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Résine - Ane Riel

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26 #AvisPolar
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Résumé :

Une presqu’île, aux confins d’un pays du Nord. C’est là que vit la famille Haarder, dans un isolement total. Jens a hérité de son père la passion des arbres, et surtout du liquide précieux qui coule dans leurs veines – la résine, aux capacités de préservation étonnantes. Alors que le malheur ne cesse de frapper à la porte des Haarder, Jens, obsédé par l’idée de protéger sa famille contre le monde extérieur qui n’est pour lui que danger et hostilité, va peu à peu se barricader, bâtir autour de la maison une véritable forteresse, composée d’un capharnaüm d’objets trouvés ou mis au rebut, et séquestrer sa femme et sa fille. Du fond de la benne où il l’a confinée, Liv observe son père sombrer dans la folie – mais l’amour aveugle qu’elle lui porte va faire d’elle la complice de ses actes de plus en plus barbares, jusqu’au point de non-retour.

Source : Seuil Éditions

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Vos #AvisPolar

  • kris_k 16 juin 2021
    Résine - Ane Riel

    C’est avec le cœur serré que je referme ce livre.
    C’est l’histoire de Liv, une petite fille qui vit dans une famille de menuisier, les Haarder, qui vivent reclus sur une presqu’île d’un pays du Nord. Ayant tout pour réussir, les drames qu’ils vont traverser vont petit à petit les faire vaciller dans la folie.
    Ce livre est une histoire de fou, pour moi s’est vraiment bien construit et bien écrit, il ne vous lâchera pas, avec son histoire glaçante, très malsaine et noire. Malgré tout, on finit par s’attacher aux personnages, surtout Liv, on sait qu’elle n’évolue pas dans une situation normale, mais elle n‘est pas malheureuse pour autant, l’amour y est mais voilà la folie finira par prendre le dessus.

    Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre et je pense que les fans du genre ne peuvent pas passer à côté !
    Par contre si vous n’aimez pas le glauque, passez votre chemin !

  • VALERIE FREDERICK 9 mai 2021
    Résine - Ane Riel

    La quatrième de couverture de ce roman me semblait pleine de promesses : « Du fond de la benne où il l’a confinée, Liv, observe son père sombrer dans la folie – mais l’amour aveugle qu’elle lui porte va faire d’elle la complice de ses actes de plus en plus barbares… » Mais finalement, j’ai lu, j’ai lu… et la promesse de passer un bon moment de lecture s’est évanouie au fil des pages…

    « Petit à petit, Jens fut pris d’une angoisse : par mégarde, il pourrait jeter quelque chose d’irremplaçable. Un objet qu’il n’aurait pas vu, un objet enfoui parmi tous les autres. » Chez ce père de famille, accumuler des choses est devenu pathologique. On appelle ce trouble mental la syllogomanie. Jens Haarder passe son temps à aller récupérer des objets cassés, usés chez les gens ou dans les décharges, et les entasse chez lui, aussi bien dans la maison que dans son atelier de menuisier, ainsi qu’à l’extérieur. Sa femme, Maria, vit à l’étage, dans une chambre tout aussi encombrée de détritus divers. Elle est devenue obèse au point de ne plus être capable de se lever de son lit. C’est leur fille, Liv, qui lui apporte de quoi se nourrir, ou plus souvent, se goinfrer… Comment ce couple en est-il arrivé là ? Je me suis bien évidemment fait mes propres hypothèses, mais l’auteure laisse le flou total à ce sujet, comme si elle était restée à la surface de ses propres personnages.
    « C’est difficile de parler avec les gens quand on ne peut rien dire. Surtout quand les autres – votre mère, votre père ou votre frère jumeau invisible – ne disent pas grand-chose non plus ». La petite Liv, forcément, n’est pas très équilibrée non plus. Son père lui a appris à se débrouiller dans la forêt ou face à des animaux, et il lui a également appris à se faufiler sans bruit chez les habitants de l’île, la nuit, afin de se livrer à de menus larcins. Elle a appris à lire et à écrire auprès de sa mère, mais pour Jens, il est hors de question que sa fille aille à l’école. Et pour être sûr qu’on ne vienne pas la chercher, il va lui demander de vivre dans une benne qui jouxte la maison…
    Au final, un roman glauque par les situations évoquées, mais jamais approfondies. J’ai eu l’impression de survoler l’histoire de la famille Haarder. Il y a des descriptions sans fin des objets entassés dans les différentes pièces de la maison, et une certaine répétition dans les scènes où Jens se passionne pour la résine des arbres. Le point de vue extérieur choisi par l’auteure n’aide pas à comprendre la psychologie des personnages, et j’ai trouvé impossible de m’attacher à eux, ne serait- ce à la petite Liv. C’est dommage…

  • laetis 4 mai 2021
    Résine - Ane Riel

    J’ai un avis vraiment mitigé pour cette lecture ... D’un côté j’ai aimé le côté isolement, retranchement de cette vie tellement bousculée et dictée par un père complètement obnubilé par ses dépendances et son besoin d’accumulation, je me suis attachée à cette petite fille qui parait tellement fragile mais en réalité ne l’est pas. J’ai eu tellement de compassion pour cette maman oubliée à son triste sort.
    Et de l’autre côté, j’ai trouvé le début de l’histoire lente, neutre et certains détails ont à mon sens aucun intérêt. On accorde beaucoup de temps et d’énergie sur des passages dépourvu de sens.
    Ceci dit, c’est une histoire bouleversante et malgré un début assez long, on a vraiment envie de connaître l’issue pour cette famille.

  • Isa Naturaltales 9 avril 2021
    Résine - Ane Riel

    Résine. Quel roman !

    A la lecture des premiers chapitres je trouvais l’histoire cocasse. Oui, vraiment, j’ai même ri à certains moments : Qui ne rêve pas de fêter Noël avec une vieille dame décédée, assise dans son fauteuil ?
    Plus les pages défilaient, plus j’ai compris que j’allais moins rigoler, on entre peu à peu dans une histoire bizarre et de plus en plus sombre. Découvrir l’enfance de Jens et sa naïveté, connaître son père et ses drôles de mœurs, la rencontre avec Maria, la naissance... Peu à peu, le drame s’invite à la "Tête" ... et quel drame !
    J’ai adoré cette ambiance malaisante et poisseuse. J’ai adoré découvrir l’enfance de notre héroïne grâce à ses yeux naïfs. J’ai été attachée à cette petite fille, petite Liv formatée par son père, entrainée à chasser on ne sait quel danger. Ce crescendo final est remarquablement maîtrisé, on sent véritablement les odeurs, on VOIT les personnages, on VIT cette histoire.

    Dans le récit il n’y a pas de véritable révélation surprenante, l’autrice ne nous laisse pas spécialement pantois par un retournement de situation, on peut anticiper certaines choses. Et pourtant c’était tout simplement passionnant, palpitant.

    Plusieurs jours après cette lecture, je suis encore hantée par les maux de Maria, le chaos de cette maison et la folie de certains...

  • Kebooks 5 avril 2021
    Résine - Ane Riel

    J’ai comme l’impression que je ne vais pas réussir à former des phrases pour cette lecture mais plutôt des mots... Cette lecture a été plus qu’étrange, angoissante, glauque mais surtout malaisante et sordide. Nous plongeons complètement dans la folie humaine.
    Je l’ai terminé le jour de réception il y a trois semaines environ et je ne peux que publier aujourd’hui même si je n’ai toujours pas trouvé de phrases correctes pour cette histoire.
    Nous suivons la famille Hardeer, vivant isolé sur une presqu’île, aux confins d’un pays du Nord. La mère se réconforte dans la nourriture et devient tellement obèse qu’elle ne peut plus sortir de son lit et le père sombre peu à peu dans la folie, il se met à collectionner tout et n’importe quoi afin de bâtir une forteresse autour de la maison, il en va même jusqu’à confiner sa fille dans une benne. Nous arrivons à un niveau de folie extrême.
    Je ne peux qu’éprouver de la compassion pour Liv, la fille de cette famille complètement barge. La pauvre ne fait que subir sans forcément comprendre. Ce qui apporte un côté encore plus malsain car Liv grandit dans ce monde en pensant que c’est la normalité.
    Durant toute la lecture on est baladé de questions en questions car tout n’est pas toujours très clair (surtout au début mais on apporte vite une réponse à nos questions).
    Mon seul problème : j’ai mis pas mal de temps avant d’accrocher à ma lecture (une centaine de page environ) et disons que sur un livre de 300 pages ce n’est pas vraiment rassurant. Mais au final, une fois les 100 premières pages passées le rythme s’accélère et on est vraiment plongé dans l’histoire.
    Un avenir prometteur pour Ane Riel qui pour moi, a réussi à se démarquer avec cette histoire sordide. Pour ma part je n’avais jamais rien lu de ce genre donc si vous avez des livres du genre à me conseiller je vous écoute !!
    Bonne journée à tous et un grand merci à BePolar et aux éditions du Seuil pour cette découverte.

  • Lettres et caractères 2 avril 2021
    Résine - Ane Riel

    Pour écrire cette chronique, j’ai cherché des synonymes de glauque car c’est un mot que je n’aime pas et en même temps c’est celui qui résume le mieux l’atmosphère qui se dégage de Résine de l’auteure danoise Ane Riel. On peut aussi qualifier ce roman noir de sordide, sinistre ou lugubre si vous préférez mais finalement l’esthétisme des mots ne suffira pas à atténuer le malaise que l’on ressent à la lecture de ce huis-clos familial qui réunit un père atteint de syllogomanie, ou syndrome de l’accumulation compulsive, une mère qui noie son mal-être dans la nourriture, au point de devenir tellement obèse qu’elle ne parvient plus à s’extraire de son lit et leur fille dont le jeune âge n’a pas suffit à préserver son innocence.

    Cette petite famille complètement dysfonctionnelle vit dans une ferme reculée, sur une presqu’île au nord du Danemark. Les habitants du village voisin n’ont que peu de contacts avec les Haarder, ce qui suffit à alimenter bien des fantasmes. Pourtant, les pauvres bougres sont encore très loin du compte car ce qui se passe dans la ferme des Haarder dépasse tout ce que l’on peut imaginer.

    Entre amour et folie, autodestruction et instinct de survie, les trois membres de cette famille avancent tant bien que mal jusqu’au moment où il n’est pas plus possible de faire un pas de plus.

    J’ai vécu ce roman en trois temps : au début, ma lecture a été assez laborieuse, je me voyais difficilement poursuivre comme cela et puis passées les 80 premières pages, le rythme s’est accéléré et je suis restée scotchée à cette histoire, comme sous perfusion. Hélas, cela n’a pas duré jusqu’au bout, le soufflé est à nouveau retombé sur les derniers chapitres. Ces cassures répétées ont légèrement douché mon enthousiasme mais je reste malgré tout sur une bonne impression générale. C’est un roman que je conseillerais aux amateurs de littérature noire avec un penchant malsain mais pas aux autres car il y a de quoi heurter sérieusement certaines sensibilités.

    Lien vers l’article complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • Les Lectures de Maud 1er avril 2021
    Résine - Ane Riel

    Une histoire percutante et glaçante. Nous suivons Liv, petite fille, sa vie, son quotidien, sa vie sur l’île. Elle vit recluse auprès de ses parents, coupée de la civilisation. Elle n’a aucune sociabilité et a déjà assisté à plus de drames que les enfants en général.
    L’auteure alterne avec brio ses rythmes et son style, les passages narratifs qui retracent la vie antérieure de cette famille et le cheminement pour en arriver à cette folie totale et révoltante quand on sait qu’une enfant vit dans un tel contexte. Puis, le langage change lorsque Liv se livre et raconte sa vie. Le lecteur passe par toutes les couleurs, de l’effarement à la colère. Comment peut-on en arriver là ?
    Un récit qui embarque le lecteur dans cette sombre histoire qui se trame comme un entonnoir, au fur et à mesure, l’étaux se resserre, l’enfermement se ressent lors de la découverte des éléments. A chaque page on espère que la situation va s’améliorer. Et les passages de Liv qui avec ses mots nous parle, pour elle c’est normal, elle n’a jamais connu une autre vie, la dimension de cette naïveté très bien expliquée, interpelle le lecteur qui lui sait et est de plus en plus horrifié.
    Le basculement de Jens ne s’est pas produit du jour au lendemain. Sa vie, ses sensibilités, la relation avec ses parents, son frère ; tous les éléments qui nous sont distillés n’excusent en rien la finalité, mais permettent de comprendre que les différents chocs peuvent avoir des conséquences et réveiller peu à peu des comportements marginaux voir tragiques.
    J’ai été très émue par certains passages sur la vie de Jens, son début dans la vie d’adulte, son premier amour… Il y a des explications, qui ne le disculpe pas de responsabilité mais qui m’a empêchée de le condamner totalement.
    La passion et symbiose avec la nature est une part également essentielle dans ce livre, il donne une dimension encore plus tranchante par rapport aux situations évoquées. J’ai aussi par cet aspect encore plus été interpellée.
    J’empathie grandit au fil des pages, des chapitres, la révolte s’invite également à cette partie qui ne peut que se terminer ainsi.
    Une lecture que j’ai autant apprécié qu’elle m’a dérangée et mise mal à l’aise. On ne peut rester indifféremment au destin d’une petite fille enfermée dans une benne à ordure. L’auteure, par sa construction et ses alternances de styles, sort le lecteur de sa zone de confort, soulève adroitement la maltraitance, mais aussi l’extrême souffrance vécue pendant les premières années de sa vie peut marquer au fer rouge et bouleverser la vie d’adulte.
    Jusqu’où est-on prêt à aller pour protéger sa famille lorsqu’on la sent menacée ?

  • Lectures noires pour nuits blanches 31 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    La couverture et la quatrième nous annoncent d’emblée la couleur, il va être question de l’enfance brisée. Une thématique dure, violente et qui presque toujours apporte son lot d’émotions. Ce livre ne fera pas exception, c’est très noir, rude, et si vous avez l’âme un peu sensible il risque de vous secouer.

    Les Haarder vivent isolés dans une presqu’île au nord du Danemark. Le père, Jens, est obsédé par l’idée de protéger sa famille. Mais des obsessions il en a d’autres, la résine et entasser des objets aussi encombrants qu’inutiles. Il sombre peu à peu dans la folie. La maison et les alentours vont devenir une déchetterie à ciel ouvert, un dépotoir insalubre et dangereux envahi par des tonnes d’objets. La mère se laisse aussi dépasser par des excès d’un autre genre. Et au milieu de tout ça il y a Liv, une fillette de 7 ans qui adore ses parents. Elle voue une admiration sans bornes à son père et est prête à tout pour lui faire plaisir.

    La première phrase donne le ton et vous verrez que la dernière vous fera froid dans le dos. Je vous avais prévenu. Tout est sombre dans ce roman, il n’y a que l’innocence de Liv qui apporte un peu de lumière. Cette petite fille déscolarisée qui croit aveuglément tout ce que lui dit son père. Elle ne connaît rien d’autre.

    "En réalité, je ne réfléchissais jamais à ce que j’étais. J’étais celle qu’ils voyaient. Et parfois je voyais des choses qu’ils ne voyaient pas."

    L’écriture très froide sert parfaitement le récit. L’intrigue est bien menée, cette impression de décousu maintient un certain suspense. L’ambiance est glauque, il n’y a pas beaucoup d’action pourtant l’auteure réussi à nous maintenir scotchés au livre.

    Un petit bémol cependant, certaines choses auraient mérité d’être développées. Obésité, paranoïa, syllogomanie, des thèmes où il y avait matière à approfondir. La psychologie de certains personnages plus fouillée, comme la mère par exemple. Pour le père on ne sait pas non plus très bien l’origine de tout ça. Dommage, j’aurai aimé que mes doutes deviennent des certitudes.

    Ane Riel signe ici un roman noir très particulier, sombre, glauque, à l’atmosphère très anxiogène qui ne vous laissera pas insensible. Une auteure à suivre !

  • myfabulousreading 29 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Un livre dont le résumé me faisait très envie, que j’avais alors trouvé intriguant et qu’il me tardait de découvrir. Malheureusement, ce fut un rendez-vous manqué pour moi. Je n’ai pas réussi à m’imprégner de cette histoire et de ses personnages. J’ai trouvé cette lecture étouffante, et très glauque. Parfois ça ne me dérange pas, si le suspense est bien ménagé, que je suis tenue en haleine par quelque chose de palpitant. Mais là, j’ai sombré face à la lenteur de ce récit, face aux longueurs qui m’ont totalement détachée de l’histoire.

    On pénètre dans le quotidien de cette famille presque normale, mais qui au fil des années d’isolement, se retrouve livrée au délire d’un père qui se méfie de tout et de tout le monde et s’enfonce peu à peu dans un mal-être dont on ne saisit ni les tenants ni les aboutissants. La maison familiale est devenue, au fil des années, une sorte de brocante suffocante, une décharge puante et invivable où s’entasse un bric-à-brac hallucinant et dans laquelle on peine à se déplacer, à tel point que l’on ne distingue même plus les différentes pièces qui la compose.
    La petite fille que l’on suit est entraînée par ce père qui sombre peu à peu dans une folie écœurante, et par cette mère qui se laisse dépasser par la vie et mourir dans cette maison aux allures de déchetterie.

    Ce livre m’a parfois rappelé « Les monstres » de Maud Mayeras, un roman que j’avais pourtant adoré et littéralement dévoré. Il y a bien là cette similitude de la famille qui vit à l’écart du monde, dans un taudis, avec un père qui a sombré dans la folie et entraîne dans son sillage ses proches mais à mon sens, le thème n’est pas assez fouillé, que ce soit du côté du père ou de la mère. On ne sait pas comment ils en viennent à sombrer à ce point. Il aurait fallu creuser davantage du côté des parents, le pourquoi ce couple si heureux au départ en arrive là. On effleure sans approfondir et ça, c’est vraiment dommage.

    Maintenant, je vous suggère quand même, si le glauque ne vous fait pas peur, de vous faire votre propre avis.

    https://www.instagram.com/p/CMnB3stndoY/?utm_source=ig_web_copy_link

  • Les lectures de Maryline 29 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    C’est l’histoire d’une petite fille qui grandit dans un environnement très particulier. Elle n’est pas malheureuse, bien au contraire ! Mais elle ne vit pas comme la plupart des autres petites filles de son âge, et elle ne s’en rend pas compte. Pourquoi ? Parce qu’elle habite sur une île avec ses parents et son frère, qu’elle n’a jamais vu le continent et qu’elle n’a aucune idée de la façon dont on vit là-bas... Elle entend juste des choses...

    Liv a tout pour être heureuse. Elle réside sur une île avec sa maman Maria et son papa Jens ainsi que son frère Carl. Elle vit à la Tête, une partie de l’île de Korsted où la famille se tient isolée du reste des habitants. Seul Jens se rend à l’autre bout de l’île, en passant par le Cou, pour se ravitailler en objets tous plus inutiles les uns que les autres. Mais parfois, Liv aussi va découvrir l’autre côté de l’île... La nuit, elle a la mission de se faufiler chez les gens pour leur voler un peu de tout ce qui pourrait leur être utile.

    J’ai beaucoup aimé cette histoire mais il faut bien l’avouer, il faut s’accrocher. On se sent vraiment oppressé en lisant l’histoire de la famille Haarder. Une sorte de huit clos très dérangeant qui nous prend aux tripes. Jens est un homme qui aime profondément sa famille et qui est prêt à tout pour les protéger du reste du monde. Mais il va tout doucement plonger dans la folie et entrainer avec lui sa petite fille adorée...

    Nous assistons, impuissants, à cette folie qui prend le dessus, à cette façon morbide de vivre complètement reclus, loin de tout le monde et même de sa propre famille. On subit cette obsession croissante de se retirer du monde de la part de Jens, un homme pourtant très intègre et travailleur à l’époque où il était avec son père le meilleur menuisier de l’île. Les arbres, il les aime, il les a toujours aimé d’ailleurs. Mais n’est-ce pas trop ? Comment a-t’il pu plonger dans le morbide sans que personne ne s’en rende compte ? Comment peut-on vivre ainsi pendant des années sans que personne ne donne l’alerte ? C’est qu’il est fort Jens, il est même très intelligent, il sait exactement comment faire pour éloigner les curieux. Mais ne va-t’il pas aller trop loin ? Et le lecteur le regarde impuissant, révéler ses secrets à sa petite fille qui n’écoute que lui, comme si tout était normal.

    C’est difficile de lire cette histoire mais en même temps, c’est génial. J’ai vraiment adoré cette déchéance si bien retranscrite par l’auteur ! C’est magnifiquement orchestré, très bien écrit, parfaitement huilé. Un vrai thriller passionnant qui ne nous laisse pas indemne. Liv restera longtemps dans mes pensées, j’en suis certaine. J’imagine même très bien un film tiré de ce roman. L’auteur nous décrit tellement bien les lieux que c’est aisé de se les imaginer et si j’étais scénariste, je ferais de ce roman un magnifique film !

    N’hésitez pas à vous plonger dans l’histoire sordide mais pleine d’amour de la famille Haarder, vous allez adorer ! Coup de cœur garanti !

  • unevietoutesimple 28 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Tout d’abord, je remercie BePolar de m’avoir sélectionnée pour découvrir ce roman, sans vous, je pense que je serais passée à côté.

    Je ne me suis pas attardée sur les critiques postées sur les réseaux sociaux car d’après ce que j’ai pu comprendre soit on aime ce livre, soit on ne l’aime pas. Je me souviens trop de mon ressenti à la suite de ma lecture de “My absolute darling” pour lequel j’en attendais vraisemblablement trop et cette fois-ci, j’ai décidé de ne rien lire afin de ne pas avoir vraiment d’attentes vis à vis de ce roman. Ne rien en attendre de précis peut vous faire avoir une bonne surprise et c’est ce qui s’est passé avec ce roman.

    Il est des livres dont il est difficile de parler, des livres qui vous ont tellement retourné que vous ne trouvez pas les mots pour exprimer votre ressenti. “Résine” en fait partie.

    L’auteure a choisi de relater l’histoire sous différents points de vue. Vous avez Liv qui raconte ce qu’elle a vécu, il y a les écrits de Maria, la maman de Liv qui à défaut de pouvoir lui parler note ce qu’elle a besoin de partager avec elle et enfin une narration extérieure qui présente le passé mais également le présent mais sans implication puisque vue d’un œil extérieur.

    J’ai beaucoup apprécié suivre l’histoire de Liv, 7 ans, qui vit une enfance bien loin de celle que peuvent vivre les autres enfants de son âge. Elle prend conscience que certaines choses ne sont sans doute pas comme elles le devraient mais elle n’est pas plus perturbée que cela car elle sait qu’elle est aimée. En effet, Liv n’est pas maltraitée par ses parents, elle se sent proche de son père et partage avec lui l’amour de la nature, des arbres et de la résine. Pour elle, ce mode de vie qu’il lui impose est légitime car c’est pour la protéger. Et puis il y a Carl, son frère jumeau qui est là pour la rassurer… à moins que ce ne soit l’inverse.

    Maria est impuissante face à ce qui se passe au sein de son foyer. Elle a conscience que c’est en partie de sa faute car elle n’a pas su réagir à temps et qu’elle a par la suite été dépassée par les événements.

    Et puis il y a Jens, le père, qui sombre peu à peu dans la folie jusqu’au point de non retour. Jens qui ne se remet pas du décès de son père, qui est traumatisé par l’accident dont est victime son fils, qui ne pense qu’à protéger sa famille d’un monde extérieur qu’il juge dangereux, qui cache sa fille au fond d’une benne car il a peur qu’on la lui enlève.

    L’écriture d’Ane Riel est fluide et donne, à certains moments, un côté poétique à ce récit pourtant bien sombre. Ses personnages sont très bien construits, Liv, tout en gardant un côté candide dû à son jeune âge, présente par certains points une grande maturité. On sent la détresse de la mère à travers ses écrits. La tension est palpable à travers les mots. Ce qui est perturbant, c’est que l’on arrive à “comprendre” la folie du père et presque à l’excuser…

    Jusqu’à la fin de l’écriture de cette chronique, je ne savais pas encore si c’était un coup de cœur ou non, mais maintenant je sais que c’en est un. “Résine” est une histoire d’amour tragique, un roman percutant, bouleversant qui va me marquer pendant un bon moment.

  • Musemania 27 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    C’est par ce roman noir danois tout à fait original que j’ai découvert la plume de Ane Riel , livre qui lui a permis de remporter le Prix du Meilleur Premier Thriller en 2003 au Danemark. Je ne dois plus vous dire maintenant car vous connaissez mon intérêt certain pour la littéraire noire nordique. Pourtant, je n’avais jamais lu un livre si singulier : que ce soit parmi les auteurs venant du froid mais aussi chez tous les autres que j’ai lus quelles que soient leurs origines.

    Dans toutes les villes et villages, il est de ces maisons dont les terrains sont jonchés d’amas de détritus, de ferrailles, de monceaux d’objets hétéroclites et que lorsqu’on passe devant elles, on ne peut s’empêcher de se demander comment les occupants des lieux ont pu en arriver là ? A quoi cela peut-il bien leur servir ? Pourquoi ne pas tout simplement se débarrasser de tout cela alors que cela ne semble n’avoir aucune valeur ?

    C’est un peu un des points de départ de ce livre, « Résine » puisque la famille Haarder se trouve à la fois isolée de l’île principale par une langue de terre mais aussi par une accumulation sans fin de choses diverses. Alors que cette famille avait tout pour être heureuse et qu’elle vivait comme le commun des mortels, les drames se sont accumulés, les éloignant petit à petit de la civilisation, les enfonçant au fil des jours dans une folie sombre.

    Leur histoire nous est contée par la voix de Liv, fille unique de cette famille qui grandit et évolue loin de tout autre enfant de son âge mais aussi d’autres individus. La solitude, elle ne la connaît que trop bien, encore plus une fois que son père perdra pieds dans la réalité.

    Ana Riel met en place un microcosme vicié où une vie normale pour une jeune fille n’est pas possible. J’ai beaucoup apprécié tout le travail effectué par l’auteure quant à ses personnages et leur psychologie. Au fil des pages, on se rend compte comment chacun des membres sombre petit à petit dans une lypémanie sans fin et où tout retour en arrière ne pourra avoir lieu.

    Très sombre et très bilieuse, l’ambiance des lieux est assez anxiogène. C’est toute une atmosphère mise en place par l’auteure qui entoure son récit. Si vous avez besoin de lumière et d’étincelles dans votre vie en ce moment, je ne pense pas que ça soit la lecture la plus appropriée et recommandée qui soit pour vous pour l’instant !!

    Au final, ce roman noir m’a plu par ses originalités, notamment par cette aura trouble, ces protagonistes si singuliers et cette fragilité de ce milieu où tout risque de s’effondrer au plus léger tremblement.

    En définitive, mon regard sera dorénavant différent lorsque je passerai devant ce type de maison, ne pouvant pas m’empêcher d’éprouver un certain sentiment de mansuétude à l’égard des occupants et de leur vie.

  • Les lectures du lac 27 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    👊 lecture coup de poing 👊

    L’histoire est racontée par Liv qui nous parle son enfance auprès de sa mère malade, de ses frères et sœurs et surtout de son père qui sombre dans la folie. Pour autant elle lui porte un amour infaillible et se plie à ses ordres. Ce père veut à tout prix protéger sa famille du reste du monde qui n’est que danger. Mais à quel prix ?

    On alterne les chapitres avec le récit de Liv, le passé de Jens, le père et les lettre de Maria (maman de Liv).

    Cette immersion dans la famille Haarder m’aura pris aux tripes, bouleversée, intriguée et choquée.

    Ce huis clos est inlachable.

    Beaucoup de moments sont malaisants et à la fois la plume de l’auteure est poétique. Est ce du au récit qui est racontée par Liv la petite fille ? 🤷‍♀️ du moment où les enfants sont impliqués , les récits sont venus différemment je trouve.

    Quelques passages un peu plus vides apparaissent mais ils sont essentiels pour reprendre son souffle et ses esprits. On les apprécie grandement.

    C’est un livre ou la psychologie des personnages est hyper bien développée. Les mots sont justes, simples et glaçants. Cette histoire est Glauque, sombre et terrifiante. Elle n’est pas adaptée au grand public !

    Un Roman noir puissant comme on les aime. Un de ceux qui vous marque profondément et dont on souvient très longtemps.

    #aneriel #resine #bepolar

  • Valérie 22 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Un roman très très noir !!
    À la limite du supportable...âmes sensibles s’abstenir...
    Tout va de mal en pis dans cette famille recluse, qui vit en quasi autarcie sur son petit bout de presqu’île...
    On pleure pour cette petite fille livrée à elle même et qui vit
    entre un père qui devient fou et une mère démissionnaire...
    Un roman malaisant à souhait...
    On reste secoué longtemps après avoir tourné laa dernière page !
    Mais quand on est mordu de polars comme je le suis on apprécie ce roman.
    Je vous le recommande maintenant que vous êtes avertis !!!

  • Maks 22 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    "Résine" c’est un thriller d’ambiance, il n’y a pas d’action, pas d’enquête, pas de moment épique. Par contre c’est si sombre que les âmes sensibles vont devoir s’abstenir.

    Même si ça commence sobrement, par un récit familial à la ferme, la vie en autarcie à la pointe d’une presqu’île isolée, le lecteur sombre peu à peu dans une histoire qui va se révéler glauque, malsaine et parfois horrible par les actes d’un père tombé dans la folie et la paranoïa, entraînant sa propre fille dans ses actes barbares alors qu’elle n’est même pas en âge de vraiment comprendre.

    J’ai trouvé ce récit original, malgré des scènes peu supportables.

    Les personnages sont étranges mais pas inoubliables, si ce n’est la petite fille qui ne peut que captiver le lecteur de part son comportement et ses réflexions, l’analyse biaisée qu’elle a d’une réalité violente qui pour elle est normale, n’ayant connue que ça.

    La fin est intéressante à défaut d’être surprenante, et ça fonctionne bien.

    Les amateurs de noirceur et de cruauté aimeront se plonger dans cette histoire à coup sûr.

  • Solène246 20 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Tout d’abord, je tenais à remercier Babelio.com et les Editions du Seuil pour l’envoi de ce SP, et de leur confiance qui ont eu envers moi.
    Je ne connaissais pas cette auteur et je peux vous dire que je vais la suivre de près car j’ai adoré ce roman.
    Dès les premières pages, l’auteur nous plonge directement dans une ambiance glauque avec la pression psychologique présente, le suspens qui s’intensifie plus on tourne les pages.
    L’intrigue est très bien écrite, très bien faite.
    Ce roman est écrit à la 3ème personne car c’est Liv qui nous donne son ressenti, nous nous attachons à elle et sa maman qui écrit des lettres bouleversantes à Liv.
    Un roman percutant !

  • bonne_heure_litteraire 20 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Résine est un roman qui à première vue à tout pour plaire. Une couverture et un résumé accrocheurs mais malheureusement je reste mitigée quant à ce roman.
    .
    Il ya beaucoup de potentiel dans cette histoire mais à mon sens pas suffisamment poussé, pas assez approfondit et j’ai trouvé que ça avait tendance à trainer un peu en longueur, c’est très calme et il ne se passe pas grand chose...malheureusement.
    .
    Le roman alterne avec des lettres manuscrites de la mère de Liv qui finalement n’apportent rien de plus au livre, elle ne nous apprennent rien de particulier...on ne comprend pas non plus la raison ou du moins l’intérêt de la dégradation de son état de santé...
    .
    C’est glauque, c’est assez "nature writing", 2 choses que j’aime retrouver dans un livre et la fin est vraiment bien mais c’est dommage qu’il faille attendre les dernières pages pour qu’enfin il se passe quelque chose de vraiment intéressant.
    .
    Donc lecture en demie teinte pour moi, je m’attendais à mieux mais je ne regrette pas pour autant ma lecture qui avait tout de même des éléments qui m’ont plu dans cette bizarrerie littéraire.

  • loeilnoir 17 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Coup de cœur pour ce premier roman d’une auteure danoise, qui m’a envoûtée. Un récit sombre, poignant et attachant.

    La famille Haarder vit sur la presqu’île d’un pays du Nord, dans le plus complet isolement. Jens transmet à sa fille, Liv, la passion qu’il a hérité de son propre père pour la nature, et surtout pour la résine, substance naturelle miracle qui peut « guérir, tuer et préserver les corps ». Mais terriblement affecté par la mort de son propre père et par celle de son fils, le frère jumeau de Liv, Jens, devient taciturne et paranoïaque, « cassé » comme les innombrables objets qu’il collectionne. Il sombre peu à peu dans la folie, entrainant avec lui sa famille qu’il veut absolument protéger contre un monde extérieur qu’il juge hostile et dangereux. Il va vivre reclus, barricadé derrière une montagne d’objets. Son épouse, Maria ne sort plus, devient énorme et reste alitée, entourée de livres et de cahiers de notes. Liv est déscolarisée et sort uniquement la nuit pour voler de quoi survivre. Par amour pour son père, Liv devient alors complice de ses dérives.

    Nous suivons Liv, adolescente déscolarisée à l’existence sordide et abjecte, de notre point de vue, car n’ayant pas conscience de la réalité du monde extérieur, Liv est heureuse là où elle est. L’amour que lui portent ses parents lui suffit, la communion avec la nature en marge de la vie sociétale la comble. A l’âge où tout ado lambda découvre ses premiers émois. Liv vit elle aussi « ses premières fois », à commencer par le meurtre de sa grand-mère assassinée par son propre père… L’homme avait de bonnes raisons de le faire : protéger sa famille du monde extérieur, car la vieille dame menaçait de venir chercher Liv pour l’emmener vivre en ville. La mère de Liv assiste impuissante à la descente aux enfers de sa famille : devenue impotente, privée de parole, elle s’exprime par des notes qu’elle adresse à sa fille, ne sait si elle doit considérer sa vie comme un conte de fée auprès d’un mari aimant ou comme un roman d’horreur tant sa folie les aspire.

    L’écriture « douce » nous berce, mais nous entraine peu à peu sur une pente glissante : le monologue de Liv qui raconte son enfance possède le ton juste, candide, naïf parfois. En sécurité auprès de sa famille, portée par leur amour le plus pur, la jeune fille ne voit pas l’horreur des actes commis par son père, un homme qui cherche uniquement à protéger les siens. L’auteure joue sur cette ambivalence et nous prend au piège : elle nous explique l’histoire de Jens, son vécu avec ses propres parents, le traumatisme lié au décès de son père qu’il vénérait. Donc on finit par comprendre les blessures de cet homme désireux de vivre en marge de la société et qui souhaite coûte que coûte protéger sa famille. Résine a des allures de conte survivaliste qui n’est pas sans me rappeler, par le style, Préférer l’hiver d’Aurélie Jeannin. J’ai été attirée par la couverture : la poupée démembrée évoque évidemment l’enfance brisée, et je m’attendais à un thriller scandinave d’une autre nature, j’ai été surprise de trouver ce type de récit, toutefois pour le côté sombre, nous sommes habilement servis : je n’ai jamais rien lu de tel, et j’ai été fascinée par l’imagination de l’auteure. Le récit est prenant, tragique, subtil, parfois inégal peut-être mais inédit assurément !

    Je remercie Pierre Krause de Babelio, ainsi que les Editions du Seuil pour cette excellente lecture.

  • Emysbook 16 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Résine est le genre de roman huis clos que j’aime lire, sombre, étouffant et machiavélique. Pour le coup en matière de noir je suis servie.
    C’est un peu sous la forme de récit et de confessions de démarre ce roman surprenant.

    J’ai beaucoup aimé voyager au travers des sens de la nature qui prends une place très importante. Ce livre opère vraiment comme un gouffre près à vous engloutir tout doucement.

    J’ai trouvé le récit très bien construit et assez dense. Le seul petit problème résulte dans certains passages que je n’ai pas toujours trouves pertinents et qui à mon sens n’auraient pas dû être amener de cette façon.

    Là personnalité est assez bien exploité bien que qu’ayant adoré ces passages : j’aurais aimé en avoir encore plus 😱
    Quand on parle d’enfant je trouve que c’est toujours plus intense. Ça apporte une force au texte et les émotions sont plus fortes et les émotions sont exquises !

    C’est un très bon huis clos noir, original, terrible et surtout difficile à entrevoir ! Un très bon roman noir qui est assez sombre et angoissant.

  • Les Lectures de Mystic 16 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Coucou mes Mystigris 😉

    J’ai lu Résine de @aneriel . Merci beaucoup à @babelio et aux éditions @seuil pour cette masse critique privilégiée.

    🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 la famille Haarder vit sur une île isolée de tout le monde. Jens le père veut protéger sa famille du monde extérieur, de ses dangers. Il va petit à petit construire une forteresse d’objets trouvés qu’il accumule et finir par séquestrer sa femme Maria et sa fille Liv. Petit à petit, Liv voit son père sombrer dans la folie. Père et fille partagent énormément de choses, peut-être trop ...

    🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 dès le début l’auteur nous plonge dans la noirceur. L’ambiance est sombre et parfois glauque. Tout au long du roman, on est immergé dans cette maison poubelle, on a un sentiment d’oppression et de mal-être. Cette accumulation d’objets à n’en plus finir est étouffante.
    J’ai aimé le personnage de Liv, sa naïveté, son innocence et son côté adulte et débrouillard. Cette petite fille n’a aucun contact avec le monde extérieur, son monde se résume à sa famille. Jens lui apprend la vie selon ses règles à lui qui ne sont pas toujours honorables. Elle le voit succomber à la folie du fond de sa benne où il l’a confinée, mais elle a tellement confiance en lui qu’elle devient sans le vouloir sa complice.
    Les lettres de Maria à sa fille m’ont bouleversé, cette maman à la fois si proche mais si loin ...

    🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Un roman noir oppressant et très efficace. Il nous raconte la folie d’un père, l’amour d’une mère et l’espoir d’une petite fille.

  • Saveur Littéraire 16 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Une caverne d’Ali Baba en plein milieu d’une presque-île, une terre protégée farouchement par ses seuls occupants, et des relents de malaise tout au long des pages, à craindre de tomber dans un nouveau cercle des enfers avec Liv, Jens, Maria et Roald. Le Danemark nous offre un nouveau talent en la personne d’Ane Riel et son Résine, paru tout récemment, dont ce n’est pas le premier roman policier, mais le premier traduit en France ! Et parce que cette rencontre n’aurait pas été possible autrement, un énorme merci aux éditions du Seuil et à BePolar pour m’avoir laissé dévorer ce court roman délectable un zeste avant l’heure.

    Si le résumé envoyait déjà du lourd en laissant planer la présence de macabre, les premières lignes auront eu vite fait de me confirmer mes intuitions, à l’aide d’une atmosphère pesante et de mots froids mais en même temps innocents, ignorants de ce qu’ils recouvrent. Froids, tranchants, des mots d’enfant.

    Résine est un thriller psychologique de quelques 300 pages qu’on avale très rapidement. La faute à quoi ? Le style admirablement maîtrisé, principalement. Pas nécessairement poétique ou transcendant, mais vivant, terriblement vivant. On y retrouve des chapitres courts qui alternent entre la vision de Liv, une enfant qui a toujours vécu dans ce bout de paradis ; Jens, son père qui cherche à éloigner l’enfer de ce paradis ; Maria, sa mère qui ne peut plus sortir de sa chambre. Au-delà de ce bout d’île que cherche à préserver un père aimant et un fils en deuil, il y a aussi la normalité avec Roald, habitant du continent qui tient une auberge et qui troque son canapé pour une casquette d’enquêteur, malgré lui.

    Un thriller psychologique s’appuie sur la psychologie de ses personnages et sur les doutes et les failles de chacun ; Ane Riel nous propose peu de personnages, mais elle prend un soin tout particulier à décortiquer ce peu d’encre et de papier, en nous invitant à regarder en face la transformation radicale de Jens, un petit gars simple qui vit avec ses parents et qui appred, par le biais de son père, à écouter la Nature et l’île. Jusqu’à ce que le hasard ou le destin s’en mêle, et le petit garçon s’éteint. De ce petit bout innocent naît un père de famille qui enseigne ses propres méthodes à sa famille, et se perd en lui-même, entraînant Maria, sa femme, et Liv, sa fille, dans le premier cercle de son enfer. Jens et Liv eux-mêmes nous livrent les prémisses d’une quête obsessionnelle, celle de préserver leur famille.

    C’est dans l’esprit des personnages que la tension est palpable à chaque instant, y compris dans les premières phrases ; la mort est déjà présente et elle ne nous a pas attendu pour faire son office, et c’est Liv, une petite fille de moins de dix ans, qui nous raconte comment son père bien-aimé lui a appris à respecter la nature en ne prenant que ce dont elle a besoin, en est venu à tuer sa grand-mère, à les barricader dans leur île, à craindre le continent… Et au-delà de sa narration, nous avons les lettres de Maria, privée de sa voix, mais pas de ses mots. Un personnage effacé qui prend sa place. Chacun pose sa pièce à l’édifice et aide à comprendre l’enfer de cette presque-île.

    Pas de crime, parce que pas de cadavre. Pas d’enquête, pas de policiers cherchant à sauver la situation. Résine est le sombre récit d’une famille repliée sur elle-même, qui survit avec ses moyens, ne fait de mal à personne, mais dont le piège finit par se refermer sur son cocon loin de toute agitation. Comme si l’île retenait ces trois êtres perdus. Le chaos malsain s’enchaîne avec des événements inéluctables, qui prennent sens sous nos yeux, et quand l’apothéose frappe, armée d’une tension presque insoutenable, on ne peut rien faire pour la stopper. Ni même Liv ou ses parents, ni même Roald.

    Ane Riel créé un monde dépaysant à tout égard : la famille marginale qui rejette absolument le monde tout en gardant dans ses murs un surplus d’objets du continent. Le côté reclus et intime de l’île tandis qu’à côté, tout juste à côté, la vie suit son cours sur le continent. Si on connait l’effet d’un huis-clos, celui-ci nous déroute quand même forcément, parce qu’il est différent, unique. C’est le respect et la cohabitation avec la Nature qui prime, mais c’est aussi contradictoire avec la manière de vivre de Jens, qui accumule des objets sans savoir quoi en faire. Le manque, la résilience et la perte des défunts sont au cœur même de ce court roman. Et le mieux, voulez-vous savoir ? Il n’y a pas de méchant à proprement parlé, pas d’horrible personnage à arrêter, pas de Maître qui tire sur les fils de ses marionnettes. Le seul méchant, c’est le hasard qui a pris la vie du père de Jens, condamnant celui-ci à craindre de perdre le reste de sa famille, et à tout faire pour les préserver. Sans banaliser toute la noirceur que contient Résine, son auteure réussit à la développer, à faire en sorte que l’on voit le cheminement de l’humain vers sa destruction. Et ça fonctionne, on ne reste pas stoïque devant les esprits tourmentés.

    Un deuxième coup de cœur pour 2021, enfin, et c’est sur Résine que ça tombe, avant même d’avoir refermé le livre, avant même d’avoir lu le dernier chapitre et sa fin glaçante, prévisible et inattendue à la fois. Un mélange de surprise et de « Bien sûr, comment ça aurait pu finir autrement ? ». Exquis, court et mené d’une main de maître, sans fioriture. Impossible d’échapper à l’enfer de l’île, parce qu’on ne veut même pas la quitter.

    (https://saveurlitteraire.wordpress.com/2021/03/16/131-resine-ane-riel/)

  • Lou Mael 16 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Un roman noir que j’ai eu la chance de découvrir grâce à bepolar et les éditions Le Seuil que je remercie chaleureusement.
    Ce livre est déroutant et sa construction est suprenante, comme un bric à brac à l’instar de l’intérieur de cette maison dans laquelle vit Liv. Mais attention, ça n’est en rien péjoratif, bien au contraire, cela donne au récit une atmosphère très particulière. D’ailleurs, et malgré les apparences, le résumé ne nous prépare en rien à ce qui nous attend.
    Sachez toutefois que l’auteur, avec une sensibilité exacerbée, nous amène de façon sournoise et ingénieuse à prendre conscience de l’ignominie dans laquelle on s’apprête à plonger tête baissée.
    Comment ne pas souffrir pour cette enfant qui vit entourée de la folie aimante de son père car oui c’est une histoire d’amour… mais un amour maladif. Un amour qui part à la dérive et qui conduit indubitablement à leur perte. Un amour protecteur qui, à contrario, ne laisse plus aucun protectorat à ceux qui le subisse.
    Je suis effarée de la situation de cette famille, de la mère de Liv. Je suis admirative du courage et de la bonté de cette enfant que l’a vie n’a pas épargnée malgré les multiples efforts de son père pour la préserver.
    Ce que l’auteur nous raconte, c’est l’horreur décrite à travers les yeux d’une enfant. Une candeur qui reste malgré les salissures de cette vie hors normes. Mais c’est aussi des souffrances qui sont mises à nues et qui engendrent des réactions très personnelles. Un point de rupture, une ligne qui n’aurait peut-être pas dûe être franchie. C’est une histoire très sombre et très forte.
    Le titre, quant à lui, vous sera pleinement dévoilé alors même que vous pensiez avoir touché le fond.

    Le style d’Ann Riel est très personnel et que vous aimiez ou non, il ne vous laissera pas indifférent. Il a le mérite de sortir des sentiers battus et Il est fait de façon à vous plonger à l’aveugle, sans protection, dans ce récit. Vous serez aussi démuni que les personnages de ce livre pour affronter cette noirceur. Cette originalité, à elle seule mérite d’être saluée.

  • LeahBookAddict 14 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Un roman noir assez court et intense.
    ▪︎
    Avec Résine on bascule au fil des chapitres dans une atmosphère suffocante.
    Une famille vit en autarcie sur une petite île et nous allons suivre leur mode de vie particulier et leur descente aux enfers sous le regard de Liv une jeune fille attachante.
    ▪︎
    Avec un fond plutôt nature writing, ce roman m’a happé dès la première ligne.
    ▪︎
    Un style complètement maîtrisé et rude.
    ▪︎
    Je ne sais toujours pas à chaud si c’est un coup de cœur ou non tant cette histoire m’a laissé sans voix.
    ▪︎
    Il fait partie de ses romans inclassables qu’on ne peut oublier ...
    ▪︎
    Ane Riel a un talent indéniable et je suivrais de près ces prochains écrits ❤
    ▪︎

  • Inside your books 13 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    J’ai terminé Résine et c’était vraiment une bonne lecture. Par contre, un point à entaché ma découverte et je pense que j’aurais d’autant plus apprécié celle-ci si je n’avais pas eu cette attente...
    D’après le résumé, je m’attendais à ce qu’un secret concernant la résine et transmis dans la famille de Jens Haarder soit dévoilé au cours du roman. Au début d’ailleurs, sa femme pense que sa mère n’aurait sûrement pas dû lui dire certaines choses... Vous comprenez mon horizon d’attente !
    Au lieu de quoi, le roman s’intéresse aux simples propriétés bien connues de la résine (guérison, conservation). D’où ma déception et une curiosité insatiable inassouvie.
    Si l’on met cela de côté, l’intrigue était bien menée. L’auteure s’amuse avec la chronologie du récit pour le rendre plus vivant et conserver le suspens, elle instaure également un horrible petit monde replié sur lui-même et pris dans l’engrenage de la folie rempli peu à peu de nuisibles absolument écœurants (âmes sensibles sauter les dernières pages..). Il en reste tout de même réaliste et c’est ce que j’ai préféré, moi qui adore pourtant tout ce qui se rattache à l’ésotérisme !
    Je serais peut-être encore déçue de ne pas avoir trouvé réponse à toutes mes questions : quelle est l’origine des transformations de deux personnages vers la fin de l’histoire ? (La culpabilité seulement ? Tout un mystère pour ça dans ce cas...)
    Mais ces questions concourent aussi au charme de l’ouvrage et je préfère sûrement ne pas avoir la réponse de l’auteure pour garder jalousement les miennes !

  • celinelecture 9 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Percutant !

    Nous sommes sur une presqu’île au nord du Danemark dans une sorte de ferme où la jeune Liv vit en autarcie avec ses parents.
    Elle est très proche de son père qui va sombrer petit à petit dans la folie.

    Mais quelle histoire !
    Un roman noir psychologique d’une intensité et d’une densité constante.
    De la première à la dernière phrase j’étais en immersion dans ce morceau d’île qui semble être le bout du monde.

    Un endroit hors du temps où les règles de vie sont parfois profondes (les réflexions sur la nature, les animaux, la place de l’homme) et parfois très sombre, voir carrément glauque.

    Liv est une bulle de pureté au milieu des détritus qui l’entourent.
    Ce mélange entre innocence et grande maturité est déroutant.
    On a tellement envie de lui tendre la main et de la sortir de l’obscurité de son quotidien.

    Les lettres écrites par la maman de Liv m’ont donné la chair de poule.

    Bien que sombre et cruel, ce conte macabre est aussi rempli d’amour et de messages forts.

    En 300 pages, l’autrice nous prend aux tripes et nous laisse abasourdi par son histoire.

    La folie, la douleur, les phobies, la syllogomanie, l’amour, les diverses métaphores, et l’espoir ont fait de ce roman un bijou de noirceur.

  • Mes Carnets Litteraires 9 mars 2021
    Résine - Ane Riel

    Mon dieu, mais quel livre !!!!
    Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un tel roman !
    Par contre, attention, je sors tout de suite les warnings 🚨🚨 Ce roman ne plaira pas à tout le monde car il est très dur et très glauque.
    Mais si vous aimez les romans noirs, très noirs, psychologiquement difficile, foncez !!!
    On assiste ici à la descente aux enfers d’une famille qui n’a pas été épargnée par la vie et à l’innocence d’une petite fille attachante brisée par la folie de son père et le lâcher-prise de sa mère.
    Tellement d’émotions m’ont traversée pendant ma lecture. Sur la fin, je ne savais plus si je devais pleurer, supplier, hurler, vomir... J’étais en apnée totale !
    Et lorsque j’ai pu enfin reprendre ma respiration, l’auteure m’a littéralement achevée avec un dernier paragraphe inattendu et glauque, à la hauteur de ce roman incroyable !

    ▶️ Un véritable coup de cœur pour un roman des plus noirs !

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