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La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

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14 #AvisPolar
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3 enquêteurs
Veulent le voir/lire

Résumé :

Soudainement poussée à la retraite, Hulda, inspectrice de 64 ans, est autorisée à rouvrir le cold case de son choix, le temps de voir arriver son jeune remplaçant. Elle se penche sur le cas d’Elena, une jeune russe retrouvée noyée il y a un an à 30 km de Reykjavik. Traitée par un collègue négligent, la mort de cette demandeuse d’asile est sur le point d’être classée. Mais Hulda refuse de laisser Elena tomber dans l’oubli… L’atypique inspectrice se jette à corps perdu dans cette enquête.

Vos #AvisPolar

  • Des Livres Mon Univers 27 février 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Voici un excellent polar que j’ ai adoré, quel immense plaisir j’ ai eu à le lire...
    .
    Je voulais de l’ évasion ☑ check, j’ en ai eu et ça fait un bien fou ! .
    Je voulais du suspense ☑ check, j’ en ai eu et à aucun moment je n’ ai eu de doutes concernant les personnages du roman, je me suis fait berner par Ragnar Jónasson d’ ailleurs il n’ y a pas que moi !
    .
    Je voulais être surprise ☑ check, je l’ ai été et qu’elle surprise surtout quand j’ ai lu cette fin à laquelle je ne m’ attendais pas du tout . Pour moi c’ est impossible que ça se finisse de cette façon !! Une suite, peut être ?
    .
    J’ avais très peur de ne pas aimer Ragnar Jónasson et ce fut tout le contraire.
    .
    Une belle découverte, je RECOMMANDE !

  • anais_serial_lectrice 7 mars 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    [ Conquise, charmée, envoûtée et… bouleversée ! ]

    J’aime les écrivains nordiques.

    J’aime les écrivains qui savent se renouveler.

    J’aime le rythme des enquêtes dans les polars venus du froid.

    J’aime que l’atmosphère de ces polars-là prenne une place importante dans la construction du récit.

    Et c’est pour toutes ces raisons que j’aime autant Ragnar Jonasson.

    Pas besoin de lire la quatrième de couverture, je plonge dans les eaux abyssales et tumultueuses islandaises à chaque fois et je ne suis jamais déçue par cet auteur.

    Jamais.

    Même quand il écrit un livre complètement différent de sa précédente série et qu’il bouscule ses lecteurs, habitués au confort de retrouver les mêmes personnages, les mêmes lieux, la même construction d’intrigue.

    Même quand il met le côté thriller pur et dur au second plan, pour voguer à mi-chemin entre littérature blanche et polar.

    Même quand il égratigne mon petit cœur de lectrice avec une histoire sombre, noire, empreinte d’une nostalgie si puissante que ça me fout le bourdon pendant 300 pages et me laisse, à la fin de ma lecture, avec une petite déprime tenace au fond de l’âme…

    La dame de Reykjavik est sans doute l’ouvrage le plus noir de Ragnar Jonasson. Noir c’est noir, y a plus d’espoir ma pauvre Hulda ! Aucune lueur d’espoir, pas ou peu de rayon de soleil dans le ciel islandais de cette nouvelle héroïne dont nous faisons la connaissance ici. Chaque personnage porte en lui son lot de souffrances, de désespoir et de résignation. Les émotions transpercent les pages, il en faut du talent pour faire passer autant sentiments dans une écriture ! Impossible de rester de marbre face au destin bouleversant des personnages que nous allons suivre, ils ont un corps, une âme, leur psychologie est très fouillée ce qui fait qu’ils prennent vie sous la plume de l’auteur. Forcément on s’attache, on s’identifie, et on souffre un peu beaucoup aussi avec eux.

    Hulda est au centre de tout, et elle est une héroïne tellement… islandaise ! à la fois amoureuse de son pays et de sa nature, en proie à un spleen qui semble caractériser une partie de la population de l’île, dont la carrière a été menée avec une détermination et à un acharnement sans faille et qui se retrouve aujourd’hui mise à la retraite forcée quasi sans préavisco. J’ai ressenti beaucoup d’empathie envers elle, parce que sa vie et sa sensibilité à fleur de peau m’ont bouleversée, parce que je me suis aussi beaucoup retrouvée en elle et dans son enfance cabossée. J’ai bien cru que j’allais devoir arrêter mon bouquin la mort dans l’âme, à la lecture de certains passages, tant ce qu’elle a vécu alors qu’elle était enfant a fait écho en moi.

    [ Le poids du passé ]

    Une des caractéristiques principales du roman est ce passé, omniprésent, qui pèse comme une chape de plomb sur l’intrigue.

    D’une part, il y a ce sombre passé qui pèse et qui hante encore les personnages. On se remet de tout, et on repart, un peu de traviole, mais on repart quand même.

    D’autre part, il y a le cold case, cette vieille affaire que notre héroïne décide de ressortir des tiroirs juste avant une mise à la retraite forcée. Et l’enquête, qui se met en place, difficile, tant d’années après : reconstituer les pièces du puzzle, retrouver les témoins, creuser, creuser, encore creuser, là où d’autres avaient abandonné, cédant à la facilité de conclusions trop hâtivement tirées. Et même si l’enquête n’est pas forcément mise au premier plan par l’auteur, il n’en demeure pas moins qu’elle est bien présente, avec son lot d’investigations, de mystères, de suspenses et de rebondissements.

    [ Le mot de la fin ]

    Sur le plan littéraire, je dirais que cet ouvrage est le plus abouti de l’auteur, parce qu’il se situe à la croisée de deux genres, celui du polar et celui du romanesque. La forme est travaillée, l’esthétique magnifiée, conférant une puissante consonance littéraire au texte. On découvre un auteur caméléon, capable de se fondre dans plusieurs genres et d’y évoluer avec une facilité déconcertante quitte à bousculer le lecteur et à le sortir de sa zone de confort. La dame de Reykjavik pourra aussi bien séduire les amateurs de thrillers, que les lecteurs de littérature blanche.

    Du grand Ragnar Jonasson ! Je ne peux que vous le recommander !

  • Livresse du Noir 21 mars 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Je me suis réconciliée avec Ragnar Jonasson.

    J’ai lu SOTT de sa série Ari Thor mais il ne m’avait franchement pas convaincue, j’avais trouvé le style assez plat, le ton monotone et l’enquête très "mou du genou", je me souviens avoir refermé le roman en me disant "dieu que nous sommes loin de la qualité des romans d’Indridason !"

    La dame de Reykjavik est une très belle surprise, d’autant plus belle que je ne l’attendais pas.Hulda est une des meilleures enquêtrices de la police de Reykjavik mais elle a 64 ans, l’âge de la retraite, elle est poussée vers la sortie par sa direction... place à la jeunesse ! Il lui reste deux semaines à tirer, elle insiste auprès de son supérieur pour pouvoir rouvrir un cold case. La mort d’Elena, une jeune russe, demandeuse d’asile, retrouvée noyée sur une plage. Un de ses collègues a bâclé l’enquête et a conclu trop vite à un suicide. Hulda n’y croit pas, elle se lance corps et âme dans cette affaire pour faire éclater la vérité. Ainsi débute cet excellent polar.

    Hulda, une héroïne d’une force incroyable est au centre de l’histoire et tient tout le roman sur ses épaules. Un magnifique portrait, tout en nuances et fort émouvant. J’ai adoré cette femme, une solitaire très attachante, une enquêtrice décidément pas comme les autres.Le récit alterne entre l’enquête et l’histoire personnelle d’Hulda. Au fil des pages, nous entrons dans sa profondeur et découvrons toute sa complexité, des bouts de son passé trouble, ses secrets, son enfance sans père, seule auprès de sa mère. Son quotidien de femme dans le milieu très machiste de la police, son caractère trempé, la solitude qui lui pèse et sa peur de la retraite. Comment ne pas être touché par sa relation naissante avec Petur, un médecin à la retraite, avec qui elle se sent de mieux en mieux, au point d’envisager une relation sérieuse.

    Au premier abord, l’enquête -entre passé et présent- semble banale, mais elle nous réserve son lot de surprises et les révélations distillées au compte goutte nous maintiennent sous tension. Hulda avance péniblement, entre fausses pistes et portes closes mais elle ne lâche rien. Sa pugnacité finira-t-elle par triompher ?Le récit devient de plus en plus prenant, la deuxième moitié est très addictive, les pages se tournent très vite jusqu’au final.

    My god !!! quel final de ouf, totalement inattendu. Le coup de théâtre qu’on ne voit pas venir et qui nous claque en pleine face. WTF, ça c’est du grand art !Je suis très heureuse d’avoir donné une seconde chance à Ragnar Jonasson.

  • Le Monde de Marie 9 mai 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Je me suis très facilement laissée porter par l’enquête et également attendrie par Hulda. J’ai aimé sa personnalité vieillissante qui l’a rend touchante. Voir que, malgré son âge, malgré son vécu difficile, elle a encore le goût de vivre de nouvelles choses en compagnie d’un homme. C’est surtout une femme avec grande volonté de bien faire les choses. Une sensibilité pour laquelle elle ne sera malheureusement pas récompensée.

    L’intrigue du récit tourne autour d’un meurtre vieux d’un an qui n’a jamais été élucidé parce que l’enquête a été bâclé. Le scénario qu’a élaboré l’auteur est finement mené et comporte son lot de surprises. Surtout une révélation finale m’a vraiment prise au dépourvu.

    Hulda elle-même parvient à nous surprendre lorsque certains pans de sa vie sont mis à jour. Jamais je n’aurais pu imaginer de telles choses.

    J’ai trouvé ce livre différent des autres polars que j’ai l’habitude de lire. Parce que les investigations sont menées par une dame plus âgée. Qu’avec elle on découvre un quotidien de femme flic proche de la retraite. Qu’il ne soit pas toujours évident de travailler avec des hommes et qu’une femme dans sa situation peut facilement être mise sur la touche. On verra aussi, dans un registre plus heureux, qu’il est tout à fait possible de reprendre goût à la vie et d’en profiter même lorsqu’on a atteint un certain âge.

    Un récit aussi qui n’est pas du tout celui auquel on s’attend au départ. Parce qu’il va nous plonger dans une sombre enquête et qu’il aura un dénouement que l’on voit rarement. L’auteur ose et réussi son pari de nous offrir un polar prenant, bien ficelé et surprenant.

    Il met également en lumière la problématique des réfugier. La manière dont ils sont vus et le peu d’importance qu’on peut leur accorder lorsqu’ils deviennent victime. Des êtres que l’on oublie un peu trop vite.

    Un récit dans lequel, de par son personnage principal et son dénouement, l’auteur sort des sentiers battus. Une lecture idéale pour les amoureux des polars du grand Nord. Une enquête surprenante et bien travaillée au dénouement totalement inattendu.

  • mouffette_masquee 13 août 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Mon avis : Depuis le temps que je voulais découvrir cet auteur, nous y voilà enfin ! Tout d’abord, je me dois de noter que j’adore cette couverture, et bien que ça puisse être un détail, c’est important pour moi ! N’étant pas très connaisseuse des polars nordiques, j’ai été un peu surprise de l’apparente lenteur du récit. Cela ne m’a pourtant pas empêchée de lire ce livre rapidement, grâce à l’alternance des époques, entre la vie d’Hulda et l’enquête à proprement parler, qui rythme superbement l’intrigue. Cette femme, d’ailleurs, forte de ses convictions et attachante, porte le récit de sa force tranquille malgré le bouillonnement intérieur qui la caractérise. Les descriptions des paysages, ensuite, font qu’on s’imagine très bien aux côtes d’Hulda durant son enquête ; on ressent le souffle du vent et la fraîcheur ambiante. L’intrigue, enfin, qui même si elle ne va pas à 100 à l’heure comme ce que j’ai l’habitude de lire, m’a surprise : je n’ai pas vu venir ce(s) dénouement(s) inattendu(s). Pour conclure, c’est une lecture très agréable, que je recommande, surtout pour les lecteurs pas forcément adeptes de livres noirs.

  • mavic 3 septembre 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Quittons le temps d’un livre Siglufjördur et Ari Thor et plongeons nous au cœur d’une nouvelle histoire avec un personnage principal tout autant charismatique.

    Un personnage qui dès le début perd tous ses repères et se rattrape à la dernière branche qui la maintient : sa dernière enquête avant son départ définitif, non voulu, à la retraite.

    Et pas n’importe quelle enquête, un cold case vieux de plusieurs années qui a été négligée pour de nombreuses raisons.

    Un cold case qui va soulever des questionnements autant au niveau de l’enquête que sociétalement parlant.

    Encore une fois Ragnar Jonasson nous offre une enquête tout en douceur et qui pourtant vous prend à la gorge à bien des moments.

    Je vous parle aujourd’hui de La dame de Reykjavik de Ragnar Jonasson aux éditions de La Martinière.

    Mon ressenti général sur cette lecture c’est qu’une ambiance pesante et mélancolique se fait sentir tout du long.

    Et ce n’est pas pour me déplaire.

    Tout d’abord parce qu’on a Hulda, inspectrice poussée à la retraite parce que trop âgée et parce qu’elle ne s’est jamais réellement intégrée à cette équipe qu’elle a vu changé au fur et à mesure du temps. Et une équipe où elle a également dû faire sa place en tant que femme qualifiée pour mener des enquêtes à bien.

    Mais Hulda ce n’est pas que cela.

    C’est aussi une femme que la vie n’a pas vraiment épargnée et qui encore aujourd’hui la rappelle à l’ordre. Elle respire la mélancolie autant qu’elle insuffle la force d’aller au bout de ses convictions, de persévérer et de continuer à aller de l’avant.

    Hulda c’est un peu tout ça à la fois et au final j’ai développé une certaine sympathie pour elle parce que j’ai été révolté de comment elle était traité sur son lieu de travail après autant d’années de travail mais aussi pour cette persévérance qui l’amène à déterrer une affaire mené un peu par-dessus la jambe.

    Et pour cause, la victime est russe. Et tous les étrangers ne sont pas aussi bien acceptés qu’il n’y paraît.

    J’ai trouvé intéressant de soulever cette problématique. Au-delà d’en constituer une intrigue où tout va se tourner autour de la victime et du combat qu’elle aura mené pour rester dans ce pays, c’est également un fait de société que dénonce l’auteur. Ou plutôt, on en apprend un peu plus sur ce pays nordique qui fait rêver tant de voyageurs aujourd’hui. Et moi j’aime apprendre des choses quand je lis.

    C’est un thème qui est bien amené à travers l’enquête que va mener Hulda. Parce qu’à travers ses recherches elle va se confronter au problème de l’immigration mais aussi au parcours du combattant que cela peut représenter. Et c’est assez fou de se dire que votre vie ne tient qu’à quelques papiers administratifs, tout pays confondus.

    Le cold case que décide de rouvrir Hulda va la mener sur bien des pistes, bien des mystères qu’elle devra tenter de démêler seule, aidé seulement des témoins qui acceptent de répondre à ses interrogations des années plus tard. Autant dire qu’elle avance sur un chemin miné où les langues ont quelques difficultés à se délier et où toute vérité n’est pas bonne à entendre.

    Mais comme d’habitude depuis que j’ai découvert Ragnar Jonasson c’est un plaisir à lire, à savourer chaque page.

    Autant pour les paysages que pour l’intrigue en elle-même. En peu de pages il y met l’essentiel sans s’appesantir sur trop de détails mais en nous offrant des coins de l’Islande que l’on a aucun mal à s’imaginer.

    Cependant ici même le paysage devient menaçant, mélancolique et amène cette sensation de pesanteur.

    Cela ne fait que renforcer et exacerber les émotions qui te prennent durant la lecture et te plonger encore un peu plus dans La dame de Reykjavik.

    Ca reste du polar nordique où le déroulement se fait en douceur et pourtant, ici et là, l’intrigue s’agrémente de petit retournement de situation ou de découverte qui fait que je ne me suis jamais lassée de ma lecture.

    Au final elle prend aux tripes, parce que j’insiste, mais l’atmosphère qui se dégage de cette lecture t’enveloppe pour ne jamais vraiment te lâcher.

    L’environnement a toute son importance parce qu’elle majore cette atmosphère si particulière. Je l’ai déjà dit pour un des romans de Ragnar Jonasson mais c’est limite si je ne considère pas le décor et plus particulièrement les paysages comme un personnage à part entière.

    En bref,
    La fin est bluffante.

    L’enquête d’Hulda passe à la vitesse supérieure et elle fonce accompagnée de ses convictions les plus profondes. Jusqu’à la fin on appréhende ce qu’il peut, ce qu’il va arriver et on serre les dents face à ce dénouement. Tout comme le reste de l’histoire elle semble aller de soi et continue de t’impacter une fois la dernière page tournée. Tout simplement parce que je trouve que Ragnar Jonasson parvient à saisir l’essence même de son personnage et qu’elle nous devient familière, amicale et que l’on traverse avec lui ses peurs, ses joies, ses victoires mais aussi ses défaites. Pas besoin de prendre 100 pages pour raconter en long, en large et en travers l’histoire du personnage principal, seul quelques mots bien choisis suffisent. Et ici, c’est exactement ça. L’auteur nous dévoile des pans succincts de vie de Hulda en plus de la voir se démener pour résoudre sa dernière enquête et du coup on ne peut être que pris dans cette histoire.

    C’est juste un sans faute de la part de l’auteur mais aussi pour celui qui a traduit ce livre.

  • Lecturesetgourmandises 11 septembre 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    J’ai découvert la plume de l’auteur islandais à travers « La Dame de Reykjavik », un roman court et pourtant terriblement efficace, au coeur de la magnifique ville de Reykjavik.

    Ce livre n’est pas un coup de coeur, mais il n’empêche que j’ai apprécié l’intrigue et le personnage de Hulda. Proche de la retraite et terrorisée à l’idée de ne plus avoir de raison de se lever le matin, elle tente de repousser cette date fatidique.

    Cependant, lorsque son responsable l’informe qu’elle va devoir raccrocher afin de laisser sa place à quelqu’un de plus jeune, c’est la douche froide. Après des années de bons et loyaux services, Hulda est purement et simplement mise de côté. Qu’à cela ne tienne, elle réclame quinze derniers jours afin de pouvoir s’occuper d’une affaire non résolue et classée un peu trop vite à son goût, celle d’une jeune russe demandeuse d’asile dont le cadavre a été retrouvé sur une plage.

    Hulda, bien que solitaire, est très attachante. Elle est à l’écoute des autres et malgré son apparence assez froide, c’est une personne sensible et juste. Hantée par ses souvenirs et rongée par la solitude, elle va se lancer à corps perdu dans l’enquête sur la mort d’Elena, sans aucun soutien de ses collègues ou de sa hiérarchie. Elle souhaite honorer la mémoire de cette jeune femme oubliée de tous.

    En moins de 300 pages, l’auteur développe une intrigue riche en bouleversements. Il réussit à happer son lecteur dans plusieurs histoires parallèles, brouillant les pistes jusqu’à la note finale qui m’a laissée bouche bée.

    Il n’y a pas de violence ni de meurtre sanglant, la plume de l’auteur est apaisante et décrit avec merveille les paysages islandais.

    Même s’il ne s’agit pas du premier roman Ragnar Jónasson, celui-ci peut être lu de manière totalement indépendante et je ne peux que vous conseiller de le découvrir !

  • Angie - Blog Culturez-moi 11 septembre 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Nostalgie islandaise
    Ma belle Hulda, si j’avais su je n’aurais pas attendu aussi longtemps avant de sortir ton histoire de mes étagères. Si j’avais su, je n’aurais pas attendu des mois et des mois avant de découvrir la plume de ton créateur.

    Ma belle Hulda, ton histoire m’a déchiré le cœur. A travers les derniers jours de ta carrière de flic, tu m’as transmis tous tes sentiments, ta nostalgie, tes regrets et ta solitude. J’ai ressenti ton vague à l’âme comme s’il transpirait au travers des pages. A l’aube de ta retraite forcée et de tes 64 ans, tu as survécu à tous ceux que tu aimais et aujourd’hui tout ce qui te reste, ton boulot et tes enquêtes, on te l’arrache.

    Ma belle Hulda, tu as dû être une sacrée bonne flic. Je l’ai vu à travers ta dernière enquête. Ce vieux cold-case que ta pourriture de collègue avait bâclé un an plus tôt. Mais toi, toi c’est autre chose. Quand tu cherches la vérité, tu l’obtiens. Alors je t’ai vu, durant ces derniers jours, arpenter les paysages de ton Islande adorée pour reconstruire le puzzle de la mort de la jeune Elena. Mais tu nous le montres bien, être une femme dans un milieu d’hommes c’est un combat permanent. Cette dernière enquête ne fera pas exception à la règle.

    Ma belle Hulda, la vie ne t’a pas épargnée. Les brides de ton enfance qui nous sont racontés m’ont permis de mieux te comprendre. De saisir d’où venaient cette noirceur et cette tristesse. En parallèle de ton enquête, tu nous a livré tes secrets les plus sombres. Le résultat de ton récit est magnifique. A la croisée des chemins, entre polar et littérature blanche, tu m’as fait frissonner, tu m’as fait rêver.

    Ma belle Hulda, je te dis à très vite car ce roman était le premier de la nouvelle saga de Ragnar Jónasson, Hidden Iceland. Dans le second tome, c’est une de tes vieilles enquêtes, une des plus importantes de ta carrière qui nous sera raconté. J’ai hâte de te retrouver et d’en apprendre encore un peu plus sur ton passé.

    En bref
    Je sais que ce roman n’est pas forcément le plus représentatif de tous les livres de Ragnar Jónasson. Pourtant c’est avec celui-ci que je me suis lancée. Le style de ce roman est absolument fabuleux. Quant à sa construction, terriblement originale, elle utilise l’enquête policière d’une manière totalement inédite : comme un exutoire, un dernier souffle, un moyen de nous raconter le passé. Féministe sans être pamphlétaire, La dame de Reykjavík est un roman extrêmement touchant, plein d’émotions qui bouscule forcément le cœur. J’ai eu une énorme tendresse pour Hulda, cette femme meurtrie par la vie, cette flic irréprochable qu’on pousse vers la sortie. Ce qui est sûr, c’est que le prochain tome, je n’attendrais pas 6 mois pour le lire !

    https://culturez-moi.com/la-dame-de-reykjavik/

  • jml38 25 novembre 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Après avoir découvert Ragnar Jonasson avec sa précédente série dont j’ai lu avec plaisir les trois premiers opus, cette « Dame de Reykjavik » m’a fait de l’oeil et je me suis laissé tenter.
    Et j’ai bien fait, car avant tout je dois dire que j’ai beaucoup apprécié cette lecture grâce au style de l’auteur d’une grande fluidité.

    Les femmes sont à l’honneur dans ce roman, mais pas épargnées par la vie ni par l’auteur.
    Hulda est une policière qui n’a pas beaucoup brillé dans sa carrière, même si elle a toujours eu de bons résultats dans ses enquêtes. Son caractère et la misogynie ambiante l’ont souvent laissée en bas de l’ascenseur promotionnel.
    On découvre peu à peu que sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille.

    A l’approche de la retraite, elle apprend brutalement qu’elle est devenue indésirable et doit laisser prématurément son poste à un petit jeune prometteur.
    Son chef Magnus, magnanime, lui permet de reprendre une dernière affaire parmi celles non résolues.

    Elle décide de s’attacher à la mort d’une jeune demandeuse d’asile Russe, Elena, dont le décès a été qualifié d’accidentel ou de suicide lors d’une enquête qu’elle pense avoir été bâclée par un de ses collègues.

    Ce qu’elle va découvrir lors de ses investigations va la faire se sentir investie d’une mission envers des jeunes femmes qui ont tout laissé derrière elles pour refaire leur vie en Islande et ont tout perdu.

    Malgré un rythme assez lent, avec de superbes descriptions des paysages Islandais à la beauté sauvage, l’intrigue surprend par une densité inattendue.
    L’ensemble est particulièrement réussi, à la fois prenant et émouvant, et j’ai été littéralement bluffé par la fin.

  • Musemania 19 décembre 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    L’auteur, Ragnar Jonasson, aime les séries et ce livre en entreprend sa seconde sous le nom de « Hidden Iceland » après « Dark Iceland ».

    Alors que ce thriller pourrait passer pour une énième enquête policière classique, l’auteur l’entoure de nombreuses originalités.

    La première concerne son personnage principal. En effet, alors qu’habituellement, on se trouve avec des policiers jeunes ou dans la fleur de l’âge, Hulda est une femme flic à l’aube de la fin de sa carrière. Sa pension arrive à grands pas même si elle éprouve de grandes difficultés à l’accepter. Alors que certains attendent avec une grande impatience le jour de leur pension, Hilda est dans la situation totalement opposée. Travailler avec des gens plus jeunes engendre des tensions palpables et son histoire personnelle est, elle-même, émaillée de drames.

    Ensuite, l’enquête se concentre sur un cold-case où une jeune émigrée russe avait été retrouvée noyée..

    Le cadre des décors en Islande est glaçant et envoûtant. Ce bouquin sonne vrai et contrairement à d’autres romans policiers, il tente de s’approcher au mieux de la réalité du terrain.

    Pour finir, le final vaut le détour, le suspens grandissant petit à petit, l’auteur a su surprendre et ça, j’adore ! Ça a été mon premier livre de Ragnar Jonasson mais il ne restera définitivement pas mon dernier !

  • Sylvie Belgrand 27 décembre 2019
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Il n’y a pas à dire, les scandinaves savent faire du polar, du très bon polar.
    Ragnar Jònasson nous offre là un des personnages les plus intéressants du genre. Hulda est une héroïne tragique. Forte et tellement fragile. Une héroïne qui reste dans votre mémoire, une fois la dernière page tournée.
    Jònasson sait mêler son histoire personnelle à l’enquête principale en maintenant l’effet de surprise.
    Un bouquin qui se dévore.
    Faites-vous plaisir : partez en Islande pour quelques heures sur les traces de Hulda.

    #LaDameDeReykjavik #RagnarJónasson #LaMartiniere #polar #thriller #lecture #livres #chroniques

    Le quatrième de couverture :

    Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie.

    La perspective de la retraite l’affole. Tout ce temps et cette solitude qui s’offrent à elle, c’est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu’elle refoule depuis toujours. Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois.
    Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n’a que quinze jours devant elle. Mais l’enquête sur la mort d’Elena, une jeune russe demandeuse d’asile, bâclée par un de ses collègues, va s’avérer bien plus complexe et risquée que prévu. Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?

  • l’oeil de sauron 14 février 2020
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Bon, je m attendais à beaucoup mieux mais alors vraiment mieux.
    Grosse déception !!

    Déjà un cold case, je me suis dit cool, une vielle affaire qui va ressortir du genre celle qu elle n a jamais résolue et qui la hante... normal quoi !! Bah non une affaire d un an et même pas à elle.... mouais déjà là je me suis dit bof.

    Ensuite son problème avec son âge moi aussi ça m a cause des soucis parce que une fois ça va deux fois c est limite et en entendre parler tout le long du livre la retraite par ci la retraite par la, les personnes âgées bla-bla-bla ça m à gonfle sérieusement.

    Son enquête.... euh faut vraiment en parler ou pas.... parce que ça ou du grand n importe quoi c est pareil en fait. Femme flic aigri dans jne société de mec on se dit elle va dépoter et elle va accomplir des trucs dingues.... là je l’imaginais plus avec une jupe sous le genou plissé avec des chaussures plates bref vieille mamie mais bon faut dire que tout le livre encourage à ça, et du coup elle fait une enquête de mamie, on aurait dit Agatha raisin en plus mauvaise et assermentée.... bref un carnage là dessus aussi.

    Les flics.... bon bah comment dire, symbole même du machisme donc je m arrêté la.... si le but était de dénoncer et caricaturer bah loupe ça m’a juste gonflée

    Je ne vais pas parler de l histoire en elle même, je n ai pas d7 tout apprecie, y a pas grand chose qui sauve les meubles. J ai attendu tout le long qu il se passe quelque chose..... pourtant j en lis souvent des nordiques mais la, grosse déception....

  • caro.l.i.t.ne 9 mars 2020
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Elle est seule.
    Seule sans son enfant.
    La solitude d’une mère sans enfant.
    Elle est seule.
    Seule sans sa mère.
    La solitude d’un enfant sans sa mère.
    Elle est seule.
    Au travail. Seule femme dans un monde d’hommes.
    Âme solitaire pour la solitude d’un être.
    Elle est seule.
    Chez elle. Solitude sociale, solitude familiale.
    Solitude générale.
    Le coeur esseulé d’un corps solitaire.
    L’âme qui disparaît, engloutie dans les ténèbres de l’hiver.
    Elle restera seule.
    Un néant douloureux comme unique horizon.
    Elle est seule.
    Femme étrangère dans un pays étranger.
    Isolée par la langue, la culture, le genre.
    Elle vit seule, elle disparaîtra seule.
    Elle était seule. Un seul souvenir.
    Que seule une femme rend éternel.
    Quand elle disparaît des mémoires.
    Elle est seule.
    Dans une immensité déserte. Sinistre. Inhospitalière.
    Un vide blanc, parsemé de quelques éclats noirs.
    Beau, serein, cruel aussi.
    Un univers sans merci.
    A peine atténué par la douceur infinie des flocons de neige qui estompent tout.
    Seule entre la morosité de l’hiver et la gloire de l’été.
    Elle est seule.
    Dans l’obscurité qui éteint les cauchemars.
    Dans la noirceur expiatoire.
    Dans la nuit par qui vient la paix.
    Elles sont seules.
    Femme. Mère. Fille.
    Policière. Réfugiée. Victime. Coupable.
    Seules.
    Face à leur conscience. Face à leurs fautes.
    La solitude du genre féminin face à son destin.
    Le destin, nom commun de genre masculin. Personnifié par des hommes machistes aux actions misogynes.
    LE pouvoir. LE mépris. LE meurtre.
    En réponse : LA force. LA résilience. LA solidarité.
    De LA femme, LA mère, LA fille.
    Une singularité qui tend à l’universalité.
    Quand une femme devient LA tragédienne.
    C’est un roman policier de genre masculin qui prend la dimension d’une tragédie au genre féminin. L’auteur questionne la problématique du bien et du mal qu’il aborde sous l’angle du rapport entre loi et morale, par le truchement des actions des personnages. Les actes isolés des personnages solitaires d’un roman policier prennent la portée universelle d’un questionnement moral sur les actions de l’être humain. Pour réunir féminin et masculin en une seule humanité.

  • bonne_heure_litteraire 21 mars 2020
    La dame de Reykjavik - Ragnar Jonasson

    Départ pour l’Islande 🇮🇸 et ses terres Scandinaves❄🌋 à la découverte de Hulda, inspectrice de police qui à la veille de sa retraite anticipée (et forcée) se lance dans une enquête jamais résolue. Un cold case qu’elle compte bien résoudre afin de terminer sa carrière sur un succès.
    .
    J’ai trouvé cette lecture très calme, sans réel rebondissement mais ceci dit, c’est une affaire de goût personnel, je n’ai pas trouvé le personnage de Hulda attachante, elle parait vraiment...banale, effacée...lambda !
    .
    Malgré tout, je ne saurais dire pourquoi, j’ai bien aimé ce roman, peut être la plume de l’auteur, peut être la découverte des paysages islandais...en tout cas je ne suis pas déçue et j’espère pouvoir bientôt lire le 2eme tome "l’ile au secret".
    .
    Une chose en revanche m’a surprise, c’est le titre original du livre qui est "Dimma" et Dimma est un personnage très éloigné de l’histoire dont on parle peu donc je ne comprend pas vraiment ce choix de titre 🤔 alors que "la dame de Reikjavík" à beaucoup plus de sens.
    .
    En tout cas, je ne connaissais pas cet auteur et malgré le déroulé de l’histoire assez calme, c’est tout de même une belle découverte.👌

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