Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Les Testaments - Margaret Atwood

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

3 #AvisPolar
1 enquêteur
l'a vu/lu
1 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Lorsque les portes du fourgon se referment sur Defred, à la fin de La Servante écarlate, les lecteurs n’ont aucune idée de ce que lui réserve l’avenir : la mort ou un nouveau départ. Les Testaments apportent enfin une réponse à leurs questions.
Nous y retournons à Gilead quinze ans après avoir laissé Defred à son avenir incertain, grâce aux témoignages explosifs de trois narratrices.

Galerie photos

Vos #AvisPolar

  • Des Livres Mon Univers 18 octobre 2019
    Les Testaments - Margaret Atwood

    Chères lectrices, chers lecteurs, me Voici donc au bout de cette histoire avec une réelle fin cette fois ci !

    Vous le savez, j’ attendais ce roman avec une impatience fébrile, j’ ai tant de requêtes à faire à propos de ce bouquin, je vais essayer de me canaliser.

    Quand je l’ ai enfin eu en mains, je n’ en revenais pas, je vous ai même fait partager mon enthousiasme, je l’ ai tourné dans tous les sens, la couverture du livre est superbe et puis j’ ai lu le résumé, je ne sais pas pourquoi je l’ ai fait mais je l’ ai lu et je n’ aurais pas dû (je vous conseille aussi de ne pas le lire surtout si vous êtes vraiment fan !) car j’ ai tout de suite deviné les événements qui se sont avérés exacts au fur et à mesure de ma lecture donc Voici ma première déconvenue !

    Ensuite certains termes ont été changés, ce qui m’ a énormément troublée, j’ aimerais savoir si c’ est uniquement pour la traduction française donc si quelqu’un l’ a lu en VO Merci de me faire part de ces précisions, je vous mets ici les modifications qui m’ ont le plus dérangée : Gilead devient Galaad, les Yeux devient l’ OeIl. Qu’ en pensez vous ?

    De plus je n’ ai pas retrouvé le ton que j’ avais tant aimé dans la servante écarlate ce qui m’ amène donc à penser que celles et ceux qui n’ ont pas aimé la servante écarlate aimeront beaucoup plus celui ci.

    Je suis très heureuse d’ avoir enfin eu un dénouement à l’ histoire mais également très déçue. Il fallait écrire une suite et 35 ans après Margaret Atwood l’a finalement fait, je pense qu’elle est tombée dans la facilité.

  • Aude Lagandré 18 novembre 2019
    Les Testaments - Margaret Atwood

    Galaad, 15 ans après « La Servante écarlate », écrit en 1985 par Margaret Atwood. Depuis le succès de la série, de nombreux fans ont demandé à l’auteur d’écrire la suite de ce roman devenu phare et incontournable, symbole d’une certaine régression des droits des femmes dans de nombreux pays. C’est chose faite avec « Les Testaments », pourtant bien différent de la suite que nous pouvions attendre. Lorsque les portes du fourgon se referment sur un personnage clé, c’est avec avidité que le lecteur-spectateur brûle d’en savoir plus sur sa destinée. Et pourtant, Margaret Atwood en a décidé autrement. Elle aborde cette suite, si l’on peut qualifier « Les Testaments » de suite, sous un angle très différent en osant un bond dans le temps de plusieurs années. Le régime de Galaad a survécu, mais comme beaucoup de régimes théocratiques (où le titulaire de la souveraineté est supposé être d’origine divine), il s’essouffle et est en passe de mourir lentement. De l’extérieur d’abord, par la lutte incessante d’autres pays à combattre ce régime, comme c’est le cas pour le Canada, mais surtout de l’intérieur, comme une création qui échapperait à ses créateurs.

    « Les Testaments » est un roman d’introspection qui décortique un système mis en place par des personnages clés, des hommes surtout, mais pas seulement, agrémenté de souvenirs de sa création, d’analyses de sa montée en puissance et des causes qui vont provoquer sa chute. Pour se faire, trois voix se succèdent : l’une ayant participé à asseoir le régime, les deux autres faisant partie de cette nouvelle génération née sous Galaad, l’une vivant sous ce régime (le témoin 369A), l’autre ayant grandi au Canada (le témoin 369B). Si les fans du roman et de la série devinent très vite qui est qui, le propos du roman n’est pas tant de révéler les destinées de chacune, que de disséquer pourquoi le régime s’effondre. Les causes les plus évidentes sont externes, mais c’est la vision de l’intérieur qui est réellement passionnante. L’utopie promise s’effondre, autant par l’arrivée d’une jeune génération, que par la volonté d’un sabotage interne qui ne croit plus à cette idéologie promise. Si les souvenirs et les anecdotes des débuts du régime sont nombreux, c’est pour mieux expliquer comment le régime est acteur de sa propre mort. Le testament olographe d’Ardua Hall met le lecteur devant un choix antérieur à la création du régime : vivre ou mourir, participer ou mourir, humilier ou mourir, corriger ou mourir. Choisir de vivre ne dispense pas d’un devoir de sens critique et, contre toute attente, la découverte de secrets d’alcôve (les hommes sont faibles et resteront toujours des hommes), et la manipulation de l’esprit mâle en sont la formidable démonstration.

    Margaret Atwood s’est réapproprié son œuvre en faisant des testaments un mélange entre son premier roman et la série à succès. Le lecteur en apprendra plus sur Mayday, le réseau clandestin, acteur de la résistance et bébé Nicole qui n’apparaît pas dans la servante écarlate. L’accent est mis sur la nécessité de faire du prosélytisme pour rallier la cause, par l’intermédiaire des Perles, signe s’il en faut, que le régime est en souffrance et grandement menacé.

    À travers ces trois voix, différentes, mais ayant un point d’ancrage commun, défendre ses convictions, l’auteur étaye la finesse de son propos : chaque régime de ce type est destiné à mourir. Annihiler le savoir en interdisant par exemple la lecture pour détenir le pouvoir ne dure qu’un temps. Plus intimement, et c’est ce que j’ai trouvé réellement éclairé, elle pose le doigt sur une problématique toujours très actuelle : mélanger religion et pouvoir. Quand de grands leaders posent encore la main sur la Bible lors de leur investiture (suivez mon regard) et répètent inlassablement « So help me God » en prêtant serment et que la vie quotidienne repose sur un échange monétaire estampillé par « in God we trust », on peut légitimement se poser la question de la séparation des pouvoirs… La frontière entre régime théocratique et autocratique devient extrêmement ténue.

    Beaucoup ont écrit que « La Servante écarlate » ou « Les Testaments » sont des romans résolument féministes et Margaret Atwood a été érigée en symbole du féminisme 2.0 tendance #MeToo. À mon sens, il n’en est rien. « Les Testaments » montre admirablement bien que la femme peut être un homme comme les autres (narratrice du testament olographe) et qu’elle est capable d’égaler l’homme dans sa cruauté. Roman féministe ? Cela équivaudrait à affirmer que les femmes sont des anges (semblables aux perles) et les hommes des diables. Or, le roman démonte totalement cette théorie. L’habit de la servante a effectivement été utilisé dans de nombreuses luttes contre la régression des droits des femmes, notamment dans des manifestations contre le retour de lois anti-avortement. Le vêtement est devenu un symbole, mais Margaret Atwood milite pour la parité et l’égalité des sexes. Elle fait également partie d’une association, AfterMeToo qui devrait permettre des enquêtes plus approfondies qu’une simple dénonciation. Et oui, les femmes ne sont pas toutes des anges et certaines ne disent pas toujours la vérité.

    Si « La servante écarlate » a refait surface lors de l’élection de Donald Trump, « Les Testaments » laissent présager un certain espoir quant à la fin de son règne. Tous les régimes « utopiques » finissent par s’effondrer. En ce sens, ce roman est passionnant et pertinent, car il apporte un éclairage nouveau, certes sous forme romancée, d’une réalité elle, bien concrète. La construction en est habile, les messages subliminaux ingénieux, les idées progressistes. Cette lecture a été révélatrice d’un habile et fabuleux décorticage d’un état fictif qui a trouvé de belles résonances dans notre monde actuel. S’il n’est pas féministe, il est au moins citoyen.

  • Kirzy 2 janvier 2020
    Les Testaments - Margaret Atwood

    D’une exceptionnelle puissance, La Servante écarlate est un des romans les plus géniaux que j’ai lus. Amen. Une fois ce constat fait, je n’avais bizarrement aucune attente surdimensionnée avant d’aborder sa suite, 35 ans après ... tout simplement parce que cela me semblait impossible de réitérer un telle déflagration , quel que soit l’immense talent de la grande Margaret Atwood, d’autant plus après les images indélébiles créées par l’excellentissime série télé. Soyons clair, Les Testaments n’ont pas l’envergure de la Servante écarlate mais ce fut un grand bonheur de lecture.

    Nous sommes 15 ans après le premier volet. C’est avec beaucoup d’habileté et de savoir-faire narratif que Margaret Atwood a évacué les dangers inhérents à une suite. Elle a intelligemment décidé de se passer de June / Offred ( qui fera juste une apparition sur la fin ) pour exploser son récit en trois témoignages narrant les derniers moments de la terrible théocratie totalitaire de Gilead désormais traduit par Galaad ( pas fan de ce changement onomastique, je n’y vois aucune réelle pertinence ), juste avant sa chute.

    Finie l’étude psychologique , fini le regard claustrophobe d’une femme séquestrée, violentée qui rêve de liberté. Place à une brillante étude sociologique du monde dystopique créé par Atwood à travers les regards panoramiques de ces trois femmes : Tante Lydia, une jeune fille des hautes sphères de Gilead / Galaad sur le point d’être mariée et une jeune fille vivant au Canada, dont , forcément, les parcours vont finir par se croiser jusqu’à ce que tout soit éclairé sur les liens qui les unissent.

    Les chapitres les plus passionnants sont clairement ceux dédiés à la fascinante Tante Lydia, personnage emblématique de la Servante écarlate, dont on découvre le parcours et comment cette juge aux affaires familiales de 53 ans a accepté de collaborer avec les instances dirigeantes de Gilead / Galaad, jusqu’à instiguer la chute du régime. le personnage du premier volet était monochromement méchant, il dresse avec mille nuances de gris le portrait d’une femme puissante. Tante Lydia interpelle un hypothétique lecteur et le pousse à réfléchir sur ses propres choix, si lui aussi avait été confronté à cette collaboration infâme. Passionnant.

    Les pages se tournent toutes seules, avec avidité, même si les derniers chapitres, purement dans l’action pour parvenir à un dénouement clair, m’ont nettement moins intéressé, je les ai presque survolés car le principal n’était pas là mais dans la description de la décadence de Gilead / Galaad qui derrière ses apparences vertueuses et puritaines cachent les pires turpitudes. On retrouve des pages terrifiantes, à vous glacer le sang, sur la pédocriminalité instituée, notamment au travers du personnage de Jemina Agnès, même pas 13 ans, qui doit épouser le commandant Judd, la cinquantaine.

    « Le Commandant s’est avancé, a organisé son visage autour d’un sourire flasque et collé sans bouche sur mon front en un chaste baiser. Ses lèvres étaient désagréablement chaudes et elles ont produit un bruit de succion en se retirant. J’ai visualisé sa bouche en train d’aspirer un petit bout de mon cerveau à travers la peau de mon front. Mille baisers plus tard, il ne me resterait plus rien dans le crâne.
    Je sentais son haleine, où s’emmêlaient des relents d’alcool, de bain de bouche à la menthe pareil à celui de chez le dentiste et de caries. M’est venue alors sans que je l’aie voulu l’image de la nuit de noces : une énorme masse informe blanc opaque avançant sur moi à travers la pénombre d’une chambre inconnue. Elle avait une tête mais pas de visage : juste un orifice rappelant la bouche d’une sangsue. de quelque part à côté de son nombril un troisième tentacule s’agitait en tous sens. Elle est arrivée devant le lit où j’étais allongée, paralysée d’horreur, et nue. Et ensuite ? J’ai fermé les yeux pour repousser cette scène intime, puis je les ai rouverts. »

    Si on retrouve donc ces passages effrayants à forte puissance d’évocation, Les Testaments sont comme un antidote à La Servante écarlate : le premier était profondément pessimiste, terriblement sombre, là où le second voit des lueurs d’espoirs s’allumer jusqu’à la couverture qui perd l’écarlate pour se nimber de vert. La force du premier résidait dans des ambiguïtés ambitieuses, dans son refus farouche d’élucider au point de laisser June / Offred à la toute fin sans connaître son sort à venir. Dans Les Testaments, les contours ne sont plus flous, tout est expliqué, ce qui fait peut-être au récit son élasticité et son mystère, tout en suscitant moins d’émotions pour le lecteur qui sait dès le départ que ce cauchemar a pris fin.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.