Derrière la haine - Barbara ABEL

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Résumé :

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre il y a Lætitia et David. Deux couples, voisins et amis, fusionnels et solidaires, partageant le bonheur d’avoir chacun un petit garçon du même âge. Maxime et Milo grandissent ensemble, comme des jumeaux. Jusqu’au drame. Désormais, seule une haie sépare la culpabilité de la vengeance, la paranoïa de la haine...

"Barbara Abel n’a pas son pareil pour distiller l’angoisse, manipuler le lecteur, multiplier les rebondissements... jusqu’à la conclusion, noire à souhait." Avantages

"Un roman noir, très noir. De ces livres qui oppressent, donnent des frissons, ne laissent pas intact." Laurent Fialaix - Questions de femmes

Vos avis

  • murielb34 8 mars 2018
    Derrière la haine - Barbara ABEL

    Deux couples voisins qui vont devenir des amis, quoi de plus classique ? Des amis proches, très proches, de plus en plus proches, surtout que leurs enfants, des garçons, naissent à quelques mois d’intervalle, et s’entendent comme larrons en foire ! Mais un drame arrive, touchant l’un des deux familles, et là tout va petit à petit basculer. Dans la suspicion, dans le doute, puis dans le repli, dans la colère, dans la folie.

    C’est cette évolution que va nous raconter Barbara Abel, de cette rencontre presque parfaite jusqu’à la haine la plus totale. Par petites touches, puis grands éclats. Les apéros et repas partagés deviennent portes closes, les éclats de rire des silences et non dits, les coups de main des gestes violents. Elle va distiller le malaise et nous faire poser pas mal de questions, car même si la fin peut être prévisible quand on a l’habitude de ce type de livre, elle va si loin que jusqu’aux dernières pages on doute tout de même un peu.

    Les personnages, centrés sur les deux femmes, Tiphaine et Lætitia, sont étoffés, pas forcément totalement parfaits mais suffisamment crédibles tout de même pour nous faire peur, nous étonner, nous retourner parfois aussi par leur jusqu’au boutisme. Les hommes sont plus en retrait, assez falots finalement, comme phagocytés par leurs compagnes respectives qui décident, agissent, dominent. Le récit, même s’il est par moment excessif, nous met d’autant plus mal à l’aise, qu’il reste plausible (après tout, combien d’entre nous sont devenus amis avec nos voisins, surtout quand ils nous ressemblent ?).

    Alors, oui on pourrait dire que ce roman n’est peut-être pas ce qu’on fait de mieux en terme de style et d’innovation, que certaines scènes peuvent paraître outrancières. Je suis peut-être aussi quelque part un peu trop positive, m’étant sentie particulièrement touchée (pour plusieurs raisons) par les thèmes développés. Mais il n’en demeure pas moins qu’il est diablement efficace car impossible à lâcher, que Barbara Abel sait doser le niveau de tension et maitrise le rythme de l’histoire. Le style d’écriture est lui efficace et fluide, au service de la narration. Des raisons qui font que je vous le recommande vivement si vous aimez le genre ! Quant à moi je suis déjà en quête de la suite, car oui il y a une suite (même si Derrière la haine peut se lire seul)

  • Ophé Lit 28 septembre 2018
    Derrière la haine - Barbara ABEL

    C’est une chronique en trois quart teinte que je vous propose... Évidemment vu ma propension à inventer des mots et des expressions ces derniers temps, il faut que je m’en explique.

    Trois quart teinte parce que j’ai commencé ce roman hier soir et que 24h après il est achevé. Des chapitres très courts, une écriture fluide, des focus sur des instants de vie et des extraits de carnet de santé d’enfant qui donnent une structure dynamique à l’ensemble. L’auteur sait nous mettre en appétit et faire monter la tension narrative avec habileté. Pas de cliffangher mais un rythme apporté par la mise en place des éléments et la taille des chapitres qui entraînent le lecteur vers « allez juste encore un et j’arrête.... » mais... que l’on n’arrête pas puisque Barbara Abel nous entraîne avec elle dans une histoire sombre mais avec des sujets qui parle à tous : l’amitié, la famille (celle du sang et celle du cœur).

    Mon quart de teinte plus négatif est lié à une incohérence qui m’a dérangée plusieurs fois. Police, gendarmerie, préfecture de police... on passe de l’un à l’autre d’un chapitre à l’autre sans savoir pourquoi et sans justification. Est ce un choix de vocabulaire pour éviter la redondance de l’un ou de l’autre terme ? Si je n’ai pas la réponse à cette question, toujours est-il que pour une puriste c’est dérangeant quant à la perte de crédibilité. Certes c’est un roman et oui l’imaginaire n’a pas de compte à rendre à la réalité. Toutefois, pour ma part, ça m’a ôté le « truc en plus » apporté par une intrigue pourtant très efficace et bien amenée.

    L’intrigue justement. Difficile de l’aborder sans spoiler. Deux couples, voisins, amis, fusionnels... Deux petits garçons, élevés comme des frères, inséparables... une vision du bonheur que beaucoup jalousent... jusqu’au drame.
    De la psychologie, des personnages fouillés, des parcours de vie cabossés. La confiance, le mensonge, la jalousie, le deuil... voilà ce qui compose ce roman et qui m’a transporté dans une lecture effrénée.

    Alors certes un élément voile un peu ce ressenti, pour autant une lecture très agréable que je recommande à celles et ceux qui souhaitent passer un bon moment avec un thriller psychologique de qualité.

    PS : Caroline je compte quand même lire la suite parce que j’ai vraiment beaucoup aimé l’histoire et la plume de Barbara.

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