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Retour de service - John le Carré

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Résumé :

À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d’espions décatis. À l’exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d’un oligarque ukrainien.

Nat n’est pas seulement un agent secret. C’est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c’est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l’urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.


Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté de bout en bout par une tension constante.

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Vos #AvisPolar

  • l’oeil de sauron 1er juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Le seul mot qui me vient à l’esprit, c’est …bof. Je sais, c’est pas top mais je vous explique, pas de panique, je vais développer mais sachez que ça résumé bien.

    Je ne dis pas qu’il n’y a rien de bien, au contraire, certains aspects m’ont plu mais malgré tout, je ne pense pas être le public adapté pour apprécier ce genre d’ouvrage. En fait, j’attendais James Bond (c’est ce que laisse penser le résumé) et finalement j’ai eu Nat sans rebond.

    Déjà, il faut savoir que nous ne sommes pas dans l’action mais dans la narration. Nat nous raconte ce qui s’est passé et comment on en arrive à la fin du livre et à l’évènement final. En soi, ça ne me dérange pas et pour cause, l’écriture de John le Carré est très agréable, pleine de vérité, de critique et il ne mâche pas ses mots mais à la façon grand homme, j’aime beaucoup, vraiment. En fait, ce qui m’a le plus gênée, c’est l’absence d’émotions. C’est So British, même la colère semble diminuée, diluée dans une cup of tea. La colère, l’amour, le chagrin, la déception, tout est raconté de la même façon. Sans les précisions, « Nat commençait à bouillir de rage », je n’aurais jamais pu le deviner..Ajouter à ça une mumtitude de personnages secondaires, avec des noms différents, des noms de code… j’ai parfois subi sans tout saisir ou juste l’essentiel, ce qui fait de moi, une espionne complètement nulle. Je n’ai pas compris toutes les subtilités de l’espionnage, cet art ni ses rouages administratifs complexes. Par contre, on sent bien que l’auteur maitrise, pas de souci et pour les fans de roman d’espionnage ça doit être un pur régal.

    Finalement, que me reste-t’il ? Une version très imagée du Brexit, de Trump et de Poutine (alors là, je valide à 200% c’est extra, l’auteur s’anime et ne mâche pas ses mots) et une histoire d’espionnage qui ne m’a fait ni chaud ni froid. Bof quoi !

    https://loeildesauron190081932.wordpress.com/2020/06/01/retour-de-service-de-john-le-carre/

  • Kirzy 2 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    John Le Carré, 88 ans, fait preuve d’une endurance imaginative absolument remarquable avec ce roman dopé à l’esprit du temps, pimenté de références ultra-contemporaines de l’ère post-Brexit.

    Nat, quinqua vétéran des services secrets britanniques, se voit proposer une alternative à sa possible fin de carrière : prendre la direction du Refuge, une sous-station du département Russie, à la fois moribonde et bizarre avec ses espions rebuts qui semblent inutiles. Peut-être une dernière chance pour Nat de laisser sa marque sur le MI6 auquel il a consacré une grande partie de sa vie. Sauf que sa rencontre avec Ed, un grand gus dégingandé et déstabilisant avec lequel il joue au badminton tous les lundis, va l’entraîner dans un enchaînement de péripéties surprenantes jusqu’à un complot géopolitique d’ampleur.

    Le scénario est excellent, construit en poupées russes qui recèlent toutes des surprises, avec un virage dans le dernier tiers vraiment ingénieux et très inattendu. C’est d’une fluidité parfaite, sur les pas de Nat, sa narration à la première personne créant une proximité et un attachement immédiats avec le lecteur. Tous les personnages sont formidablement campés et leurs interactions, heureuses ou pas, priment presque sur l’action à proprement parler.

    Bien sûr, les services secrets britanniques sont toujours chez John Le Carré en pleine déchéance, rongé par de petites rivalités entre collègues et services, sur-promouvant les médiocres ou les corruptibles, gaspillants les talents. Bien sûr, les thématiques obsessionnelles de l’auteur sont bien présentes : manigances et secrets d’Etat, trahison et loyauté, idéaux politiques soumis à rudes épreuves face aux fragilités humaines.

    Mais ce qui ressort de ce roman, c’est sa truculence et sa mélancolie.
    Sa truculence, car John Le Carré régale le lecteur d’une plume pleine de verve, très ironique pour dire la crise de foi politique de notre époque, entre désespoir et incrédulité face au Brexit. Cette verve explose dans les dialogues, tous formidables, crépitants d’énergie et de drôlerie. Par exemple cette diatribe sur Trump qui sort de la bouche d’Ed, le personnage exutoire :

    « Trump, c’est le balayeur de chiottes de Poutine. Il fait tout ce que le petit Vlad ne peut pas faire lui-même : il pisse sur l’unité européenne, il pisse sur les droits de l’homme, il pisse sur l’OTAN. Il nous assure que la Crimée et l’Ukraine appartiennent au Saint-Empire russe, que le Moyen-Orient appartient aux Juifs et aux Saoudiens, et merde à l’ordre mondial ! Et vous, les Britiches, vous faites quoi ? Vous lui taillez une pipe et vous l’invitez à boire le thé avec votre reine. Vous prenez notre argent et vous le lavez pour nous. Vous nous accueillez uniquement si on a assez d’envergure en tant qu’escrocs. Vous nous vendez la moitié de Londres. Vous vous lamentez quand on empoisonne nos traîtres et vous dites s’il vous plaît, s’il vous plaît, chers amis russes, faites du commerce avec nous. »

    Sa mélancolie aussi. Il n’est pas beau, donc le nouveau Monde post-Brexit avec les agissement glaçants du trio Johnson-Trump-Poutine. Tout l’enjeu pour Nat, dans ce monde-là, est de trouver un moyen pour conserver son intégrité morale alors qu’il a perdu toute illusion sur le MI6 qu’il sert. En fait ce roman est profondément désenchanté au-delà de ses saillies satiriques drolatiques. Désenchanté mais il trace une ligne morale, celle de la force du choix individuel, de la liberté dont chacun soit s’emparer pour ne pas laisser le pessimisme le plus sombre gangréner ce monde. Les derniers chapitres sont très intéressants, mettant en scène la force de cette liberté individuelle lorsqu’elle s’allie à une autre ou plusieurs.

  • Missbook Missbook 2 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Je tiens à remercier BePolar et les éditions du Seuil pour l’envoi de ce roman.

    Talentueux auteur de romans d’espionnage, John le Carré revient à l’âge de 88 ans avec " Retour de service " publié en ce mois de mai 2020 aux éditions du Seuil. Né en 1931, David John Moore Cornwell, dit John le Carré, est un romancier britannique. Durant les années 1950 et 1960, Cornwell a travaillé pour le MI5 et le MI6 pendant la guerre froide et a commencé à écrire des romans sous le pseudonyme de « John le Carré ». Dans son nouveau roman, l’auteur nous plonge au cœur des services du renseignement de Sa Majesté, à l’heure du Brexit, au moment où la Grande-Bretagne cherche de nouveaux alliés entre les manipulations de Trump d’un côté et les agissements souterrains de Poutine de l’autre.

    p. 67 : " - [...] pour la Grande-Bretagne comme pour l’Europe et la démocratie libérale dans le monde entier, le Brexit pendant l’ère Trump et la dépendance totale que la Grande-Bretagne va avoir envers les Etats-Unis , qui sont entrain de plonger dans le racisme institutionnel et le néofascisme, c’est un méga boxon à tous points de vue. "

    À 47 ans, Nat est un ancien membre des services de renseignement britanniques et champion de badminton à l’Athletic Club de Battersea. Marié à Prudence, une ancienne spécialiste de la contre-surveillance, elle s’est reconvertie et traque désormais les agissements des grandes multinationales pharmaceutiques dans un cabinet d’avocats à Londres. 

    p. 23 : " Pendant plus de deux décennies, d’abord avec Prue puis sans elle, j’ai servi ma souveraine sans couverture diplomatique ou consulaire à Moscou, Prague, Bucarest, Budapest, Tbilissi, Trieste, Helsinki et dernièrement Tallinn, pour recruter et gérer toutes sortes d’agents secrets. "

    Comme tous les lundis soir depuis son retour à Londres, Nat se bat pour conserver son titre de champion de badminton, pendant que Prue consacre cette soirée au bénévolat. Mais lorsqu’un certain Ed lui propose de se confronter à lui, Nat pourtant formé à l’analyse et la détection de comportements suspects, ne sait quoi penser de lui. 

    p. 12 : " Je vous ai regardé jouer, ok ? Et j’ai battu un ou deux types que vous avez battus et aussi un ou deux qui vous ont battu. Je crois bien que je pourrais vous donner du fil à retordre. Sérieusement. Très sérieusement, voilà. "

    Dans le même temps, Dom - son ancien chef de station à Budapest et nouveau directeur du Central de Londres lui propose une nouvelle mission. 

    p. 32 : " - Tu as bien dit " station externe russe basée sur notre sol et restée trop longtemps dans l’ombre " ? La seule que je connaisse, c’est le Refuge, et ce n’est pas une station externe, c’est une station annexe moribonde sous l’égide du Central Londres qui sert de dépotoir pour les transfuges sans valeur qu’on a réinsérés et les informateurs de cinquième zone qui partent en vrille. Aux dernières nouvelles, le Trésor était sur le point de le fermer, mais ils ont dû oublier. C’est vraiment ça que tu es en train de me proposer ? "

    Mais aucune rencontre n’est hasardeuse ni les faits un simple concours de circonstance. Tous ont une couverture qu’ils prennent tant à cœur qu’elle se confond avec leur réelle identité ; le mensonge est omniprésent. Les espions sont à la merci des services de surveillance du contre-espionnage. Tout est lié. Personne n’est à l’abri. Personne n’est innocent. C’est une bataille intérieure incessante entre la conscience et le devoir.

    John le Carré exploite les failles d’un Brexit à venir, profitant de cette instabilité politique et économique pour y construire son intrigue. L’auteur s’amuse avec son lecteur en usant de nombreux indices trompeurs, de personnages obscurs et tout cela sur fond d’espionnage. Sans contexte, la mayonnaise prend, ses astuces narratives sont efficaces et l’intrigue soignée. L’utilisation du badminton comme métaphore est très astucieuse ! Tout au long du roman, John le Carré s’en sert pour comparer les qualités nécessaires à la pratique de ce sport tout comme elles sont nécessaires à un bon espion : réflexe, patience, stratégie, feinte et réactivité. " Retour de service " s’est révélée une lecture passionnante ! 

  • Polars urbains 3 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Si l’on garde en tête la différence entre les romans d’espionnage « sérieux (Graham Greene, John Le Carré, Pierre Nord…) et les romans d’espionnages « fantaisistes » (Jean Bruce, Paul Kenny, Claude Rank…) Retour de service figure bien évidemment dans la première catégorie. Dans le roman « fantaisiste », qui connut son apogée pendant la guerre froide, tout semble facile, les bons luttent contre les méchants, subissent quelques déconvenues mais trouvent aussi des compensations, prennent des coups mais gagnent à la fin. Chez John Le Carré, auteur de vingt-cinq romans, c’est plus compliqué. Difficile de savoir qui ment et qui dit la vérité, et de faire le tri entre agents, agents doubles, voir triples, en fait tous agents « troubles ». Pas facile non plus de savoir qui gagne à la fin. Personne peut-être.
    Nat est un quinquagénaire au service de la Couronne qui a pas mal donné comme agent à Moscou et dans quelques pays de l’ex-bloc soviétique. De retour à Londres, il aspire à vivre plus pleinement avec Prue, son épouse, avocate qui combat le pouvoir sans limites des multinationales, et à gérer une fille fantasque. Ce que devrait faciliter un nouveau poste tranquille qui ressemble fort à une mise au placard. Heureusement, il y a le badminton, sport dans lequel Nat excelle et qui va être à l’origine d’une rencontre qui va bouleverser sa vie.
    Ce qui s’ensuit est du vrai John Le Carré, c’est-à-dire la description précise du travail de très bons professionnels « à l’ancienne ». Pas de gadgets, si l’on excepte un ou deux portables cryptés, mais des planques, des filatures, des codes manuels, des boites aux lettre mortes et même un tube de rouge à lèvres évidé pour contenir une bandelette de papier … Ce modus operandi peut sembler dépassé mais il fonctionne et reste crédible : rien de plus hasardeux que de confier des formations ultraconfidentielles à un ordinateur, aussi sécurisé soit-il.
    Tout un petit monde s’agite et s’observe dans Retour de service (le titre, loin de l’original Agent Running in the Field, résume bien les intérêts professionnels et sportifs de Nat, bravo encore une fois à la traductrice Isabelle Perrin), que ce soit les responsables de secteurs, les agents sous couverture diplomatique – étonnant le nombre d’attachés commerciaux et culturels qui font tout autre chose – et autres agents traitants. Entre enfumage, désinformation et coups fourrés, John Le Carré faut évoluer ses personnages vers un final surprenant et, genre oblige, inattendu.
    Retour de service est un roman d’espionnage à visage humain, si l’on peut dire. Tous ces fonctionnaires des « services » ont une vie, des joies et des souffrances, des attentes et des déceptions et même des opinions politiques. Celles-ci sont très présentes, le roman, situé en 2018, n’éludant pas la question du Brexit et des menées anti-européennes des leaders américain et russe. On trouve ainsi beaucoup d’amertume et de désir d’en découdre chez Nat et son épouse bobo (« bourgeoise-bolchévique ») et surtout chez Ed, l’ambigu partenaire de badminton. Cela peut-il mener à la trahison ? On sait que certains sont passés un jour à l’ennemi par idéalisme, par intérêt, par ennui ou poussés par le chantage. Mais peut-on trahir par honte ?
    « C’est peut-être ça, sa motivation : la honte. Tu y as pensé à ça ? L’humiliation nationale qui ruisselle et qu’on prend pour soi. Moi, j’y crois. »
    C’est une des questions que pose cet excellent roman dans lequel John Le Carré, une fois de plus, apporte la preuve que, dans un monde où le cynisme domine, la morale et la loyauté peuvent avoir le dernier mot.

  • Polars urbains 5 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Merci à BePolar et aux éditions du Seuil pour leur confiance !

  • Des plumes et des livres 6 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Un grand merci à BePolar et aux Editions du Seuil pour l’envoi du dernier roman de John le Carré, Retour de service.

    Dans son nouveau roman, John le Carré nous plonge au cœur des services du renseignement de Sa Majesté la Reine, en plein Brexit, au moment où la Grande-Bretagne cherche de nouveaux alliés entre les manipulations de Trump d’un côté et les agissements souterrains de Poutine de l’autre.

    Je ne connaissais pas la plume de John le Carré, cet ancien espion du MI5 et MI6 de la Guerre Froide. John le Carré n’écrit pas des romans à la James Bond ou Mission Impossible. Point d’action explosive, mais de la narration. On reconnaît le flegme britannique dans la narration de Retour de service.

    Dans Retour de service, John le Carré exploite les failles du Brexit à venir. Cette période instable politiquement et économiquement est la base de son intrigue. L’auteur embrouille son lecteur, le mène sur des fausses pistes à travers des indices trompeurs, des personnages obscurs, le tout sur fond d’espionnage.

    Tout au long du roman, l’auteur prend pour métaphore le sport préféré de son protagoniste, Nat, qui est le badminton. Les qualités pour être un bon badiste sont les mêmes pour être un bon espoir : réflexe, patience, stratégie, feinte et réactivité.

    Retour de service est un roman passionnante, mélancolique, qui pose un regard intéressant et critique sur la société britannique actuelle.

    https://desplumesetdeslivres.wordpress.com/2020/06/06/retour-de-service-john-le-carre/

  • Djustinee 6 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Ça n’arrive pas souvent... Je n’ai pas grand-chose à vous dire... Je suis passée à côté de ce livre. L’histoire ne me passionne pas du tout. Trump, Poutine, le Brexit, tout ça, tout ça sont en fait des sujets qui ne m’intéressent pas beaucoup. Je ne suis pas une férue de politique.

    Au feeling, ce livre me tentait bien. Je n’ai, comme d’habitude, pas lu le quatrième de couverture. Peut-être aurais-je dû ? Cela m’aurait peut-être mis sur la piste. Quoique... Le quatrième de couverture me semble pas mal. Pour être tout à fait honnête, j’ai eu du mal à avancer dans les 200 premières pages et les 100 dernières sont passées plus facilement.

    Je pense ne pas être la personne la plus apte à vous parler de ce livre. Certains le feront sûrement mieux que moi.

  • L’atelier de Litote 7 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Je remercie les éditions Seuil ainsi que le site Bepolar pour ce nouveau partenariat. Après avoir passé la majorité de sa carrière d’agent secret à l’étranger, Nat rentre à Londres à la plus grande joie de Prue sa femme. Pourtant les perspectives d’avenir sont réduites au sein du Service pour les anciens comme lui. On lui offre la direction du Refuge, une extension du département Russie où sont remisés d’anciens agents, seule la jeune Florence apporte la fougue dans sa surveillance d’un oligarque ukrainien. Nat pratique le badminton dans un club et c’est là qu’un jeune homme va croiser son chemin, ils vont jouer ensemble et bientôt c’est le début d’une amitié avec Ed. Les romans d’espionnage, ce n’est généralement pas ma tasse de thé et pourtant j’ai dévoré celui-ci avec avidité, je vous explique pourquoi. Tout d’abord le sujet abordé est brûlant d’actualité avec les ravages de la politique Trump, les manipulations de Poutine et le Brexit comme toile de fond. Mais surtout l’auteur possède l’art et la manière de nous parler d’espionnage, dont il maîtrise tous les codes. Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est sa façon de nous rendre les personnages accessibles, il ne s’agit pas ici de James Bond mais plutôt d’un homme un peu blasé qui redécouvre au travers du regard d’Ed sur la société et la politique, la flamboyance de la jeunesse. Un roman qui nous donne un aperçut de la nature humaine tout en nuances et en subtilités. A 88 ans l’auteur nous livre un roman où transparaissent ses opinions politiques mais peu importe notre clivage, je pense que tout le monde peut se passionner pour ce roman d’espionnage. La politique contemporaine vue par la lorgnette Le carré, d’une étonnante simplicité et d’une redoutable efficacité. Même si la fin peut sembler trop belle pour être vraie, cela fait du bien de temps à autre d’avoir ce type de final dans un livre plutôt sombre. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/06/07/38333312.html

  • clothildePL 9 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    C’est un tout autre genre de roman que je lis d’habitude. Ici, loin d’être un thriller sombre et à suspense comme j’aime à lire, j’étais curieuse d’ouvrir un peu mon esprit en appréhendant cette nouvelle lecture.

    Ici nous suivons Nat, notre héros du livre, que nous raconte son histoire. Nat est un agent secret qui a passé la plus grande partie de sa carrière à l’étranger. Se faisant vieux, il est renvoyé dans son pays, à Londres avec sa femme. Un poste lui est proposé : le refuge, une sorte de sous station du département Russie, "c’est une station annexe moribonde sous l’égide du Central Londres qui sert de dépotoir pour les transfuges sans valeur qu’on a réinsérés et les informateurs de cinquième zone qui partent en vrille".
    Nat pratique également le badminton, il va faire la rencontre de Ed sur un court qui souhaite le défier. Débute alors une amitié avec ce jeune personnage aux idées politiques très prononcées.
    Voici donc un roman d’espionnage ou John le Carré nous parle de Brexit, Trump et Poutine. Un livre qui montre les failles de ce système, l’auteur nous plonge au cœur des services du renseignement britannique durant le Brexit. Un sujet très actuel, où la Grande Bretagne semble tirailler entre Trump et Poutine. L’auteur ne mâche d’ailleurs pas ces mots par l’intermédiaire de ses personnages. "Trump, c’est le balayeur de chiottes de Poutine. Il fait tout ce que le petit Vlad ne peut pas faire lui-même : il pisse sur l’unité européenne, il pisse sur les droits de l’homme, il pisse sur l’OTAN."
    Je suis passée à côté des 3/4 du livre, peut être par manque de connaissance sur ce sujet. Toutefois, vers la fin du livre, j’ai été happée par la nouvelle intrigue qui se présentait à moi. Cette ouverture laisse à présager une fin pas si malheureuse grâce au choix fait par certains personnages, un choix individuel et risqué mais qui me semble toutefois idyllique.

  • caro.l.i.t.ne 12 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Un retour de service.
    Un volant renvoyé à pleine vitesse sur son adversaire.
    Un adversaire motivé, acharné, inspiré.
    Un adversaire impressionnant, auréolé d’un halo céleste. Pour une rencontre qui semble sous le signe du destin.
    Comme point de départ d’un récit écrit d’avance conté au passé.
    Un adversaire dont la rencontre pourtant inopinée aura des répercussions inattendues . Incontrôlées. Incontrôlables.
    Des opinions politiques bien tranchées , une colère peu maîtrisée et c’est tout le service de renseignements britanniques qui vacille.
    Comme heurté de plein fouet par un volant de badminton.

    Un retour de service.
    Vif et rapide.
    Une langue percutante et dynamique portée par la voix du narrateur.
    Comme une salve de volants.
    Un récit à focalisation interne, sarcastique et ironique, au parti pris résolument subjectif , qui accentue le décalage entre les mots du souvenir et les faits vécus.
    A la légèreté du ton s’oppose la gravité des faits ; qui se renvoient continuellement la balle, accentuant leur précision et leur complexité.

    Un retour de service.
    En suspension.
    Dans un roman de l’attente.
    Le narrateur attend.
    Une affectation. Des instructions. Des informations.
    Le lecteur attend.
    La suite du récit. Des précisions sur une anecdote. Un évènement annoncé en amont par le narrateur.
    Le lecteur plonge dans le temps de la narration. Les événements s’enchainent comme ils sont remémorés, dans une temporalité subjective, qui ne correspond pas totalement au temps de l’action.
    D’une distance prise avec les personnages et le sujet de créé une connivence avec le lecteur.
    Un échange s’installe entre les deux, complices.

    Comme deux partenaires de double .

  • Sylvie Belgrand 14 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Le Maître John Le Carré nous gratifie d’un nouveau et excellent thriller d’espionnage. Comme toujours, son roman est ancré en plein dans le concret, dans la réalité du monde et est donc terriblement crédible. Avec l’élégance naturelle de son style, et son humour léger et subtil, il nous fait découvrir les êtres humains qui sont pris dans la mécanique des arcanes secrètes du renseignement.
    Très agréable à lire, un retour de service gagnant.

    #RetourDeService #JohnLeCarré #Seuil #Bepolar #polar #thriller #lecture #livres #chroniques #Espionnage

    Le quatrième de couverture :

    À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d’espions décatis. À l’exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d’un oligarque ukrainien...

  • eva94 14 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Livre de John Le Carré, encore un spécial agent secret.
    Aujourd’hui il s’agit de Nat, proche de la retraite, qui se voir confié un bureau, spécialisé dans les relations russes.
    L’autre personnage important Ed, qui semble tellement naïf, avec des avis bien tranchés politique. Cette relation qui se noue sur le badminton, les réunis et les rapprochent, au moins jusqu’à la fin du livre. Cette amitié qui les lie, qui transforme un homme non pas en traitre mais en véritable ami qui fait un choix.
    Le tout sous un contexte politique assez lourd dans ce métier, que sont les services de renseignements.
    Où les intrigues sont quotidiennes et obligent à vivre sous surveillance et dans une méfiance ? sans se faire griller.
    Comment faire le bon choix ? celui du travail fait et exécuté pendant de longues années ? ou celui de la personne qui est un "ami" ?
    Nat, prend une décision qui lui est propre, soutenu par sa femme, fidèle, en toutes circonstances.
    Un livre à lire !

  • anne-lineC 15 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Amateurs de romans d’espionnage , celui-ci peut vous intéresser ...
    Renseignements, manipulation, agents doubles, agents triples...mais pas de James Bond avec courses poursuites , explosions et flingues à tout va... Le narrateur quasi à la retraite du service actif nous explique ce qu’a été sa carrière au sein du renseignement britannique et était en mission principalement en Russie, comment il a pu concilier sa vie d’espion et sa vie personnelle, comment dorénavant il doit rayer cette partie de sa vie et se réorienter sur une vie professionnelle sur le sol britannique. Mais son nouveau job ne va peut-être pas lui faire raccrocher les gants aussi aisément...
    Roman peu exaltant pour ma part , je n’ai pas su me mettre dans la peau de cet espion en "réforme "
    John Le Carré a su intégrer son histoire avec le contexte géopolitique actuel : l’Angleterre du Brexit qui doit trouver sa place entre la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump ; mais tout cela est traité trop superficiellement à mon sens...
    Il s’agit du premier roman de John Le Carré que je lis et ce sera probablement le dernier tant j’ai été peu emballé par cette lecture mais les fans seront peut-être plus comblés que moi si celui-ci est de la même veine que les précédents

  • Sharon 16 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Merci à Bepolar et aux éditions du Seuil pour ce partenariat.
    Les espions, cela n’existe plus. On n’en voit plus, on n’en parle plus, sauf James Bond, inoxydable. D’ailleurs, la période de la guerre froide est derrière nous, et des œuvres comme La maison Russie d’un certain John Le Carré ne pourrait plus être écrite de nos jours.
    Est-ce si simple ? Bien sûr que non. Prenons Nat, espion quasiment à la retraite, et qui n’a pas vraiment envie de se retrouver au placard, dans un obscure service. Il a encore moins envie de devenir formateur. Rien n’aurait dû se passer, à moins de constituer le cercle des espions disparus, tout en gardant un œil sur une source possible - enfin, ce n’est pas tant Nat qui le fait, que Florence, une stagiaire pleine de vie et de volonté, qui ne demande qu’à être utile à son service et à son pays.
    Seulement, les temps ont changé - oui, je me répète - et il n’est pas question de froisser qui que ce soit, ou de se lancer dans une opération trop onéreuse. Après tout, tout va bien, non ? Non, bien sûr : l’Angleterre est en plein Brexit, et doit trouver sa place en dehors de l’union européenne, tout en maintenant des liens avec elle. Il faut faire aussi avec Trump d’un côté, Poutine de l’autre, et les remarques sur l’un et sur l’autre sont assez caustiques, et lucides.
    Mais qui les fait ? Nat ? Non, même pour un agent en semi-retraite, ce n’est pas vraiment son rôle. Celui qui les fait, c’est Ed, son partenaire au badminton, lui qui est venu exprès pour se mesurer à lui, en un singulier combat. Les deux hommes pourraient presque nouer des liens d’amitié, n’était... la différence d’âge ? Le fait que Ed, mis à part sa germanophilie et sa haine de Trump ne se livre pas tant que cela ?
    L’écriture est rétrospective et c’est après que tout aura échoué (ou réussi, selon les points de vue) que nous découvrirons l’histoire. Glamour ? Non. Aventureuse ? Oui. L’espionnage n’est pas simple, et repose avant tout sur l’habilité à cacher ce que l’on est vraiment, et à faire croire à l’autre que l’on est.... Qui au juste ? Pas facile à déterminer. L’espionnage est un travail d’équipe, l’espionnage nécessite d’être toujours sur le qui-vive, de ne faire confiance à presque personne, d’avoir une excellente mémoire, et d’être attentif à ce que les apparences peuvent cacher. Vaste programme qui nous est ici montré. Nat a eu la chance de pouvoir toujours compter sur Prue, sa femme, avocate des causes pas gagnées d’avance, parfaite épouse d’espion dans le sens où elle s’est tenue à l’écart des jeux d’espion - tout en sachant parfaitement en quoi il consistait et en épaulant son mari.
    Un excellent livre d’espionnage so british - qui peut faire mieux que John Le Carré dans ce domaine ?

  • Ophé Lit 17 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Je n’avais jamais lu John le Carré et je dois bien avouer que ce roman ne m’a pas donné envie de le découvrir davantage. Bien que ce soit un auteur reconnu dans le domaine de l’espionnage et que l’on ne peut nier qu’il s’agisse d’un expert du genre, ma lecture fut longue, vraiment très longue.
    Dans un style très suranné et classieux, John le Carré nous présente le tiercé perdant : Brexit, Trump, Poutine, mais jamais il ne m’a accroché dans son analyse. Les phrases longues, trop longues (c’est une constante de cette chronique), riches en juxtapositions, ont considérablement cassé le peu de rythme existant. De même, les digressions, nombreuses m’ont achevées.
    Je n’ai rien ressenti à l’endroit des personnages. Poussiéreux et tristes, ils ont manqué de lumière. Si Londres est réputée pour être une ville grise, le flegme et la classe britanique l’illumine généralement, mais pas ici.
    J’ai sorti les rames et attaqué la falaise, espérant que l’intrigue me transporte, ou que l’un des personnages me fasse entrer dans cet univers. J’ai attendu, attendu et… rien n’est venu.
    Certes les romans d’espionnages ne constituent pas la majorité des livres de ma bibliothèque, pour autant j’ai été séduite par d’autres auteurs du genre. Question de génération ou simplement de goût ? Dans tous les cas, je n’ai pas aimé ce roman.
    Si John le Carré est un auteur mondialement connu dans le domaine, notre rencontre m’a fait l’effet d’un pétard mouillé.

  • Musemania 17 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Eminent spécialiste en la matière, John Le Carré a travaillé pour les services de renseignement anglais durant la Guerre Froide. Depuis plus de 50 ans, il se consacre à l’écriture. Mieux vaut tard que jamais pour que je me plonge dans l’un de ses bouquins. C’est donc chose faite et cette lecture m’a beaucoup plue.

    « Retour de service » est le parfait roman d’espionnage. Certains lecteurs n’adhèreront pas à ce domaine si particulier et à ce style d’écriture tout à fait singulier. Pour ma part, j’ai adoré. Je m’y suis retrouvée très vite en plein dans cette atmosphère secrète à peine quelques pages lues. Même si l’action se déroule à notre époque, c’est entouré d’une aura très révélatrice des films et livres d’espionnages qu’on a pu voir ou lire se déroulant du temps de la Guerre Froide.

    C’est une plongée dans les arcanes de la géopolitique mondiale. Ce sont des couloirs cachés aux communs des mortels où très peu de gens y ont accès, tant la culture du secret doit y être maintenue. Doté d’un humour très british, le héros principal Nat est un dandy sur le retour, élégant par son style mais n’ayant pas sa langue dans la poche. Chacun des personnages trouve sa place.

    Ce que j’ai trouvé très appréciable dans ce livre, ce sont les questions si actuelles que traite l’auteur puisque l’on est en plein Brexit où les deux camps (pro et anti) se font encore face. Trump et Poutine se partagent l’échiquier mondial. Autre sujet présent qui n’est pas laissé pour compte : les lanceurs d’alerte. Et tout cela est finement analysé.

    Agréable à lire par sa justesse et sa crédibilité, ce thriller d’espionnage m’a projetée au coeur de la City, en compagnie de Nat, Prue, Ed et Florence. Habilement écrit et décrit, ce milieu si particulier vous électrisera même si vous n’êtes pas un féru, voire un adepte de la politique. Le final est peut-être un peu commode à mon goût mais il n’a en rien entaché mon plaisir de lecture.

    Je remercie les éditions Seuil et BePolar.fr pour l’envoi de ce livre.

  • colorandbook 18 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Je suis vraiment passée à coté de ce livre. Je m’attendais à autre choses en fait. Je pensais que ce serait un roman avec beaucoup plus d’action et de rebondissements, vu que l’on était sur un roman avec des agents secrets. Mais au final, c’est le côté politique qui prend le dessus sur tout et cela me passionne beaucoup moins. Mais si vous aimez la politique, foncez.

    Les + :

    * Les personnages de Ed et de Nat sont super intéressants à découvrir. J’ai particulièrement apprécié voir l’évolution de leur relation, et les conséquences que cela a eu sur leur vie.

    * J’ai apprécié la plume de John le Carré. C’était agréable à lire, bien écrit et surtout bien documenté.

    Les - :

    * Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire. C’est long, lent et poussif. Je me suis beaucoup ennuyée dans ces histoires de politique et ce manque d’action.

    * Le dernier quart était passionnant, mais a manqué énormément de consistance. Une fin trop abrupte. Il me reste beaucoup de questions sans réponses.

    * Beaucoup trop de personnages secondaires avec plusieurs identités, qui n’ont aucune consistance. Je me suis totalement perdue, pour me rappeller qui est qui et leurs rôles.

  • ReadLookHear 19 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    En premier lieu, je tiens à remercier les éditions du Seuil et BePolar pour l’envoi de ce roman. Pour moi, il s’agit d’une découverte de John le Carré pourtant auteur prolifique.

    Avec Retour de service, John le Carré, nous propose un vrai roman d’espionnage, mais attention, ici, ne vous attendez pas à avoir des espions à la Mission Impossible ou à la James Bond, vous serez déçus. Dans ce roman, il s’agit d’hommes et de femmes que vous croiseriez dans la rue sans que vous y prêtiez attention. Pas d’action, de voitures sportives, de belles femmes à moitié nues, mais des intrigues politiques, de la surveillance et des secrets gouvernementaux. Alors oui, dit comme ça, cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais ne vous y trompez pas cela reste très intéressant.

    Donc, oui, j’ai aimé ce côté espionnage, ce côté qui rend réel ce milieu méconnu mais voilà, dans ce roman, cela manque de rythme. Je suis resté tout du long de ma lecture à attendre qu’il se passe quelque chose mais en fin de compte pas grand chose. J’ai aimé le côté politique bien présent dans Retour de service, John le Carré dévoile une critique acerbe de la société d’aujourd’hui et c’est vraiment un gros point fort de ce roman.

    Les personnages sont plutôt intéressants, Ed, Florence et Nat tout particulièrement. J’ai bien aimé entrer également dans le monde du badminton, je trouve qu’il est rare que ce sport soit évoqué dans des romans et c’est une très bonne idée. J’ai par contre été un peu déçu par la fin de ce roman qui pour le coup, elle, se passe à mille à l’heure mais se conclue tellement vite que l’on en profite pas. J’aurais aimé en apprendre davantage sur les conséquences.

    Voilà, en gros, un roman que j’ai apprécié même s’il manque de rythme à mon goût.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • Maks 20 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    C’est pour ma part une petite déception. Malheureusement. C’est (une grosse erreur de ne pas avoir essayé avant à ce que l’on m’a fait comprendre) ma première lecture de cet auteur dont la réputation n’est plus à faire, je me faisais donc une joie de m’y plonger, j’en attendais évidemment beaucoup au vu des dires de beaucoup de lecteurs.

    Après lecture de celui-ci et avoir été lire certains avis j’ai l’impression d’être le seul à ne pas avoir trouvé ce roman "génial".

    J’ai trouvé ça sympathique, surtout géopolitiquement, mais les personnages m’ont laissés de marbre, l’histoire en elle même m’a plu mais en dent de scie, je pense que le style "So British" n’est définitivement pas pour moi.

    https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2020/06/retour-de-service-john-le-carre.html

  • Killing79 22 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    « Retour de service » est un peu aux thrillers modernes ce que « Le bureau des légendes » est aux séries télévisées actuelles. C’est un roman qui traite de l’espionnage avec un grand classicisme. L’auteur ne cherche pas nous impressionner mais se concentre plutôt à coller au maximum à la véracité des faits. Alors bien sûr, le rythme est lent, on ne croise pas de course poursuite, d’échanges de tir, de rebondissements mais seulement la réalité d’un métier de l’ombre.

    De par son ancien métier d’espion, John Le Carré possède toutes les connaissances nécessaires pour nous plonger au cœur du quotidien du renseignement britannique. Malgré son âge avancé, l’écrivain a su gardé son humour anglais avec lequel il lance certaines attaques. Derrière cette histoire d’agents doubles, il s’en prend à la politique d’aujourd’hui et à ses représentants. Il n’a pas sa langue dans sa poche lorsqu’il faut critiquer le Brexit ou Donald Trump. A travers ses personnages, il donne sa vision de notre monde.

    Il en profite aussi pour parler du côté personnel de ces serviteurs de l’Etat. Il veut nous montrer la face cachée de ces missions souvent fantasmées par la littérature et le cinéma. On découvre alors le un agent qui doit constamment jongler entre son devoir et sa famille. Une vie de mensonges est parfois lourde à porter.

    A l’heure de la surenchère artistique, je conçois que ce roman puisse déplaire à certain.e.s lecteur.rice.s. J’ai pour ma part pris un grand plaisir avec le réalisme des situations et du scénario. L’écriture de haut niveau de John Le Carré et sa maîtrise de la narration font de ce livre une lecture exigeante et fascinante à la fois. J’ai eu l’impression de lire une histoire intelligente, vraie, en dehors des standards actuels, avec pour seul objectif : la littérature.

    http://leslivresdek79.com/2020/06/22/563-john-le-carre-retour-de-service/

  • @just_read_darling 22 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Un roman d’espionnage mais surtout un roman sur l’humain car derrière chaque métier, il y a un homme, une femme avec ses désirs, ses besoins, ses pensées et ses croyances. Je pense que c’est ce qu’a voulu décrire John le Carré dans ce roman certes avec des longueurs mais dont le côté humain est largement présent. Avec une bonne dose de renseignements et explications sur les taupes, les agents doubles, les espions et le fonctionnement d’un service à l’ancienne. Des thèmes actuels tels le Brexit, la politique de Donald Trump et les agissements de l’Union Européenne sont abordés mais de façon compréhensible (oui je ne suis pas très portée politique).

    Ce roman peut vous plaire si les thèmes évoqués dans ce post vous intéresse.

    Pour ma part, je ne regrette pas cette lecture et en ressort même avec plus de connaissances.

    Merci à Bepolar.fr et aux éditions Du Seuil

  • ninie5131 24 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Livre intéressant, il nous place dans la peau d’un espion et tout le monde qui en découle.
    Attention, pas un espion type James Bond, mais quelque chose de très encré dans le réel.
    On y découvre sa vie professionnelle, sa vie personnelle et surtout un dilemme qu’il va devoir résoudre.
    L’histoire est intéressante, bien que, de mon point de vue, un peu traînante de temps en temps.
    Au final, ce livre m’a laissé un goût d’inachevé, on traîne en longueur parfois, on se perd un peu dans des digressions, bref pas un coup de coeur.

    Merci à Bepolar.fr et aux éditions Du Seuil pour cette découverte.

  • Charthémiss 24 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Nat, bientôt quinqua, ne voit pas pointer sa "retraite" des Renseignements d’un très bon oeil.
    Il se voit confier une dernière mission qui le mène vers l’Est…

    « Retour de service » est une nouvelle plongée dans le monde des agents secrets si cher au coeur de John le Carré.
    Sur fond de dissection du contexte géopolitique actuel et de personnages dignes de poupées russes, le lecteur navigue entre Brexit, lanceurs d’alerte, jeux de pouvoir et manipulations où Trump et Poutine mènent la danse.

    Toujours aussi crédible et juste, l’auteur continue de passionner les lecteurs du genre dans une atmosphère satirique so british !

  • Ju lit les Mots 30 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    L’intrigue débute en 2018, juste avant le référendum sur le Brexit et la visite de Trump, sous un gouvernement conservateur, dont le ministre des Affaires étrangères (Boris Johnson) est, selon Nat, aussi ignorant qu’un âne. Nat et Ed, après chaque match de badminton, discutent politique, enfin, c’est surtout Ed qui parle en ardent défenseur de l’Europe. Il donne libre cours, à sa haine de Trump, de Poutine, et « des profiteurs bourrés de fric se faisant passer pour des hommes du peuple qui mènent le pays vers le précipice« . Ils, veulent saboter l’Union européenne, tandis que la Grande-Bretagne, s’est définitivement résolue à n’être plus que le « toutou » d’un président américain fasciste, lié aux fondamentalistes religieux. Voilà, on est rapidement dans le bain et dans la tonalité de cette lecture.

    Je connaissais John Le Carré de réputation, et j’étais donc très heureuse de pouvoir découvrir son 25ème livre. Il a une carrière prolifique et sa renommée n’est plus à faire dans le domaine du roman d’espionnage. À l’heure de la consommation « fast-food » et de la digestion rapide, lire un John Le Carré, conduit nécessairement à prendre son temps ! Ce n’est pas une lecture qu’on ingurgite à la va-vite. Non pas par l’intrigue, première couche qui ne dévoile pas grand-chose, mais bien par la construction et la profondeur du propos.

    John Le Carré, sait de quoi il parle, il prend le temps de poser les jalons avant de divulguer ses cartes. Comme il a certainement dû le faire du temps de la guerre froide, puisqu’il a lui-même été espion au service de sa majesté. À l’image des espions du bureau des légendes, John Le Carré, dresse un portrait, bien réel de l’espionnage, loin des scènes explosives, que l’on peut retrouver dans certaines lectures.

    Ici point de surenchère, il prend le temps de poser les bases, mais surtout de les coller à la réalité. Ce qui pourrait être un handicap pour le lecteur actuel, plus habitué à l’action, a été pour moi une plongée dans ce flegme tout britannique, qui prend le temps d’analyser les situations, d’observer avant d’agir.

    Sous couvert de roman d’espionnage, John Le Carré nous plonge en plein Brexit, avec des ramifications géopolitiques insoupçonnables, à l’actualité déroutante des relations internationales biaisées par la « folie » de Trump et la paranoïa de Poutine.

    Europhile convaincu, il ne prend pas de pincettes, à travers son personnage principal, pour dire ce qu’il pense du Brexit et de ces hommes politiques qui dirigent le monde, notamment à travers des dialogues d’une grande vivacité et à l’humour qui m’a vraiment séduite.

    John Le Carré tire habilement les ficelles pour diriger le lecteur dans un imbroglio d’intrigues, l’obligeant ainsi à ne pas baisser la garde, notamment grâce aux pistes trompeuses, et aux personnages obscurs. C’est du bon polar d’espionnage, c’est jouissif et jubilatoire.

  • Ju lit les Mots 30 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Je connaissais John Le Carré de réputation, et j’étais donc très heureuse de pouvoir découvrir son 25ème livre. Il a une carrière prolifique et sa renommée n’est plus à faire dans le domaine du roman d’espionnage. À l’heure de la consommation « fast-food » et de la digestion rapide, lire un John Le Carré, conduit nécessairement à prendre son temps ! Ce n’est pas une lecture qu’on ingurgite à la va-vite. Non pas par l’intrigue, première couche qui ne dévoile pas grand-chose, mais bien par la construction et la profondeur du propos.

    John Le Carré, sait de quoi il parle, il prend le temps de poser les jalons avant de divulguer ses cartes. Comme il a certainement dû le faire du temps de la guerre froide, puisqu’il a lui-même été espion au service de sa majesté. À l’image des espions du bureau des légendes, John Le Carré, dresse un portrait, bien réel de l’espionnage, loin des scènes explosives, que l’on peut retrouver dans certaines lectures.

    Ici point de surenchère, il prend le temps de poser les bases, mais surtout de les coller à la réalité. Ce qui pourrait être un handicap pour le lecteur actuel, plus habitué à l’action, a été pour moi une plongée dans ce flegme tout britannique, qui prend le temps d’analyser les situations, d’observer avant d’agir.

    Sous couvert de roman d’espionnage, John Le Carré nous plonge en plein Brexit, avec des ramifications géopolitiques insoupçonnables, à l’actualité déroutante des relations internationales biaisées par la « folie » de Trump et la paranoïa de Poutine.

    Europhile convaincu, il ne prend pas de pincettes, à travers son personnage principal, pour dire ce qu’il pense du Brexit et de ces hommes politiques qui dirigent le monde, notamment à travers des dialogues d’une grande vivacité et à l’humour qui m’a vraiment séduite.

  • Ju lit les Mots 30 juin 2020
    Retour de service - John le Carré

    Je connaissais John Le Carré de réputation, et j’étais donc très heureuse de pouvoir découvrir son 25ème livre. Il a une carrière prolifique et sa renommée n’est plus à faire dans le domaine du roman d’espionnage. À l’heure de la consommation « fast-food » et de la digestion rapide, lire un John Le Carré, conduit nécessairement à prendre son temps ! Ce n’est pas une lecture qu’on ingurgite à la va-vite. Non pas par l’intrigue, première couche qui ne dévoile pas grand-chose, mais bien par la construction et la profondeur du propos.

    John Le Carré, sait de quoi il parle, il prend le temps de poser les jalons avant de divulguer ses cartes. Comme il a certainement dû le faire du temps de la guerre froide, puisqu’il a lui-même été espion au service de sa majesté. À l’image des espions du bureau des légendes, John Le Carré, dresse un portrait, bien réel de l’espionnage, loin des scènes explosives, que l’on peut retrouver dans certaines lectures.

    Ici point de surenchère, il prend le temps de poser les bases, mais surtout de les coller à la réalité. Ce qui pourrait être un handicap pour le lecteur actuel, plus habitué à l’action, a été pour moi une plongée dans ce flegme tout britannique, qui prend le temps d’analyser les situations, d’observer avant d’agir.

    Sous couvert de roman d’espionnage, John Le Carré nous plonge en plein Brexit, avec des ramifications géopolitiques insoupçonnables, à l’actualité déroutante des relations internationales biaisées par la « folie » de Trump et la paranoïa de Poutine.
    Europhile convaincu, il ne prend pas de pincettes, à travers son personnage principal, pour dire ce qu’il pense du Brexit et de ces hommes politiques qui dirigent le monde, notamment à travers des dialogues d’une grande vivacité et à l’humour qui m’a vraiment séduite.

  • livrement-ka 20 juillet 2020
    Retour de service - John le Carré

    Un grand merci au site bepolar pour ce livre.

    Je ne sais pas comment vous résumer mon avis parce que j’ai l’impression d’être passée à côté de cette lecture.

    Est ce le sujet ou le moment choisi pour le lire, à vrai dire je ne sais pas.

    Le style de l’écriture est très fluide et la lecture agréable.

    Certains passages m’ont emportée et d’autres m’ont paru assez longs et lents.

    La forme de l’histoire ressemble plutôt à un récit de l’auteur qui se remémore certaines parties de sa vie.

    Nat est un espion qui va se voir confier la reprise du Refuge, un centre du département Russie. Beaucoup de collègues espions quelques peu insipides à l’exception de Florence avec laquelle la relation va être particulière.

    Puis sa passion pour le badmington et sa rencontre avec Ed, pour jouer ensemble. Ce dernier a des idées très arrêtées sur le Brexit, Trump et autres ; et de cela l’auteur va en parler sans détour, sans filtres et va livrer les idées d’Ed.

    La vie familiale de Nat apporte un peu de légèreté à l’histoire avec son épouse qui décide de sortir de sa fonction d’épouse ayant mis de côté sa carrière et sa fille.

    De l’espionnage en veux-tu en voilà sur fond d’histoire personnelle , Nat va raconter à la première personne du singulier des bribes de son quotidien.

    L’auteur n’en est pas à son coup d’essai et on ressent bien son aisance à manier les mots et les personnages et surtout la construction de l’histoire qui est elle parfaite.

    La mélancolie fait vraiment partie intégrante du livre et surtout on ressent l’intelligence du personnage principal et la justesse de la plume de l’auteur en fait un personnage mythique. Le côté très chic British donne une originalité à l’histoire.

    Quant à la fin du roman, il est totalement surprenant, je ne m’attendais pas à cela.

    Je le lirai à un autre moment pour comprendre pour quelles raisons je n’ai pas accroché à cette histoire pourtant très bien écrite et qui saura trouver sans aucun doute son public.

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