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La Servante écarlate - Margaret ATWOOD

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Résumé :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, " servante écarlate " parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Vos #AvisPolar

  • unevietoutesimple 30 octobre 2018
    La Servante écarlate - Margaret ATWOOD

    Je me suis plongée dans la lecture de cette dystopie après avoir vu la première saison de la série adaptée du roman. Cette série m’ayant tenue en haleine et, il faut bien le reconnaitre, chamboulée, j’ai voulu en découvrir plus et surtout savoir comment les choses allaient se terminer. Je dis “en découvrir plus” car comme souvent les séries adaptées de livres omettent des détails, voire modifient l’intrigue. Une fois de plus, c’est ce qui s’est passé ici (notamment concernant le personnage de Luke) et je ne regrette pas mon choix.

    Le livre nous raconte l’histoire de Defred, une servante écarlate, autrement dit une femme dont la fonction n’est autre que d’être un ventre au service de son Commandant et de son épouse avec pour seul but d’être enceinte et surtout de faire naitre un enfant en bonne santé. Elle nous raconte son quotidien mais aussi sa vie antérieure au moyen de souvenirs d’une vie et d’un monde passés.

    Vêtues entièrement de rouge excepté une coiffe blanche munie d’ailettes agissant comme des œillères, les empêchant de voir et d’être vues, ces servantes écarlates ont été complètement déshumanisées, réduites à être des objets que l’on transmet à d’autres une fois leur mission accomplie. La société dans laquelle elles vivent est froide et hostile, sans aucun plaisir.

    Au-delà de la place et du rôle des femmes dans la société, ce roman traite de la privation des droits et des libertés pour la très grande majorité de la population (hommes comme femmes) qui vit dans la crainte. Les hommes ne sont pas mieux lotis, car les dirigeants mis à part, ils vivent aussi dans la peur des dénonciations et des exécutions s’ils ne respectent pas à la lettre la doctrine de Gilead et sont cantonnés au rôle de domestique, sans espoir de fonder une famille.

    Ce qui fait froid dans le dos à la lecture de ce roman, c’est qu’il est incroyablement crédible. D’ailleurs Margaret Atwood indique que toutes les situations vécues par les femmes de l’histoire se sont déjà produites en réalité. L’écriture est fluide, claire et froide et les termes abordés sont réalistes au point que l’on réalise que le personnage principal pourrait être l’une d’entre nous.

    C’est un livre fort et dérangeant qui ne peut pas laisser indifférent même si la fin nous laisse avec un gros point d’interrogation, mais pouvait-il en être autrement ?

  • Saveur Littéraire 21 janvier 2019
    La Servante écarlate - Margaret ATWOOD

    Oeuvre de fiction publiée en 1985, la première chose qu’on se dit une fois la lecture finie, c’est que, wow, ça nous parait tellement actuel ! On ne croirait jamais que ça a été écrit dans les années 80 ! Et pourtant, si, Margaret Atwood nous a en quelque sorte devancé, elle a écrit un futur qui pourrait bien arriver bientôt, une possibilité, une éventualité à laquelle nous pourrions nous confronter dans les années proches.

    On pourrait tout à fait s’imaginer, narratrice de cette histoire, vivre comme elle l’a vécu. Perdre ceux et ce qu’elle aimait, sa vie d’avant. Notre héroïne, celle que nous pourrions être dans un futur proche, s’appelle June, mais on l’a rebaptisé Defred. Les Servantes, dont fait partie Defred, ont un nom d’esclave dès qu’elles entrent en condition.

    Dans cet univers dystopique où une bonne partie de la population est stérile, les femmes fertiles servent les hommes d’en haut, ceux qui dirigent, ceux qui sont importants...oui, c’est le destin de Defred, et de toutes les Servantes : attendre qu’un Commandant lui fasse un bébé, le porter puis le donner à l’Epouse du Commandant, qui l’élèvera comme si c’était son enfant. Au-delà, il y a les rapports entre humains. On interdit aux Servantes de copiner, car elles n’ont qu’une fonction, une seule, porter un enfant et c’est tout.

    Oh, il y aurait vraiment beaucoup à dire, des réflexions à partager sur les thèmes actuels. Il suffit de voir ce qui est écrit sur la couverture, sur le petit bandeau rouge, lorsqu’on achète le livre. Un avertissement à nous, nouvelle génération, une mise en garde contre ce qui pourrait arriver, ce qui est peut-être déjà arrivé, dans certaines parties du monde : mères porteuses, avortement interdit, trafic d’enfants, esclavage sous diverses formes, la place de la religion qui reprend de l’ampleur et régit la vie, et j’en oublie tant, des thèmes qui sont abordés ! On ne ressort pas de ce roman sans indifférence, ce n’est pas possible.

    Fin ouverte, pour que chacun y voit les différentes sorties possibles. Pour que l’on puisse retrouver un peu d’optimisme après cette dystopie des plus angoissantes. A lire, absolument, pour sa culture ou pour les thèmes actuels, pour la plume de l’auteure ou pour le divertissement, qu’importe, mais à lire.

  • Yayoubelgium 27 avril 2019
    La Servante écarlate - Margaret ATWOOD

    Imaginez une société où tout est sous contrôle.
    Les femmes sont classées par catégorie : les épouses, les Marthas, les éconofemmes, les anti-femmes... La couleur de leur robe représente leur fonction dans la société.
    Les Yeux surveillent chacun des pas des citoyens.

    Nous suivons les traces de Defred qui a perdu jusqu’à son nom de naissance et qui fait partie des fertiles.
    Afin de conserver son rôle, elle doit donner un enfant à l’épouse du commandant de la maison. Elle a 3 chances...

    De cette société qu’on lui a imposée, Defred dit qu’il lui manque l’amour. C’est ce que j’ai ressenti également.

    Mis à part pour Defred et Moira, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages.

    Ce ne fut pas un coup de cœur, mon ressenti est plutôt mitigé car l’univers était trop froid et aseptisé. J’ai trouvé ce récit glaçant peut-être un peu trop pour moi.

    Néanmoins, je recommande ce roman à tous les amateurs de #romananticipation car il est très bien écrit et l’univers est très cohérent 👍🏻
    Je suis très contente d’avoir découvert un univers inhabituel et je serais curieuse de voir la série inspirée par ce livre.

    Margaret Atwood « La servante écarlate », un roman dérangeant qui nous pose question sur le devenir de la société, la liberté, la sécurité coûte que coûte...

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