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De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

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6 #AvisPolar
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Résumé :

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment. Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante. Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée. Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

Vos #AvisPolar

  • Angie - Blog Culturez-moi 10 mai 2019
    De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

    Un polar terriblement efficace
    Ce thriller policier débute de manière assez « classique ». Un cadavre est retrouvé suspendu à un bâtiment avec des traces de torture sur l’ensemble du corps. Classique… si ce n’est que ce bâtiment est au cœur Pripiat, une ville fantôme située à seulement quelques kilomètres de l’ancienne centrale de Tchernobyl (on y revient dans la seconde partie de la chronique).

    Par bien des aspects, ce meurtre sera très vite relié à un précédent crime survenu plus de 30 ans auparavant la nuit où la centrale a explosé. S’en suit une enquête (ou plutôt une course contre la montre et contre la mort) où les policiers comprendront que ce « tueur à l’hirondelle » semble être intimement lié à cette nuit apocalyptique.

    L’enquête est totalement maîtrisée. Aucun temps mort. Les codes utilisés sont des classiques du thriller policier. Mais quoi de plus efficace qu’une enquête vive et déroutante ? La particularité et la force de ce polar tient dans le fait que les investigations sont menées par deux enquêteurs en parallèle. Mais ces deux policiers ne se connaissent pas et ne travaillent pas ensemble. Deux enquêtes simultanées, deux motivations bien différentes pour débusquer ce tueur fou. L’alternance des deux trames est très bien orchestrée et le rythme m’a tenu en haleine du début à la fin. L’auteur n’épargne personne, ni le lecteur, ni ses personnages et nous amène inexorablement vers un final explosif, percutant et émouvant.

    La mère patrie
    Au-delà de son excellente trame policière, De bonnes raisons de mourir nous offre au passage un dépaysement des plus complets. Oui, vous connaissez l’histoire de la centrale de nucléaire de Tchernobyl. Vous savez qu’en 1986 le cœur d’un des réacteurs est entré en fusion et que le pire s’est produit. Vous savez qu’un nuage de particules radioactives s’est répandu sur le reste de l’Europe. Mais savez-vous ce qu’il est advenu des populations qui vivaient dans la zone contaminée ? Savez-vous qu’elles sont les répercutions actuelles, le quotidien des habitants de cette région ? C’est pire, bien pire que ce que j’aurais imaginé…

    Morgan Audic pose le cadre de son intrigue en Ukraine, ce pays qui, au moment du drame de Tchernobyl, faisait encore partie de l’immense bloc soviétique. De la puissante et terrible URSS. A travers ce roman, j’ai découvert en détail un pays profondément meurtri sur lequel plane encore l’ombre de « La mère Patrie ». Ces dernières années ont vu l’Ukraine secouée par une guerre civile, notamment dans la région de Crimée, où se sont affrontés les séparatistes voulant se rallier à la Russie et les pro-européens souhaitant garder une Ukraine unie et forte au sein de l’Europe. C’est un pays au contexte géopolitique extrêmement compliqué où l’alcool, la corruption et la pauvreté sont encore légion. Un très bon choix de la part de l’auteur pour ce décor qui décuple la force et l’atmosphère presque toxique de ce roman.

    J’ai été complètement envoûtée par le décor et ce pays que je ne connaissais finalement très peu. Décrite en détail, la zone d’exclusion de Tchernobyl et de ses alentours est tout simplement hypnotisante. Une région désertique, privée de toute vie humaine où le destin de milliers d’hommes et de femmes a basculé en l’espace d’une nuit. Un paysage de mort, empoisonné, irradié pour encore des milliers d’années. J’ai appris énormément de choses à la lecture de ce roman. J’ai découvert des faits historiques totalement pétrifiants, des anecdotes glaçantes et des répercussions jusqu’à nos jours au-delà de l’imaginable. Rassurez-vous, ce n’est pas un manuel d’histoire que nous propose Morgan Audic. Tous les éléments historiques ou descriptifs sont distillées avec parcimonie et servent toujours l’intrigue, la compréhension du lieu ou le vécu des personnages.

    En bref
    Que dire de plus. C’est pour des romans comme De bonnes raisons de mourir que j’aime autant la lecture. Tout en étant divertie par une enquête policière dont les ficelles sont tirées à la perfection, j’ai pu découvrir une autre facette de l’Europe et de son histoire. Ressortir enrichie d’une lecture en refermant la dernière page, c’est un sentiment que j’apprécie par dessus tout. Il ne m’aura fallu que deux petits jours pour engloutir les 500 pages de ce roman. Je ne vous fais pas un dessin… C’est un grand, un énorme OUI et je ne peux que vous encourager à découvrir ce livre passionnant.

  • Musemania 2 juin 2019
    De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

    Voilà la bonne claque que j’attendais et que j’adore recevoir (ne croyez pas pour autant que je sois sado-maso ;). Tout dans ce thriller m’a plu : une ambiance pesante, une même enquête menée par deux enquêteurs diamétralement opposés (deux pour le prix d’un si je puis dire), une écriture dynamique et incisive,… Je suis navrée mais je ne pourrai pas vous trouver des choses que je n’ai pas aimé dans cette lecture.

    Tout commence avec la découverte d’un corps mutilé et torturé mis en spectacle dans la ville fantôme de Pripiat, abandonnée depuis l’explosion d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Le destin funeste de cette victime est intimement lié à un double meurtre qui a eu lieu en 1986, lors de cette fameuse nuit qui changea le visage de l’Ukraine. L’enquête sera menée d’une part par un duo de miliciens affecté à la zone de Tchernobyl : Novak et Melnyk et d’autre part, par Alex Rybalko, mort en sursis et engagé par le père de la victime. 

    Comme vous l’aurez compris la grande originalité de ce thriller est d’avoir déposé ses bagages en Ukraine et plus particulièrement, aux abords de la centrale nucléaire tristement célèbre de Tchernobyl. Cela nous change des thrillers qui se déroulent dans nos métropoles européennes ou américaines. Bien entendu, ce décor est loin des cartes postales de rêve. Mais l’atmosphère fantasmagorique qui y règne est parfaite pour y implanter des décors glaçants. 

    N’ayant qu’un an aux moments des faits de cette catastrophe, je ne connaissais ces faits que par les reportages que j’ai pu voir et les livres documentaires que j’ai pu lire à ce sujet. Cet événement dramatique m’a intéressé depuis mon plus âge ; pas pour des questions de curiosité malsaine mais parce que les familles de mon école accueillaient durant les vacances scolaires des enfants venant de cette région d’Ukraine pour leur faire profiter d’un air plus sain.

    Aux travers des pages, j’ai beaucoup appris sur l’incident nucléaire, sur le régime soviétique qui y régnait alors ainsi que sur les événements de 2014 opposant l’Ukraine et la Russie. Ces mouvements ont occasionnés de nombreux décès et cette lutte intestine est loin d’être terminée malgré le silence des médias occidentaux. Politique, économie, écologie sont abordés intelligemment et sans jamais tombés dans la propagande ou le sentimentalisme crasse.

    Je trouve cela particulièrement plaisant de lire un livre d’un genre que j’aime (un thriller), tout en apprenant des choses et surtout, sur une région aux portes de l’Europe que pourtant, je ne connais que très vaguement. Le travail que l’auteur a dû mener en recherches politiques et scientifiques a dû être très impressionnant et mérite d’être souligné. 

    Doté de près de 500 pages, il n’y a pourtant aucun temps mort. Je me suis laissée parfois surprise tant j’étais prise dans l’histoire et ne voyais pas le temps passé. Suspens captivant, l’auteur Morgan Audic, enseignant de profession nous offre un très grand thriller original et crédible.

    Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour cette Masse Critique privilégiée. C’est un livre qui mérite d’être lu de par sa qualité et de par le travail de recherches que l’auteur a mené pour ce thriller très efficace. Merci à lui !

    N’ayez pas peur de vous lancer dans la lecture de ce bouquin malgré les noms russes et ukrainiens des villes et personnages. Même moi, je ne m’y suis pas perdue et je ne m’y suis pas emmêlée les pinceaux.

    Pour votre information et pour ceux qui souhaiterait prolonger leur plaisir en se replongeant dans l’écriture de Morgan Audic, il s’agit de son deuxième livre. Le premier « Trop de morts au pays des merveilles » est sorti en 2016 aux éditions du Rouergue. Pour ma part, je ne le manquerai certainement pas et me le procurerai prochainement.

    Chronique sur mon nouveau blog : https://www.musemaniasbooks.be/2019/06/02/de-bonnes-raisons-de-mourir-de-morgan-audic-thriller/

  • L’atelier de Litote 13 juin 2019
    De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

    La catastrophe nucléaire de Tchernobyl qui a eu lieu le 26/04/1986. Cet événement majeur a eu des conséquences terribles sur les habitants et sur la région du fait des irradiations et a entraîné la fermeture de la zone à cause la contamination. Trente années ont passé depuis et c’est dans la ville de Pripiat, ville construite dès 1974 spécialement pour accueillir les employés et leur famille que l’on va découvrir le cadavre d’un homme suspendu à la façade d’un bâtiment désaffecté. Deux enquêteur vont être mis sur l’affaire un officiellement le capitaine de police Joseph Melnyk et l’autre officieusement engagé par le père de la victime l’inspecteur de police moscovite Alexandre Rybalko qui sera grassement payé s’il réussit à découvrir le dangereux tueur qui laisse derrière lui des oiseaux empaillés. Ce roman comporte tous les éléments qui vont en faire un thriller exceptionnel. On y trouve du suspense, des meurtres inexpliqués, un tueur insaisissable sur fond de la zone irradiée de Tchernobyl. L’intrigue ou devrais-je dire les intrigues sont intelligentes et bien pensées. Il n’y a rien de plus captivant que d’entrevoir la lumière sur ce drame et ses innombrables répercutions tant écologiques, humaines, sanitaires, économiques que politiques dans ce grand pays qu’a été l’Union Soviétique. On sent derrière les 500 pages qui composent ce thriller un grand travail de recherche et de documentation sur toute la période et le pays. L’auteur a su ne pas se disperser dans les écueils qu’auraient pu être le prosélytisme ; la propagande politique ou encore un parti pris. J’ai vraiment apprécié les personnalités différentes des deux enquêteurs et leur façon de penser et de faire. Il y a de très beaux personnages secondaires comme la jeune adjointe de Melnyk qui restera longtemps dans mon cœur. Un thriller qui nous sort de notre zone géographique habituelle, une belle originalité et bien sûr une crédibilité qui sans cela n’aurait pas donné autant de pouvoir au récit. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/06/13/37342135.html

  • Livresse du Noir 29 juin 2019
    De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

    ENORME COUP DE COEUR !!!

    Son premier roman Trop de morts au pays des merveilles a été une révélation et un coup de coeur pour moi.
    Comment vous dire ma fébrilité et mon excitation au moment d’ouvrir De bonnes raisons de mourir. J’ai dévoré les 496 pages de ce roman avec un immense plaisir, en retenant ma respiration.

    Une scène d’ouverture assez forte. Un cadavre mutilé, suspendu sur la façade d’un bâtiment de Pripiat, une petite ville d’Ukraine. Vous ne la connaissez sans doute pas, mais si je vous dis qu’elle se situe à côté de la centrale nucléaire de Tchernobyl où a eu lieu la catastrophe de 1986, vous situez mieux ? Le cadavre est le fils de Sokolov, un richissime oligarque russe et ce crime réveille de douloureux souvenirs. Sa femme a été assassinée à Pripiat, trente ans plus tôt, le soir de l’explosion de la centrale. Les deux meurtres seraient-ils liés ? Est-ce le même tueur fou qui récidive trente ans plus tard ? Et pourquoi ? Sokolov engage un enquêteur privé Rybalko pour découvrir la vérité. De son côté, la police ukrainienne envoie Melnyk et sa toute jeune collègue Novak sur les lieux du crime. Le mystérieux tueur continue à frapper. Plongés dans un véritable chaos, l’enquêteur et les policiers auront bien du mal à démêler l’écheveau, ballotés de fausses pistes en surprises, passé et présent vont se croiser.

    Morgan Audic nous immerge complètement dans cette ambiance glaçante, envoûtante et étouffante, grâce à son style très cinématographique, c’est l’une des grandes forces de ce récit.
    Il nous offre un thriller à couper le souffle, sans aucun temps mort, une fois commencé, on ne lâche pas l’histoire. La construction est complexe mais parfaitement maîtrisée. L’intrigue est riche et passionnante, avec en toile de fond : la corruption et les politiciens pourris, les revendications écologiques, l’après Tchernobyl, tout est irradié et les désastres continuent, les mensonges de l’Etat, les conflits armés, l’économie effondrée, la pauvreté et les trafics. C’est bien documenté, hyper fouillé, loin des clichés, très intelligent (l’auteur est professeur d’histoire et de géographie), nous apprenons énormément de choses, nous découvrons des facettes inconnues d’un pays sans avoir l’impression d’être sur un banc d’école.

    Les personnages incroyablement touchants et émouvants apportent une belle sensibilité à l’histoire.

    Morgan Audic confirme son immense talent, il signe un véritable exploit avec ce thriller original et bluffant de bout en bout. Un coup de maître... il faudrait être fou pour passer à côté !

  • Mes petits plaisirs à moi 30 juin 2019
    De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

    Deux enquêtes, deux destins de flics

    Ce roman a été une excellente surprise. Je n’ai pour ma part pas lu le précédent roman de Morgan Audic, Trop de morts au pays des merveilles , mais au vu de cette lecture, je pense que je ne vais pas tarder à me le procurer tant la plume de cet auteur me semble assurément addictive.

    La première réussite de ce roman, c’est sa fluidité. C’est un véritable bonbon. On a à peine terminé un chapitre qu’on en redemande. Les pages défilent et on ne redoute qu’une chose, c’est d’arriver à la fin. De plus, le style de Morgan Audic est d’une clarté et d’une efficacité redoutables, ce qui ne gâche rien à l’affaire. En cela, il me rappelle un peu le style de Nicolas Lebel mais le fait qu’ils soient tous les deux profs n’est sans doute pas étranger à tout cela.

    Le choix du thème retenu ici n’est pas des plus folichons. En effet, Morgan Audic nous propose un petit tour operator de la zone environnant Tchernobyl. On a déjà vu plus glamour comme destination de vacances. Et pourtant, on découvre dans ce roman que la région attire nombre de touristes prêts à braver les radiations. Cela me paraît, pour ma part, complètement dingue mais bon, l’irradiation est peut-être le bronzage du XXIe siècle. Il faut de tout pour faire un monde, me direz-vous ! Morgan Audic nous confirme également combien cette zone se révèle aujourd’hui complètement anéantie écologiquement parlant mais, chose surprenante, pas vraiment désertée. Il y a ceux qui sont revenus plus par obligation que par choix. Quand vous avez toujours vécu à un endroit, il est effectivement difficile de renoncer à ses racines, le conflit russo-ukrainien n’aidant pas non plus à la migration. Et puis il y a ceux qui ont bien compris l’intérêt d’une zone censée être surveillée par l’armée mais devenue finalement, à coups de dessous de table, le paradis des trafiquants, magouilleurs et criminels en tous genres. Tchernobyl n’est aujourd’hui qu’un no man’s land officieux où il est fortement déconseillé de se promener la nuit… et le jour aussi.

    L’ensemble du roman repose, en fait, sur une double enquête lancée par la découverte du cadavre d’un homme accroché sur la paroi d’un immeuble abandonné à Pripiat. Double enquête, en effet, car l’une, officielle, menée par le capitaine Joseph Melnyk et sa jeune collègue, Galina Novak et l’autre, commandée bien moins légalement par Vektor Sokolov, ancien ministre de Boris Eltsine, et assurée par Alexandre Rybalko, flic un peu en déshérence depuis son divorce et la naissance de sa fille atteinte de surdité. Ce qui est intéressant ici, c’est que les trois personnages ont chacun une raison personnelle de mener à bien cette enquête. Melnyk le fait pour retrouver un équilibre familial, Rybalko pour tenter un coup de jackpot avec le destin. Quant à Novak, je vous laisse découvrir vous-mêmes ses motivations. Une chose est sûre en tout cas : aucun d’entre eux n’enquête de gaieté de cœur sur ce dossier qui sent particulièrement mauvais au fur et à mesure que les indices se dévoilent.

    Et c’est surtout cette histoire d’oiseaux empaillés qui donne à l’intrigue cette ambiance angoissante laissant croire quasiment à un criminel fétichiste tant les volatiles semblent l’obséder. En effet, il y en a partout : on en retrouve sur les lieux des crimes voire parfois à l’intérieur des cadavres. Plusieurs questions se posent alors : a-t-on ici affaire à un serial killer passionné d’ornithologie, à des crimes purement politiques lié au conflit sous-jacent entre l’Ukraine et le Russie, à un règlement de comptes plus personnel ? Les groupes extrémistes seraient-ils également dans le coup et ce, afin de préserver leur petit business ? Le dénouement risque de vous surprendre tant il est, hélas, à l’image de la mentalité d’une partie de l’humanité qui me surprend encore aujourd’hui.

    J’oubliais ! Après avoir lu ce roman, sachez que vous ne verrez plus du tout de la même manière votre table de salon Ikéa !

    Mes chouchous à moi

    Melnyk et Rybalko. Le premier pour sa culpabilité éprouvée envers sa famille, son désir d’y mettre fin quitte à prendre des risques inconsidérés et le regard quasi paternaliste qu’il finira à son grand dam par porter sur sa collègue Novak. Le second pour le trop plein d’amour qu’il éprouve non seulement envers son ex-femme mais surtout sa fille pour laquelle il est prêt à tout. On aime particulièrement le besoin presque sacrificiel de Rybalko de se racheter vis-à-vis d’elles, faute d’avoir été un mari et un père exemplaires jusqu’alors.

    Au final, un excellent roman à mettre impérativement dans vos bagages pour cet été !

  • livrement-ka 7 juillet 2019
    De bonnes raisons de mourir - Morgan Audic

    Un deuxième livre pour cet auteur que je ne connaissais pas mais que je vais suivre de très près.

    Début du livre

    C’est vraiment le pire endroit où mourir, déclara l’officier Galina Nowak.

    L’auteur nous plonge en Ukraine et en Russie, aux abords de tchernobyl, quelques années après la catastrophe.

    Un homme est retrouvé assassiné de la plus horrible des manières et surtout le meurtrier a suspendu son corps à la façade d’un batiment situé dans la zone terrifiante proche de l’explosion, où le taux de radioactivité dépasse toutes les mesures les plus fortes.

    Qui retrouve ce cadavre ? Un bus de touristes, mené par un guide, comme tous les jours pour visiter cette zone, des touristes totalement inconscients du danger de la radioactivité.

    Deux enquêteurs sont dépéchés sur les lieux pour enquêter et retrouver ce tueur qui se pavane en posant sur chaque lieu de ses crimes une hirondelle empaillée.

    Puis parallèlement, un homme est emBauché par le père de la victime pour découvrir la vérité.

    Ce crime semble très proche d’un double meurtre perpétré en 1986 le jour de l’explosion de la centrale.

    Entre politique, armée, écologie et taxidermie, nous nous retrouvons plongés dans une enquête où tous les moyens seront bons pour arriver à ses fins : le mensonge, la trahison, les fausses alliances et surtout où les dommages collatéraux seront de rigueur.

    Les personnages :

    Rybalko : Policier qui vient d’apprendre une bien mauvaise nouvelle. Fraichement divorcé, il a une fille qu’il aime plus que tout et pour qui il sera prêt à faire l’impossible et à prendre de gros risques en acceptant le marché proposé par Sokolov.

    Ninel : jeune femme que Sokolov va envoyer à Rybalko pour l’aider dans sa mission. Cette personne a de nombreux secrets tous liés à l’intrigue. Elle fait partie de l’ONG 1986 qui a été créée suite à l’explosion.

    Melnyk : Policier en charge de l’enquête. Formant un duo avec Nowak, il va essayer de trouver l’assassin et surtout de découvrir le lien avec le double meurtre de 1986.

    Sokolov : Personnage très sombre qui cherche l’assassin non pas par sentimentalisme, mais plutôt par vengeance. Et il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il cache de nombreux secrets horribles et surtout il est immensément riche, ce qui lui permet de vivre en toute impunité.

    Le point fort de l’histoire : Une intrigue en plein milieu de la zone de Tchernobyl. Entre meurtres et dangers dûs à la radioactivité, on va avancer à pas de loups pour découvrir le fin mot de l’histoire.

    Et tout cela ne sera pas sans conséquences. 

    Un petit apparté pour l’ONG 1986 que j’ai vraiment trouvée à sa place dans le livre. De nombreux enfants ayant une malformation dûe à l’explosion y vivent à l’abri des regards.

    Le style de l’auteur

    Un nouvel auteur encore pour moi. Entre la couverture qui est absolument magnifique, et ses lettres en reliefs, et le style de l’auteur, je me suis tout simplement délectée de cette superbe histoire sur fond de radioactivité.

    Les décors sont totalement dans le sujet avec des zones désertes ou peuplées d’espèces particulières.

    Quant aux noms, à consonnance russe ou ukrainienne, ils sont faciles facile à retenir. Car j’ai parffois du mal avec certains romans où les prénoms des personnages me font perdent le fil de l’histoire.

    Entre un homme qui n’a rien à perdre pour gagner le maximum d’argent, un homme qui vit dans le pouvoir l’argent et surtout l’illégalité, et le duo de policiers, le lecteur aura plaisir à se plonger dans cette enquête hors du commun.

    Entre corruption dans cette Ukraine totalement disloquée, et conséquences dûes à l’explosion, le lecteur va assister impuissant à toutes ces victimes de la radioactivité : entre cancer et malformations. 

    Puis à côté de toutes ces horreurs, nous avons un tueur fou qui semble avoir comme passion la taxidermie, qu’il met à profit pour revendiquer ses meurtres liées semble t’il, à un évènement passé inaperçu lors de la catastrophe de Tchernobyl.

    Le genre

    Un thriller sur fond de radioactivité.

    La forme de l histoire

    Le récit est divisé en plusieurs parties dont le titre est un préambule à l’histoire. Puis les parties sont divisées elle-même en chapitres.

    On suit parallèlement, Rybalko d’une part, et le duo Melnyk et Nowak d’autres part pour une enquête où toute l’aide est la bienvenue.

    Le texte est très aéré et l’écriture est fluide. Ce qui en fait une lecture très agréable. La plume est dynamique et arrive à tenir en haleine le lecteur du début à la fin du livre.

    Conclusion :

    Une magnifique intrigue alliant la "pègre" et la catastrophe de Tchernobyl.

    Je vous le conseille les yeux fermés.

    Un auteur à suivre.....

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