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Insomnia - Christopher Nolan

72 - Top des 100 meilleurs films thrillers

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Résumé :

L’inspecteur Will Dormer (Al Pacino) est victime d’insomnies. La culpabilité de son passé l’empêche de trouver le sommeil. Il est envoyé en Alaska pour résoudre le meurtre sordide d’une lycéene de 17 ans et se retrouve confronté à ses démons. Il tue par accident son coéquipier lors d’une chasse au tueur et paniqué, tente de lui attribuer ce meurtre. Mais Walter Finch (Robin Williams) a tout vu de la scène et entreprend de faire chanter le policier.

N°72 DU TOP 100 DES MEILLEURS THRILLER DE BEPOLAR

Et Christopher Nolan inventa le film noir sans nuit, vidant ainsi le genre de son sang pour créer une matière atone et inquiétante. Fascinant.
Avec : Al Pacino, Robin Williams, Hilary Swank
Année : 2002

De quoi ça parle ?

Will Dormer, flic chevronné et maussade, est missionné en Alaska pour enquêter sur le meurtre abject d’une jeune fille. Avec son équipe, il identifie le tueur mais celui-ci s’échappe. Prenant le fuyard en chasse, il se perd bientôt dans un épais brouillard et tire en direction d’une silhouette… qui se révèle celle de sa coéquipière Hap.

C’est culte parce que…
Le touche-à-tout Christopher Nolan filme la rencontre entre un Al Pacino cabotin et un Robin Williams déjanté – une intelligence dans la distribution qui se fait sentir aussi avec Martin Donovan ou Maura Tierney. Parce que le sommeil et les ornements habituels du polar se dérobent toujours minutieusement ici, la mise en scène s’en retrouve étrangement plus éprouvante car lorgnant vers le documentaire.

L’approche, via le flic désabusé falsifiant une preuve, est analogue à celle de La Soif du mal (Welles, 1958) et met à mal la légende du policier infaillible et omniscient. Point donc de Sherlock Holmes dans ces contrées mais une ambiance polaire magnétique où le thriller psychologique naît autant dans la
tête de l’antihéros que dans la nôtre. Du reste, Nolan prouvait déjà avec cet exercice de style sans esbroufe sa capacité à jongler avec le genre.

Ce que le film apporte au thriller

Insomnia, introduit dans le thriller (et dans le film noir) un changement de paradigme esthétique : l’obligation d’une lumière morne présente même jusqu’au bout de la nuit. Comme si Christopher Nolan refusait au genre noir jusqu’à la nuit elle-même, et de fait ce qu’on attend n’arrive jamais. Mieux : là où les personnages demeurent habituellement nimbés par le mystère, ceux-ci apparaissent tangibles dans leur humanité. Là se situe peut-être encore davantage la vraie lumière, comme si le cinéaste voulait une fois n’est pas coutume inscrire le thriller et le polar dans la réalité. Une pierre angulaire dans l’histoire du néo-thriller au même titre que Seven.


Voir en ligne : Le Top 100 des meilleurs films thrillers de BePolar

Vos #AvisPolar

  • Laurence S 8 mai 2019
    Insomnia - Christopher Nolan

    Remake du film norvégien du même nom réalisé par Eric Skjoldbajaerg passé relativement inaperçu, l’Insomnia de Nolan est remarquable tant par la direction d’acteurs, que par la maîtrise des cadres.
    La construction d’Insomnia contrairement à celle de Memento est linéaire et classique. Il n’empêche. Même

    dans ce schéma narratif, le réalisateur parvient à nous éblouir. Les plans d’ensemble de paysages installent une atmosphère, la caméra qui colle en permanence Dormer instaure un climat d’intimité avec le personnage principal. On en vient à partager son point de vue, ses angoisses, ses questions. Le spectateur ressent alors comme Will l’intrusion du soleil dans ses nuits sans sommeil. Nolan avait déjà utilisé ce procédé dans Memento. Il cherche sans cesse à créer la proximité entre ce qui se déroule sur l’écran et le spectateur. Il distille les informations au compte-gouttes, faisant ainsi monter la tension alors que pratiquement dés le début l’identité du meurtrier est révélée. L’enquête policière n’est qu’une façade. Le réalisateur ne s’attache qu’à l’âme humaine, décortiquer les mécanismes de la culpabilité de Dormer, l’intelligence dérangée de Finch, le duel auquel se livrent les deux hommes.

    Al Pacino est une fois de plus magistral dans le rôle du flic tourmenté. Quant à Robin Williams, sa justesse de ton et surtout de regard ferait presque oublier certaines erreurs de casting !
    A couper le souffle, les extérieurs, éclatants de lumière dans la splendeur des paysages d’Alaska, font écho aux scènes d’intérieur, terriblement sombres, comme les deux facettes des personnages, entre apparence et réalité. Dormer est un flic médiatique, adulé par la jeune inspectrice jouée par Hilary Swank. Mais au nom de ce respect il est prêt à dériver loin de ses convictions.
    Non content de nous montrer les insomnies de Dormer, Nolan nous les fait vivre. La musique de David Julyan est oppressante, la lumière devient obsédante, réduite à un mince filet entre les volets. On finit par se sentir traqué comme Dormer et Finch.
    Comme Lynch, Nolan privilégie plusieurs niveaux de lecture. Il faut voir et revoir ces films pour en saisir les moindres détails. L’image, le son, la lumière sont au service d’une ambiance. Nolan se sert de ces éléments pour plonger le spectateur dans la tête des personnages, créer des sensations.
    Avec Insomnia, Christopher Nolan se hisse aux côtés des plus grands réalisateurs actuels. Magnifique tout simplement.
    Ma critique sur => https://www.avoir-alire.com/insomnia-la-critique

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