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La nostalgie du sang - Dario Correnti

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Résumé :

Une série de crimes sauvages bouleverse Bottanuco, une petite ville du nord de l’Italie. Des cadavres de femmes mutilées, des signes de cannibalisme, des aiguilles disposées comme dans un rituel magique… Alors que la police se perd en fausses pistes et que l’insaisissable meurtrier continue de frapper, deux journalistes s’emparent de l’affaire : Marco Besana, un grand reporter menacé de retraite anticipée, et Ilaria Piatti, une stagiaire méprisée de la rédaction mais incroyablement douée pour traquer les coupables.
C’est Ilaria qui réalise qu’il pourrait s’agir d’un imitateur de Vincenzo Verzeni, le tout premier tueur en série italien de la fin du XIXe siècle. Mais qu’est-ce qui peut bien relier les victimes à ce tueur mort il y a plus d’un siècle ?

Vos #AvisPolar

  • Angie - Blog Culturez-moi 6 juin 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    Un duo magistral
    Marco Bessana, 58 ans roule sa bosse dans la rédaction d’un des plus grand quotidien papier d’Italie depuis plus de 20 ans. Les affaires criminelles n’ont plus de secrets pour lui. Depuis tout ce temps, il en a vu des cadavres, des tueurs fous. Ce métier c’est sa vie, ses tripes. Il lui a tout donné tout laissé. Mais à quelques mois d’un départ forcé en pré-retraite une dernière enquête va chambouler sa vie et sa vision du métier.
    Ilaria Piatti, surnommée « Morpion », est une petite stagiaire de 27 ans. Jeune fille un peu empotée et fagotée pire qu’en Desigual intégral (pardon pour ceux qui me lisent et qui en porte) elle est la risée de la rédaction du journal. Personne ne la prend au sérieux, personne ne croit en elle. Son rêve, c’est le journalisme en affaires criminelles. Pour elle, Bessana est un mythe, un dieu qu’elle ose à peine approcher. Pourtant une enquête hors norme va lui donner le courage de l’appeler pour lui fournir une intuition capitale. le duo le plus improbable de Milan vient de naître.
    Ce duo c’est plus qu’un coup de coeur, c’est un coup de foudre pour moi. Deux personnages qui s’allient à la perfection. Une osmose narrative comme j’en ai rarement lu. Bien souvent, dans les binômes, un des deux prend le pas sur l’autre. Ici, rien de tout ça. Marco et Ilaria s’équilibrent, se complètent. Ils ont tous deux leurs failles, leurs rêves, leur personnalité et sont tout simplement profondément humains. Les répliques, ironiques de l’un et l’autre m’ont souvent fait sourire, parfois rire. Petit à petit ils se découvrent, s’apprivoisent et comprennent l’un et l’autre que la meilleure chose qui pouvait leur arriver à cet instant de leur vie c’est leur rencontre et cette enquête.

    Un autre regard
    Que c’est bon de suivre une intrigue criminelle sans le prisme omniprésent du système judiciaire. Ici, pas de commissions rogatoires, de perquisitions à gogo et d’arrestations musclées. Tous les rouages habituels d’une enquête criminelle classique sont relégués au second plan. Les vrais héros de ce roman ce sont les journalistes. Dans la campagne isolée de la périphérie de Milan, ils vont se lancer avant tout dans une quête de vérité.
    Lorsqu’un cadavre de femme est retrouvé, éventré, en partie mangé avec d’étranges épingles disposées autour, les médias se mettent en alerte. C’est Ilaria la première qui fait le rapprochement avec une série de meurtres survenus dans les années 1870. Pas n’importe quels meurtres puisqu’ils sont attribués à un homme qui sera considéré comme le premier serial-killer d’Italie. Alors que les cadavres s’accumulent dans la campagne milanaise, Marco et Illaria vont multiplier les recherches pour apporter chaque jour à la rédaction les nouvelles révélations de cette enquête qui terrifie l’Italie.
    Le livre est purement et simplement inlâchable. Une fois la première page tournée, il faudrait presque une alerte incendie chez vous pour vous faire décrocher des pages. Moi, il ne m’aura fallu que deux soirées pour engloutir les 500 pages. le rythme est donné par des chapitres très courts de 3 à 5 pages maximum qui rendent cette histoire complètement addictive. Alors oui, certains petits détails auraient pu être creusés, d’autres auraient pu être évités. Peut-être que la fin aurait pu être un peu plus subtile. Mais l’ensemble est tellement magistral que les quelques petits défauts sont presque invisibles, noyés par tant de qualités.

    En bref
    Après seulement 20 pages, je savais que j’allais engloutir ce livre à la vitesse de l’éclair et que je ne pourrais le lâcher que difficilement. La force de roman est incontestablement ce duo d’enquêteurs auquel je me suis vraiment attachée. Un binôme d’un nouveau genre qui restera une référence dans ma mémoire de lectrice. Ce thriller est une vraie pépite et je n’espère qu’une chose : que l’auteur nous écrive prochainement une nouvelle aventure du duo de choc Bessana/Piatti. Leurs dialogues cyniques me manquent déjà. Pas vraiment besoin de le dire mais bien évidemment je recommande !

    https://culturez-moi.com/la-nostalgie-du-sang/

  • Livresse du Noir 29 juin 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    COUP DE COEUR !!!

    Un thriller fascinant qui nous embarque dès les premières pages. Nous sommes dans le nord de l’Italie, dans la province entre Milan et Bergame. L’histoire commence par un meurtre. Une jeune femme est retrouvée éviscérée, la bouche pleine de terre, le mollet en partie mangé, des épingles placées à côté de son corps. La police pense à une secte satanique.

    Deux journalistes des affaires criminelles doivent écrire un papier. Un couple apparemment mal assorti. Marco Besana, 58 ans, un vieux de la vieille, persuadé que ce sera sa dernière affaire, il est au seuil de la retraite. Un anti héros, cynique, désabusé, brillant, généreux et qui adore les bons plats. Ilaria Piatti, une jeune stagiaire de 26 ans, la risée de toute la rédaction, maladroite, mal fagotée, timide, marquée par un traumatisme d’enfance. Intelligente, très enthousiaste et très douée pour mener l’enquête, elle possède une faculté d’analyse et une ténacité hors du commun. J’ai tout de suite pensé au personnage de Chloé Saint Laurent dans la série Profilage.

    Elle a une intuition concernant les meurtres, elle la partage à Marco, il l’écoute, la prend sous son aile et deviendra ainsi son mentor, ils se complèteront merveilleusement pour former un terrible duo. En fait Ilaria fait le lien avec les mises en scène de Vincenzo Verzeni, un tueur en série sévissant en 1870 en Italie, surnommé le vampire de Bottanuco et étudié à l’époque par Cesare Lombroso, père de la criminologie moderne.

    La Nostalgie du sang, thriller atypique et passionnant, entremêle habilement une histoire qui s’est réellement passée au siècle dernier avec l’enquête du présent. Dario Correnti intègre le récit de l’époque, à travers des extraits de documents, à l’histoire d’aujourd’hui.

    Ce thriller est très original pour deux raisons. La première, c’est que nous ne suivons pas l’enquête de manière classique, à travers la police, mais nous la suivons à travers les deux journalistes, le lecteur est impliqué à fond aux côtés de Marco et Ilaria.

    La deuxième, c’est le duo de choc. Il est juste magnifique et sensationnel, le plus beau duo que j’ai rencontré depuis fort longtemps ! Un coup de génie de la part de l’auteur. J’ai ADORE les deux personnages, ultra attachants, très humains, très réalistes, plein de tendresse, d’humour, légèrement cyniques sur les bords. Comment ne pas tomber sous leur charme, craquer complètement et être en empathie totale avec eux ?

    Le troisième personnage du récit est la province de la basse Lombardie avec toutes ses particularités, la campagne entre brouillard, secrets, polenta et bon vin où seuls quelques mètres séparent un troupeau de moutons d’un centre commercial. Nos héros vont se heurter à l’omerta du Nord, à l’indifférence des habitants, à leur caractère réservé. Tout le monde a l’air de savoir des choses, tout le monde chuchote mais personne ne parle. Mario et Ilaria vont devoir dépasser la méfiance des villageois pour démêler cette histoire et découvrir la vérité. D’autant plus que les meurtres se poursuivent, les femmes assassinées ne semblent pas avoir de similitudes entre elles et pourtant quelque chose les relie.

    La construction à couper le souffle, le rythme effréné, les chapitres très courts nous obligent à tourner frénétiquement les pages. J’ai dévoré les 528 pages en une seule journée ! La tension monte crescendo pour devenir insoutenable au fil du récit. Entre révélations, fausses pistes, rebondissements, histoires parallèles qui s’insèrent dans l’histoire, twists bien dosés, je vous mets au défi de lâcher votre lecture en cours de route.

    Un duo de choc qui va faire beaucoup de bruit dans les prochains mois. Vous avez compris que j’ai adoré et que je vous le recommande vivement. J’espère vraiment que l’auteur nous offrira très vite une prochaine aventure avec Marco et Ilaria.

    Dario Correnti est le pseudonyme derrière lequel se cache deux auteurs.

  • L’atelier de Litote 29 juin 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    De Dario Correnti on ne sait que peu de chose, que c’est le pseudo choisi par deux auteurs sans doute journalistes tout comme le duo d’enquêteur que forme Marco Besan et Ilaria Piatti. L’intrigue de La nostalgie du sang repose sur une série de meurtre ritualisé à la façon de Vincenzo Vernezi , le tout premier tueur en série italien fin du XIXème siècle, dans la région de Bergame. On entre facilement dans l’histoire et puis captivée, je n’ai pas vu passé ses 524 pages. Dès la découverte du premier corps, Bessana pense que ce sera sa « dernière affaire » car il sent bien qu’on le pousse à la retraite. Alors que sa toute jeune collaboratrice ne maîtrise pas encore tous les codes de journaliste d’investigation, Bessana se prend une âme de Pygmalion pour Ilaria qui va montrer rapidement des aptitudes inattendues. Une belle relation s’instaure entre confiance et amitié débutante. Une enquête menée tambour battant avec des passages sur le monde journalistique intéressants et d’autres emplis de suspense haletants. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère des petits villages italiens ou « la réserve » et le silence sont de mise une sorte d’omerta. Le livre se présente sous trois parties et est écrit un peu comme un journal ponctué de flashback sur une victime du XIXème de Vincenzi Vernezi. Tout de suite on sait que l’on aura des aperçus de la vie privée de nos deux protagonistes tout autant que des scènes de leur travail et cela les rends accessibles et touchants. Alors commence le jeu des questions que l’on se pose sur tout à chacun sans obtenir de réponse, avec une montée en tension délicieuse qui fait que l’on suspecte tout le monde. J’avais envie d’en connaître plus sur le tueur, le pourquoi, le comment et surtout si on finit par l’attraper. Un polar qui nous change des enquêtes policières pour faire la place belle à celles des journalistes. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/06/26/37458093.html

  • valmyvoyou lit 10 juillet 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    Des crimes atroces bouleversent Bottanuco, une petite ville du Nord de l’Italie. Les corps des femmes tuées sont dans un état horrible : des viscères éparpillés, des marques de cannibalisme, etc. J’ai pensé qu’heureusement que c’était un livre, car dans un film, je n’aurais jamais supporté de telles scènes. ☺️

    Alors que la police piétine, un duo improbable de journalistes mène l’enquête. Il s’agit de Marco Besana, un reporter spécialiste des affaires criminelles, que la direction pousse vers la retraite, et de Ilaria Piatti, une stagiaire dont toute la rédaction se moque. C’est Ilaria qui a perçu de fortes similitudes entre les meurtres actuels et ceux de Vincenzo Verzeni. Ce dernier était le premier tueur en série italien qui a sévi à Bottanuco, à la fin du XIXe siècle. Tout laisse penser que les victimes connaissent le tueur.

    J’ai beaucoup aimé le binôme que forment le vieux briscard du journalisme et la jeune débutante qui ne semble pas avoir les armes pour faire sa place dans ce milieu. Ilaria est mal fagotée, elle manque de confiance en elle, elle ne sait pas aller à l’essentiel et se perd dans de longues explications. Marco n’est pas un modèle de patience, les investigations ont toujours été sa passion, au détriment de sa vie familiale. Et pourtant, ils se complètent. Leur enquête est entrecoupée par des moments de complicité et de chamailleries. J’ai apprécié ces moments d’humanité au milieu de l’horreur des crimes.

    Les chapitres sont courts, aussi j’ai utilisé, à outrance, le « encore un chapitre et j’arrête ». Résultat : j’ai lu les 524 pages en deux jours.

    Au niveau de l’intrigue, le fait d’être du côté des journalistes et non de la police m’a plu. Cela a fait que j’en suis venue à soupçonner tout le monde puisqu’il me manquait des éléments. On est totalement dans une enquête d’investigation et cela permet de pousser les hypothèses.

    La conclusion m’a semblé venir abruptement et je ne l’ai pas trouvée détonante, mais j’ai tellement aimé l’ambiance du livre que ce n’est pas très grave, surtout qu’avant qu’elle arrive, je suis partie dans toutes les directions et j’ai tremblé plusieurs fois. Je me suis méfiée de tant de personnes.

  • Encore Un Livre 16 juillet 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    Ô JOIE !
    Quel enthousiasme dès les premières pages de ce thriller !! des chapitres courts (très courts !), un duo clairement intéressant, confronté aux mises en scène macabres de femmes mutilées et mordues : des épingles disposées à leur côté, leur bouche remplie de terre.
    Ce qui va réunir notre duo de journalistes Ilaria Piatti et Marco Besana : leur passion commune à investiguer, fouiller, fouiner.
    Besena détecte vite le talent, l’amertume qui anime sa protégée Ilaria Piatti. Cette jeune stagiaire, un brin empotée toujours mal fagotée se retrouve propulsée aux côtés de l’un des plus légendaires chroniqueurs judiciaires.
    Voilà un duo atypique prêt à tout pour sortir un papier en avant-première sur ces assassinats !
    Conjuguez à cela l’alternance en 1870, dans un petit village isolé, une population terrifiée par un meurtre atroce, les gens murmurent … c’est le démon.
    J’étais ferrée, moi qui adore les doubles narrations, les alternances passé-présent et encore plus dans le milieu rural où les croyances dominent l’esprit.
    Malheureusement, la deuxième partie rompt l’équilibre, avorte cette sensation jubilatoire de lire un thriller dense et fouillé. Les ellipses sont nombreuses et expédient des situations que j’aurais aimé comprendre davantage, on passe parfois du coq à l’âne, des solutions toutes trouvées en un chapitre, des témoins qui sortent parfois de nulle part entre deux dialogues poussifs.
    La légèreté de l’ambiance éclipse totalement celle qui était promise dès le début : sombre et pesante. L’alternance des époques est de courte durée, finalement l’ombre de Vincenzo Verzeni le premier serial-killer italien est furtive.
    Finalement, il me reste comme l’ impression de « pas fini », les auteurs, parce que Dario Correnti est aussi un duo ! (voir en fin d’article) ont mélangé pas mal d’aspects : psychologie et passé des personnages, ambiance pesante, enquête journalistique, quelques thématiques intéressantes sur la criminologie, mais rien de marquant ne ressort vraiment.
    En bref, je retiens une excellente partie dont je n’ai fait qu’une bouchée, le quotidien du journalisme judiciaire omniprésent, un duo atypique qui se démarque par leur répartie et les liens qui se tissent.
    LA NOSTALGIE DU SANG reste tout de même un thriller divertissant, qui se lit incroyablement vite, idéal pour les lecteurs en vacances qui ont envie de vite avancer dans leur lecture.
    Il amorce, je l’espère une suite plus approfondie pour nos personnages.
    Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour l’envoi de ce roman e

  • lecturesdudimanche 17 juillet 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    Lorsque Babelio et Albin Michel s’associent pour me faire découvrir un nouveau roman via Masse Critique, je signe à deux mains ! Et la réception d’un livre à la couverture blanche stampée d’un « épreuve non corrigée » (une première pour moi) m’a apporté son petit lot d’émotions ! C’est courant pour beaucoup de blogueurs, mais je reste encore totalement émerveillée à la réception de Services de Presse qui court-circuitent toujours ma PAL.

    Cette fois, dépaysement total, puisque l’histoire se déroule en Italie. Bon, effacez tout de suite de votre esprit l’aspect sable chaud et mer turquoise, parce que d’abord, l’histoire se passe en hiver (que notre héroïne affronte à coups de bottes en caoutchouc Hello Kitty) et dans une petite ville du Nord, ce genre d’endroit où les étrangers sont mal accueillis, où les secrets sont jalousement gardés, où les rideaux se baissent pour couper à la vue à qui souhaiterait s’intéresser de trop près à leurs petites affaires personnelles.

    Mais quand un tueur en série se met à massacrer des jeunes filles juste avant de les déguster (« Vous reprendrez bien un petit morceau de mollet ? »), il faudra la ténacité et la candeur d’Ilaria Piatti, alias « Morpion », jeune stagiaire dans un grand journal et l’efficacité et l’expérience de Marco Besana, grand reporter sur le point d’être mis en retraite anticipée (pour cause de restrictions budgétaires) pour débusquer les similitudes entre ces meurtres et ceux du tout premier Serial Killer italien qui agissait à la fin du XIXe siècle.

    Piatti, que jusqu’ici tout le monde méprisait pour sa timidité et sa garde-robe loufoque, traîne un lourd passé qui, finalement, lui sert de moteur dans son envie de résoudre l’affaire. Besana, lui, n’est plus qu’un vieux loup blasé qui, toute sa vie durant, a accordé plus d’intérêt aux crimes qu’à sa famille qui a fini par l’abandonner, désabusée de passer toujours en second.

    Malgré les casseroles attachées à leur passé, cet improbable duo va faire des merveilles et un travail bien plus efficace que la police.

    Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé suivre les échanges d’idées de ces deux-là, spontanés et drôles, capables de se remettre en question pour aborder chaque élément d’un œil neuf.

    Besana se sent comme un mentor pour Piatti et lui distille en permanence ses conseils, la reprenant quand elle s’emballe trop, se servant également d’elle comme dévidoir à toute sa rancœur, à coup de racontage d’anecdotes journalistiques. Car effectivement, la profession a fort changé ! Finie la grande gloire des reporters qui pouvaient tranquillement plancher sur la Une du lendemain, maintenant, avec l’avènement d’Internet, les scoop se distille à la vitesse de la 4G et un article s’apprécie à coup de like, malheureusement 100% gratuits… J’avoue avoir trouvé les petites rétrospectives de Besana un peu lourdes à la fin, mais sa nostalgie se comprend parfaitement.

    Le livre souffre de quelques longueurs, notamment par un nombre incalculable de scènes dans divers restos, mais sa dynamique est contrebalancée par des chapitres courts et on notera aussi la présence de chapitres mettant en scène les premiers meurtres du XIXème siècle, ce qui constitue un agréable changement de rythme.

    J’ai donc passé un bon moment avec nos héros, chacun à leur manière « nostalgiques du sang », Besana par peur de sa mise en retraite et Piatti par son passé. Ces héros atypiques forment un duo qui fonctionnent plutôt bien et la maladroite Piatti a malgré tout un cerveau bien fait et le soutien de Besana va l’aider à en optimiser les capacités. Et vous savez quoi ? L’absence de sentiments amoureux ou d’attirance charnelle entre ces deux-là est vraiment un bon point ! Ça nous évite de tomber dans les travers mielleux et de rester concentrés sur l’enquête complexe et sur la personnalité hors normes de nos héros dans une écriture où transparaît le légendaire et savoureux flegme italien !

  • Arsinoe la Crapaude 28 juillet 2019
    La nostalgie du sang - Dario Correnti

    Rhâ voilà une lecture qui m’a emballée ! Les auteurs de polars/thrillers italiens (Antonio Manzini, Sandrone Dazieri, Donato Carrisi...) sont vraiment en forme en ce moment !!!
    J’ai lu ce livre pendant la canicule, et il m’a bien rafraîchie, puisque dans « La nostalgie du sang » de Dario Correnti, c’est l’hiver, ça caille et ça neige sur Milan et Bergame, où un copycat (serial killer qui copie le modus operandi d’un plus ancien) sévit dans la campagne. Marco Besana, vieux briscard du journalisme d’investigation, un brin ronchon, enquête, secondé par le Morpion aka Ilaria Piatti, jeune stagiaire mal dégrossie, mal fagotée, au passé trouble, et hyper attachante.
    J’ai vraiment beaucoup aimé, j’ai même crié ma frustration à la fin du livre (pour de vrai, hein, genre "Oh non !!!") -fin bien abrupte comme je les aime- car c’était déjà fini.
    Donc vous l’avez compris, j’en redemande, et ai hâte de retrouver ce tandem super attachant dans de nouvelles enquêtes (mais je ne sais pas du tout si c’est au programme ^^)

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