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Octobre - Soren Sveistrup

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27 #AvisPolar
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Résumé :

’’Le premier thriller du créateur de la série culte.’’ The Killing
Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.
Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révèleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer...

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Vos #AvisPolar

  • Sharon 27 février 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Au Danemark, les crimes sont fait pour être élucider, la criminelle n’abandonne pas une affaire avant sa résolution, même si cela prend du temps, même si les pistes se referment une à une. D’ailleurs, si en France, faire partie de la bridage criminelle est prestigieux, cela ne semble pas être tellement l’opinion de Naia Thulin, la jeune inspectrice qui n’aspire qu’à rejoindre une brigade d’avenir. Quant à son co-équipier provisoire, Mark Hess, il souhaite uniquement réintégrer Interpol le plus tôt possible. Ce n’est pas qu’ils ne s’entendent pas – ne nous attendons pas à un traditionnel jeu du chat et de la souris – c’est que chacun a ses méthodes qui vont leur servir à une seule chose : identifier le coupable.
    Soyons clair : le meurtre est sordide, et les enquêteurs les plus aguerris ne peuvent qu’être choqués par ce qu’ils découvrent. Seulement, les indices, les preuves ne tombent pas du ciel, et l’un d’entre eux les replonge dans une affaire déjà résolue un an plus tôt : l’assassinat de la fille d’une femme politique danoise.
    Auprès de cette famille, nous découvrons l’après, sans phare. Oui, Kristin a été violée et tuée voici un an, son meurtrier a avoué, il est en prison. Sa mère a repris son poste de ministre, son mari travaille, leur fils se rend à l’école, fait du sport. Ils se sont fait aider par des psys. Mais rien n’est facile parce que tout fait mal, d’autant plus que le corps, morcelé, enterré de Kristin n’a jamais été retrouvé. Et l’on s’acharne, méthodiquement, à leur rappeler cette affaire, à les insulter. Qui peut croire que l’on peut surmonter la mort de son enfant ? Pas Rosa et son mari en tout cas. J’ai aimé la finesse avec laquelle leur vie après la disparition de leur enfant était racontée, la difficulté qui peut ressurgir n’importe où, le comportement aussi de ceux qui les entourent – voir celui de l’enseignant qui veut permettre à ses élèves de tourner la page, alors que, je suis bien placée pour le savoir en temps que professeur, on oublie souvent l’un ou l’autre de ses camarades de classe, on n’oublie jamais celui qui est décédé. Rosa et son mari doivent continuer à vivre avec et sans – avec aussi cet espoir qui ressurgit et qui est presque pire que tout : avoir l’espoir, quand on a touché le fond ne peut que faire tomber encore plus bas si on le perd.
    Malgré sa criminalité faible, son taux de résolution énorme, tout n’est pas idyllique au Danemark. Mark Hess habite dans un charmant appartement qu’aucun agent immobilier n’a envie de prendre dans son portefeuille, parce que seuls les immigrants et les drogués y vivent – un blanc dans le quartier, c’est forcément un malade ou un policier infiltré. La maltraitance des enfants est bien réelle. Invisible ? Non, pas vraiment. Disons plutôt que les dénonciations anonymes sont tellement nombreuses qu’il faut que les services sociaux face le tri, entre les cas bien réels et la volonté de se venger d’un parent ou d’une ex-conjointe. Enquêter est ardu, pas forcément gratifiant – faire le sale boulot ne plait à personne, mais il en est qui sont moins motivés que d’autres.
    Plus l’enquête avance, moins les deux enquêteurs se ménagent. Nous passons souvent par des hauts et des bas émotionnels, tant certains veulent suivre la piste la plus rationnelle, alors que Naia et Mark sont plutôt près, chacun de leur côté, à sortir des sentiers battus. le dénouement est surprenant, à la hauteur de la construction de l’intrigue.
    Octobre est un roman qui devrait plaire à tous les fans d’un autre auteur danois : Jussi Adler Olsen.

  • Sangpages 27 février 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    En fan ultime de la série "The Killing " dont Soren Sveistrup a fait le scénario original, il était impossible pour moi de ne pas découvrir son premier livre et la vache, quel roman !
    Une entrée en matière percutante sur une scène de crime macabre des années 80.
    La mère, ses deux enfants, ainsi qu’un policier ont été sauvagement assassinés. Les seuls survivants sont deux autres enfants : une fille et un garçon, jumeaux qui étaient placés, là, en famille d’accueil.
    Un élément perturbant...des étagères remplies de petits bonhommes en marrons.
    On revient à l’actualité : La fille de la ministre des Affaires sociales, Rosa Hartung, a disparu. Son kidnappeur a été arrêté et il a avoué l’avoir tuée. Son corps, après 3 ans, n’a jamais été retrouvé.
    Et puis, il y a cette femme, Laura Kjaer, découverte morte dans son jardin. Torturée, sa main a été amputée. A ses côtés, un bonhomme en marrons…
    Hess, un agent de liaison d’Europol à la Haye, démis de ses fonctions, fait équipe avec Naia Thulin, sous la houlette du commissaire Nylander pour tenter d’élucider cette sombre affaire.
    Bon flic déchu, flics frustrés...Tout y est ! Le panel des personnages est riche à souhait.
    Les Nordiques ont cette incroyable capacité à torcher des trames de ouf et celle-là est franchement dans la lignée des plus redoutables.
    Des chapitres ultras courts. Une entrée en matière qui te met tout de suite dans l’ambiance et t’annonce la couleur qui s’avère être aussi éclatante que les couleurs de l’automne. Rythmé, prenant, tu n’en feras qu’une bouchée.
    Comme dans "the Killing" ou même "Millénium", le lien avec la politique amène clairement ce plus incomparable. Il donne cette dimension supplémentaire et amène toute une réflexion sur un système, sur une société sans vraiment sortir du cadre de l’enquête. On aborde la problématique avec un œil qui se veut plus aiguisé et dans ce cas, la mise en lumière des services sociaux n’est pas très glorieuse.
    Les codes du thriller sont parfaitement maîtrisés pour en faire un incroyable page-turner que j’ai dévoré en un week-end. C’est pas peu dire pour un pavé de 633 pages.
    Bien torché, bien foutu, tout tient la route, tout s’imbrique à la perfection sans aucun temps mort.
    Sveistrup nous emporte au coeur d’une enquête aux ramifications complexes avec un retour sur une affaire classée... bâclée ? que personne n’a envie de revoir sur le devant de la scène.
    Une succession d’événements, de faits, de révélations qui vont parfois contre le bon sens, qui n’ont, a priori, aucune logique et qui feront mouliner tes neurones. Il te sera difficile de tenter de comprendre qui ? Pourquoi ? Comment ?
    Tu croiras certainement, comme moi, que c’est un poil prévisible, mais je te dis d’avance...tu vas te fourrer le doigt dans l’œil. 😜
    Un dénouement qui a ce quelque chose de bouleversant, de touchant où la compassion vient s’entortiller à ton ressenti comme un lierre autour d’un arbre...un marronnier, peut-être ?
    Bref, un premier roman brillamment réussi qui démontre qu’il peut clairement jouer dans la cour des grands et pas seulement en tant que scénariste.
    J’ai, d’ailleurs, cette sensation qu’une série pourrait pointer le bout de son nez et pour ma part, que ce soit une série ou un nouveau livre, je serai là, car Sveistrup, je suis fan et ce livre, j’ai surkiffé 😍
    Peut-être que tout fini par se payer un jour, non ?

  • Axelle de Lecturesetgourmandises 6 mars 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Direction le Danemark dans le premier roman de Søren Sveistrup, en plein mois d’octobre.

    L’automne s’installe, les feuilles tombent, les journées raccourcissent et, oh surprise, la police découvre le cadavre d’une femme amputée.

    En parallèle, nous faisons la connaissance de la famille Hartung, notamment Rosa, ministre des Affaires Sociales. Elle reprend tout juste son poste au Gouvernement après une longue absence liée au meurtre sauvage de sa fille Kristine un an auparavant. Le meurtrier a avoué et il est derrière les barreaux pour un bon bout de temps. La famille tente tant bien que mal de se reconstruire et de se relever de cette douloureuse perte.

    L’enquête constitue le fil conducteur de l’histoire : on découvre les deux inspecteurs chargés de l’enquête qui ne se connaissent pas et vont devoir faire équipe. Le meurtre de Kristine, résolu un an auparavant, va venir hanter sa famille et la police.

    Un enquêteur va rapidement se détacher des autres policiers, c’est le personnage de Mark Hess. On sait très peu de choses sur lui, il a été envoyé à Copenhague sans plus d’explications. Si au départ Mark semble se désintéresser totalement de l’enquête, au point de passer pour un abruti sans émotions, il va rapidement se sentir impliqué.

    Pour la police et le Gouvernement, résoudre le meurtre de Kristine et désigner un coupable était un enjeu de taille. Un an après les faits, l’affaire semble oubliée et personne ne souhaite déterrer cette histoire. Mark Hess se met rapidement tous les flics à dos en insinuant que le meurtre de Kristine n’est pas solutionné.

    Plusieurs enquêtes vont donc se mener en parallèle, déstabilisant par moment le lecteur qui sera pris dans ce tourbillon.

    Ce gros pavé de plus de 600 pages se dévore rapidement, les pages défilent à toute vitesse. Je ne suis pas une grosse lectrice, j’adore lire mais j’aime surtout prendre mon temps quand j’entame un livre ; pourtant, j’ai réussi à enchaîner 400 pages en un week-end, c’est dire à quel point j’ai été saisie par l’histoire !

    J’ai eu un gros coup de coeur pour ce roman policier au scénario ultra développé. L’enquête est passionnante, l’intrigue est plus que prenante et la fin est explosive.

    Je vous le recommande vivement !!!

  • L’atelier de Litote 11 mars 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Quel plaisir que de se plonger dans ce polar scandinave, il faut dire que celui-ci est particulièrement réussi et c’est un coup de cœur. Tordu, pervers et violent juste ce qu’il faut, tout cela écrit par une plume froide concise, sans fioriture ni effet de style. Apprêtez vous à être bouleversé par la qualité du scénario proposé, une lecture rapide malgré ses 640 pages qui défilent à vitesse grand V grâce à des chapitres courts et intenses alliés à une profondeur des personnages qui n’est pas démentie par l’action toujours présente. Ne vous laissez pas impressionner par ce pavé, il est complètement digeste, rien qu’en lisant le prologue, j’avais déjà la chair de poule.
    J’ai beaucoup aimé le duo d’enquêteurs formés presque par hasard. Naia Thullin, une jeune mère célibataire, ambitieuse qui souhaite quitter les homicides pour intégrer le centre National de Cybercriminalité et Hess qui semble pas mal cabossé par la vie et est obligé de prendre une « pause » d’Europol en venant travailler aux homicides. Ils finissent par former une équipe dynamique, même si ce n’était pas gagné au début. Rosa Hartung est ministre des Affaires Sociales, elle semble avoir surmontée la perte de sa fille de 12 ans un an plus tôt, elle reprend le travail au moment même où un premier corps de femme amputée est retrouvée avec un bonhomme « marron » à ses côtés. L’histoire commence par ce cas intriguant sur un rythme soutenu car ce n’est que le début, un second corps est retrouvé présentant le même mode opératoire et l’enfer peut commencer… Ce thriller est particulièrement sombre et pas mal effrayant. A aucun moment je n’ai pu comprendre où voulait nous emmener l’auteur et le tueur est resté un mystère jusqu’au final. Mon cœur s’est fendu lorsque j’ai compris pourquoi le tueur faisait de qu’il faisait. On évolue dans un cadre glaçant avec des personnages captivants, on assiste à des scènes de crime terribles avec en arrière plan une histoire déchirante. Sans oublier le côté graphique de l’écriture de Soren Sveistrup qui a le talent de mettre en lumière une scène de crime de telle façon qu’elle s’imprime sur nos rétines. La couverture m’a beaucoup plu, avec ce beau relief d’impression et je suis revenue bien souvent regarder ce petit bonhomme fabriqué avec deux marrons et des allumettes. Bonne lecture.

  • Ophé Lit 26 mars 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Il ne saurait pas dire combien il y a de petits bonhommes et de petites bonnes femmes en marron posés sur ces étagères. Il y a des animaux, aussi. Des grands et des petits, enfantins et effrayants, certains achevés, d’autres difformes. Marius est fasciné par leur nombre et leurs différences. Ces figurines l’emplissent d’un profond malaise et, tandis qu’il les contemple, le garçon entre derrière lui. »

    Chronique d’une enquête automnale…

    Début octobre, banlieue de Copenhague, la police découvre le corps d’une femme, amputée d’une main. À côté du cadavre, un petit bonhomme en marron… L’enquête montre rapidement que cette figurine est porteuse des empreintes de la fille de la ministre des Affaires Sociales. Pourtant l’enfant a disparu il y a un an et est présumée morte. Naia Thulin Et Mark Hess, inspecteurs en charge de l’enquête sont rapidement confrontés à la découverte d’un second corps, amputé également, et sur lequel veille un bonhomme en marron…

    Je lis assez peu de polars nordiques. Je suis souvent déçue par le manque de rythme. Octobre ne fait pas exception. Enfin, pas tout à fait. Si le premier chapitre frappe fort, le rythme retombe comme un soufflet. Pour autant, aucun ennui malgré les 633 pages que comporte ce roman. Les chapitres courts permettent de palier au manque de punch de la narration, de même que le suspens savamment distillé et l’intrigue qui m’a complètement transportée.

    Søren Sveistrup nous offre une histoire complexe, nous baladant de fausses pistes en impasses jusqu’à un final assez surprenant. Un thriller très bien construit sur fond de politique mais aussi et surtout de protection de l’enfance.

    L’auteur utilise également son récit comme levier pour évoquer les difficiles relations entre Interpol et la police danoise, et plus largement le manque de fluidité de la coopération internationale dans le domaine policier.

    Les personnages, complexes, ont de la mâche, des personnalités affirmés mais aussi des blessures qui les rendent profondément humains et palpables. Côté police, l’auteur met l’accent sur le flair policier mais aussi l’aspect carriériste de certains haut gradés.

    Si les descriptions des personnages restent sommaires, Søren Sveistrup détaille largement les lieux, les paysages, un peu trop parfois. Pour autant, ces représentations sont la plupart du temps utiles au lecteur afin de se projeter totalement dans cet univers aux couleurs chatoyantes de l’automne.

    Octobre est un thriller intelligent, avec une construction complexe qui se lit rapidement grâce à une intrigue addictive et une bonne dose de suspens. L’histoire et les méandres dans lesquelles nous emporte l’auteur pallient largement au manque de rythme dans la narration.

    En ce début de printemps, Octobre fait une entrée remarquée dans le monde des polars venus du froid !

  • Au fil des Pages 2 avril 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    J’aime découvrir les polar scandinave et cet auteur faisant beaucoup parler de lui par sa serie THE KILLING, je ne pouvais pas rester sans faire ma curieuse.
    Et le moins que l’on puisse dire c’est que dès les premières lignes il m’a happé !!!
    Nous sommes ici dans un polar noir, macabre n’ayons pas peur des mots l’auteur n’y va pas de mains mortes (jeu de mots lolll) avec les détails. Et justement ces détails visuels, télévisuels pour moi ce livre se vit et je pense qu’il serait encore meilleur à travers un écran.

    Impossible de le lâcher j’ai adoré la structure, des chapitres courts qui permettent de garder un rythme pour la lecture ... mais pourtant ce pavé de 600pages j’ai décroché au 3/4 j’ai trouvé comme un essoufflement et un peu de lassitude ... heureusement je me suis accroché pour le finir ;)

    Il fallait impérativement que je sache qui etait ce monstre infâme, qui tenait les ficelles .... et la fin m’a un peu laissé perplexe, sans spoiler c’est un peu le genre de fin que je trouve "facile" et peu originale.
    Attention c’est vraiment un bon bon polar !!! Je pousse la critique à l’extrême pour avertir les autres lecteurs ;)
    Ma question est : Y a t’il une suite de prévue pour nos 2 flics de chocs ? A suivre ?!?

  • 1001histoires 30 juillet 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Søren Sveistrup est de nationalité danoise, surtout connu comme scénariste de séries TV. Il est à l’origine des trois saisons de la série danoise Forbrydelsen / The Killing ( saison 1 diffusée pour la première fois en 2007 ). "Octobre" est son premier roman.

    Octobre  : titre original "Kastanjemanden" ( Danemark 2018 ), parution en France le 27 février 2019.

    Mardi 6 octobre de nos jours : le cadavre de Laura Kjaer est découvert atrocement mutilé.

    Lundi 12 octobre de nos jours : le cadavre d’Anne Sejer-Lassen est découvert atrocement mutilé.

    Vendredi 16 octobre de nos jours : le cadavre de Jessie Kvium est découvert atrocement mutilé.

    L’enquête est confiée à Naia Thulin, la plus jeune inspectrice a avoir intégré la Brigade criminelle de Copenhague. En attendant d’être mutée au futur département de lutte contre la cybercriminalité, elle doit faire équipe avec Mark Hess qui a été suspendu de ses fonctions à Interpol et renvoyé dans son pays. Thulin n’a pas l’intension de partager cette enquête.

    Les indices sont rares et bien trop énigmatiques pour permettre des avancés déterminantes. Sur chaque scène de crime il a été découvert une petite figurine faite de deux marrons et de brindilles. Sur les marrons, l’Institut national de la police scientifique dirigé par le perspicace et passionné Simon Genz a découvert les empreintes digitales de Kristine Hartung la fille de Rosa Hartung l’actuelle Ministre des affaires sociales. Kristine a été enlevée et assassinée, le coupable a avoué mais n’a jamais révélé où il a enterré le corps. Cette affaire remonte au mois d’octobre, il y a un an , le commissaire Nylander, actuel patron de la Crim’, avait dirigé l’enquête et il n’entend pas que son succès soit contesté.

    Contre toute attente, c’est Hess qui se montre le plus perspicace. Il doute des évidences, recherche inlassablement le détail qui pourrait prouver à Nylander que toutes les conclusions qui ont été tirées jusqu’à maintenant sont fausses. Le véritable talent de détective est chez lui. Mais alors pourquoi Interpol l’a mis à pied ?

    Les pistes explorées sont multiples, pédophilie, violences conjugales, maltraitance des enfants et se succèdent habilement entrecoupées de scènes angoissantes, ombres fugaces dans la nuit ou sous la pluie d’octobre. Ce roman est aussi un drame familial vécu par Rosa Hartung et son mari, il ajoute une note dramatique jusqu’aux dernières pages. Le final est une véritable course contre la montre. Les jours d’octobre défilent à une vitesse folle.

    Félicitations à Søren Sveistrup pour son premier roman. Il a réussi habilement à mêler suspense et rebondissements, procédures policières et épisodes de vie du quotidien pour en faire un tout cohérent. Les incursions dans le domaine politique ajoutent de la complexité à l’ensemble. Le duo Thulin - Hess fonctionne à le perfection et se complète bien. Tous les personnages secondaires font l’objet d’un portrait approfondi et sont tour-à-tour mis en avant ce qui enrichit le volet psychologique de cet excellent roman policier danois.

    Découverte du polar nordique

  • midon 21 août 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    J’ai lu Octobre d’une traite. C’est intense, haletant, l’intrigue est parfaite. L’ambiance nordique est tres envoûtante ! Bref une merveille !

  • La Caverne du Polar 16 novembre 2019
    Octobre - Soren Sveistrup

    Aujourd’hui je vais vous parler d’Octobre, le premier thriller de Søren Sveistrup. Ce scénariste danois est principalement connu pour être le créateur de la très bonne série télévisée The Killing. Je dois dire que ça, plus l’excellente couverture de ce livre m’ont vraiment attiré. De plus j’adore ce mois pour ces magnifiques couleurs, alors quoi de mieux que de lire un thriller qui se prénomme Octobre… en Octobre… Allez c’est parti, suivez-moi en direction de Copenhague, la capitale du Danemark.

    On fait connaissance avec Naia Thulin inspectrice à la brigade criminelle, qui a une grosse envie de changement, elle veut booster sa carrière en travaillant sur des dossiers plus intéressants. Elle a décidé d’intégrer le NC3, le département de lutte contre la cybercriminalité. Pour cela elle demande une recommandation à son chef le commissaire Nylander. Mais ce dernier loin d’avoir envie de la laisser partir, lui dit

    qu’il va y réfléchir et lui annonce qu’elle va devoir faire équipe avec un agent de liaison d’Europol à La Haye provisoirement mis au placard et démis de ses fonctions, un certain Mark Hess. Ils se rendront dans un quartier résidentiel de Husum. Laura Kjaer une femme de 37 ans est retrouvée morte au fond du jardin assise contre une cabane en bois. Elle est dans un sale état, mais surtout elle a une main coupée et au-dessus d’elle, est accroché un petit bonhomme fabriqué avec des marrons. Plus surprenant, l’empreinte digitale sur le bonhomme correspond à Kristine Hartung, la fille de Rosa Hartung la ministre des affaires sociales qui a disparue un an auparavant… Quel est donc le lien entre ces deux affaires ? Lorsqu’une autre femme est assassinée selon le même mode opératoire, il n’y a aucun doute, ils ont affaire à un tueur en série… La traque du « Tueurs aux marrons » se transforme en une véritable course contre la montre.

    Un auteur très connu à dit un jour il faut soigner l’introduction et le dénouement de son livre, au milieu il faut se débrouiller au mieux pour ne pas perdre le lecteur… Là dès le premier chapitre j’ai été convaincu que ma lecture sera bonne. Et que dire du dénouement ? Il m’a autant surpris que bouleversé… Søren Sveistrup a tout juste.
    Les chapitres sont courts et l’écriture est fluide. L’intrigue et les personnages sont bien travaillés. J’ai adoré l’ambiance générale qui se dégage de ce livre sur fond d’automne avec ma tisane pomme cannelle et la pluie dehors. Il ne me manquait plus que les marrons… (mais je n’aime pas…)

    Quel premier roman de Søren Sveistrup ! Pour moi Octobre est un coup de coeur, il y a tout ce que j’affectionne dans ce livre. Je dois dire que bien lui en a pris d’écrire un thriller. Ce n’est pas si évident de passer de scénariste pour la télé à écrivain de roman policier, ce sont vraiment deux choses différentes. En tout cas je vous conseille vivement de lire Octobre. Bien sûr il y a le grand Jussi Adler-Olsen au Danemark, mais maintenant il va falloir commencer à s’entraîner à prononcer son nom sans faute et compter sur Søren Sveistrup, je pense que l’on va en entendre parler dans le futur et moi j’espère bien retrouver le duo Thulin/Hess lors d’une suite…

  • bonne_heure_litteraire 21 mars 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Vol direct ✈ pour Copenhague au Danemark avec ce thriller glaçant ! 🥶
    .
    Dès le premier chapitre, l’auteur annonce la couleur, en a peine quelques pages j’hésitais à me caguer dessus ! .
    L’histoire est pleine de détails, de pistes à suivre, et on alterne les personnages.
    L’auteur manipule son lecteur avec brio en nous lançant sur de potentiels tueurs...on se dit qu’enfin, on est sûr de qui il est et puis finalement on se fait avoir et on repart en quête d’indices et de preuves ! .
    J’ai globalement adoré l’histoire mais je dois tout de même avouer qu’il y avait aussi pas mal de longueurs...un beau bébé de 730 pages qui à mon sens aurait pu être plus court afin d’éviter ces longueurs dans l’histoire qui n’apportaient pas grand chose au récit...
    .
    Une fin aussi addictive et glaçante que le début du roman, un automne sombre et anxiogène, une enquête completement folle et qui s’achève en apothéose ! Mais qui je l’espère aura une suite !

  • unevietoutesimple 29 mars 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Je ne suis pas une habituée des polars nordiques, la seule chose que je sais d’eux c’est qu’ils ne sont pas réputés pour être des plus dynamiques. De plus, même si j’ai entendu parler de la série “The killing” je ne l’ai jamais regardée alors je me suis lancée dans cette lecture sans attente particulière. J’avais envie de découvrir la littérature nordique et j’ai décidé de commencer avec ce roman qui est, parait-il, plus rythmé que les autres.

    Entre “Octobre” et moi, cela n’a pas très bien commencé. Après un début très prometteur avec une très forte accroche, la tension est très vite retombée. J’ai cependant poursuivi ma lecture car je voulais lui donner une chance et bien m’en a pris car après une centaine de pages, j’ai été ferrée.

    Ce qui m’a dérangée dans cette première “partie”, c’est tout ce qui a trait au travail de Rosa Hartung. J’avais l’impression que ce n’était là que pour ajouter des pages et je ne voyais pas le lien avec le reste de l’histoire, à savoir l’enquête policière. Cependant, au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture, j’ai compris que c’était nécessaire, que cela apportait, comme qui dirait, de l’eau au moulin.

    Une fois que j’ai pris conscience de cela, ma lecture a été différente. Je n’ai plus cherché à comprendre le lien avec le reste, je me suis dit que tout me paraitrait clair plus tard et c’est à ce moment-là que j’ai vraiment apprécié ma lecture.

    L’enquête est plutôt complexe alors que les deux policiers qui la mènent n’ont qu’une envie, la résoudre afin de se centrer sur leur évolution de carrière. Ils n’ont pas spécialement d’affinités et Hess semble se désintéresser complètement de l’affaire. Cependant, des faits troublants vont changer la donne.

    Dans l’ensemble, “Octobre” est un bon polar, on y retrouve de nombreux personnages (mais les noms restent relativement simples alors on ne se sent jamais perdu), des rebondissements, et bien que ce soit un polar nordique, il y a du rythme et du dynamisme (notamment grâce à des chapitres qui sont courts, voire très courts).

    L’auteur ne laisse rien pour vous mettre sur la piste du tueur et vous devrez allez jusqu’au bout pour avoir le fin mot de l’histoire. Pour ma part, j’avais une idée (qui s’est révélée être la bonne) mais je n’aurais jamais deviné ses motivations.

    “Octobre” est bien polar ficelé qui mérite que l’on persévère dans notre lecture lors des moments de relâchements dans l’intrigue car le final vous étonnera.

  • l’oeil de sauron 24 avril 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    C’est une super lecture ! On est loin du scandinave classique qui a souvent la réputation d’être un tantinet long et un lent. Ici, on a de l’action, du suspens, des rebondissements, le tout rendu possible par des chapitres assez courts et qui ont le mérite de ne pas tout mettre en action les mêmes personnages comme ça peut parfois être le cas. L’histoire est très prenante, tout y est bien dosée, c’est très addictif.

    en ce qui concerne les personnages, c’est un peu plus complexe car j’ai eu beaucoup de mal avec eux pendant la grande majorité du roman. C’est très moche me direz-vous surtout quand je pense a 3 personnages essentiels de ce livre.

    Thulin et son besoin d’agir presque comme un robot émotionnellement parlant. Ce manque d’attache, amicale ou amoureuse, son manque de convenance parfois même, m’a vraiment dérangée.
    Hess, il est plus sympa que Thulin mais mais après plus de 700 pages de lecture je ne sais toujours pas vraiment pourquoi il a été éloigné de La Haye, c’est moi qui ait raté un truc ou bien ?
    Nylander enfin, leur chef, c’est un incapable très franchement. son refus systématique d’accéder aux demandes de Hess m’a rapidement gonflée, ce n’en était même plus crédible à part pour renforcer son incompétence, et encore… C’était trop à mon goût. A un moment donné, quand tu vois l’évidence, faut l’accepter et de voir qu’ils ont tous des œillères pour le bienfait de l’histoire bien sûr, ça m’a un peu soulée, nous ne sommes pas stupide en tant que lecteur, OK ? ! donc une fois d’accord, deux fois, c’est plus que limite trois fois c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

    Mention spéciale pour la traduction qui a certains moments m’a vraiment faite rire. Très correcte, pas de souci mais le choix des mots est important, je me souviens d’une prof d’anglais qui m’avait fait la réflexion dans un devoir en me disant que la traduction de muguet que j’avais faite ne correspondait pas à celle de la fleur mais à celle de la maladie… oups. Bon bah là, c’est surtout le sens que ça donne à la phrase qui est assez drôle. Je vous en cite une. Je suis fan, ça égaye franchement ! 🙂

    Et je crois que ce serait donner des verges pour se faire battre que de ne pas examiner toutes les pites, sous prétexte de se couvrir.

    Bon voilà, il y en a d’autres, ça m’a bien faire rire, c’est une traduction un peu grivoise, j’adore.

    Pour conclure, retenez que c’est un excellent policier, plein de surprises et j’espère que le prochain arrivera vite !

  • LeahBookAddict 10 mai 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Un coup de cœur de plus en 2020 🤗🤗
    Un roman scandinave vraiment dense et haletant, un réalisme à couper au couteaux et une intrigue de fou qui m’a tenu en haleine !
    Je ne regarderais plus les marrons de la même manière maintenant 🤔🤭 Je conseille fortement ce beau pavé sans fioritures et qui va droit au but

  • Sylvie Geoffrion 18 juin 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Octobre saison des citrouilles, des feuilles qui tombent, de la fête de l’Halloween, des marrons et quelquefois des premières neiges.
    Octobre un mois dont se souviendront toujours nos 2 personnages principaux. Thullin, qui ne se sent pas nécessairement bien à la brigade criminelle et Hess un policier en pénitence d’Europol qui se joint, sans envie, à la brigade criminelle de Copenhague.
    Octobre est ce mois où des mères de familles se font mutiler, scier, égorger, énucléer, bref mourir horriblement.
    Alors on comprend vite que c’est une course contre la montre afin d’éviter d’autres drames. Mais c’est aussi de petits bonhommes faits de marrons avec les empreintes de la petite fille - disparue depuis un an - de la ministre des affaires sociales que l’on retrouve sur les scènes de crime. Que font là ces bonhommes, que nous disent-ils ? Comment les empreintes de la petite se retrouvent là ? Bref, un jeu de pistes, bonnes et mauvaises. Un rythme haletant, une précision dans le propos. Et des informations sur les services sociaux, sur le sort des enfants maltraités, sur l’énorme charge de travail des travailleurs sociaux qui nous fait dire que le Danemark n’est pas différent des autres pays et il semble que ces problématiques soient semblables partout.
    On voit bien que Soren Sveistrup connait la recette pour faire un thriller haletant, un véritable page turner, un récit captivant que l’on ne serait pas surpris de voir un jour sur nos écrans.

  • celinelecture 8 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Avec ce thriller nous sommes dans une intrigue à tiroir = on ne sait jamais ce que va nous réserver l’auteur. (j’avoue qu’il m’a baladée à plusieurs reprises 🤪)
    Les personnages sont bien développé, pas de descriptions inutiles, chapitres courts, enquête bien menée et intéressante d’un bout à l’autre.
    Durant les 150 dernières pages il est impossible de lâcher le livre !

    Le style d’écriture est vraiment très cinématographique ce qui immerge le lecteur et lui permet de visualiser les scènes de manière très précise.

    Je vous le conseille à 100 % que vous soyez un lecteur de polar/thriller ou pas.

  • reb_books 10 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Un très bon polar nordique !
    Ce n’est pas passé loin du coup de cœur mais je ne me suis pas attachée aux personnages et c’était un peu sombre à mon goût...

  • schaefer 14 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Excellent polar. L’intrigue est très bien construite, les personnages pleins de facettes et de fragilités humaines. Le rythme est soutenu sans longueur. Malheureusement la traduction en français est désastreuse avec des fautes et une mauvaise utilisation des temps (présent et participe passé) qui gâchent le style de l’écriture.

  • Kathel 16 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Une jeune mère de famille est retrouvée morte dans la banlieue de Copenhague, amputée d’une main. le duo d’inspecteurs en charge de l’enquête est (bien sûr) assez atypique et les meurtres inexpliqués retiennent l’attention. Mais c’est surtout la construction qui est impressionnante de précision, on y voit tout de suite la science du scénariste de série policière. Ce roman sait déjouer les pièges des pistes trop bien tracées, autant que des dénouements qu’on devine de loin. Pour moi, il joue un peu trop sur les peurs en passant par le truchement d’un esprit pervers particulièrement imaginatif, ce qui me dérange un peu, et paraît une facilité, ou un « truc » destiné à retenir le lecteur.
    Un très bon thriller, toutefois, pour qui aime ce genre.

  • Lady Meredith 17 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Pour être un premier roman, ce monsieur n’en est pas moins coutumier de l’écriture policière puisqu’il est le scénariste de l’excellente série The Killing (mais ça, vous le saviez déjà !) Octobre est donc un premier roman de très bonne facture, dense, au suspense maîtrisé, à l’atmosphère stylisée (ah ! Le style scandinave !), bien tordu mais pas gore (attention j’ai un seuil de tolérance au gore assez large : tronçonner une main ou un pied à la meuleuse artisanale, chez moi, ça passe crème)
    Petit bémol pour moi, les deux personnages de flics un peu téléphonés : Thulin la flic émancipée, carriériste qui se sert des hommes comme de sextoys et Hesse, le flic, abîmé par la vie et le métier, dilettante mais perspicace... Heureusement on ne tombe pas dans le mélo !
    Les personnages secondaires, eux, sont excellemment bien traités, avec une minutie toute danoise (oui, j’ai décidé que les Danois étaient minutieux !)
    Et surtout, l’intrigue est extrêmement bien ficelée. Si on sait "pourquoi" depuis le début, on n’apprend "qui" seulement quand l’auteur le dévoile, et ça, c’est très agréable.
    En bref, on ne s’ennuie pas une seconde dès le prologue qui donne bien le ton et jusqu’à la dernière page (et pourtant, il est épais !)
    Je vous recommande ++

  • Livresovore 23 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Je me suis laissée tenter par ce livre parce que j’adore le polar nordique et que ça faisait un petit moment que je n’en avais pas lu.
    Je n’ai pas été déçue : on est sur un vrai pageturner, surtout sur la seconde partie de l’ouvrage ! J’ai bien aimé les personnages en général (bon surtout Naia et Mark, on ne va pas se le cacher) et j’ai adoré l’enquête. J’ai pris une enclume dans la tronche en découvrant le coupable : on ne le voit pas du tout venir ! Enfin on le voit, un chapitre avant que ce soit annoncé quoi !
    Beau développement, belle idée, personnages et scénario travaillés, je dis OUI !

  • Lamarcheusequilit 25 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Gros coup de cœur pour ce roman. C’est un gros pavé mais l’histoire est scénarisée de façon à la rendre addictive. Søren Sveistrup est scénariste et ça se voit clairement dans la construction. L’action commence dès les premières pages, pas de temps mort (comme dans une bonne série TV). Le suspens court jusqu’à la fin. Je me suis posée des questions jusqu’au bout.
    J’ai accroché également avec les personnages, Hess qui revient à Copenhague malgré lui, Thulin, la mère célibataire. L’alchimie se fait.
    J’espère qu’il y aura une suite. Je recommande.

  • Musemania 26 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Voilà un livre dense : 732 pages et pourtant, pas de temps mort ! C’est un thriller venant du froid comme je les aime : une bonne intrigue, des meurtres en série, une ambiance glaciale, des personnages travaillés et un rythme soutenu tout du long. Voilà tous les éléments pour en faire un de mes coups de coeur de l’aventure en tant que jurée du Prix des Lecteurs des éditions du Livre de Poche.

    Malgré mon engouement pour les auteurs nordiques, je n’en avais pas encore beaucoup lus venant du Danemark. Finalement, le talent de Soren Sveistrup est aussi conséquent que les auteurs venant d’Islande, Finlande et autres. C’est toute une atmosphère polaire et inhospitalière qui est mise en place autour du duo d’enquêteurs Thulin et Hess. Comme pour les auteurs anglais dont je vous ai déjà parlé du charme de leur ambiance, les auteurs nordiques ont ces mêmes qualités dans leurs écrits. Malgré ce ton, le résultat n’en demeure pas sans âme.

    J’ai apprécié ce duo d’enquêteurs antinomiques : alors que Thulin est ambitieuse et souhaite mener une carrière exemplaire au sein de la Police, son collègue Hess est à la limite borderline et a eu ses ardeurs au sein d’Europol bridées au vu de son caractère bien trempé.

    Plein d’éléments sont distillés au cours du récit et font que le lecteur ne peut s’empêcher de poursuivre sa lecture pour y trouver des réponses. J’ai apprécié ne pas tout découvrir dès le début car serait devin celui qui mettrait en exergue la résolution de l’énigme avant la fin de l’histoire. Quand on pense qu’il s’agit du premier thriller de l’auteur, on ne peut qu’espérer qu’il n’en reste pas là et poursuive son chemin littéraire pour nous faire passer encore des nuits d’insomnies parmi ses pages.

    Ce livre a été écrit par le créateur de la série danoise « The killing ». Je ne sais pas si vous connaissez mais si pas, foncez ! Elle vaut vraiment le détour. La preuve, c’est que les américains l’ont reprise à leur sauce et elle est bien aussi mais pas tout à fait à la hauteur de l’originale (comme souvent me direz-vous).

    Je tiens également à saluer et féliciter le travail de traduction de Caroline Berg qui en a fait un récit très fluide et agréable à la lecture.

    En lice pour le Prix des Lecteurs 2020 des éditions du Livre de poche, catégorie « Polar », sélection du mois de juillet.

  • Miss.Amends 27 juillet 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Un excellent thriller glauque, froid et sadique comme je les aime 🤗
    Quand j’ai vu qu’il s’agissait de l’auteur de la très célèbre série danoise The Killing, j’ai sauté sur ce roman.. et je ne suis pas déçue !
    Le premier chapitre nous met tout de suite dans l’ambiance en nous donnant la clef de l’histoire qu’on ne comprendra qu’à la fin...
    Il s’agit d’une enquête ou nous suivons divers personnages dans leurs cheminements. Un très bon page-turner qu’on a du mal à lâcher ❤
    Certaines longueurs par moment mais rien d’inutile au récit et la surprise a été au rendez-vous concernant le ou la tueur/tueuse 🥰

  • ElonaBloodshed 9 août 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Octobre, l’automne, ses couleurs et ses feuilles mortes,... et ses meurtres. Une femme a été assassinée, sa main a été coupée et un petit bonhomme fait de marrons et d’allumettes trône fièrement près du corps. Sur les marrons, les empreintes digitales d’une fillette disparue un an plutôt et présumée morte, qui n’est autre que la fille de la ministre des affaires sociales. Pour un deuxième corps mutilé, puis encore un autre, toujours avec ce petit bonhomme en marrons qui nargue les enquêteurs et des liens troublants. L’horreur ne fait que commencer. Qui est ce tueur au marrons ? Quel lien avec la ministre ? Et d’où viennent ces empreintes ? La fillette serait-elle encore en vie ?

    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce polar. Il ne révolutionne pas le genre mais est d’une grande qualité. L’intrigue est très travaillée et bien ficelée. le suspens et les rebondissements tiennent le lecteur en haleine sans plonger dans la surenchère, les fausses pistes le mènent en bateau avant le surprenant dénouement. A déguster avec un bon café et des marrons chauds... Quoique non, pas les marrons.

  • Postit.book 11 août 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    L’automne n’est pas ma saison préférée et pourtant j’ai tout simplement adoré !
    .
    Je vous laisse découvrir l’intrigue :
    "Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess découvrent vite que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.
    Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révéleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer…"🌰
    .
    Ayant repris les codes de ce qui a fait son succès en tant que scénariste de la série @thekilling, l’auteur nous plonge dans une suite de rebondissements et de cliffanghers incitant à poursuivre notre lecture jusqu’au bout de la nuit afin d’arrêter ce psychopathe (🎶). Un petit temps mort malheureux au milieu du livre, ne doit pas vous décourager ! Le prologue trouve sa justification au terme de près de 500 pages et la suite offre un dénouement haletant.
    .
    Le petit plus : une brève vision du fonctionnement de la politique sociale et des services d’aide à l’enfance danois 🇩🇰 Les deux inspecteurs principaux sonnent justes, avec un bel esprit de déduction. Leurs vies personnelles sont abordées pour donner corps à leur personnalité mais sans le superflu que l’on peut rencontrer parfois ailleurs 👌 Pareil pour les crimes : des descriptions et du sang mais sans morbidité excessive 💉
    .
    Découvert grâce à @petite_lectrice, que je remercie sincèrement 📖
    .
    Vivement une suite ou l’adaptation cinématographique qui ne devrait pas tarder, qu’en dîtes vous ? 🎥

  • ju_se_livre 11 septembre 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Moi et les thrillers nordiques, habituellement ça fait deux. C’est vraiment un style qui ne me convient pas. Pourtant j’ai quand même eu envie de lire celui-ci. Et sincèrement, c’est un enooorme coup de cœur.
    🌰
    Rien à voir avec certains auteurs nordiques que j’ai pu lire jusqu’à présent. Si vous souhaitez lire un thriller qui ne vous laisse pas un seule seconde de répit, foncez ! Søren Sveistrup a réussi l’exploit de me maintenir totalement en haleine à chaque page, et des pages pourtant, il y en a ! C’est quand même un joli petit pavé.
    🌰
    L’intrigue est parfaitement maîtrisée, bien orchestrée. Chaque rebondissement arrive au bon moment. Et le dénouement m’a tout simplement laissé bouche bée. Je ne m’y attendais absolument pas. Mais en plus j’ai énormément apprécié les personnages qui m’ont un peu fait penser à ceux de la saga de Daniel Cole.
    🌰
    En bref, la casse-pieds que je suis n’a rien à redire sur ce livre, fait plutôt rare 😜. Si vous ne l’avez pas encore lu, il vaut vraiment le détour. Pour l’instant, c’est mon coup de cœur de l’année.

  • LesRêveriesd’Isis 7 octobre 2020
    Octobre - Soren Sveistrup

    Octobre est un roman qui commence en fanfare. Le premier chapitre nous saisit et nous accroche. Pour autant, je me suis sentie frustrée de voir que ce début était une ancienne affaire, sans aucun doute déterminante dans ce qui allait se jouer ensuite, mais j’aurais aimé avoir tout de suite le fin mot… En cela, l’écriture est saisissante : au tout début du roman, nous ressentons déjà l’urgence d’en connaître la fin. Je crois que cela ne m’était jamais arrivé aussi tôt dans un roman.

    J’ai aimé le tempo de l’enquête : les meurtres se succèdent, les investigations se poursuivent, il n’y a pas réellement de temps mort, des pistes tombent, des indices nous font douter d’un personnage pour se révéler n’être qu’un feu de paille. Il y a un maillage très serré dans ce roman qui le rend véritablement addictif. Beaucoup d’éléments sont parsemés au compte goutte, et sous certains éclairages, nous pensons par la suite avoir trouvé l’idée géniale et avoir démasqué le coupable, avant de nous rendre compte – à plusieurs reprises- que ce n’était qu’une voie sans issue.

    L’auteur réussit à jouer la partie très finement et il mêle passé et présent si intrinsèquement, il met si bien en scène les petits défauts de chacun, qu’à aucun moment nous ne voyons venir le vrai coupable… enfin, pas avant qu’il ne soit trop tard ! Le fil conducteur des meurtres est à la fois glaçant et étonnant, et bien que l’on comprenne l’importance du premier chapitre très vite, il est très difficile de le relier à un personnage. Le suspense est donc à son comble durant quasiment tout le roman, et à mi- parcours, alors que le tempo avance par saccades, nous n’avons pas envie de poser le livre. L’affaire semble résolue, mais nous laisse un goût amer, le fiasco se dévoile pour mieux re-dynamiser l’ensemble. Ainsi, la structure apporte une vraie saveur au livre.

    J’ai adoré la manière dont l’auteur construit ses personnages. Chacun a des qualités et des défauts, même les personnages principaux. Je trouve que les êtres qui peuplent ce roman sont particulièrement crédibles : le chef de police qui se gausse de ses interventions dans les médias, l’employé des services de protection à l’enfance qui remarque un souci dans ses dossiers et essaie de s’en sortir par une pirouette… Chacun a un secret, jalousement gardé, qu’il croit parfois anodin ou sans conséquence… Or le diable se cache parfois dans les détails et ce secret peut être aussi la pièce angulaire de l’affaire. L’enquêteur Mark Hess est particulièrement travaillé : il est à la fois agaçant et génial, nonchalant à l’extrême, il est aussi l’un ceux qui font le plus avancer l’enquête. J’ai aimé le découvrir peu à peu car bien évidemment, son attitude cache un lourd secret qui le rend terriblement humain.

    J’ai juste un micro-bémol. Certains personnages sont glaçants par leur perversion, qui passe aussi par une manière d’envisager le féminin de manière absolument détestable… et cela fonctionne très bien dans le roman. D’autres n’ont pas besoin de ça pour gagner en épaisseur. Alors bien entendu, cela rend le fameux bureaucrate en question encore plus détestable et cela ne concerne que quelques pages du roman, mais lire à plusieurs reprises qu’il espérait juste mettre la jeune stagiaire dans son lit -parce qu’elle était désirable, pas pour son intelligence, hein- a légèrement agacé la femme que je suis, d’autant que les formulations (que je vous laisse découvrir) manquaient d’élégance, relevant à quel point ce personnage était fin, j’en conviens. Disons que c’était la cerise sur le gâteau pour rendre ce personnage détestable, mais que je me serais passée de ce détail.

    Octobre est donc un roman magistral. Le lecteur ne sort pas totalement indemne de cette histoire : elle nous remue et nous saisit, nous glace et nous dérange. Le tempo est parfait pour nous tenir en haleine et la résolution est à la hauteur de nos espérances : complexe, travaillée, et finement amenée. J’adore.

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