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Qaanaaq - Mo Malo

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31 #AvisPolar
8 enquêteurs
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5 enquêteurs
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Résumé :

Dans le vaste pays blanc, l’esprit de Nanook se réveille. Le grand ours polaire, seigneur des lieux, protégera les siens. Jusqu’au bout.
Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?
Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

Vos #AvisPolar

  • Ophé Lit 11 septembre 2018
    Qaanaaq - Mo Malo

    Chronique d’une déception.

    Ce roman de l’énigmatique Mo Malø je l’attendais, comme beaucoup d’entre vous. Il faut dire qu’entre la communication faite autour de la sortie du livre, le secret autour de l’identité de l’auteur et les chroniques dithyrambiques, je brûlais d’envie de le lire.
    Peut être trop... trop d’impatience, trop de pub, trop d’attentes par rapport à ce roman. Et plouf...
    Je n’ai pas accroché. Que ce soit l’histoire ou les personnages, l’ambiance... Aucune émotion n’est venue accompagner ma lecture. Laborieuse durant la première partie, la seconde n’a pas davantage comblé mes espoirs.

    Pourtant Mo Malø évoque des sujets intéressants : il dépeint un Groenland qui oscille entre tradition et modernité. La difficulté pour ce pays de trouver le juste équilibre entre la préservation de son histoire et la nécessaire évolution attendue par les jeunes générations.
    Des difficultés que rencontrent d’autres pays colonisés : le combat pour l’indépendance et ses possibles conséquences.
    En toile de fond, l’omniprésence du pétrole et l’importance de l’or noir dans la vie économique de l’île continent.

    L’écriture est fluide, l’auteur a régulièrement utilisé des termes inuits pour ancrer son histoire au Groenland, mais malheureusement la magie n’a pas opéré. Je n’ai pas su me projeter dans l’ambiance, l’histoire... je n’ai ressenti aucun attrait pour les personnages, aucun d’entre eux ne m’a touché malgré des trajectoires de vie parfois difficiles. Enfin l’intrigue ne m’a pas convaincue, trop alambiquée pour moi.

    Rendez-vous manqué donc mais je sais que d’autres amis blogueurs ont beaucoup aimé. À vous de vous faire votre idée !

  • jeanmid 29 septembre 2018
    Qaanaaq - Mo Malo

    Qaanaaq c’est pour commencer un roman en noir et blanc : le blanc de cette neige immaculée, de cette banquise où vivent ces puissants ours blancs et le noir de l’or noir dont les compagnies pétrolières se disputent les ressources groenlandaises . C’est ensuite un retour aux sources : celui de l’enquêteur de la Crim , Qaanaaq Adriensen , né au Groenland et adopté au Danemark qui est dépêché au Groenland afin de découvrir qui a tué ces quatre ouvriers employés par Green Oil , l’une des sociétés qui exploite le pétrole local .
    Des crimes particulièrement atroces qui montrent une bestialité extrême comme si un animal - un ours ? - s’était acharné sur les pauvres hommes .
    A l’aide de la police locale - loin d’avoir les moyens et les techniques de la police danoise - et notamment de l’inspecteur inuit Apputku , il va tenter d’éclaircir les mystères qui entourent ces assassinats malgré une nuit hivernale , un froid polaire et une pression politique permanente.
    Mo Malø nous montre ici l’envers de l’image de carte postale que nous avons tous en tête du Groenland. Un pays secoué par des tensions liés à la montée du nationalisme et à la volonté d’émancipation vis à vis du Danemark , considéré par beaucoup d’inuits comme un pays colonisateur. Des tensions également provoquées par l’attrait des pétrodollars qu’agitent devant le visage des politiques locaux les compagnies internationales convoitant les richesses du sous sol groenlandais.
    Si le fonds du décor qui sert de support au roman est intéressant, l’histoire elle même est tant dépaysante que passionnante nous faisant découvrir le Groenland à travers les yeux d’un ancien autochtone que la civilisation européenne a formatée et qui redécouvre son pays natal au tournant de son Histoire. L’enquête au long cours est semée de multiples rebondissements inattendus dans un univers glacé où les pistes se découvrent avec patience et aussi grâce à quelques intuitions fulgurantes.
    QAANAAQ où la naissance d’un prochain héros récurrent du Roman policier français ?

  • Clarmac 13 décembre 2018
    Qaanaaq - Mo Malo

    On s’évade, on s’impatiente autant que l’on apprend.

    L’intrigue se déroule de manière très fluide dans une atmosphère polaire.
    L’enquête, le personnel, la politique et le sociétal s’entremêlent, se juxtaposent, et c’est avec enthousiasme et impatience que je parcourais les lignes de ce roman.

    Lecture suivante....

  • meslivresetmoi33 7 février 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Un coup de cœur pour moi !
    Une immersion totale au Groenland, ses paysages, son climat rude, sa politique, sa société. Un livre où le travail de recherche de l’auteur sur le pays est impressionnant et précis. Il nous décrit avec justesse la vie au Groenland entre progrès et traditions Inuites.
    Une enquête dense sur des meurtres perpétués sur une base pétrolière. Les meurtres ressemblent à des attaques d’ours polaires, mais les ours ne savent pas ouvrir les portes… qui peut bien être derrière ses meurtres ? Pour quelle raisons ? L’Inspecteur Qaanaaq Adriensen va enquêter et va découvrir plus de choses qu’il ne l’aurait souhaité ! Lui-même originaire du Groenland mais adopté par des Danois va apprendre beaucoup sur l’histoire des Inuits.J’ai adoré ce personnage si attachant et j’ai hâte d’avoir le prochain tome entre mes mains.
    Un livre qui se déguste au coin du feu pour bien s’imprégner de l’ambiance polaire !

  • ciloulecture 28 février 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Depaysant et surprenant, ce livre m’a plu. Dès les premières pages j’ai été transportée au Groenland en compagnie de Qaanaaq et Apputiku.
    J’ai appris beaucoup de chose sur le mode de vie dans ces régions glaciales, ainsi que sur la géographie des lieux.
    Je dirai que l’enquête passe même au second plan, tant nous sommes immergés dans la vie des personnages que Qaanaq va rencontrer au cours de ses investigations, mais c’est cela qui fait la richesse du livre.
    Le rythme est certes lent, mais cela ne nuit pas à l’histoire car l’auteur prend Le temps de décrire chaque personnage,et chaque lieu, ce qui fait qu’on s’y croirait !!
    . L’enquete sur fond d’ecologie et de politique est interéssante et originale. Des rebondissements savamment disséminés dans le récit maintiennent le lecteur en haleine.
    Je me suis attachée aux personnages, même si je me suis un peu perdue dans tous ces noms étrangers difffi iles a mémoriser.
    J’aurai aimé en apprendre plus sur le passé de Qaanaaq. J’espère le retrouver pour une prochaine enquête !!
    Ce livre diffère vraiment de ce que j’ai l’habitude lire, il m’a fait l’effet d’un bol d’air frais ! Si vous cherchez un thriller qui vous fera voyager, optez pour " Qaanaaq".

  • Encore Un Livre 28 février 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Etant un genre que j’affectionne particulièrement,on peut dire que j’en ai lu des polars scandinaves, mais en ayant quelques exigences…ne me faites pas lire un polar où l’intrigue peut se transposer ailleurs et où réside le manque culturel, je n’en vois pas l’intérêt. Il m’est donc déjà arrivé d’être déçue et d’avoir eu cette impression de perdre mon temps.

    Surprise avec Qannaaq ! Parce qu’il faut dire qu’un auteur inconnu, français qui écrit un son premier polar nordique j’avais un peu d’appréhension mais j’étais confiante pour avoir suivi l’auteur sur les réseaux sociaux ..
    Qaanaaq m’a conquise !! Il remplit toutes mes conditions ! Il est remarquable !

    C’est un polar d’une remarquable complexité et saisissant dès les premières pages, immédiatement j’ai été prise dans les filets avec un prologue effroyable et assez violent : En 1975 un massacre familiale d’une extrême violence, qui ne laisse quasiment aucune chance aux victimes.
    L’idée d’un thriller addictif qui surfe sur la mode du nordique (un de plus) peut se faire sentir, mais je suis vite rassurée.

    L’immersion au Groenland et plus précisément sur sa côte sud-ouest est instantanée grâce à l’inspecteur Qaanaaq Adriensen. Face à de multiples massacres perpétrés aujourd’hui il est dépêché sur sa terre natale depuis Copenhague. Parce que c’est grâce à ce danois revendiqué que les multiples curiosités et explications à l’égard de cette société groenlandaise, que l’on va aller de découvertes en découvertes : Les croyances, les mœurs et les côtés sombres du Groenland. C’est vraiment la valeur ajoutée à ce roman, l’auteur nous apporte des connaissances et un nouveau regard sans pour autant avoir des passages creux et vides, c’est vif et dynamique.

    L’intrigue possède la force du polar scandinave : De la noirceur, une belle profondeur culturelle, bien équilibrée avec l’enquête. L’auteur sait rebondir au bon moment pour nous apporter un nouvel éclairage et nous embrouiller l’esprit, car il s’agit quand même d’une enquête complexe et originale.

    J’ai adoré ce polar nordique écrit avec un style épuré et très agréable, qui fait la part belle à ce style littéraire qu’est le polar sociétal bien trop boudé par les lecteurs.

    Il fera partie de mes plus belles lectures nordiques, il a comblé mes attentes en deux petits jours et m’a beaucoup surprise avec un côté addictif, une histoire originale où tout n’est ni tout blanc ni noir..

  • 1001histoires 13 mars 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Depuis 2009 et la loi d’autonomie étendue, seul un fil ténu relie encore le Groenland au Danemark. Le kalaallisut est devenu la langue officielle, le danois n’est plus utilisé que dans les quelques administrations dépendant encore de Copenhague, la police et la justice en font partie. Un parlement a été élu, des indépendantistes y siègent. Kim Kielsen est premier ministre, dans le roman comme dans la vraie vie. Mais il reste une étape à franchir pour accéder à l’indépendance : le référendum. Et avant le Groenland doit gagner son autonomie financière et celle-ci repose sur le pétrole. Alors son exploitation a été confiée à des multinationales qui font largement appel à des travailleurs détachés : russes, chinois, africains et bien d’autres nationalités déferlent sur le Groenland. Et les problèmes arrivent : argent et pauvreté, modernisme, tourisme, trafics d’influence, prostitution de la jeunesse, violence. La civilisation inuite se sent menacée, engrenage classique vers la création de groupuscules un peu xénophobes, fortement identitaires et peut-être radicalisés. A cela s’ajoute un désastre écologique annoncé par le réchauffement climatique.

    C’est dans ce contexte que Mo Malø tisse la toile de son roman. Les descriptions sont précises, les anecdotes historiques et sociétales nombreuses. L’immersion est parfaite, le lecteur séjourne au Groenland pendant presque 500 pages garantes de multiples découvertes que j’ai approfondies et illustrées avec internet.

    Trois meurtres ont été commis à Nuuk la capitale du Groenland, trois ouvriers étrangers employés sur une gigantesque plate-forme pétrolière. Les cadavres ont été déchiquetés comme si un ours polaire s’était acharné sur eux. Nous sommes en octobre. Qaanaaq Adriensen est Capitaine à la Crim de Copenhague, envoyé en renfort pour résoudre ce triple assassinat. Dans le Grand Nord seul le prénom ( l’atek ) compte, donc pour tout le monde, il est tout simplement Qaanaaq ( il faut prononcer Hraanaak ) d’autant plus qu’il est né ici, entre l’inlandsis et la banquise. Il a quitté son pays natal il y a quarante deux ans alors qu’il n’était encore qu’un bébé. Qaanaak est de retour parmi les siens, parmi les Inuits dont il ignore tout. Alors il photographie sans cesse, les paysages, les gens, les maisons, les cadavres qui se multiplient.

    L’enquête de Qaanaaq piétine, il manque de moyens et ses collaborateurs locaux sont peu disposés à l’aider à l’image de Rikke Engell la directrice danoise de la police groenlandaise. Seul Apputiku, l’inspecteur Inuit, lui apporte sa sympathie et son dévouement. Qaanaaq est un expert en interrogatoires, il n’a pas son pareil pour déstabiliser un suspect. C’est aussi un flic tenace qui n’hésite pas lorsque deux nouveaux cadavres mutilés comme ceux de Nuuk sont découverts à 1600 km plus au nord : il s’envole aussitôt pour ... Qaanaaq.

    Qaanaaq est un village au nord du 66ème parallèle. En octobre il y fait nuit même le jour. C’est le désert blanc où les déplacements se font avec des chiens de traineau. C’est le domaine des froids extrêmes, des tempêtes arctiques et de la banquise instable. La glace de la calotte glaciaire est épaisse de 1600 mètres en moyenne. On se nourrit de viande de phoque conservée dans des congélateurs entreposés à l’extérieur. Les chamanes sont respectés. On y craint l’ours polaire, on y croise la chouette harfang et c’est un des rares endroits où on peut encore y acheter des tupilak, ces rares petites statuettes taillées dans des défenses de morse. Dans la seconde moitié du 20ème siècle, on y parlait de bases militaires secrètes, d’armes nucléaires et de populations déplacées.

    C’est dans ce contexte que Qaanaaq voit se dessiner la vérité mais plus il approche du but plus les dangers le menacent. Au nord du 66ème parallèle, la haine et la vengeance motivent autant la violence que les enjeux pétroliers.

    Mo Malø offre un roman où tous les codes du polar sont respectés : fausses pistes, rebondissements, des bons et des méchants, des indices infimes pour sortir d’une impasse, de l’action, un héros attachant tourmenté par son passé. Et il y a le dépaysement, avoir choisi le Groenland il fallait oser et la réussite est là, incontestablement.

    Mo Malø a promis de retourner au Groenland. Pour y chercher de nouveau l’inspiration ? Imaka ...

  • booksandmartini 14 mars 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Alors là, c’était du dépaysement total !

    Avec Qaanaaq, on part à la découverte de Groenland, pays mitigé entre modernité et tradition inuit. On part aussi à la découverte des enjeux politique entre le Groenland, riche de pétrole, et le Danemark. Histoire de meutre qui entraîne un inspecteur danois dans le pays du grand froid. Le tout sur un fond blanc de banquise et de neige.

    J’avais attendu avec impatience de pouvoir ouvrir ce livre et me plonger dans ce pays dont je ne connaissais absolument rien, j’avais aussi hâte de découvrir la plume de Mo Malo. Et sur ce point je n’ai absolument pas de regret, j’ai adoré la fluidité du roman, la manière simple, efficace mais pourtant rempli de détails dont sont décrit les paysages. L’histoire ne prend pas trop de temps à évolué, les rebondissements de l’enquête arrive toujours au bon moment. Mo Malo nous emmène très facilement à la découverte de ce pays, à ces enjeux politique mais aussi sur la culture inuit, qui restait pour moi tous de grand inconnu.

    Mais pourtant la arrive mon problème. Soit j’avais beaucoup trop d’attente sur ce livre. Soit c’est un véritable coup de maître de l’auteur. Parce que j’ai eut énormement de mal a me mettre dans l’histoire, à me sentir bien avec ce livre en main. Un peu comme le personnage qui a du mal a s’adapter au Groenland. Alors ai-je quelque part ressentit toute l’hostilité, si je puis dire cela ainsi, de ce pays moi aussi à travers ce roman ? Peut être.

    Car malgré tout j’ai tellement hâte de retrouver Qaanaaq Adriensen dans la suite de ces aventure !

  • Angie - Blog Culturez-moi 25 mars 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Qaanaaq est bien plus qu’un thriller policier. C’est avec surprise et curiosité que j’ai découvert tout un pays, toute une culture. Les inuits forment une population très attachée à leur culture ancestrale. En plus de nous proposer une intrigue policière singulière et palpitante, l’auteur nous offre un travail de recherche documentaire tout simplement passionnant.

    Dans les polars « classique » français ou américains, les méthodes d’investigations sont rapides, épaulées par de gros moyens techniques et humains. C’est une toute autre facette du métier de flic que j’ai découvert ici. Ici, tout est teinté de traditions, tout le monde connait tout le monde et ces interférences transforment une « simple » enquête criminelle en une traque parfois complètement surréaliste.

    ⭐ EN BREF ⭐
    Cette lecture m’a fait sortir de ma zone de confort de ces derniers mois pour mon plus grand bonheur. Ce roman est un vrai coup de cœur. Une histoire, une atmosphère que l’on n’oublie pas. Pas seulement parce que l’intrigue est passionnante et les personnages attachants mais aussi parce qu’on ressort enrichi de ce voyage sur papier. J’ai découvert un pays, une culture, des traditions et une force d’immersion que je n’aurais jamais cru possible au travers d’un livre.

  • mavic 25 mars 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Plus j’avance dans mes lectures et plus je me rends compte que j’apprécie énormément les polars nordiques. J’ai aimé Dans l’ombre de Arnaldur Indridason, j’ai adoré Ragnar Jonasson et là… j’ai juste été conquise par Qaanaaq de Mo Malo.
    Ce n’est pas juste un simple polar, non. C’est un polar qui m’a emmené parcourir le Groenland, qui m’a donné envie de prendre mon sac à dos pour observer de moi-même les paysages qu’il décrit. Et puis, il a réussi à me plonger petit à petit dans cette ambiance polaire avec une intrigue menée de main de maître. Une intrigue qui se fonde sur notre actualité et avec des aboutissants majeurs.

    Entre traditions groenlandaises et géopolitique, Mo Malo a su trouver le combo parfait pour m’attirer dans les filets de Qaanaaq.

    Et pourtant ça démarre assez lentement… l’auteur plante le décor, installe ses personnages de manière à ce qu’ils nous deviennent familiers. Mais surtout il nous présente le Groenland. Et moi, je me suis laissée aller à ses descriptions parce que c’est ce qui fait en grande partie l’ambiance de ce livre. C’est ce qui va conduire petit à petit à l’intrigue, à ces meurtres perpétrés par un ours polaire de prime abord…

    Ainsi, on plonge peu à peu dans l’enquête aux côtés de Qaanaaq, capitaine venu en renfort du Danemark, et Apputiku, policier et inuit pur souche. Et plus on avance dans l’histoire et moins il est facile de lâcher ce livre. Comme j’ai déjà pu l’évoquer, un chapitre en appelle un autre.

    D’autant plus qu’il y a une sorte de tension qui s’installe et qui ne cesse de monter crescendo. Alors certes, il n’y a pas de scènes avec plein d’actions, qui vont à 100 à l’heure mais le doute, l’angoisse parfois (même souvent) et la manière dont il fait évoluer l’enquête suffisent.

    De plus, j’ai trouvé intéressant toute cette partie géo-politique concernant le Groenland et sur les enjeux sur lesquels reposent la résolution de l’enquête. Et plus que ça, c’est l’Histoire du Groenland qui est intéressante à connaître tout en mêlant les traditions inuites et de cette population tout simplement. J’aime quand un livre, en plus de vous transporter dans un autre monde, vous apprend pas mal de choses.

    En bref,

    Que ce soit les personnages, l’intrigue mais encore plus l’environnement choisi, tout m’a séduite, conquise et j’en redemande encore. Suivre les aventures de Qaanaaq et Apputiku, si humains chacun à leur façon, apportant une touche en plus dans un récit déjà très bien ficelé. Désormais, le Groenland fait parti de ces pays que j’aimerais visiter, en espérant ne pas tomber nez à nez avec un ours…

  • Lisez.du.polar 8 mai 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    💙⚛️ Cøup de cœur ⚛️💙

    Serait-ce la morsure du froid pølaire ? La blancheur immaculée de l’inlandsis ? Les sonorités claquantes et gutturales du Kalaallisut ? ❄️

    Je dois l’avouer : Qaanaaq a exercé sur moi une véritable fascination. Le genre de livre qu’on se refuse de poser, qui obsède à longueur de journée, jusqu’à ce que le tête à tête reprenne et que la magie opère.

    Alors oui, parfois, j’ai été perdue. Perdue dans la complexité des secrets politiques, des enjeux économiques et pétroliers. Perdue dans ces noms avec 18 voyelles et 3 consonnes. Perdue dans une enquête policière haletante.
    Mais surtout éperdue par l’immensité blanche et violente, par le peuple inuit et ses traditions ancestrales, par le regard rempli d’humilité de l’auteur pour cette nature terrible et sauvage.

    Au moment où je referme ce magnifique roman, un seul mot me vient à l’esprit : envoûtée ❄️💙
    Merci Mo Malø.

  • Sylvie Belgrand 13 mai 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Un formidable polar glacé qui vous procure de délicieux frissons !
    Au-delà de l’intrigue policière, machiavélique et haletante au possible, c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le Groenland, son histoire et ses coutumes, ce qui rajoute de l’intérêt au bouquin.
    J’adore Qaanaq Adriensen, personnage principal, si humain, si profond, mais j’aime aussi toute la galerie de personnages secondaires qui portent l’intrigue jusqu’à un final émouvant.
    J’ai dévoré les 546 pages en même pas trois jours, c’est vous dire si c’est passionnant !
    Il ne me reste plus qu’à me procurer "Disko", pour retrouver tout ce beau monde 😃

    Le quatrième de couverture :

    Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecœur que l’inspecteur accepte d’aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières retrouvés le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va mener l’enquête. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

    Mo Malø est l’auteur de nombreux ouvrages, sous d’autres identités. Il vit en France. Qaanaaq est son premier roman policier.

  • christi45 22 mai 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    J’ai adoré ce livre ! J’ai voyagé dans l’immensité du Grand Nord, ressentant le froid polaire, m’imaginant les nuits sans fin !

    Lorsque quatre ouvriers d’une plateforme pétrolière située au Groenland sont retrouvés cruellement assassinés, l’enquêteur Qaannaaq Adriensen est bien décidé à retrouver le ou les coupables. Personnage sympathique accompagné de son second, un inuit pure souche Apputiku Kalakek, il suivra de nombreuses pistes sans relâchement.

    Que de rebondissements pour ce roman à l’écriture juste, où l’enquête est menée tambour battant ! de nombreux personnages très différents rendent l’intrigue palpitante. Une belle aventure dans cette contrée glaciale où s’affrontent modernité et traditions.
    Je regrette cependant quelques longueurs dans les histoires politique et financière, qui apportent malgré tout du piquant au récit.

    Ce roman policier de Mo Malo m’a tenu en haleine de la première à la dernière page. Bien décidé à retourner au Groenland, je lirai la seconde aventure de Qaannaaq : "Disko" (paru en mars 2019)

  • Au fil des Pages 23 mai 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Voici le 1er livre que je lis dans le cadre du Juré Polars points 2019. J’avoue que ce livre j’en avais entendu parler avec divers avis et me faire le mien ne fut pas le simple.
    Je ne vais pas mentir j’ai complètement avalé la 1ère partie en une après-midi, Impossible de le lâcher … l’auteur m’a direct embarqué avec lui dans les paysages du Groenland sur la banquise, un vrai road trip … mais cela ne fait pas tout malheureusement et tel un soufflé qui sort du four … la seconde partie fut un peu plus laborieuse pour moi, j’attendais un rythme plus soutenu après avoir voyagé pendant la 1ère mais ….
    Après je ne dois pas le prendre comme un thriller que je lis au quotidien NON qaanaaq c’est autre chose ; Abstraction faite il m’a quand même manqué un peu de pep’s.
    Le personnage de qaanaaq – qui m’a semblé « insipide » avec un grand manque de charisme – revient là où il est né pour résoudre une enquête. : Des corps déchiquetés sont découverts sur une plateforme pétrolière. Aucun doute les ours ne peuvent pas décrocher une serrure …
    Bref un polar nordique mais sans ce côté que les auteurs nordiques imposent souvent dans leurs livres (normal l’auteur est français ;)) avec une ambiance dépaysante et une immersion totale dans le Groenland, un style fluide et moderne avec des mots/ternes Inuits pour vous plonger encore plus dans l’atmosphère …. Il faut tenter pour comprendre que ce livre est à part et je peux vous certifier soit il vous embarquera soit il vous laissera seul sur la banquise 
    #prixdumeilleurpolarpoints #bookreader #qaanaaq #selectiondeslecteursprixdumeilleurpolarpoints #groenland @editionspoints

  • Au fil des Pages 23 mai 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Voici le 1er livre que je lis dans le cadre du Juré Polars points 2019. J’avoue que ce livre j’en avais entendu parler avec divers avis et me faire le mien ne fut pas le simple.
    Je ne vais pas mentir j’ai complètement avalé la 1ère partie en une après-midi, Impossible de le lâcher … l’auteur m’a direct embarqué avec lui dans les paysages du Groenland sur la banquise, un vrai road trip … mais cela ne fait pas tout malheureusement et tel un soufflé qui sort du four … la seconde partie fut un peu plus laborieuse pour moi, j’attendais un rythme plus soutenu après avoir voyagé pendant la 1ère mais ….
    Après je ne dois pas le prendre comme un thriller que je lis au quotidien NON qaanaaq c’est autre chose ; Abstraction faite il m’a quand même manqué un peu de pep’s.
    Le personnage de qaanaaq – qui m’a semblé « insipide » avec un grand manque de charisme – revient là où il est né pour résoudre une enquête. : Des corps déchiquetés sont découverts sur une plateforme pétrolière. Aucun doute les ours ne peuvent pas décrocher une serrure …
    Bref un polar nordique mais sans ce côté que les auteurs nordiques imposent souvent dans leurs livres (normal l’auteur est français ;)) avec une ambiance dépaysante et une immersion totale dans le Groenland, un style fluide et moderne avec des mots/ternes Inuits pour vous plonger encore plus dans l’atmosphère …. Il faut tenter pour comprendre que ce livre est à part et je peux vous certifier soit il vous embarquera soit il vous laissera seul sur la banquise 

  • Polpo 5 juin 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Mo Malo (avec le O barré à la scandinave), l’auteur de Qaanaaq, est le pseudonyme de Frédéric Mars, un auteur français attaché à la ville de Saint-Malo... D’où le choix de son nom "nordique". Cette volonté - de l’éditeur ? - de surfer sur le succès des polars venus du froid est hautement critiquable, donnant l’impression de vouloir tromper le lecteur, déjà séduit par la très belle première de couverture. Le contenu est-il à la hauteur de l’emballage ?

    Qaanaaq, inspecteur danois, retourne au Groenland, la terre de ses ancêtres - il a été adopté à l’âge de trois ans - pour résoudre une affaire sortant de l’ordinaire. Quatre ouvriers travaillant sur des plate-formes pétrolières appartenant à des compagnies internationales ont été massacrés. Leurs plaies ressemblent à celles causées par la mâchoire d’un ours... mais comment un ours pourrait-il crocheter une serrure ? Sur cette trame se mêlent intrigues économiques pour la conquête du contrôle de l’or noir groenlandais et arrangements électoraux en vue d’un référendum sur l’indépendance de l’île, aspirations nationalistes et haine de l’étranger, quête identitaire du héros et spiritualité animiste. Le roman s’égare ainsi dans de nombreuses directions, à l’image des enquêteurs qui se fourvoient de fausses pistes en supputations erronées au cœur d’une société qui oscille entre traditions et modernité, entre harmonie et exploitation de la nature.

    Mo Malo, précis dans la description des paysages et des coutumes locales, semble écrire davantage un guide touristique bien documenté qu’un thriller, l’enquête ne devenant qu’un prétexte. Un roman qui, malgré le flot d’éloges recueilli étrangement sur les réseaux sociaux au cours de ce qui ressemblait à une campagne médiatique bien organisée, laisse... froid !

  • Polpo 5 juin 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Mo Malo (avec le O barré à la scandinave), l’auteur de Qaanaaq, est le pseudonyme de Frédéric Mars, un auteur français attaché à la ville de Saint-Malo... D’où le choix de son nom "nordique". Cette volonté - de l’éditeur ? - de surfer sur le succès des polars venus du froid est hautement critiquable, donnant l’impression de vouloir tromper le lecteur, déjà séduit par la très belle première de couverture. Le contenu est-il à la hauteur de l’emballage ?
    Qaanaaq, inspecteur danois, retourne au Groenland, la terre de ses ancêtres - il a été adopté à l’âge de trois ans - pour résoudre une affaire sortant de l’ordinaire. Quatre ouvriers travaillant sur des plate-formes pétrolières appartenant à des compagnies internationales ont été massacrés. Leurs plaies ressemblent à celles causées par la mâchoire d’un ours... mais comment un ours pourrait-il crocheter une serrure ? Sur cette trame se mêlent intrigues économiques pour la conquête du contrôle de l’or noir groenlandais et arrangements électoraux en vue d’un référendum sur l’indépendance de l’île, aspirations nationalistes et haine de l’étranger, quête identitaire du héros et spiritualité animiste. Le roman s’égare ainsi dans de nombreuses directions, à l’image des enquêteurs qui se fourvoient de fausses pistes en supputations erronées au cœur d’une société qui oscille entre traditions et modernité, entre harmonie et exploitation de la nature.
    Mo Malo, précis dans la description des paysages et des coutumes locales, semble écrire davantage un guide touristique bien documenté qu’un thriller, l’enquête ne devenant qu’un prétexte. Un roman qui, malgré le flot d’éloges recueilli étrangement sur les réseaux sociaux au cours de ce qui ressemblait à une campagne médiatique bien organisée, laisse... froid !

  • Komboloi 6 juin 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    On enfile ses moufles, on met son bonnet et sa parka et direction le grand nord et son froid polaire dans ce roman policier signé Mo Malo.

    Le lecteur va suivre Qaanaaq, enquêteur danois aux origines groenlandaises un peu troubles, qui est envoyé dans son pays natal afin d’enquêter sur une série de meurtres particulièrement sanglants.

    Je vais le dire tout de suite, j’ai trouvé ce roman très prenant et j’ai apprécié cette enquête. Elle est bien ficelée, ne traîne pas en longueur, les phases d’actions / dialogues / réflexion sont bien réparties et bien sûr on retrouve un tas d’ingrédients annexes qui donnent de la profondeur à l’ensemble, je pense notamment au contexte de débat sur l’indépendance du Groenland vis à vis du Danemark ou encore au passé de l’enquêteur qui va venir, sans grande surprise, se télescoper à l’enquête.

    La résolution de l’enquête est assez complexe pour que le lecteur ne puisse pas tout deviner. On a des doutes, des suspicions, parfois des éléments qui se révèlent juste, mais la résolution complète du problème est difficile à anticiper avant la fin du récit.

    C’est donc pour moi un bon roman policier, très bien maîtrisé et qui fait passer un agréable moment au lecteur. L’écriture est agréable et sans fioriture. Effectivement, comme j’ai pu le lire dans certaines critiques, l’auteur n’est pas groenlandais mais français, il n’empêche qu’il arrive parfaitement à nous dépayser que cela soit dans la description des paysages ou encore avec l’omniprésence des rites locaux. Dans le fond, cela m’a un peu rappelé un certain Yeruldelgger...

    Une belle découverte que je recommande aux lecteurs appréciant les romans policiers dépaysants avec une enquête bien ficelée et maîtrisée de bout en bout. Pour ma part, je lirai avec plaisir le deuxième volet des enquêtes de Qaanaq !

  • Le Boobooker 13 juin 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Un thriller glacial, où l’atmosphère y est très pesante, pleine de suspicion et de doutes, de choix mais aussi de questions notamment sur ses origines, d’où l’on vient... En bref une enquête de haute volée, menée par l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, qui va devoir rejoindre le Groenland, sa terre natale, pour aider la police locale dans une affaire très complexe : 4 corps retrouvés déchiquetés, des blessures vraisemblablement causés par un ours. Autant vous dire, ça déménage 👍🏻
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    L’enquête en elle même, sa construction et sa complexité est vraiment l’un des principaux points forts de se livre. C’est recherché, détaillé (ce qui parfois fait ralentir le rythme de l’enquête par contre) et tellement bien structuré du début à la fin. J’avais eu la chance de rencontrer l’auteur à Lyon pour les Quais du Polar et il m’avait vraiment donner envie de lire son livre, pas de regrets à ce niveau là c’est certain 😁
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    Le personnage de Qaanaaq est touchant, travaillé à souhait, et très intéressant dans son évolution au fil de l’enquête. Sa manière de réfléchir, ses différents questionnements donnent lieu à des passages du livre qui deviennent véritablement écrit d’une main de maître 🤩
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    Le seul bémol que je pourrais émettre simple : j’ai lu il y a quelques mois "Boréal" de Sonja Delzongle, et j’y ai retrouvé des similitudes qui font que parfois j’ai moins apprécié ma lecture. Vraiment un léger bémol qui n’affecte pas mon appréciation générale du livre 😊
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    Je vais très prochainement lire un autre livre de cet auteur, sous un autre pseudonyme, en espérant que ça confirme toutes les bonnes choses entrevues dans thriller nordique 😋

  • Kirzy 15 juin 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Plus jamais tu ne prononceras le nom de ce super polar autrement que « Hranaak » !

    Comme dans tout polar, tout commence par un carnage , celui d’ouvriers de plateformes pétrolières dont le corps est retrouvé déchiqueté comme par un ours polaire. Bien évidemment, l’intrigue propose rebondissements, fausses-pistes mais on sent dès le départ que l’auteur ne recherche pas une efficacité immédiate qui ne ferait qu’assommer le lecteur de péripéties épuisantes.

    Non, là, c’est l’imprégnation progressive qui est au centre de tout, l’auteur prend son temps pour poser le décor. Et c’est plus que réussi ! Immersion totale, j’ai été embarquée au Groenland comme si j’y étais. Mo Malo ( auteur français sous pseudo ) n’y est jamais allé, handicap, mais il s’est ultra documenté. Toute la singularité de cette terre est rendue sans que jamais cela ne soit artificiellement présenté : la confrontation à la modernité d’une culture millénaire inuite en cours d’érosion, profondément articulée autour des forces de la nature ; les tensions avec le Danemark d’un territoire en quête d’indépendance depuis la loi d’autonomie de 2009 avec la montée d’un nationalisme inuit violent ; les bouleversements apportés par des mutations économiques d’une terre de chasseurs-pêcheurs en terre d’exploitation intensive convoitée pour la richesse de son sous-sol ( pétrole – or – uranium etc ) ; mais aussi la position géostratégique essentielle du Groenland au cours de la guerre froide avec la construction de bases secrètes américaines

    C’est passionnant de suivre l’enquête l’inspecteur danois Qaanaaq avec tout cet arrière-plan. Un héros attachant bien que je l’ai trouvé un poil falot, mais j’ai aimé ces failles et sa quête d’identité ( c’est un enfant du Groenland, adopté par des Danois, qui retrouve sa terre d’origine et découvre les mystères de son histoire ), j’ai aimé sa ténacité et l’intuition qui lui fait mener avec intelligence ces interrogatoires. J’ai aimé son duo avec l’inspecteur autochtone Apputiku, souvent comique mais efficace.

    Un vrai polar d’ambiance dépaysant, au scénario remarquablement mené, je me suis régalée !

  • piou1974 2 juillet 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Bienvenue en Arctique dans cette ambiance glacée où se côtoient population locale et étrangers travaillant sur des plateformes offshore.
    Trois travailleurs sont retrouvés déchiquetés dans leur bungalows. Attaque d’ours ? Une enquêteur du Danemark Quaanaaq qui porte le nom d’une ville du Groenland est dépêché sur place.
    Sans cesse dévié vers de fausses pistes, il finira par arriver aux confins de ses origines et découvrira qui se cache réellement derrière ces meurtres.

    La première partie du roman patine un peu en nous perdant dans diverses directions. Heureusement que la deuxième partie est plus rythmée pour redonner un souffle au roman. Je retiendrais l’extrême imbroglio de cette histoire entre indépendantisme, luttes de pouvoir et manipulations donnant l’impression que l’auteur a voulu en faire des tonnes alors qu’il aurait pu rester dans la simplicité en développant un peu plus la psychologie des ses personnages ce qui permis de garder une cohérence un peu plus forte dans ce roman.
    Néanmoins on ne peut pas nier que le dépaysement est total.

  • universpolars 5 juillet 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    C’est sur l’une des plus grandes îles du monde que nous allons atterrir, certainement en glissant un peu, pour suivre cette intrigue qui fait plutôt froid dans le dos. Je parle de la température, oui, car nous débarquons au Groenland, mais cette expression s’applique également à cette trame !

    Nous ne serons pas les seuls à débarquer sur cette terre recouverte de glace, car nous descendrons de l’avion aux côtés du capitaine Qaanaaq Adriensen, de la Crim’ de Copenhague.

    Cet homme, qui retourne sur les terres - les glaces ! - de ses ancêtres, - un lieu qu’il n’a pourtant pas connu et qu’il découvre -, vient en aide à la police locale dans le cadre d’une enquête sur des meurtres sordides, sanglants et surtout inhabituels.

    Les faits sont relativement classiques. Trois hommes, travaillant sur une plateforme pétrolière à 20 km des côtes, ont été assassinés dans leurs logements situés dans la capitale. Les blessures, quant à elles, sont déjà moins classiques : individus égorgés, abdomens profondément déchirés. Un carnage. Est-ce humain ... ?

    Soit. L’enquête patauge ou plutôt reste coincée sous la glace ! Bref, un gros travail reste à faire chez les inuits !

    L’auteur, avec un style très descriptif - sans en faire trop pour autant -, arrive à nous enfouir assez rapidement dans cette région peu connue. Juste assez pour nous permettre de nous perdre dans ce désert blanc et glacé, sur cette terre immaculée qui inspire le respect par sa grandeur, sa violence naturelle et son esprit.

    Le désordre, l’anarchie architecturale ou encore la pagaille administrative sont apparemment aussi des éléments assez concrets et propres à la région ! Donc, prétendre que Qaanaaq Adriensen vient juste en aide aux enquêteurs locaux, c’est un euphémisme !

    Mo Malø nous présente des personnages hauts en couleur, que nous n’avons pas l’habitude de côtoyer. Son style d’écriture, caricatural et assez cocasse, se prête bien pour décrire ces protagonistes poilants et décalés. Ou alors est-ce nous, lecteurs, qui sommes un peu en décalage ? Le dépaysement, c’est sûr, sera évidemment géographique, mais aussi déclenché par l’esprit des lieux et des personnages qui forment une symbiose parfaite !

    Mo Malø nous sert un assortiment complet d’interactions d’une grande vivacité. Qaanaaq s’écrase comme un bâton dans une fourmilière, - avec fermeté, sans jamais s’arrêter -, en arrivant chez ses collègues groenlandais. Notre capitaine, avec son caractère bien trempé, ses méthodes et ses principes bien rodés, va irrémédiablement agiter ce petit monde d’esquimaux.

    Quand tu t’aperçois que les corps des victimes - normalement placés dans les casiers d’une morgue -, sont balancés derrière le poste de police, au fond d’un vieux congélateur parmi les phoques, tu as presque mal pour ces pauvres enquêteurs ! Franchement, cet univers est facétieux, j’adore !

    Quoiqu’il en soit, malgré le peu de moyen mis à la disposition de ces « fins limiers », c’est une enquête précise et bien menée que nous allons suivre dans cette contrée dépaysante où souffle un vent violent d’une hypothétique indépendance. L’auteur, pour forger sa trame, va tremper le fer dans un contenu issu de la société actuelle de la région.

    Entre exploitations pétrolières, politique et coutumes locales et ancestrales, Qaanaaq Adriensen devra prendre un peu de recul pour avoir une vue d’ensemble sur cette enquête. Son côté « rentre-dedans » et son franc-parler seront des éléments dérangeants qui vont s’avérer être plutôt efficaces ! Les pressions exercées sur sa personne seront vite dégonflées par sa droiture et son intégrité.

    L’ambiance qui règne ici sur cette « île perdue » m’a vraiment surpris et fasciné. Entre modernité et archaïsme, le peuple inuit vit carrément entre deux mondes ! L’hospitalité, la culture et les traditions sont très ancrés dans les esprits et, personnellement, j’aime beaucoup cette façon de voir les choses. Je serais, par contre, moins enthousiaste à entrer chez l’un d’entre eux pour partager un ragoût de phoque bien graisseux relevé d’une sauce boostée au sang frais ! Chacun ses goûts !

    Ce qui va modifier la dynamique de cette intrigue, ce sont les projecteurs qui vont tous se tourner simultanément vers Qaanaaq Adriensen. Notre capitaine de police va prendre une place non négligeable dans cette histoire. Son histoire ... ?

    C’est à travers une vitre trouble et opaque - comme de la glace ! - que notre inspecteur va voir se dessiner petit à petit les traits qui constituent une partie de sa vie.

    « Briser la glace ». Une expression à prendre au sens propre comme au sens figuré !

    Bonne lecture.

  • LeCarnetdeJessica 28 juillet 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Mo Malo écrit dans ses remerciements : « Un roman c’est toujours une alchimie subtile entre un univers, l’envie d’en rendre compte, et une ou plusieurs rencontres ». Et il a tout à fait raison.
    « Un univers, l’envie d’en rendre compte »
    Sur ce point, Qaanaaq est parfaitement réussi. Mo Malo vous envoie pour un aller simple dans l’atmosphère glacée groenlandaise. Les descriptions sont sublimes et s’imposent dans cette lecture d’ambiance.

    Le dépaysement est absolu et l’immersion dans les croyances inuites captivante. D’ailleurs, je crois que c’est ma première lecture qui s’articule autour de ce thème. C’est donc une très agréable surprise de sortir un peu des sentiers battus.

    « Une ou plusieurs rencontres »
    Et là, c’est le grand écart entre les deux rencontres majeures de ce polar. Avec d’un côté, notre personnage central Qaanaaq qui est d’une froideur inhumaine et de l’autre, son « adjoint » Apputiku qui est la chaleur incarnée.

    S’il y a une chose d’indispensable pour moi, c’est de ressentir quelque chose pour les personnages de mes lectures. Dégout, horreur, empathie, tendresse, n’importe quoi. Mais avec Qaanaaq, c’est impossible. Il ne laisse absolument rien filtrer.

    Franchement, entre le mur de Game Of Thrones ou la personnalité de Qaanaaq, je ne sais pas lequel des deux est le plus infranchissable. On apprend des points essentiels de sa vie personnelle, mais lui, il est juste hermétique.

    Alors qu’en face, nous avons Apputiku, un gentil flic inuit. La bonhomie et le dévouement total : lui a su gagner toute ma tendresse.

    « Une alchimie subtile »
    Entre moi et Qaanaaq, cette alchimie est plutôt fragile, voire instable.

    Mon ressenti sur cette lecture est comme un mélange en éprouvette d’une solution potentiellement explosive. Peut-être que ça prend, imaqa (que) non.

    À dire vrai, dans ce polar à deux vitesses, j’ai toujours eu l’impression d’être une simple spectatrice, coincée dans une bulle de glace. Si l’enquête sur les meutres des ouvriers de la plateforme pétrolière est très intéressante, je ne me suis pas sentie concernée par la quête personnelle de Qaanaaq.

    Mais en même temps, j’ai apprécié l’atmosphère obscure distillée par l’auteur, à la limite du roman noir par certains aspects.

    « Une ou plusieurs rencontres »
    En définitive, je ne suis pas déçue, mais plutôt indécise. Et je pense qu’il me faudra une seconde rencontre avec Mo Malo pour que je puisse réellement savoir si l’alchimie est là ou pas.

  • Lectures noires pour nuits blanches 27 août 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Une chronique en demi teinte pour ce polar qui vient du froid. Ca commençait pourtant très bien avec un premier chapitre qui donne le ton, une mise en bouche alléchante. L’intrigue semble captivante.

    L’ambiance est merveilleusement bien rendue. L’auteur parsème le récit d’expressions et de mots inuits, ça accentue l’immersion. On s’y croit.
    J’ai également beaucoup apprécié d’apprendre sur les us et coutumes des inuits que je ne connais pas du tout. L’auteur a fait un magnifique travail de recherches et s’est très bien documenté.

    Une première partie plutôt prenante, mais voilà, dès que l’on a commencé a parler d’intrigues politiques et de complots financiers, j’ai décroché. Des thèmes que je n’apprècie guère, je trouve ça barbant. J’ai eu beaucoup de ma pour venir à bout de ce livre. J’ai trouvé que l’on tournait en rond, trop de longueurs, certainement dues à la thématique à laquelle je n’accroche pas, j’en conviens. J’ai fini par mettre le livre en pause pour le reprendre quelques jours plus tard et finir les 150 pages qu’il me restait,
    Si la fin ne m’a pas surprise, la dernière révélation m’a cueillie.

    Rien à dire sur la plume de l’auteur, agréable à lire, quelques traits d’humour, ça passe bien.

    Mention spéciale pour la couverture, superbe ! Moi , vous me mettez un ours polaire et je suis conquise. ;)

    Une lecture mi-figue mi-raisin donc, j’ai aimé certaines choses, d’autres beaucoup moins. Ca ne l’a pas vraiment fait pour moi mais comme toujours je vous invite à vous faire votre propre avis.

  • La Caverne du Polar 17 septembre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Aujourd’hui je vais vous parler de Qaanaaq le premier roman de Mo Malø. Mais en premier lieu je dois dire que j’ai trouvé la couverture magnifique. J’adore les polars qui se déroulent dans les pays nordiques. Du coup lorsque je vois un ours polaire et que je lis meurtres au Groenland, je me dis que c’est pour moi. Enfilez votre parka et votre bonnet et suivez-moi en direction de Nuuk, la capitale du Groenland.

    On fait très vite la connaissance du capitaine Qaanaaq Adriensen, un policier danois très expérimenté qui doit se rendre au Groenland pour aider ses collègues sur une affaire pour le moins étrange. Plusieurs ouvriers étrangers travaillant sur des plateformes pétrolières sont retrouvés massacré par ce qui semble être un ours… Lorsque Qaanaak arrive à Nuuk la capitale, il est partagé entre deux sentiments. Celui d’avoir été mis sur la touche par son supérieur et d’être puni professionnellement, après avoir échoué lors d’une enquête à Copenhague et celui de retrouver ses origines, il n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. De plus il arrive à un moment où le climat social et politique sont très tendu, les prochaines élections locales approchent et elles vont être décisives pour l’avenir et l’indépendance du Groenland. Qaanaaq va devoir s’adapter et apprivoiser ce milieu hostile et surtout comprendre la culture inuit. Pour ce faire, il sera secondé par l’inspecteur Apputiku.

    J’ai aimé cette ambiance glaciale, les grands espaces, le manque de lumière, cette immersion sur la banquise est parfaitement réussie. Mo Malø profite également de ce roman pour nous parler de la culture et de la politique du Groenland et son rapport avec le Danemark. On en apprend beaucoup sur les conflits politiques et financiers attisés par le profit pétrolier.
    J’ai trouvé que les personnages ont tous bien été travaillé, on en apprend beaucoup sur chacun d’eux. Mention spéciale pour Apputiku, même si je ne pense pas être un grand fan du ragoût de phoque, j’ai adoré cet inspecteur inuit avec qui l’on partage le quotidien, les coutumes et les croyances ancestrales du peuple inuit.

    Qaanaaq est un roman au rythme nordique, ça veut dire qu’il faut prendre son temps. Ce roman est un dépaysement total qui nous fait traverser la banquise. J’ai beaucoup aimé ce premier tome et j’ai hâte de retourner au Groenland pour retrouver Qaanaaq et Apputiku dans Diskø.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Ni Paris, Ni New-York, ni aucune ville ou pays connu…
    Mo Malø nous emmène au Groenland, le pays du grand blanc où la nuit et le froid prennent le pas sur tout le reste, où la population vit au rythme de la nature, où la simplicité est un art de vivre : c’est le Nanook (en langue inuit), symbiose de l’unité des hommes et de la nature.
    Un monde nouveau s’ouvre à chaque page, un monde méconnu, pétri de traditions ancestrales où un homme, Qaanaak adopté à l’âge de 3 ans revient à ses origines, sur les terres qui l’ont vu naitre, près d’un peuple dont le sang coule dans ses veines.

    Qaanaak est flic. Il exerce à Copenhague.
    Il est appelé en renfort à Nuuk, Groenland pour aider la police locale à résoudre une série de crimes étranges : des corps déchiquetés sont retrouvés dans un village ouvrier près d’une plateforme pétrolière et tout laisse à croire qu’un ours blanc est le responsable de ces massacres. Sauf que, jusqu’à preuve du contraire, un ours reste incapable de crocheter une serrure.
    Sous le prétexte de cette enquête, et à chaque pas de Qaanaaq sur la terre blanche, c’est un peu de lui-même qu’il retrouve.

    Il faut que je vous dise que je suis pas une grande fan du polar nordique en général et que la difficulté à suivre l’histoire à cause de la mémorisation difficile des noms et des lieux, me décourage très souvent et a souvent raison de ma motivation.
    Pas là…

    Associé à une enquête policière (mais pas que), c’est cet aspect du livre qui m’a le plus touchée je crois : l’appartenance à une terre. Quoi qu’on est fait pour s’en éloigner, quoi qu’on est cherché à fuir, délibérément ou non, l’essence de ce que nous sommes y reste profondément ancrée.
    C’est ce que va découvrir Qaanaak tout au long de son parcours initiatique : il va trouver qui il est.
    Parallèlement, j’ai adoré le dépaysement total lors de ma lecture : lieu différent, croyances nouvelles, style de vie insoupçonné, apprentissage d’une nouvelle langue, retour aux racines de ce qui est essentiel, les besoins primaires, la pyramide de Maslow.
    L’ambiance de ce livre est une très grande réussite : le lecteur est littéralement emporté dans cet univers glacé, blanc, presque figé et navigue entre les mots de l’auteur comme le bateau au milieu du brash (inuit pour dire « soupe de blocs de glace »)

    Et ça fait du bien !!!

    Vous ne le savez peut-être pas mais Mo Malø est le pseudo pris par un écrivain français, connu qui a décidé d’écrire son premier thriller. J’ai essayé de décortiquer son style pour le reconnaître, sans succès. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas 😉

    Je salue également la communication de l’auteur qui publie régulièrement des photos prises par Elise Fournier du Groenland : pour donner envie, j’ai pas trouvé mieux !

    Si vous avez l’occasion de partir avec lui quelques heures, 2-3 jours, et la volonté de vous laisser happer, sans à priori, vous aurez vraiment l’occasion d’entrer dans un monde différent et de suivre une histoire très riche par les nombreux thèmes abordés que je vous laisse découvrir.

    J’AI vraiment ADORÉ ce livre !!!

  • Gaëlle Spaeth 9 octobre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Les corps déchiquetés de quatre ouvriers sont retrouvés au camp de base de la compagnie pétrolière Green Oil à Nuuk au Groenland. Il pourrait s’agir de l’oeuvre d’un ours, si toutefois certains indices contradictoires ne venaient contrecarrer cette hypothèse.
    Pour aider la police locale, Qaanaaq Adriensen, un flic de Copenhague, est affecté, bien malgré lui, à l’enquête...
    Mais au delà de sa mission, il y trouve aussi une occasion unique d’enfin percer le secret de ses origines inuites.

    Mo Malø, c’est Frédéric Mars, un français pur jus, qui, pour donner corps et crédibilité à son enquête, a choisi un pseudonyme à consonnance nordique.
    Malgré quelques longueurs, l’écriture est fluide et claire, l’enquête est soignée, le récit justement documenté, Qaanaaq est attachant et son coéquipier Inuit, Appu, sympathique et souvent drôle.
    Un polar nordique de plus, certes, mais un polar qui fonctionne plutôt bien !

  • Amandine Bouquine 22 octobre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Je suis une grande fan de thrillers je le suis beaucoup moins de polars, deux styles littéraires complètement différent. Ici, nous avons affaire à un polar. J’ai donc pris le risque d’être déçue en ouvrant ce livre.

    J’ai ressentie ce risque toute la première partie du roman. Tout ce met en place, doucement : l’ambiance, les personnages, l’enquête policière, les éléments qui la font avancer ect…Bien trop lentement à mon goût, ce qui fait que je suis passé à côté de cette première partie.
    J’ai préférée la seconde partie de ce roman ! Je pense d’ailleurs le re-lire un jour, afin de peut-être plus l’apprécier dans son ensemble.
    .

    Concernant les personnages : Bien évidemment Qaanaaq sort du lot. J’ai apprécié son caractère, sarcastique par moment, direct et pleins d’humanité.
    Petit bémol de ce côté là aussi : il y a beaucoup de personnages, tous avec des nom imprononçable, et qui se ressemblent beaucoup , ce qui fait que plusieurs fois il m’est arrivé de les confondre !. C’est vraiment dommage car j’ai du lire certains passages plusieurs fois avant de bien re-situer les personnages.
    A lire tout de même pour son ambiance polaire plutôt réussie.

  • cyrilbzin 1er novembre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Est-ce vraiment un ours polaire qui est responsable de ces attaques ? J’ai lu ce livre d’une traite, et le côté groenlandais m’a vraiment plu. Pas courant.

  • cyrilbzin 1er novembre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Est-ce vraiment un ours polaire qui est responsable de ces attaques .J’ai lu ce livre d’une traite, et le côté groenlandais m’a vraiment plu. Pas courant.

  • Mes petits plaisirs à moi 3 novembre 2019
    Qaanaaq - Mo Malo

    Un excellent polar nordique à la française

    Pourquoi à la française ? Tout simplement parce que, pour ma part, j’ai souvent du mal avec les polars nordiques. Je commence un peu à m’y faire et à y trouver parfois du plaisir (comme avec des auteurs comme Camilla Grebe ou Viveca Sten) mais, à titre d’exemples, je n’ai jamais encore réussi à dépasser les 100 premières pages de Millénium  et mon premier Indridason, même si ce ne fut pas un déception, ne m’a pas plus enthousiasmé que cela. Par contre, étrangement, les romans français (ou francophones comme l’excellentissime  Horrora Borealis  de Nicolas Feuz) se déroulant dans des univers polaires, en général, ça passe ! Va savoir, Edouard, c’est comme cela la vie d’un lecteur, ça ne s’explique pas ! Mo Malø n’a donc pas fait exception. Il a réussi à m’emporter dans cet univers enneigé où, parfois, règne le néant absolu et où la seule chose que l’on pourrait encore ressentir, c’est l’approche de la mort. En cela, ce fut une réussite. Le contexte groenlandais est parfaitement reconstitué tant du point de vue géographique qu’ethnologique ou historique. Mo Malø alias F. M. (à vous de trouver les lettres manquantes), même s’il se révèle être français, maîtrise parfaitement la question, c’est absolument indéniable. A travers le regard de son héros, Qaanaaq, on découvre toute la complexité d’un pays divisé entre sa dépendance économique vis-à-vis du Danemark et ses aspirations à une indépendance qui divise au sein même de la communauté inuit. C’est ici toute la problématique d’une colonisation qui s’éternise sans réussir à équilibrer les forces entre colons et colonisés. Une cohabitation qui en devient par moments étouffante et injustifiée sans jamais parvenir à l’étape d’une collaboration harmonieuse entre deux peuples. Tout cela, l’auteur le rend à la perfection dans son histoire et en fait même le cœur de son intrigue.

    Parce que Qaanaaq , c’est avant tout un polar tournant autour des guerres de pouvoir entre les manigances du ministre de l’Energie, Enoksen, les aspirations de la redoutable cheffe de la police, Rikke Engell, les revendications du mouvement indépendantiste NNK, les intérêts économiques d’Harry Pedersen... Tous désireux d’obtenir l’ascendant à un moment ou un autre sur leurs adversaires. Et ce, au détriment encore une fois soit des locaux soit des travailleurs étrangers qui finissent par devenir les principales cibles de ces rancœurs intestines. Pour preuve, les quatre premiers meurtres concernent tous des travailleurs venus pour quelques mois œuvrer sur une plateforme pétrolière. Là où l’intrigue se complique, c’est lorsque l’on découvre, bien plus au Nord, les cadavres de deux locaux, tués exactement de la même manière. On dépasse ainsi la notion de conflit entre colons/colonisés pour s’interroger sur un aspect finalement encore plus profond de l’humanité : lorsque l’ennemi n’est plus l’autre mais bel et bien celui qui nous est proche. En cela, le roman est une véritable réussite.

    Mais c’est bien entendu le personnage de Qaanaaq qui séduit avant tout ici. Cet homme qui, à un moment, va se retrouver écartelé, sans l’avoir vraiment voulu, entre sa famille d’adoption et ses origines. On sent chez lui une fragilité touchante, une incomplétude qui fait qu’il ne sait plus vraiment où il en est, en tant que père, en tant qu’amant mais aussi en tant que fils. La fin du roman notamment est bouleversante sur cette problématique personnelle quand la main du héros n’ose soulever, littéralement parlant, le voile sur son passé. J’ai adoré ce passage particulièrement symbolique. Et puis bien entendu, ce qui est magnifique dans cette quête d’identité imprévue, c’est cette amitié qui naît et s’installe entre Qaanaaq et l’inspecteur Apputiku, amitié qui va les faire avancer et grandir l’un l’autre. Appu, notamment, réussira à s’affranchir de cette soumission imposée par leur cheffe pour se révéler être l’excellent flic qu’il avait toujours été au fond de lui-même. On voit ainsi naître un duo, un binôme de frères d’armes qui se voient marqués à jamais par ce qu’ils vont finir par découvrir l’un sur l’autre au fil de cette enquête passionnante.

    Mais voilà... parce qu’il y a eu un "mais"

    Le problème quand on prend l’habitude de lire, c’est qu’on devient souvent un peu esclave de ses précédentes lectures et ce fut mon cas pour ce roman. Je réitère ce que j’ai dit : Qaanaaq reste, à mes yeux, un excellent polar avec une intrigue parfaitement maîtrisée, une ambiance magnifiquement reconstituée et des héros attachants. Mais mon problème, c’est que j’avais déjà un peu lu cela dans la trilogie de Ian Manook, Yeruldelgger et plus particulièrement dans le second tome de la série,  Les Temps sauvages . Certes, on n’est pas au Groenland mais en Mongolie mais tout de même, dans ces milieux comparables, certaines caractéristiques du personnage central et certains aspects du dénouement m’ont semblé vraiment très proches au point de faire perdre à l’histoire une partie de son charme. Aussi voilà la raison pour laquelle Qaanaaq ne sera pas pour moi un coup de cœur.

    Il n’en reste pas moins que je recommande chaudement la lecture de ce polar qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page et surtout, pour le personnage de Qaanaaq en proie avec ses démons du passé et une révélation finale absolument bouleversante.

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