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Mulholland Drive - David Lynch

18 - Top des 100 meilleurs films thrillers

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Résumé :

A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité.

n°18 du top 100 des meilleurs thriller de BePolar

Vous ne comprenez rien à Mulholland Drive ? Tant mieux ! Pour ce trip en terre lynchienne, laissez-vous juste porter par l’étrangeté, rêvez puis frémissez...

Avec : Naomi Watts, Laura Harring, Justin Theroux
Année : 2001
De quoi ça parle ?
Une nuit à Hollywood. Rita, brune plantureuse, ressort amnésique d’un violent accident de voiture sur Mulholland Drive. Elle rencontre bientôt la blonde Betty Elms, une actrice débutante tout juste arrivé à Los Angeles et qui rêve de devenir une star. Avec son soutien, Rita espère bien retrouver la mémoire et son identité…

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C’est culte parce que…
Avec ce film néo-noir – œuvre composite au carrefour du rêve, du cauchemar et du polar paranoïaque, David Lynch atteint la quintessence de son art. Y mêlant notamment sa fascination pour Boulevard
du crépuscule
(Wilder, 1950), Gilda (Charles Vidor, 1946) ou Le Magicien d’oz (Fleming & K.Vidor, 1939), le cinéaste célèbre autant l’âge d’or des femmes fatales du cinéma hollywoodien qu’il dénonce l’illusion de ses dehors glamours et pailletés. Car oui, Lynch met d’abord bel et bien en scène le doux songe d’une liberté à portée de main : la gloire promise pour Betty dans la Babylone Hollywood. Sauf que le cinéaste filme ensuite son envers désenchanté : un monde monstrueux où toutes les identités – même celle de Betty, qui devient Diane – se voient comme redistribuées par un
démiurge cruel. Ce démiurge, c’est un peu Lynch lui-même qui met en abyme la création et toutes ses possibilités d’arbitrage et de vote-face. Si l’on peut tout à fait s’amuser à décortiquer Mulholland
Drive
jusqu’à comprendre tout son déroulé dans le texte, mieux vaut s’en passer pour laisser à l’expérience un tant soit peu d’abstraction – ce qui en fait tout le sel.

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Dés lors, pas nécessairement de rêve ou de cauchemar, mais plutôt la conjonction de plusieurs réalités au gré desquelles les protagonistes se transforment. Lynch multiplie les passerelles entre les univers :
la clé et la boîte bleues, le silencio… tandis qu’il s’autorise par ailleurs au sein d’une même scène de brusques pirouettes émotionnelles contradictoires – comme lors des essais de Betty entre rire et larmes. Ainsi, qu’il s’agisse des identités, des espaces ou des émotions, rien ne demeure jamais stable dans Mulholland Drive et là se niche toute son intelligence. Non content de faire à la fois le procès et l’éloge d’Hollywood, le réalisateur se fait féministe en libérant sa protagoniste (en premier lieu) tout en dénonçant sa soumission et sa souffrance ensuite. Même si tout s’explique,
Mulholland Drive reste une œuvre double, boîte de Pandore aux résonances infinies et aux fondus enchaînés parmi les plus
incroyables jamais créés.
Ce que le film apporte au thriller

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Mulholland Drive montre bien que l’essence du thriller se juche d’abord dans nos peurs refoulées les plus intangibles et inexplicables. À l’inverse de nombreux cinéastes sondant explicitement le genre pour susciter de la part du spectateur une émotion précise, Lynch ne cherche rien sinon à faire jaillir ce qui le trouble inconsciemment. Or, ce qui l’anime ne s’explique pas sans longs détours tant y prévaut l’abstraction sensitive et la spontanéité. Que dire de l’apparition du clochard monstrueux aux abords du Winkie’s ? Que dire de la musique de Badalamenti dans l’appartement de Betty/Diane ? Cette peur viscérale n’existe sans doute pas autre part (hormis ailleurs chez Lynch) dans toute l’histoire du cinéma.


Voir en ligne : Le Top 100 des meilleurs films thrillers de BePolar

Vos #AvisPolar

  • Lucile04 10 octobre 2018
    Mulholland Drive - David Lynch

    Tous les films de Lynch sont des chefs d’oeuvres mais celui-ci est sûrement mon préféré. On y comprend ce qu’on veut y comprendre car il n’y a pas de vérité dans Mullohand Drive. Seulement de la beauté fascinante et dérangeante. Le film est à l’image d’une maladie mentale. Tous est confus et en même temps tellement séduisant. C’est un puzzle imagé, déroutant porté par une musique envoutant,e. On ne peut pas raconter Mullohand Drive, il faut vire Mullohand Drive.

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