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Fight Club - David Fincher

47 - Top des 100 meilleurs films thrillers

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Résumé :

Le narrateur, vit seul, travaille seul, dort seul, comme beaucoup d’autres personnes seules qui connaissent la misère morale et sexuelle. C’est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin dirigé par Tyler Durden, anarchiste entre gourou et philosophe.

N°47 DU TOP 100 DES MEILLEURS THRILLER DE BEPOLAR

Incisif, inclassable... David Fincher signait en 1999 une œuvre dérangeante, pamphlet fin de siècle en forme d’impasse. Culte.
Avec : Edward Norton, Brad Pitt, Helena Bonham Carter
Année : 1999
De quoi ça parle ?
Avant d’apparaître face caméra un pistolet dans la bouche, qu’arrive-t-il au narrateur du film ? Anéanti par des années d’extrême solitude passées tout seul à travailler, dormir, manger, ce dernier devient membre du Fight Club. Il troque alors sa misère contre ce lieu clandestin lui permettant de retrouver
sa virilité et d’exorciser ses inhibitions. C’est ici qu’il rencontre Tyler Durden, gourou anarchiste et philosophe prêchant l’amour de son prochain…

C’est culte parce que…
Vénéré par quelques-uns et conspué par la critique, Fight Club reste l’un des films porte-étendards d’une génération. Adolescents qui voyaient à travers lui la dénonciation ultime d’un monde consumériste, mondialisé et gagné par l’aliénation généralisée. Il faut dire qu’en adaptant le roman
éponyme de Chuck Palahniuk (assez proche d’American Psycho), David Fincher n’y va pas avec le dos de la cuillère en matière d’effets. De la mise en scène baroque (qui reflète presque mais par provocation, dans son faste, l’univers d’apparences justement critiqué) au montage subliminal en
passant par la musique enflammée des Dust Brothers (futurs Chemical Bros.), la cooltitude suinte littéralement de partout. Et si s’ajoutent à cela des acteurs hypnotiques et un twist final légendaire, tous les paramètres sont réunis pour en faire un objet respecté – un peu dans la veine de la néo contre- culture wachowskienne.

Avec le recul, il s’avère pertinent aussi de voir en ce film noir postmoderne qu’est Fight Club un semblant de prescience de la catastrophe du 11 septembre, ne serait-ce que dans le monologue final du narrateur. On remarquera par ailleurs que Fincher s’amuse avec ironie via les plans subliminaux à citer entre autres (avec l’irruption du sexe masculin) le Persona d’Ingmar Bergman. Il serait fallacieux de réduire un si bon film à sa supposée violence gratuite, précisément là pour provoquer l’ire de la morale. Mention spéciale pour le Where is my mind ? des Pixies dans l’ultime scène, qui permît amplement au groupe culte de revenir sur le devant de la scène.

Ce que le film apporte au thriller

Toujours prompt à dérouter, étouffer, oppresser, révulser, déstabiliser et même écœurer son spectateur, Fight Club porte aux nues la crasse, la décomposition et le sordide dans un enrobage publicitaire. Le thriller se mue dès lors en une satire du contemporain. Où rien ne nous oblige à aimer
les personnages ni leurs idées, mais juste à explorer notre monde et ses contradictions. Thriller coup de poing.


Voir en ligne : Le Top 100 des meilleurs films thrillers de BePolar

Vos #AvisPolar

  • Lucile04 19 octobre 2018
    Fight Club - David Fincher

    Fight Club est certainement mon film préféré de Fincher (je les aime - presque- tous). On ne raconte pas Fight Club, on vit Fight Club. EAvidemment il y a Brad Pitt extraordinaire, mais il y a surtout Edouard Norton. encore plus que Bitt, c’est lui qui porte le film grâce à son charisme et son jeu en retrait, mais omniprésent.
    Je me souviens de sa sortie et de la critique des Inrocks (qui a disparue depuis :)) qui a démonté le film. Puis les spectateurs ont pris la parole. Fight Club est devenue un film culte et Fincher un réalisateur qui compte. Il est très rare qu’un film dépasse le livre dont il est tirée (Fight Club de Chuck Palahniuk).
    Le livre est top mais le film grâce à Fincher / Pitt et Norton dépasse d’un cran le roman...

  • Laurence S 8 avril 2019
    Fight Club - David Fincher

    Sorti en 1999, le film coup de poing de David Fincher divise les critiques : film culte en puissance pour certains, sombre navet pour d’autres, Fight Club, fait couler beaucoup d’encre, avant même sa projection en salle. Constat trois ans plus tard : Fight Club est devenu culte. Quels sont les ingrédients qui font passer un "bon" film au stade de "culte" ?
    L’histoire en premier lieu. Surprenante. Inhabituelle. Fincher adapte le roman très controversé de Chuck Palahniuk qui relate les aventures d’un cadre moyen et dépressif. Le héros sans nom (Edward Norton) court les groupes d’entraides pour tromper son ennui jusqu’au jour où il rencontre Tyler Durden (Brad Pitt), un marchand de savon étrange. Ensemble, ils vont créer le fight club où les hommes viennent se battre et retrouver leur instinct animal.

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    Copyright Splendor Films
    Le scénario éclaté et schizophrénique se déroule au rythme d’un clip vidéo, spécialité de Fincher avant les longs métrages.
    Les acteurs ensuite. On retrouve Brad Bitt qui tenait déjà Seven sur ses épaules. Le couple Pitt-Norton fonctionne sur le contraste et la complémentarité. Brad Pitt se révèle et trouve, en Tyler Durton, un rôle à sa mesure, Norton confirme le talent pressenti dans American History X, quant à Helena Bonham Carter, elle apporte avec beaucoup de finesse la seule touche féminine de ce film finalement assez machiste.
    L’ambiance pour finir. Comme dans les précédents films de Fincher, on retrouve les trombes de pluie, la nuit perpétuelle, les décors glauques et la pointe d’humour qui permet au film de ne pas tomber dans le sordide (par exemple la présentation de l’appartement d’Edward Norton comme un catalogue IKEA).
    On a beaucoup reproché à Fight Club de tenter de rendre la violence attractive, de susciter chez le spectateur ses plus bas instincts et de cautionner l’irrespect envers les femmes. Pourtant, dans ce film comme dans ses autres productions, Fincher ne fait que mettre en exergue la nature humaine dans ce qu’elle a de mauvais. Il nous offre une vision froide, critique et acerbe de la société de consommation dans laquelle nous vivons et qui entraîne parfois l’être humain aux pires travers.
    Extrémiste, oui, le film de Fincher l’est, mais surtout dans le traitement du sujet. Corrosif, inventif (les 4 images subliminales ajoutent une touche supplémentaire à l’impression de rêve - ou de cauchemar - que l’on ressent pendant tout le film) et provocateur, Fight Club est devenu en trois ans incontournable pour les cinéphiles du XXIe siècle.

    Voir ma critique sur => https://www.avoir-alire.com/fight-club-la-critique-du-film

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