Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

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  • QuoiLire 9 août 2017
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    La première remarque que je pourrais faire sur ce livre est de le conseiller en numérique, car si le format poche est moins lourd, sa lecture n’en est pas aisée… et je ne pense pas que la version grand format le soit plus. Donc épargnez vos poignées, optez pour la version numérique, même si elle coûte un peu plus cher que la version papier petit format.

    Karine Giebel nous livre avec Meurtres pour rédemption un formidable livre dont il va être difficile de parler sans dévoiler son contenu et son final.J’avoue que cela fait plusieurs fois que je reprends cette critique pour ne pas « spoiler » son contenu.

    Karine Giebel exploite pleinement le thème de la rédemption dans ce livre. L’auteure en profite pour malmener allégrement son héroïne, la faisant expier ses péchés, sous de nombreuses formes et dans d’horribles souffrances tant physiques (attention certains passages sont durs) que psychologiques. Rapidement l’auteure dénonce les méfaits du monde carcéral qui loin de sa vocation première de faire rentrer dans les rangs les brebis égarés en font des loups. La vie dans ce milieu n’est pas aussi manichéiste que le suggèrent les romans et les films : que ce soient les incarcérés ou leurs gardiens, tous pratiquement la lutte du pouvoir, la vengeance, le chantage, le commerce illicite et la loi du Talion. Au final on se rend compte que les vrais méchants ne sont pas forcément ceux que la Justice désigne comme tels et que le purgatoire peut se transformer en enfer.

    Alors on pourrait se dire que 1000 pages sur ce thème, le roman va se traîner en longueur, en répétitions. Que nenni, même si les réflexions de la jeune héroïne reviennent plusieurs fois, ce ne sont finalement que les rares rappels au cours de ce roman. Une fois que Karine Giebel a exploité toutes les possibilités dans le milieu carcéral, à mi-livre, elle entreprend un grand virage à son histoire qu’elle a su amener progressivement.

    Bien sur pour conserver son lecteur au fil de ce roman marathon, Karine Giebel nous offre un roman à l’écriture parfaite, alternant actions et introspection de l’héroïne.

    Meurtres pour rédemption est un excellent compagnon pour la plage.
    (quoilire.wordpress.com/2017/08/09/karine-giebel-meurtres-pour-redemption/)

  • lunaval 1er juillet 2018
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    Le milieu carcéral au féminin. La vie y continue malgré tout. Les sentiments, sensations,passions y sont exacerbées. Un roman fort, poignant, rédempteur.

  • universpolars 24 novembre 2018
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    A mon sens, Karine Giébel réussit un truc assez hallucinant avec cette histoire. Après plus de 700 pages, tout reste encore figé, tout est encore en suspens et nous ne sommes qu’en phase de préliminaires. L’auteur nous travaille, nous prépare et nous façonne à sa guise pour nous donner un coup de grâce qui ne vient pourtant pas, mais nous le percevons, à chaque instant. Karine Giébel nous tend un piège lent, diabolique et très sophistiqué au niveau de la nature humaine.

    Alors, évidemment, il faut s’armer de patience et aimer se faire travailler au corps, comme un boxeur résigné et docile. L’auteure nous tourne autour et nous donne chaque fois un petit coup pour tester notre réaction. Et comme tout grand boxeur, Karine Giébel saura trouver la faille pour asséner le coup fatal !

    Marianne, 20 ans, a pris perpétuité pour avoir tué. Prison pour femmes, prison sans âme, prison infâme. Marianne vit tous les jours le même jour, les mêmes sévices, encore et encore. Au fil des pages, on ressent l’enfermement, autour d’elle, autour de nous, autant qu’elle, c’est limite dérangeant ! Cette détenue, que nous observons jour après jour, a quelque chose de malsain, d’inquiétant. Qui est-elle vraiment ? Cette jeune femme donne l’impression d’être une douleur ambulante, une âme perdue et paradoxalement une bombe à retardement d’une extrême violence. On s’attache, on ne comprend pas trop cette réaction.

    Ce personnage, il faut le dire, me fascine. Cette jeune femme représente à la fois le bien et le mal, la force suprême et la faiblesse, la beauté et la laideur dans l’âme, c’est surprenant.

    Et c’est justement là que nous nous faisons la réflexion suivante : nous sommes bel et bien entrés dans l’univers Giébel. Les personnages, toujours et encore. L’auteur nous dépeint des personnages en trois coups de pinceau et nous sommes déjà subjugués par leur complexité, nous sommes plein d’interrogations et un peu perdus aussi. J’adore ça, j’avoue.

    Le lien entre les personnages est fort, épais, confus souvent, et très recherché. Dans l’ambiance morne et sans âme de la prison, le lien entre une détenue et son gardien restera pour moi un moment particulier et, justement, très complexe au niveau humain. C’est extrême, mais finalement l’être humain peut l’être, il suffit d’y mettre les divers éléments qui donnent la bonne combinaison pour s’engouffrer corps et âme dans cette extrémité. Je resterai assez vague là-dessus, évidemment.

    Une histoire d’amour à travers la cruauté, la torture et les coups dans la gueule ? Pourquoi pas, encore une fois, c’est bluffant.

    Et quelle prouesse de la part de l’auteure pour nous enfermer à distance entre quatre murs ! Le fait de tourner les pages nous éloigne toujours un peu plus de la liberté et nous sommes contraints - c’est mon cas - de poser quelques fois ce pavé pour retrouver un peu d’air et d’espace et ainsi éviter d’étouffer. Joli coup. Mais, paradoxalement, nous faisons partie de cet endroit, qui devient presque familier.

    Petit bémol - mais encore une fois, tout semble calculé avec Giébel -, nous passons beaucoup de temps au cachot, du moins enfermés, le temps est long, c’est assez répétitif mais, à contrario, cela dépeint une sacrée atmosphère !

    Et soudain, c’est la proposition indécente, un choix à faire, c’est l’occasion à ne pas manquer, il faut monter dans le train avant qu’il ne quitte définitivement le quai. Marianne est autorisée à sortir, son évasion étant organisée. Mais à quel prix ?! Elle ne le saura que bien trop tard. Et nous aussi.

    Le "jeu" des personnages est ahurissant, c’est lourd, nous passons par maintes émotions. Celle qui dominera sera essentiellement pour moi le dégoût et l’envie de détruire et torturer certains d’entre eux ! Et peut-être l’envie d’essayer d’en protéger d’autres. Cela reste assez instable, nos émotions glissent d’un côté et d’un autre comme balancées par le roulis d’un navire.

    L’intrigue se concrétise sur les dernières pages. Une tournure inattendue se dévoile mais je ne suis pas si surpris que cela. C’est bien amené, oui, mais je ne reçois pas l’électrochoc que j’attends depuis des centaines de pages, mais uniquement une belle secouée et un sentiment de dégoût assez épais. Je ne vais rien dévoiler, mais nous irons dans une direction politique, et qui dit politique, dit pouvoir, dit passe-droit, impunité, immunité et j’en passe.

    Utiliser les gens comme une vulgaire merde sans importance sera un peu ce qui va ressortir de cette histoire qui donne envie de gerber.

    Les personnages resteront le grand atout de ce roman. Sur ce point, c’est un sans-faute.

    Ceux-ci vont me hanter pendant un petit moment, c’est certain.

    Bonne lecture.

  • LadySeve 18 février 2019
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    Quel roman fantastique ! J’ai passé un super moment, le destin tragique de Marianne m’a passionné.

    Cet univers carcéral que l’on découvre avec tant de froideur, puis se rendre compte que finalement il y en a certains qui amène un peu de leur humanité comme Justine ou Daniel par exemple.

    Une belle leçon de vie, une gamine qui n’a pas vécu sa vie comme elle l’aurait souhaité, le destin s’en est mêlé, bien mal lui en a pris.

    Un livre poignant qui m’a secoué.
    A recommandé chaudement

  • Les Lectures de Mystic 25 février 2019
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    wahouhhh cette claque !!!

    Dés le début nous sommes embarqués dans la vie de Marianne, dans l’univers carcéral très dur et extrêmement violent.

    Marianne, on l’aime, on la déteste au fil des pages...

    J’ai eu beaucoup de mal à lire certains passages sans avoir les larmes aux yeux, et m’imaginer à sa place...dans ce roman j’étais Marianne.

    Malgré cet univers très dur de la prison, j’ai aimé l’histoire de cette femme et la plume de Karine Giebel .

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    Fan de l’auteure j’au voulu lire ce livre ... ALors c’est vrai que rien que par le thème c’est un livre assez dur qui décrit l’univers carcéral sans taboo ...
    certains détails sont même assez durs ... Ce livre est bouleversant et il nous remue (du vrai Giebel) cependant je le trouve un peu long parfois et un peu répétitif pour certaines scènes même.
    J’ai versé une larme quand même car je me suis vraiment attaché aux personnages Marianne, Daniel et Justine ....

  • Black-Books 6 mars 2019
    Meurtres pour rédemption - Karine Giebel

    « Cassée, Marianne. Et aussi blanche que les draps rêches. Elle essaya de l’autre côté. Tout aussi douloureux. Mais là, au moins une fenêtre. Avec une grille. Des batiments gris amer en guise d’horizon. Pas un arbre, pas même un coin de ciel. Une cellule aseptisée qui sentait l’éther. Génial… »

    Marianne a 20 ans. Cela fait déjà 4 ans qu’elle purge sa peine à perpétuité. Entre le huit clos de sa cellule, les violences (les tortures, les viols…), la drogue… Nous suivons, nous lecteurs, impuissant, la descente aux enfers d’une jeune femme à l’aube de sa vie qui sait son avenir derrière les barreaux. On plonge, tête la première, sans connaitre la profondeur de l’abysse en plein dans le milieu carcéral. L’univers des maton(e)s, de la prison, sans filtre, sans fioriture, juste brute de pomme. La claque. J’entends encore le bruit du train qui passe…

    Marianne est coupable. L’auteure nous le dit, c’est clair mais qui sommes nous pour juger finalement ? Je n’ai pas la prétention de pouvoir juger ce qu’est le bien ou le mal, mais comme tout humain, on ne peut s’empêcher (en temps normal) de dire devant les faits divers morbides « Bien fait pour elle, qu’elle pourrisse en taule ! ». Sauf que ce n’est pas aussi simple. Vous n’avez pas encore lu le roman ? Alors vous ne pouvez pas comprendre.

    Quelle épreuve pour moi d’écrire une chronique sur Meurtres pour rédemption de Karine Giebel… J’ai longtemps hésité. Cela fait maintenant un peu plus de 3 ans que je l’ai lu. 3 ans que Marianne ne me quitte plus. Que ce livre est gravé dans ma mémoire. En écrivant ces quelques premiers mots, j’ai le palpitant qui s’emballe. Je me revois, pleurant à chaudes larmes après l’avoir terminé. Avec ce sentiment d’être démunie, que plus jamais il ne me sera donné de lire une telle histoire. Que jamais plus je ne ressentirais ce que j’ai ressenti en le lisant. Ce cocktail explosif d’émotions, ce tord boyaux. On dépasse le simple coup de cœur. On parle ici d’une révélation.

    Certains diront que sur les 767 pages (édition Fleuve Noir) il y a des longueurs, que c’est redondant… D’autres diront qu’il faut s’accrocher, que la deuxième (!!!) partie de l’histoire vaut le coup.

    Que nenni mes amis, libre à eux de penser ce qu’ils veulent évidemment mais pour ma part, aucun chapitre, aucune phrase, aucun mot ne peut être retiré. La plume de Karine Giebel (qui est si chère à mes yeux) est toujours aussi remarquable, ses phrases courtes, son rythme saccadé sont là pour vous gonfler le cœur, jusqu’au bord de l’explosion.

    La profondeur des personnages, principalement Marianne, vous l’aurez compris mais aussi Daniel, le maton qu’on déteste et qu’on adore (je vous l’avais dit, c’est un méli-mélo de sentiments) est telle que durant toute la lecture, il m’était difficile de faire autre chose. Karine m’a accompagné dans la rue, en marchant, au travail (chuuuuut), dans les transports… Bref du café du matin jusqu’à ce que mes paupières se ferment d’épuisement le soir (la nuit ?). IM-POS-SI-BLE à lâcher.

    Je pensais que le « Purgatoire des innocents » serait indétrônable dans la bibliographie de KG, ma surprise n’en fût que plus grande.
    Lors de ma seconde rencontre avec l’auteure, j’ai ravalé ma timidité pour lui dire à quel point ce livre compte pour moi. Un seul mot : Merci !
    Lire c’est beau, lire c’est divertissant, c’est même vital (on peut le dire lorsque nous sommes mordus de Thrillers) mais lire Meurtres pour rédemption, c’est admettre qu’il y a un avant et un après.

    Vous l’aurez compris, cette chronique dithyrambique et complétement sincère reflète parfaitement ce que je pense de ce livre, de cette auteure. Rares sont les chroniques où je ne signale pas au moins un petit bémol, mais là, j’ai beau chercher, il n’en existe pas.

    Ne vous laissez pas impressionner par le pavé, laissez vous impressionner par Marianne, qui vous hantera longtemps. Très très longtemps. Âmes sensibles… Bon courage !

    https://black-books.fr

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