Des nœuds d’acier - Sandrine Collette

Notez
Notes des internautes
5
#AvisPolars
Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !
Vous devez être inscrit ou connecté pour bénéficier de votre médiathèque!
Notez
Notes des internautes

Résumé :

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.

Galerie photos

Vos #AvisPolar

  • Les Lectures de Maud 26 juillet 2018
    Des nœuds d’acier - Sandrine Collette

    Pour vos lectures estivales, vous voulez du noir, bien noir ? Il suffisait de demander, je vous propose cette lecture !!!
    Une histoire oppressante, glauque et bouleversante. En effet, Théo sort de prison et va prendre du recul à la campagne. Sa vie va basculer lors d’une promenade en forêt. Le voici séquestré et réduit à l’esclavage. La rage au ventre, il va tout mettre en œuvre pour s’évader.
    Théo, un personnage qu’on apprend à apprécier, pas séduisant lors des premières pages à sa sortie de prison. Il va émouvoir et attendrir le lecteur au fur et à mesure de ses mésaventures. Il évolue tout au long de sa séquestration, il m’est apparu très attachant. Tous les sentiments sont présents, l’incompréhension, la colère, la douleur, la violence, la souffrance physique et psychologique… Comment va-t-il faire pour s’en sortir ? Quels sont ses échappatoires pour tenir le coup ?
    Encore une fois, j’ai été totalement conquise par l’auteur, sa plume, son style. Traiter l’esclavagisme du 21ème siècle n’est pas chose aisée sans tomber dans les clichés. Elle est capable de relater des horreurs avec des mots « limites touchants » et un verbe posé et littéraire ; mettant parfois le lecteur mal à l’aise. Une belle claque, du noir à l’état pur !!!
    Une très belle rencontre avec l’auteur lors du salon de Rosny

  • universpolars 24 novembre 2018
    Des nœuds d’acier - Sandrine Collette

    Lorsque l’éloignement de toute civilisation, l’individualisme et l’égoïsme mènent à l’aliénation - ou l’inverse -, cela peut faire mal. Sandrine Collette nous le prouve très concrètement et nous brosse un récit dur et très dérangeant.

    L’auteur, par la trame de son histoire, a choisi de nous démontrer qu’il n’y a pas vraiment de nombreuses marches à franchir pour atteindre la folie la plus pure. Juste quelques ingrédients qui, une fois mélangés, peuvent transformer des individus en vrais monstres. Elle nous place face à des personnages qui visiblement n’ont depuis longtemps plus de repères - ou n’en ont jamais eus - pour faire la part des choses et ainsi déceler où se trouve cette fameuse barrière entre le bien et le mal.

    Deux personnages clés dans ce roman - deux vieux frères vivant retirés dans la montagne - vont totalement remettre en question bien des valeurs fondamentales qui régissent notre existence ; la conscience, le sens moral des choses et surtout la valeur humaine qui, ici, vont rudement être mis à mal. L’humiliation est totale dans ce roman, très palpable ; l’auteur - avec sa plume sadique - nous injecte ce sentiment dégradant dans tout notre organisme, telle une encre putride qui nous contamine rapidement.

    Nous nous mettons inévitablement dans la peau du - ou des - personnages qui subissent dans ce roman ce qui me semble être la condition la plus avilissante qui soit ; l’esclavagisme et la soumission.

    "Je pense souvent à cette histoire le soir quand le dernier patient a quitté mon bureau et que je regarde le parc désert depuis la fenêtre entrouverte. L’affaire Théo Béranger, comme l’ont appelée les médias, j’en ai été témoin et j’aurais payé cher à l’époque pour être ailleurs. Mais elle m’a prise de plein fouet, elle m’a jeté sa brutalité au visage. Parfois j’ai encore du mal à croire qu’il y a des hommes assez fous pour en arriver là ; et pourtant j’en ai vu défiler, des détraqués, en vingt ans d’exercice. Tous m’ont prouvé, les uns après les autres, que les histoires vraies dépassent l’imagination dans ce que l’homme peut avoir de déséquilibré et de dangereux."

    Théo Béranger, c’est la victime. Cet homme, qui sort juste de prison après avoir purgé une lourde peine pour lésions corporelles graves sur la personne de son frère, n’est pourtant pas la représentation même de la victime. Costaud, dur à cuir, et pourtant. Dès sa sortie de prison, il se retrouve déjà en fuite, n’ayant pas attendu longtemps avant de faire une nouvelle connerie. Aller trouver son frère devenu paraplégique à cause de lui, le narguer, l’humilier, était un passage obligé pour cet homme épris de vengeance et de haine.

    Sa fuite hasardeuse le même au milieu de nul part ; nature, colline, montagne, multiples sentiers pédestres en forêt et une maison d’hôtes. Pendant ces quelques jours passés dans cette charmante maison tenue par une vieille femme, Théo Béranger en profite pour faire quelques randonnées dans les alentours, carte en main. Un jour, il décide d’aller un peu plus loin et entreprend ainsi un trekking un peu plus soutenu.

    Après quelques kilomètres parcourus dans la forêt, après avoir arpenté bien des sentiers, il se retrouve vers une vieille habitation, située un peu à l’écart du chemin forestier. Devant la ferme pouilleuse, un vieillard, fusil en main. Un vieil homme sur ses gardes qui, visiblement, ne reçoit pas vraiment beaucoup de monde. Salutations d’usage puis, le néant.

    Une cave, des chaînes, de l’humidité. Théo Béranger se retrouve en captivité totale et va passer du statut social d’être humain à celui d’un vulgaire clébard. Pourquoi ?

    Sandrine Collette nous installe face à une situation très particulière, un phénomène très intéressant au niveau social, même si c’est très extrême. Ici, pas de tueurs psychopathes au sens propre du terme, mais deux vieillards retirés du monde, sans repère, qui n’ont pas une appréciation bien objective des valeurs humaines.

    Deux personnes qui n’ont jamais dû connaître de règles sociales et qui vont partir à la dérive au détriment de notre victime. L’auteur, dans ce huis clos oppressant, nous fait grandement ressentir ce que peut être l’état d’esclave. Une écriture sadique et cruelle qui ne laisse pas beaucoup de place à l’espoir.

    Comment s’en sortir quand les personnes qui vous retiennent s’adressent à vous en utilisant le terme "Le chien" ? Comment s’en sortir lorsque vous remarquez qu’ils vous désignent de la sorte en y croyant vraiment ? Totalement déshumanisé, Théo Béranger va tout de même garder espoir, c’est un dur, il n’a pas l’intention de leur fournir une proie facile. Mais ce genre de réflexion, c’est juste au début... Après, peut-être, on obéit, comme un bon toutou...

    L’espoir fait vivre, mais le désespoir total laisse-t-il la place à l’obéissance et la soumission ?

    Est-ce que ce récit pourrait être une réalité ? Méfiez-vous si vous habitez dans une région un peu retirée.

    Bonne lecture.

  • Les lectures de Maryline 21 décembre 2018
    Des nœuds d’acier - Sandrine Collette

    Je souhaiterais tout d’abord remercier "angeselphie" pour sa proposition de livre car grâce à elle (ou lui), j’ai découvert une auteur super, une écriture simple et efficace, et une histoire passionnante.

    Ensuite, concernant le livre, c’est une petite merveille. L’histoire est super, dure à lire bien sûr pour certains, mais tellement bien écrite ! Je m’y voyais vraiment, j’étais à la place de cet homme considéré comme un "chien" par ses tortionnaires...

    J’ai beaucoup aimé la façon dont est amenée cette histoire, et j’ai adoré la fin également, très bien construite.

    J’ai commencé ma lecture un soir et je me suis rendue compte que je n’avais pas vu passer l’heure, il était tard et j’ai dû m’arrêter, mais il ne me restait qu’une 50 aine de pages...J’ai vite terminé la lecture le lendemain matin car il me fallait connaitre la fin absolument.

    Je pense que je lirai d’autres livres de cet auteur, il ne faut pas hésiter à lire celui-ci, il est court et très vite lu.

  • Ninaalu 31 janvier 2019
    Des nœuds d’acier - Sandrine Collette

    Je découvre cette auteure qui m’intriguait beaucoup, grâce à son premier roman. On rencontre Théo, qui vient de sortir de prison après avoir tabassé, et rendu paraplégique son frère. Rapidement en cavale, il atterrit dans un gite perdu et sympathise avec la patronne. Elle lui conseille une randonnée et c’est le début de la descente aux enfers…

    Théo est enfermé dans une cave par deux vieillards fous, passé à tabac, humilié et réduit en esclavage. Commence alors un huis clos angoissant, au rythme des longues journées et de la désagrégation de sa santé mentale et de son corps. On se demande comment Théo, grand mec sportif et costaud, qui a fait de la prison et a survécu à des moments durs, se résigne aussi rapidement.

    Malgré la fine analyse psychologique et la crédibilité des souffrances des personnages j’ai eu du mal avec cette lecture. D’abord je ne me suis pas attachée aux personnes, et surtout cela manque de rythme. Ce fut plutôt laborieux. Néanmoins, j’avais très envie de savoir comment cela allait se finir. C’est donc une lecture mitigée, avec un bon scénario et un aspect psychologique très réussi, mais un rythme trop laborieux et un manque d’explications. Je tenterais un autre roman de l’auteure car ses idées me plaisent !

  • Bibliobleue 9 février 2019
    Des nœuds d’acier - Sandrine Collette

    La lecture de ce roman m’a subjugué. On ne peut que le qualifier de noir, très très noir. Au fil des pages, la noirceur de l’âme humaine suinte … La descente aux enfers du personnage principal semble inéluctable. Comment un homme peut-il être réduit à rien ?
    Un premier roman, coup de maître, pour cet auteur qui suggère la violence sans la décrire, qui pose finement la psychologie au coeur du récit, sans longueurs, ni emphases.
    Un roman dur, inquiétant, angoissant, percutant, marquant.
    Vous n’en sortirez pas indemne !

    « Peu à peu, je suis devenu transparent. Les autres êtres transparents possibles sont peu nombreux dans l’univers. Les fantômes. Les ectoplasmes. La fumée peut-être. Comme eux, j’existe à peine et je me coule dans les recoins du monde. Certains jours les vieux ne me voient même pas. Ils m’emmènent travailler, ils me surveillent ; je déjeune dans la même pièce qu’eux. Mais leur regard ne s’arrête jamais sur moi, il passe au travers. Les rares fois où je dis quelque chose, ils répondent sans lever la tête de leur assiette ni de leurs vieux journaux. Ou ils ne répondent pas. Un jour, Joshua m’est rentré dedans en traversant la cuisine. J’ai vu son air stupéfait, comme s’il me découvrait. Il a dit :
    — Oups.
    J’ai fait un pas de côté et il est passé. En arrivant à la commode il m’avait déjà oublié. Je suis en train de disparaître, tout simplement. Mes mains ouvertes sont diaphanes comme la mort. Mais y a-t-il une autre issue ?  »

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.