de moi" Karine Giebel nous surprend. Je ne m’attendais pas à "vivre" une histoire pareille, je ne m’attendais pas à avoir une révolte en moi aussi forte en lisant ce livre.
    Un grand bravo à l’auteure pour ce roman qui a marqué ma vie de lectrice !

  • Chloe 18 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    1ere fois que je lis un livre de cette auteure et... whaou ! Je ne m’attendais pas à ça du tout ! On découvre via l’interrogatoire d’un homme et une femme leur relation passionnelle mais surtout très conflictuelle et destructrice. Comment cela a t il pu se passer ainsi ? Comment Laetitia peut elle accepter et aimer ca ? Jusqu’où Richard sera t il prêt à aller par obsession pour elle ? Jai dévoré ce livre des les 1eres pages. Une lecture aussi prenante que malaisante. On s’identifie aux personnages à certains moments tout comme on trouve insensée leurs actes et sentiments. Une lecture emplie de contradiction et de remise en question.Je recommande grandement ce livre, si différents des histoires d’amour habituelles. Un livre qui se digère une fois terminé

  • Chloe 18 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Et une note de 5 sur 5 pour cette belle découverte !

  • Les_lectures_de_linzio 20 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Quand le commandant Richard Menainville, marié et père de deux enfants rencontre sa nouvelle recrue Laetitia Graminsky c’est le coup de foudre ! Il en devient fou amoureux et fou dans tous les sens du terme !!
    .
    Difficile de mettre des mots sur cette lecture ! En tout cas, une chose est sûre, cette lecture marque !! Presque 15 jours après l’avoir fini, j’y repense encore et j’ai même du mal à mettre des mots sur mon ressentis....
    .
    Un thème qui peut en déranger plus d’un c’est clair mais en même temps Karine Giebel possède cette plume hyper addictive tant ce livre était difficile à lâcher !
    .
    Karine Giebel nous fait passer par tous les sentiments possibles, ce livre est une vraie épreuves !
    .
    Avec Karine Giebel on aime détester ses personnages et inversement on se déteste les aimer !!

  • L’atelier de Litote 25 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Karine Giebel explore pour nous les affres de la passion mais aussi un côté plus obscure, celui du harcèlement au travail, de la manipulation, de la violence au travers du couple maudit que forment Laëtitia et Richard. Lorsqu’on évoque la passion du christ, on ne peut que frémir en pensant à la douleur et aux souffrances qu’Il endure. Dès le premier jour de leur rencontre le Lieutenant Laëtitia Graminsky intègre en tant que stagiaire la Brigade des Stups dirigée de main de maître par Richard Ménaiville son patron.
    La construction du roman se fait sous la forme des deux interrogatoires menés par d’autres policiers. On va ainsi découvrir au travers de leurs témoignages respectifs, ce qui leur est arrivé. Le lecteur a ainsi une position privilégiée car il reçoit sans filtre, les confidences de cet homme et de cette femme aux personnalités bien marquées. Je ne dévoilerai rien de plus car tout est à découvrir sous la plume talentueuse de cette auteure. Ce n’est pas mon premier livre de cette auteure, aussi je savais que j’allais encore avoir sous les yeux des lignes difficiles à lire, à encaisser et à comprendre. Le choix de ses personnages y est pour quelque chose à l’heure de Me Too et des violences faites aux femmes, on entre dans l’enfer personnel de ce couple avec un style narratif intense qui ne s’embarrasse pas de détours et vise directement droit au cœur, est-ce vraiment ça l’amour ? Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre, je peux juste dire qu’il m’a remué et touché en tant que femme. Que je n’ai pas toujours été à l’aise avec le personnage féminin dont l’ambivalence est pernicieuse. En revanche c’est un vrai page-turner, impossible à lâcher une fois le nez dedans. Un dénouement qui m’a laissé sur le carreau, un livre dont on parlera beaucoup c’est certain. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/12/25/37794048.html

  • Killing79 27 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Lorsque l’on s’attaque à un roman de Karine Giébel, il faut s’attendre à être secoué. Chaque opus est accompagné de son lot de scènes de violences physiques ou psychologiques. Ayant déjà côtoyer plusieurs fois l’auteure, j’étais donc prévenu. Mais cette fois encore, elle est allée très loin !

    Je ne vais pas trop vous parler de l’histoire, afin de laisser le piège agir. Je peux juste vous dire qu’on découvre le témoignage de deux personnages principaux qui vont nous raconter leur relation pour le moins déroutante. Le livre aborde le thème du rapport de dominant/dominé, du patriarcat moderne mais aussi celui du viol et de l’abus de faiblesse, le tout à la sauce Giébel… je vous laisse imaginer ! Ça frappe très fort et je n’en suis pas sorti indemne.

    Moi qui suis pourtant habitué à ce genre de roman, j’ai été désarçonné de bout en bout. Même si les scènes les plus dures ne sont pas complètement décrites, l’auteure instaure un climat malsain qui vous sert les tripes à mesure que se dessinent les drames. En tant que voyeur, on assiste à cette spirale destructrice, impuissant face ce qui se déroule devant nos yeux… c’est particulièrement frustrant et angoissant !

    Je suis persuadé que ce livre ne doit pas être mis entre toutes les mains et que certain.e.s lecteur.rice.s vont s’offusquer devant le message nauséabond véhiculé par l’histoire. Pour ma part, durant la lecture, j’ai longtemps été dans cette position. J’étais hypnotisé de manière implacable par ce texte parfois répugnant dont je rejetais l’immoralité. Mais maintenant, avec un peu de recul, je suis certain que ce livre va laisser un stigmate indélébile dans mon esprit et que c’est la marque des grands romans. La littérature n’a-t-elle pas aussi pour mission de dépasser les limites et de nous faire vivre l’inimaginable ? Je vous laisse vous faire votre propre opinion… et je sais qu’on ne sera pas tous d’accord !

    http://leslivresdek79.com/2019/12/27/513-karine-giebel-ce-que-tu-as-fait-de-moi/

  • Ninaalu 28 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    J’ai eu d’autres abandons cette année, mais aucun que j’ai aussi peu compris et qui m’ont autant énervé. J’ai fait l’effort de lire les 200 ou 300 premières pages (je ne me rappelle même plus) puis de lire les 40 dernières pages afin de découvrir si la fin rattrapait le reste. Non.

    D’abord, j’ai trouvé le livre pas très bien écrit et les dialogues parfois dignes d’un téléfilm policier du dimanche après-midi. J’avais d’ailleurs abandonné Meurtres avec rédemption il y a des années. Mais surtout le thème... Le résumé, la présentation et le titre nous vendent une histoire d’amour passionnelle qui semble se terminer par un crime. Pardon, mais où est l’amour ? Quant à la passion, il s’agit plutôt d’une obsession.

    Donc en gros, il s’agit d’une relation qui débute par des menaces et un viol en réunion. Ensuite ? des viols avec l’utilisation d’alcool et de drogue (à l’insu de la victime évidemment). Et les arguments ? Ceux utilisés par les violeurs : "elle m’a allumé elle portait une robe", "c’est elle qui m’a transformé", "je ne peux pas m’en empêcher", "c’est la passion", "au fond elle le veut". Au secours. On parle d’une victime qu’on menace et à qui on fait prendre des substances.

    J’ai lu des thrillers très sombres, certains avec des viols, mon autrice favorite est Joyce Carol Oates, mais là non. Il n’y a que de la complaisance pour les agresseurs. L’éditeur et l’autrice vendent une histoire d’amour. Ce n’est pas possible. Il n’y a aucune condamnation ni aucune distanciation avec les faits. D’ailleurs, j’ai lu des tas de chroniques dessus. De nombreuses sont des coups de cœur (ce qui déjà me surprend), mais surtout il y a beaucoup de lecteurs qui s’étonnent du comportement de la victime (qu’ils n’ont "pas compris"). Mais pas du violeur donc... Car évidemment c’est aux victimes de s’expliquer sur comment elles vivent après un drame, mais pas à l’agresseur sur le crime qu’il a perpétré...

    Petits rappels : en 2018, il y a eu 93000 viols en France. Chiffre amoindri puisque seules 10% des victimes de viols portent plainte. Au 18 décembre 2019, 148 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint depuis le début de l’année. Je ne comprends simplement pas comment une femme peut écrire un tel livre.

  • Karine Straub 31 décembre 2019
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je suis une fan inconditionnelle de Karine Giebel. Je suis tombée dedans avec « Les morsures de l’ombre » puis j’ai enchaîné un à un tous ses romans. Je les ai tous aimé avec des préférences plus marquées pour « Meurtres pour rédemption » ou « le purgatoire des innocents ».
    Avant de commencer ma lecture de « Ce que tu as fait de moi », j’avais vu passer de nombreuses chroniques mitigées, voire assassines. le thème abordé choquait, la manière de le traiter encore plus.
    Même pas peur, au contraire j’étais impatiente de m’immiscer dans ce nouvel opus afin de me faire mon propre avis.
    Verdict ? J’ai bien aimé.
    D’abord, je tiens à préciser que cette histoire n’est pas un thriller. D’ailleurs, cette mention n’est pas précisée sur le bouquin, que les choses soient claires dès le départ. D’autre part, c’est une fiction. Donc à partir de là, pas de souci pour moi. Je lis ce livre comme on regarde un film.
    Pas de messages subliminaux, pas d’interprétation tortueuse, juste une intrigue et des personnages à découvrir.
    Ici, nos deux protagonistes principaux sont Richard et Laëtitia.
    Richard 45 ans, marié et père de deux enfants est commandant à la brigade des stups depuis 8 ans. Laëtitia est également mariée et mère d’une petite fille. C’est en qualité de lieutenant stagiaire qu’elle débarque dans l’équipe. Une simple poignée de mains entre ces deux-là suffira à déclencher à un cataclysme au sein de la brigade.
    Quand j’évoque un cataclysme, je veux parler d’une passion destructrice, d’un amour toxique qui engendre une perte de contrôle de soi totale.
    C’est noir, c’est fascinant, déstabilisant. Il est question de pulsion, de possession, de domination, de destruction. Les contours de la passion sont décrits avec justesse et il nous est rappelé régulièrement que si nous ne l’avons pas vécu, nous ne pouvons pas comprendre.
    le lecteur va être témoin de cette descente aux enfers. L’amour passionnel, c’est beau, ça fait envie. Pas ici. Karine Giebel nous présente dans ce roman la face la plus sombre de la passion. Elle va mener nos personnages jusqu’aux confins de la folie. Entre Richard et Laëtitia, c’est immédiatement le coup de foudre. Enfin, pour Richard surtout. Ce coup de foudre se transforme en obsession, en addiction. Ils vont se comporter comme deux héroïnomanes en manque, incapables de se passer l’un de l’autre mais incapable de vivre ensemble sans se faire mal. Impossible de placer le curseur au bon endroit pour trouver un équilibre acceptable.
    Le style de l’auteure reste le même : fluide, direct, percutant. Sans fioriture ni nuance. Les dialogues sont authentiques. L’alternance des points de vue est intéressante. J’ai simplement regretté certaines répétitions, certaines longueurs qui ont alourdi le récit. Parfois, j’avais l’impression d’une histoire sans fin.
    Quand la chute arrive enfin, c’est la délivrance. Je respire à nouveau.
    « Ce que tu as fait de moi » n’est pas une promenade de santé mais néanmoins une lecture addictive.

  • angelita 11 janvier 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Présentation Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel
    C’est l’effervescence dans ce commissariat. Tout le monde est aux aguets, tout le monde est aux abois. Un drame a eu lieu, mais quoi, que s’est-il passé ?

    Le commandant a été arrêté ainsi qu’un lieutenant. Ils doivent être interrogés, séparément, sur ce drame qui s’est produit. Leur histoire va-t-elle concorder ? Y aura-t-il des failles ? Une longue nuit s’annonce où ils vont se mettre à nu.

    Avis Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel
    Karine Giebel a gagné son tour de force. Ne pas me faire détester Richard. Pourtant, ce n’était pas gagné, au départ. Mais au fur et à mesure des pages, je me suis retrouvée comme celui qui l’interrogeait, gagnée par le dégoût de ce qu’il a fait subir à Laëtitia mais aussi par l’envie de comprendre cet homme, comment cet amour l’a fait basculer. En ces temps où les hommes qui abusent de leurs forces, de leur autorité pour obtenir ce qu’ils veulent sexuellement, Karine Giebel nous démontre, par la force des mots, lors de cet interrogatoire de Richard et Laëtitia, que l’amour recouvre différentes formes. Richard sait dès le départ, de cet interrogatoire, qu’il a tout perdu.

    J’ai été plus éloignée de Laëtitia au départ. Mais pareil au fil des pages, j’ai été plus que touchée par sa souffrance, par toute la perte qu’elle subit à cause d’un homme même si c’était entre dégoût mais aussi plaisir. Je comprends cette haine farouche, qu’elle veuille le faire payer.

    Les deux officiers qui interrogent Richard et Laëtitia vont, avec cette histoire, en apprendre beaucoup sur eux-mêmes car la vie de leurs suspects est mise à nu, ils racontent tout. Ils vont laisser dérouler l’histoire, sans poser trop de questions. Ils seront assez proches des suspects, n’hésitant pas, toutefois, à les remettre dans le droit chemin quand cela est nécessaire. Ils ne sont pas là pour juger mais savoir si Richard et Laëtitia racontent la même histoire.

    Ce que j’ai fait de toi est profondément addictif. J’ai avalé les pages pour connaître tout ce que Richard et Laëtitia avaient à raconter, pour savoir pour quelle raison ils se sont retrouvés à être interrogés. Et encore une fois, même si je savais que les héros de Karine Giebel ne s’en sortent pratiquement jamais, j’ai été scotchée par la fin, encore une fois très bien trouvée et par ce qu’elle nous apporte comme réponse. Car est-ce qu’il y a bien une réponse ? L’amour que Richard a éprouvé pour Laëtitia lui a tout fait perdre. Il a perdu son sang-froid, sa faculté de réflexion, sa famille. Il a été violent, surtout envers elle, il n’a pas voulu l’écouter, ni écouter qui que ce soit. Quant à Laëtitia, a-t-elle joué un double jeu ? Dans toutes ces pages, on a pu ressentir, sa souffrance, sa peur extrême, son envie de se venger, de le voir mort. Mais le lecteur a pu ressentir l’amour qu’elle pouvait porter à cet homme. Un amour teinté, en premier de grande admiration, un amour teinté de haine farouche. Et tout cela avec une grande lucidité quand même. Jamais ils ne pourront pas être heureux. Richard voulait lui faire de mal si elle n’était pas à lui. Il a abusé d’elle, de son pouvoir, de la confiance que les autres éprouvaient pour lui. Il voulait lui faire du mal lorsqu’elle l’a repoussé. Laëtitia voulait lui faire du mal car à cause de lui, elle a perdu ce qui comptait le plus pour elle. Auraient-ils pu être heureux ? Un tel amour est comme une drogue. Richard avait besoin d’elle à chaque instant. Il avait besoin qu’elle l’aime comme lui l’aimait. Mais cet amour a fait peur à Laëtitia. Le geste ultime de Richard envers Laetitia, lorsqu’ils se retrouvent face à face, est une dernière preuve d’amour. Mais amène-t-elle quelque chose de bon pour l’un et l’autre ?

    Ce roman est fort, grandiose. Il ferait un très bon film, même si je pense que je ne le regarderai pas car j’étais avec eux, j’étais eux également. Je me suis fait mes images, j’ai leurs voix, j’ai leurs corps face à moi, dans ma tête. Je les ai imaginés. J’ai également visualisé toutes les images de ce roman choc, hautement psychologique. Karine Giebel ne s’embarrasse pas de fioritures, elle raconte les faits bruts. Il y a de la magie dans ces mots, il y a de la poésie également. Je ne veux pas trop en dévoiler, je ne sais pas trop comment présenter ce roman. Des fois, quand on aime trop, on ne sait pas en parler, écrire. Mais je sors bousculée, littéralement accro, encore une fois, de Karine Giebel. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà expérimenté le genre d’amour éprouvé par Richard envers Laëtitia, mais ce que je sais, c’est qu’un rien peut faire basculer une personne. J’ai fait un parallèle entre ce roman et une histoire qui a défrayé l’actualité, il y a quelques années et qui défraye encore l’actualité. Je ne nommerai pas les personnes, mais peut-être que certains lecteurs y penseront.

  • @la_lectrice_eclectique 12 janvier 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Voilà un Giebel de plus que je ne relirai pas !
    Pour ma part, je n’ai pas aimé le trio Richard, Olivier et Laetitia...tout ce qui concerne cette "relation" ambiguë à été déplaisante à lire pour moi.
    Par contre, dès qu’il y a eu de l’action autre que celle de la vie privée des personnages, là j’ai bien apprécié surtout la fin qui malgré cette folie m’a tenue en haleine...je ne sais trop quoi en dire si ce n’est qu’il plaira ou pas et pour moi, il ne me plaît pas...

  • colorandbook 27 janvier 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je n’ai pas aimé ce thriller psychologique, qui pour moi était plutôt une dark romance. J’en attendais beaucoup en vue des retours et parce que j’adore cette autrice. Premièrement, je me suis profondément ennuyée. C’était tellement long. Deuxièmement, j’ai ressenti aucune émotion, ni pour les personnages, ni l’histoire. Troisièmement, je ne partage pas le même point de vue que ce livre sur l’amour. Bref, une déception, mais, je sais pertinemment qu’il plaira à d’autres personnes, car cela ne veut pas dire que le roman est mauvais

    Les + :

    * Même si j’ai eu aucun attachement aux personnages je dois reconnaître qu’ils étaient quand même bien travaillés et assez proche de la réalité, sur la relation bourreaux/victime

    * L’histoire de base étaient potentiellement intéressante. Ça décrit plutôt bien une relation complètement toxique et jusqu’où ça peut mener mais c’est en aucun cas pour moi de l’amour.

    Les - :

    * Je ne partage pas du tout le même point de vue sur l’amour, les hommes et la passion que ce roman. Pour moi, une relation base sur la violence et le viol ne peut pas être de l’amour.

    * J’ai trouvé ça tellement long et redondant je me suis souvent ennuyée et je n’avais pas hâte de retourner dedans. Et la fin m’a complètement déçue, prévisible à souhait un peu fade et peu crédible.

    * Aucune émotion ressentie durant ma lecture sauf de l’ennuie. J’ai particulièrement eu du mal avec les personnages aucun attachement avec eux et j’ai eu beaucoup de mal à les comprendre.

    https://colorandbook.blogspot.com/2020/01/ce-que-tu-as-fait-de-moi-de-karine.html?m=1

  • colorandbook 27 janvier 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je n’ai pas aimé ce thriller psychologique, qui pour moi était plutôt une dark romance. J’en attendais beaucoup en vue des retours et parce que j’adore cette autrice. Premièrement, je me suis profondément ennuyée. C’était tellement long. Deuxièmement, j’ai ressenti aucune émotion, ni pour les personnages, ni l’histoire. Troisièmement, je ne partage pas le même point de vue que ce livre sur l’amour. Bref, une déception, mais, je sais pertinemment qu’il plaira à d’autres personnes, car cela ne veut pas dire que le roman est mauvais

    Les + :

    * Même si j’ai eu aucun attachement aux personnages je dois reconnaître qu’ils étaient quand même bien travaillés et assez proche de la réalité, sur la relation bourreaux/victime

    * L’histoire de base étaient potentiellement intéressante. Ça décrit plutôt bien une relation complètement toxique et jusqu’où ça peut mener mais c’est en aucun cas pour moi de l’amour.

    Les - :

    * Je ne partage pas du tout le même point de vue sur l’amour, les hommes et la passion que ce roman. Pour moi, une relation base sur la violence et le viol ne peut pas être de l’amour.

    * J’ai trouvé ça tellement long et redondant je me suis souvent ennuyée et je n’avais pas hâte de retourner dedans. Et la fin m’a complètement déçue, prévisible à souhait un peu fade et peu crédible.

    * Aucune émotion ressentie durant ma lecture sauf de l’ennuie. J’ai particulièrement eu du mal avec les personnages aucun attachement avec eux et j’ai eu beaucoup de mal à les comprendre.

  • Cedric Remaud 29 janvier 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    On va suivre ici le commandant Richard Ménaiville accusé à l’encontre de son lieutenant Laëtitia Graminsky. Que s’est il passé entre ses deux personnes qui travaillent ensemble ? entre un lieutenant et son patron ??
    Ce roman est un huit clos qui se passe dans une salle d’interrogatoire ou l’on retrace la version de Laetitia et Richard par le chef des polices..
    L’intrigue commence quand Laetitia est muté dans la ville de l’dans la DDSP..D’ailleurs je n’est pas compris le pourquoi du comment par rapport aux noms des villes ( l’OU R...=
    Tout de suite une passion folle va naître entre ces 2 personnes mais tout ne va pas se déroulé comme prévu..
    Ce roman m’as rendu anxieux tellement l’ambiance est anxiogène !! Comment de tels actes peuvent se produire quand on a un statut aussi important... L’auteur ne va pas dans le demi mesure, la violence est entre ce huit clos un sujet très important !
    L’amour, voila tout le monde sait ce que sait !! Quand 2 personnes s’aiment, tout va bien ! on se jure fidélité on prend soin de l’autre, un sentiment vif qui pousse à aimer, à vouloir du bien....
    La haine ce sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à quelqu’un et à se réjouir du mal qui lui arrive.
    Qui dit haine dit vengeance ! Dans ce bouquin, la vengeance est présente mais l’amour l’emportera t’il ?
    Karine Giebel à une plume légère et un vocabulaire simple, pas besoin d’en faire des caisses !
    J’ai trouvé quelques longueurs et passages superficiels ! Bravo à l’auteur pour ce sujet si important et une description bien détaillé !.L’histoire est longue à démarrer !! Mais avec une fin bien travaillée ! Ce n’est pas une claque mais une bonne lecture ! plus un coup de coeur pour le sujet de l’histoire !!

  • booksandmartini 10 février 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Bon ça na pas été facile d’arriver ici et d’écrire ma chronique. Tant je suis mitigée, c’est flop total mais quelque part j’ai adoré. Ne deviendrais-je pas la reine du paradoxe ici ?

    Je ne sais d’ailleurs pas trop par ou commencer. C’est @karinegiebel. C’est parfait, bien écrit. Toujours dans l’émotion, la colère, la peine, la rage, la peur. La folie. On vit avec ces personnages comme à chaque fois. Le scénario était bien mené, ce format ou les protagonistes racontent l’histoire sous forme d’interrogatoire. C’était ingénieux, et parfait pour cette histoire..

    Mais (oui il y a un mais pardon ne me frappez pas de suite)... Mais c’est @karinegiebel. Et finalement je n’ai pas été si surprise que ça. Bien sur j’ai été émue, en colère, j’en serai presque devenu folle. Mais finalement, je trouve qu’on tourne un peu en rond. On sait que Karine Giebel est excellente dans son registre, vraiment peu d’auteures mon fait pleurer comme elle. Je me rappelle encore de « Purgatoire des innocents », de « Meurtres pour Rédemption » comme si je les avais lu hier. Malheureusement avec « Ce que tu as fait de moi » j’ai trouver un peu trop de similitudes avec « Meurtres pour rédemption ». Des sensation, des émotions, des scènes qui finalement ce ressemblait énormément.

    Alors bien sur que cet avis n’engage que moi, et hormis cette sensation de tourner en rond. Ce roman était excellent de par son écriture, déjà. Et de par les émotions ressentis durant la lecture.

  • Lisez.du.polar 12 février 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    🖤 Émotion 🖤

    Voilà plusieurs jours que j’ai lu les dernières lignes de Ce que tu as fait de moi, de Karine Giebel, plusieurs jours que je réfléchis à la manière dont je vais pouvoir mettre en mots l’intensité des émotions ressenties. Et je dois me rendre à l’évidence, je n’y parviens pas. Aujourd’hui encore, je reste sonnée, troublée, avec une unique certitude : ce livre laissera une empreinte indélébile dans mon parcours de lectrice.

    La plume de Karine Giebel a fait résonner en moi quelque chose que je n’arrive pas à décrire, une émotion particulière, personnelle et indéfinissable. Dans un contexte social où se dénoncent chaque jour les violences faites aux femmes, ce livre est dérangeant, déroutant : certains y voient le harcèlement, la soumission et l’humiliation. D’autres, comme moi, y entendent l’obsession destructrice, l’addiction dévorante, jusqu’au sacrifice consenti. Mais également l’amour. Puissant. Violent. Le mot passion retrouve pleinement son origine : la souffrance. Extrême.

    Dans ce huis-clos écrit à deux voix, j’ai fini à bout de souffle. Par deux fois Karine Giebel a su provoquer chez moi de telles émotions de lecture. A travers Laëtitia et Richard, j’ai retrouvé Marianne et Franck (Meurtres pour rédemption). J’ai retrouvé les larmes des dernières pages. J’ai retrouvé mes propres limites.

    Merci Karine.
    Pour ce que vous avez fait d’elle.
    Pour ce que vous avez fait de lui.
    Pour ce que vous avez fait de moi.

  • Eva Ma 17 février 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Ici nous suivons en premier lieu Laëtitia, jeune lieutenant de police et ses premiers pas. Dans un huis clos parfaitement orchestré, elle va nous raconter son histoire. Jusqu’au drame…
    .
    Je n’ai jamais été déçue par cette auteure. Tout d’abord grâce à son imagination, mais surtout grâce à sa plume. Une plume digne d’un poète. Elle sait manier les mots avec tellement de talent. Chacun d’eux vous fait ressentir tant de choses. Tout y est décrit avec tellement de justesse et d’élégance. Ce n’est jamais trop ou pas assez, tout est toujours parfaitement dosé. .
    .
    En ce qui concerne les personnages, je dirais qu’ils sont aussi puissants que le reste. On s’y attache sans problème et on évolue avec eux au fil des pages. .
    .
    Je ne dirais pas que cet ouvrage est le meilleur de l’auteure, cependant Giebel nous offre encore une fois de l’excellence. Un monde plein de noirceur qui fait référence, une fois de plus, à la nature de l’être humain. Une frontière entre le bien et le mal quasi inexistante dans chacune de ses histoires. En bref, un récit qui, une nouvelle fois, nous bouscule, nous hypnotise, et nous emprisonne à l’intérieur de ses pages…

  • LeahBookAddict 22 février 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je referme ce livre et je suis complètement à l’ouest.... Une histoire follement addictive, des personnages psychologiquement atteints !
    Un huis clos dérangeant, anxiogène comme pas possible relatant une relation plus que malsaine ... et ça l’a fait !
    Je n’ai pas pu lâcher mon livre, je suis passée par beaucoup d’émotions avec cette histoire qui m’a éreintée 😅
    La patte de Karine Giebel est présente à 100%, ce que tu as fait de moi ... je l’ai dévoré en 24h et il va maintenant faloir attendre son prochain roman 😱
    A noter quelques invraisemblances parfois mais qui n’entachent en rien mon engouement pour l’histoire !

  • DarkBurty 8 mars 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Je suis tombée dans l’univers de Karine GIEBEL en 2014 grâce à Purgatoire des innocents et depuis je ne l’ai plus lâché. Lectrice inconditionnelle de ce monde empli de noirceur, de douleurs et d’histoires toutes plus humaines les unes que les autres. Si vous ne connaissez pas l’auteure, je vous encourage vivement à plonger dans ce monde plein d’humanité qui frôle très -peut-être voire trop pour certains- près de la frontière de l’animalité. Attention toutefois si vous vous considérez comme une âme sensible, les œuvres de Karine GIEBEL peuvent laisser des séquelles même aux lecteurs les plus aguerris. Vous êtes désormais prévenus.

    21 novembre 2019, sortie du dernier roman de Karine GIEBEL, Ce que tu as fait de moi, éditions Belfond avec qui elle travaille depuis plusieurs années maintenant. Me voilà excitée à l’idée de lire un nouveau roman de mon auteure préférée ! Même si je ne l’ai pas trouvé en version papier là où j’étais le fameux jour J, je l’ai pris sur ma liseuse car trop impatiente.

    2 jours. 2 petits jours bien courts qui m’ont à nouveau laissé des cicatrices mentales face à cette œuvre que je juge magnifique. D’une force, d’une humanité et d’une relation qui ne ressemble à aucune autre. Cette histoire va peut-être être critiquée par rapport à certains passages sur la moralité des hommes en généra et le harcèlement vis-à-vis des femmes mais il s’agit d’un thème qui mérite qu’on s’y attarde car difficilement compris par le monde aujourd’hui qui est celui de l’emprise. Il sera question d’amour, de consentement, de victime, de bourreaux et surtout de sentiments. Un sentiment surtout. La passion. La VRAIE ! Celle que personne ne veut connaître, en réalité ; n’est prêt à vivre, surtout.

    Dans ce huit-clos des salles d’interrogatoires, lieutenant et commandant ne vont ici se raconter qu’à travers des actes et sentiments plus incompris les uns que les autres aux yeux de leurs collègues. Laëticia, stagiaire tout juste sortie de l’école de police ; en face, Richard, commandant admiré et en qui tout le monde a une confiance absolue. Ces deux âmes vont tomber de haut, ensemble, séparément pour ne plus jamais pouvoir vivre dans ce qu’on peut appeler la normalité. Ils vont découvrir que sous leur aspect de vie bien rangé, ce qu’ils peuvent penser, éprouver va au-delà de tout ce qu’ils peuvent imaginer. Ne se reconnaissant même plus dans le miroir de leur vie. L’un prêt à tout pour se venger des sévices subies, l’autre, pour nourrir ce monstre assoiffé de plus en plus de possession et d’animalité envers celle qu’il considère comme son âme soeur. Tous les deux vont tenter de lutter contre leurs pulsions les plus viles et malsaines.

    Dans tous les romans de Karine GIEBEL, ce qui me fait tant aimer ce qu’elle écrit c’est le travail de ses personnages avec lesquels il y a toujours une demie teinte ; on ne peut pas dire catégoriquement " lui c’est le méchant, lui, le gentil " ou encore " lui je l’aime bien, lui je le hais". Elle a ce talent de chercher en profondeur la psychologie de chacun même dans les plus noirs dessins de l’être humain et de nous faire douter, aimer ou encore ressentir de la pitié, voire de l’empathie face au pire. Ce côté d’elle où, une fois un thème dont elle veut parler en tête, elle s’investit jusqu’à rencontrer des personnes qui ont vécu ou été témoins, réellement, des situations pour s’en inspirer et aller au plus près de la réalité. Parce que oui au fond, ce qui nous dérange le plus dans ses romans, ce sont tous ces détails qui rendent ses personnages plus empathiques, plus profonds et plus authentiques les uns que les autres, qu’on les juge comme étant du bon ou mauvais côté de la balance.

    Dans Ce que tu as fait de moi, il va falloir ouvrir votre esprit sur l’amour, passionnel. Celui qui détruit tout sur son passage, jusqu’à l’âme qui a eu le malheur de lui servir de réceptacle. Rien à voir avec le syndrôme de Stockolm. Ici, les personnages sont à la fois humains, réels, torturés entre ce qu’ils ressentent, ce qu’ils pensent et ce qu’ils font/ont fait. Un roman enivrant que l’on dévore ; où le sacrifice de la personne qu’on pensait être pour celle que l’on devient, peut amener au pire.

    Un grand merci à Karine GIEBEL pour ce roman magistral qui m’a marqué profondément, comme tous les autres.

  • Lettres et caractères 1er avril 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Laëtitia. Envoûtante Laetitia. Une beauté, un mirage, un espoir, une douleur, un fantasme, une chimère. Laëtitia, celle par qui tout commence et tout se termine, tout vole en éclat, se déchire et s’abîme. Laëtitia, un rêve inaccessible ?

    Ce prénom virevolte dans le cœur de Richard depuis qu’il a croisé le regard de sa jeune recrue, une policière stagiaire affectée à la brigade des Stup, une parmi tant d’autres, une si différente des autres. Laëtitia est mariée et maman d’une petite fille. Lui, le commandant, le chef suprême respecté et admiré est aussi engagé et fidèle. Et pourtant…

    Ça n’est pas une romance que je suis en train de vous résumer mais bel et bien le dernier Giebel. Vous pouvez dès lors imaginer que l’histoire ne ressemblera pas à un conte de fée. Que la passion amoureuse vue par Giebel sera forcément intense, douloureuse et sordide. Vous risquez d’être choqué par ce que vous lirez. Je vous souhaite plutôt d’être envoûté comme je l’ai été.

    Rien n’est justifiable ni compréhensible dans cette histoire, encore moins pardonnable. Mais tout est fascinant, dérangeant et hypnotisant. Et puis, rappelez-vous quand vous lirez les scènes les plus dures, que tout ça n’est que fiction. Rien n’est vrai, rien ne doit être pris comme une interprétation du réel. C’est dur oui mais pas plus que les thrillers bien sanglants que certains s’avalent du matin au soir.

    La littérature noire est faite de telle sorte que nous sommes désormais immunisés face aux meurtres les plus abjectes mais nous restons à fleur de peau quand il s’agit d’affaires de mœurs. Deux poids et deux mesures ? Je pense plutôt que rares sont les auteurs à oser s’aventurer dans des terrains aussi minés que la passion meurtrière, destructrice, ignoble et dégueulasse vue par Karine Giebel. Elle a osé et j’ai adoré. Mais tout ça n’est que fiction…

    Chronique complète sur lettres-et-caracteres.com

  • Annick 13 avril 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    "Coup de cœur"
    Ce titre est, pour moi, comme "Meurtre pour rédemption" je me rappellerais de Marianne bien longtemps comme ici de Laëtitia. Tout comme "Purgatoire des innocents" ces récits très forts qui perturbent indécemment nos tripes et notre cœur.

    Je sais que les avis sur ce dernier ont divergé entre le tout bon et le pire. On ne ressort jamais indemne de ce style de livre très rare dans la cruauté psychologique et humaine, et de ces femmes au bord du gouffre où tout finira comme seule la passion peut le faire. Celle-ci est destructrice, je parle de la vraie passion qui n’est pas anodine mais ravageuse, dévoreuse et qui va "forcément conduire" au pire cauchemars.

    "Aujourd’hui encore, je suis incapable de dire si j’avais vraiment, pleinement, conscience de ce que je faisais. User de mon charme comme d’une arme. Une arme à double tranchant. Qui pouvait tout aussi bien se retourner contre moi."

    L’auteure est bien la seule à nous livrer des histoires de ce style, ambiguës, provocantes qui vont aller au plus profond de notre âme nous chercher, nous embrouiller. Tout est brut, sans limites, vivre sa passion à l’extrême peu importe les conséquences.

    Vivre ce que nous dicte notre cœur, ou notre corps sans aucune barrière, en dépassant les règles, en le désirant fortement ou aussi dans le déni d’une situation juste improbable, et pourtant… Ici Richard et Laëtitia sont interrogés séparément suite à une tragédie, conséquence irréparable de leur histoire.

    Chacun se fera son avis sur cette histoire, pour moi elle est très forte. L’auteure m’a encore une fois mise KO, et cette fin ! Je n’ai pas de mot pour la fin de cette histoire qui m’a anéantie et surement tellement logique…

  • A vos livres 30 avril 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Alors là… Attention à vos mirettes. La grande Karine Giebel est revenue cette année avec un roman (encore) incroyable ! La passion avec Madame Giebel, c’est de la folie à l’état pur avec un gigantesque F. Elle est vraiment incroyable, elle a le don de nous injecter en intraveineuse une tension psychologique tellement intense. C’est flippant, mais si addictif ! Mon cœur a fait des sauts périlleux dans tous les sens, l’angoisse m’a fait trembler les doigts au moment de tourner les pages, et parfois, j’ai cru que mes yeux allaient sortir de leurs orbites…

    Ce dernier roman est habilement construit. On suit deux interrogatoires : celui du patron des Stups, Richard Ménainville et celui de son lieutenant, Laëtitia Graminsky. Le lecteur ne sait rien de ce qu’il s’est passé, pourquoi sont-ils arrêtés ? Y a-t-il eu un mort ? plusieurs ? Il faudra découvrir, chapitre après chapitre, leurs confessions dans un ballet incroyablement bien orchestré par l’auteure.

    Un début de roman qui fait froid dans le dos. Le lecteur, pas toujours à l’aise avec les thèmes traités, est habilement manipulé, autant que les personnages, il faut dire… Entre amour, passion, folie, haine et vengeance, tout cela paraît si proche que tout semble se confondre. Tout est extrême et sans limite. Une passion dévorante qui peut très vite finir en bain de sang et où le lecteur se prend un missile nucléaire en plein cœur. A croire que Madame Giebel aime qu’on fasse des syncopes autant qu’elle semble apprécier martyriser ses personnages.

    Un roman à lire, à découvrir, à aimer avec passion finalement ! Très belle lecture !
    https://avoslivreschroniques.com/ce-que-tu-as-fait-de-moi-karine-giebel/

  • celine85 8 juillet 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Karine Giebel est une personne que j’ai suivie depuis son premier roman, j’ai lu tous ses livres. J’aime son style, la puissance de ses mots, le pouvoir qu’elle leur donne. J’aime ce qu’elle écrit car ça me bouscule, ne me laisse pas indifférente. Ca peut déranger des gens mais moi j’aime lorsque ça dérange, que les personnes s’interrogent sur ce qu’elle écrit, ça me rassure quelque part que ça dérange que ça choque ! Avec ce roman je me suis prise une grosse claque avec le thème de la passion ou devrais-je dire LA passion ! , la vraie, l’extrême.
    « Ces deux êtres avaient connu ce que peu de gens effleurent. Ils avaient éprouvé un sentiment dont la puissance les transcendait.
    Tenter de lui résister, de le repousser, de le vaincre.
    S’y soumettre.
    Traverser les ténèbres, se cogner aux étoiles avant de se consumer entièrement.
    Ils avaient aimé si fort, si loin, que l’âme humaine n’avait plus aucun secret pour eux.
    Ils avaient été vivants. Vraiment vivants. Libres de s’enchaîner pour l’éternité.
    Ils avaient eu cette chance, avaient succombé à cette malédiction »

  • bonne_heure_litteraire 22 juillet 2020
    Ce que tu as fait de moi - Karine Giebel

    Bon, je ne surprendrai personne en disant qu’une fois de plus, j’ai adoré ce dernier roman de Karine Giebel. C’est un style qui effectivement ne plait pas à tout le monde, soit on aime, soit on déteste. Jamais de demie mesure avec Tatie Karine ! 😊
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    Encore une claque, encore une histoire qui vous percute, où la nuance entre l’amour et la haine est mince, la passion peut être mortelle, elle peut pousser à la folie, a l’instinct primal.
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    Et comme toujours ,l’auteure à une maitrise parfaite des rapports humains et de la psychologie, s’en est bluffant ! 😱
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    Des personnages parfois attachants, parfois abjects...pour ce qui est de Richard, bien que je l’ai détesté par moment, j’ai tout de même senti de la tristesse et de la sincérité en lui, on arrive au fil de l’histoire à comprendre ses gestes, comprendre mais pas cautionner !🙅‍♀️
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    Pour Laëtitia, elle m’a aussi fait de la peine par moment, je me suis dis, "la pauvre c’est horrible ce qu’elle vit" mais elle manque cruellement de jugeote et cette fin m’a confirmé qu’elle était vraiment stupide ! Il n’y a pas d’autres mots, tout ça pour ça Laëtitia !??? Sérieusement ??? 🤦‍♀️
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    Comme toujours son talent ne s’éssoufle pas, le niveau est toujours très haut et j’adore cette auteure car je ne trouve pas un livre moins bon que les autres, ils sont tous excellents !! Et même si j’aime beaucoup d’auteurs à la plume différente, c’est incontestable, Giebel est mon auteure favorite !
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