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Top des 100 meilleurs films thrillers n°19 - Phantom Thread - Paul Thomas Anderson

19 - Top des 100 meilleurs films thrillers

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Toute l’horreur et la magie des rapports humains réunis dans le trou d’une porte. Ou quand Anderson pousse le thriller dans ses retranchements les plus nébuleux.

Résumé :

Dans le monde de la mode du Londres des années 1950, le couturier Reynolds Woodcock, proche de sa sœur Cyril, est engagé pour dessiner les vêtements des gens de la haute société, tels que les stars de cinéma, les héritières ou les mondains, et de la famille royale. Un jour, il rencontre Alma, une jeune femme qui devient sa maîtresse et surtout sa muse.

n°19 du top 100 des meilleurs thriller de BePolar

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson
Avec : Daniel Day Lewis, Vicky Krieps
Année : 2017
De quoi ça parle ?
Londres, années 1950. Au lendemain de la guerre, la mode anglaise tout entière ne jure que par le couturier Reynolds Woodcock et sa sœur Cyril. Familles royales, vedettes de cinéma, riches héritières ou rejetons de la haute société… leur style incomparable suscite la fascination de tous. Mais un jour, le quotidien psalmodique de Reynolds est bouleversé par l’arrivée d’Alma, jeune femme déterminée dont il s’éprend. La routine laisse alors place pour le couturier à un désordre mental frisant l’adversité…

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C’est culte parce que…
Dans une veine de somptueuse bizarrerie, avec des images à la beauté claustrophobe (entre le Hitchcock de Psychose et le Losey de "The Servant"), la mise en scène navigue entre perfection et
tension impénétrable. On dirait de prime abord une romance teintée de drame psychologique comme
tant d’autres, mais en fait non… Paul Thomas Anderson déstabilise sans arrêt le spectateur en mêlant à
l’élégance une brutalité vertigineuse. À la fois au scénario et à la photographie, le réalisateur réalise
sans doute là son œuvre la plus aboutie et la plus suffocante.

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Ce dernier adore les histoires de rivalité – on l’a vu dans "There Will Be Blood" (2007) ou encore dans
"The Master" (2012). À travers ses personnages, le réalisateur donne chaque fois le sentiment
d’illustrer avant tout une quête viscérale de domination. À ce titre, la trajectoire du couturier Reynolds
s’apparente bien à cette logique obsessionnelle : le personnage s’astreint chaque jour à une rigueur
frisant la folie (le coiffage, le silence, le rituel du petit déjeuner, la création) et tente en cela de dominer
ses pulsions intérieures. Or, lorsqu’Alma – que l’on peut interpréter comme son âme retrouvée – vient
remettre en question l’inertie de son quotidien, un véritable combat s’initie entre les deux
personnages. Une lutte entre amour et aliénation meurtrière, où Anderson se représente une nouvelle
fois en démiurge intraitable.
Ce que le film apporte au thriller

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Et si le thriller était juste une sorte d’astuce stylistique consistant à raviver les émotions en les passant
au crible d’un filtre amplificateur ? Dans "Phantom Thread" ("le fil fantôme"), on ne comprend pas tout
à fait comment Anderson réussit à teinter, même jusqu’au détail le plus infime et trivial, d’un
sentiment d’oppression ou de malaise. C’est que précisément comme le titre de son film l’indique, la
maille délétère qu’il utilise est invisible, cachée sous la beauté des corps et des étoffes. Aspirant jusque
dans les scènes les plus prosaïques les éléments les plus tétanisants du cinéma, le metteur en scène
crée un des films les plus ambivalents de l’histoire du cinéma. Prouesse d’intelligence.


Voir en ligne : Le Top 100 des meilleurs films thrillers de BePolar

Galerie photos

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Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Mes petits plaisirs à moi 7 novembre 2019
    Top des 100 meilleurs films thrillers n°19 - Phantom Thread - Paul Thomas Anderson

    Pour ce qu’il a annoncé comme devant être son dernier film en tant qu’acteur, Daniel Day-Lewis devait marquer les esprits et se révéler inoubliable… C’est chose faite !

    Le mythe du génie et de sa muse un peu revisité

    L’extraordinaire interprète de Christy Brown incarne ici un couturier courtisé par toutes les grandes dames des familles royales européennes et les bourgeoises londoniennes richissimes. Mais le succès n’est pas sans contrepartie et le créateur, ici, vit sa passion tout en devant faire avec le souvenir obsessionnel de sa mère et ses névroses qui ne le quittent pas et qu’entretient sa sœur, Cyril, fidèle supportrice et gardienne du temple. A certains moments, on pourrait presque voir en lui une sorte de Sheldon Cooper plongé dans le milieu de la couture, tant certaines de ses manies tournent au ridicule et font sourire le spectateur.

    Il n’en reste pas moins qu’il s’avère être un génie (certes, enlisé dans le passé mais un génie quand même) et en tant que tel, il lui faut une muse. Ce n’est pas ce qui manque et elles défilent toutes à tour de rôle jusqu’au moment où il s’en lasse et demande à sa sœur de s’en débarrasser. C’était, toutefois, sans compter l’arrivée d’Alma, la seule qui lui résistera car la seule qui cherchera à le connaître et qui suscitera chez lui une curiosité dépassant les frontières de son art.

    On assiste alors à la mise en place d’une relation amoureuse qui deviendra quasi sado-masochiste, seul moyen que les protagonistes vont trouver pour s’aimer, se désirer, vaincre la jalousie et surtout ranimer la flamme du talent de l’artiste constamment menacée par ses propres angoisses. Côtoyer la mort afin de « ressusciter » plus créatif encore et plus vivant, voilà ce qui pourrait résumer la seconde partie du film (Je vous rassure, toutefois, rien de gore ni de violent). En cela, la scène quasi finale de l’omelette aux champignons est d’une rare intensité. On sourit et finalement on se laisse gagner par cette « fureur » amoureuse qui ouvre les yeux du créateur dominé par sa créature.

    Un Daniel Day-Lewis éblouissant

    Pour une dernière, Daniel Day-Lewis ne s’économise pas. Il irradie l’écran par son talent et sa prestance. On apprécie son côté dandy aux cheveux grisonnants, sa justesse de jeu oscillant entre le drame et la comédie (les scènes des petits-déjeuners sont un régal dans ce domaine). Aucune fausse note dans l’interprétation complexe de cet artiste habitué à dominer, tel un enfant gâté, toute personne désireuse de l’aimer et qui, pourtant, va finir par perdre pied avec l’arrivée de cette nouvelle égérie insaisissable. Repoussé dans ses retranchements, il tentera de lutter pour reprendre le dessus mais finira par comprendre que le lâcher-prise est la seule solution pour lui de continuer à aimer et à exister tout simplement.

    A noter également les performances des deux actrices qui portent le film avec Daniel Day-Lewis : Vicky Krieps et Lesley Manville.

    Quant à la scène la plus drôle du film, elle revient à Harriet Sansom Harris, déjà vue dans Desperate Housewives et qui joue le rôle de la mécène un peu « encombrante » du créateur.

    Arrivée la dernière image du film, on se met, cependant, à espérer et à prier tous les saints que Daniel reviendra sur sa décision et que son désir de quitter la scène cinématographique n’était qu’une simple lubie. Petit Jésus, écoute notre prière !!!

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