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Le dernier message - Nicolas Beuglet

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  • Aude Lagandré 19 septembre 2020
    Le dernier message - Nicolas Beuglet

    Je l’avoue tout à fait honnêtement, j’ai commencé « Le dernier message » avec quelques appréhensions… Dans la bibliographie de Nicolas Beuglet, j’avais beaucoup aimé « Le cri », adoré « Complot », pas franchement aimé « L’île du diable ». Pour ce dernier, j’avais eu la dent un peu dure, tellement j’avais été déçue de la tournure qu’avait prise cette fin de trilogie. C’est vrai qu’il m’avait manqué ce petit supplément d’âme pour le personnage de Sarah, et un vrai message auquel réfléchir, comme l’auteur m’y avait habituée. J’ai donc attaqué « Le dernier message » sans rien en savoir, ne lisant jamais la quatrième de couverture. Je ne vais pas vous mentir : la lecture des premières pages a été difficile. Il m’aura fallu un moment pour entrer dans le roman et me laisser porter. Je ne vais certainement pas blâmer Nicolas Beuglet d’avoir pris son temps cette fois-ci, le lui ayant reproché la dernière fois. L’atmosphère de ce roman singulier se construit pas à pas et c’est à partir de l’arrivée de Grace dans les Highlands que celle-ci devient de plus en plus oppressante.

    Effectivement, au début plane quelques réminiscences du film « Le nom de la rose » et l’auteur ne s’en cache pas. J’ai eu besoin d’une centaine de pages pour totalement m’immerger dans le récit, 100 pages nécessaires et indispensables pour crédibiliser la suite. Le lecteur doit prendre ce temps-là (et donc l’auteur aussi) pour plonger dans le roman, faire la connaissance de Grace, le nouveau personnage central créé par l’auteur, une femme blessée, au passif lourd tenu secret, mais déterminée à retrouver sa place, à dompter ses démons et à réussir sa mission : trouver l’assassin d’un homme, pensionnaire dans un monastère écossais. Sa mort n’est pas banale, vous le découvrirez avec effroi. Vous vous demanderez aussi comment une telle chose est possible. Anton, c’est son nom, travaillait sur un projet secret, dans un cabinet de travail caché derrière les murs de sa cellule. Grace devra batailler pour résoudre cette énigme : contre elle-même d’abord, contre sa hiérarchie qui n’a plus confiance en elle, mais aussi contre des ennemis inconnus qui feront tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver les conclusions auxquelles Anton était arrivé. Anton est un scientifique « Ces calculs sont d’une complexité exceptionnelle, mais surtout, ils sont exécutés par un esprit d’une agilité remarquable et d’une élégance mathématique… émouvante. » Ces calculs vont mener Grace dans une caverne préhistorique nommée « Traligill caves », au cœur des Highlands, là où « De plus hautes sphères des espaces infinis, une main invisible avait saupoudré le ciel d’encre d’une neige de diamants, d’émeraudes et de saphirs dans le spectacle le plus enchanteur qu’il fut offert à l’homme sur terre. » Vous y êtes ? Là, j’y suis !

    En dire plus sur ce que Grace découvre dans cette grotte serait pur affront pour ce roman, car ce que l’auteur développe ensuite défie l’entendement. Sachez que la carte des données qu’il déploie et explicite est tout sauf imaginaire : Nicolas Beuglet se fait un devoir absolu de vérifier toutes ses sources et de ne parler que de faits scientifiques contrôlés, mais souvent inconnus du grand public. Je ne suis pas une scientifique dans l’âme. Je comprends rarement les concepts, et m’intéresse très peu aux grandes découvertes scientifiques. Cela a même très vite tendance à m’ennuyer. Il faut donc m’expliquer les choses avec passion, et ferveur pour susciter mon désir d’en savoir plus.

    Pari gagné puisque j’ai été littéralement soufflée par ce que l’auteur développe dans « Le dernier message », des contenus glaçants d’un avenir proche, et une découverte qui révolutionne notre savoir actuel dans un domaine particulier. Oui je sais, j’écris les choses de manière très cryptiques, mais je ne veux surtout pas dévoiler quoi que ce soit qui puisse gâcher votre plaisir de lecture. Ce que je peux vous dire c’est que vous allez être abasourdis, pétrifiés quelquefois par la portée des informations que vous allez découvrir, interloqués, car vous vous poserez mille et une questions pendant la lecture et une fois le livre refermé votre esprit ne cessera de bouillonner. Ce roman va vous hanter, car il est obsédant, il ne vous laisse pas en paix, il bouleverse vos certitudes et votre vision de l’avenir. Il va vous tracasser, faire monter votre taux de dopamine parce que vous en voudrez encore. Il va vous délivrer un message… un vrai message que vous serez en droit d’écouter ou pas.

    Ce thriller est tel que je les aime : sous couvert d’une enquête liée à un meurtre, le lecteur peut en tirer une « substantifique moelle » essentielle à un éveil des consciences, témoin des problématiques de notre époque, soucieux de provoquer de profondes réflexions sur notre futur. Nicolas Beuglet m’a happée avec ce récit et il a réussi à écrire un excellent roman noir tel que je les attends : sociétal, engagé, éclairant. Outre ces thématiques, profondes et sagaces, il a su créer en parallèle une atmosphère dense et anxiogène associée à de beaux portraits de femmes. Grace est une femme plus forte qu’elle ne le croit malgré son passé mystérieux qui l’a profondément blessé. L’auteur a eu l’intelligence de ne pas révéler tous ses secrets, si bien que le lecteur en ressort avec l’envie d’en savoir plus, de la connaître mieux : il en redemande. La rencontre de Grace avec un autre personnage féminin accentue cette force insoupçonnée qui grandit en elle à mesure que les pages défilent. C’est bien vu, très bien amené, et formidablement abouti.

    Vous trouverez à la fin du roman des pistes de réflexion pour en savoir plus, de quoi cogiter cet hiver au coin du feu. Et croyez-moi, ce qui nous attend est suffisamment angoissant pour que l’on s’y penche un minimum.

    Je remercie Nicolas Beuglet d’avoir « osé » m’envoyer son livre, malgré ma chronique précédente, de me l’avoir dédicacé avec humour, sans rancune, de s’être souvenu du reproche que je lui avais fait pour « l’île du diable ». Je m’incline Nicolas devant « Le dernier message », un message terrifiant, mais bien arrivé jusqu’à moi. Une réussite totale. Un roman que je ne suis pas prête d’oublier.

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