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Darwyne - Colin Niel

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Résumé :

Darwyne Massily, un garçon de dix ans, légèrement handicapé, vit à Bois Sec, un bidonville gagné sur la jungle infinie. Le centre de sa vie, c’est sa mère, Yolanda, une femme qui ne ressemble à nulle autre, la plus belle, la plus forte et la plus courageuse. Mais c’est compter sans les beaux-pères qui se succèdent régulièrement dans leur petit carbet. Justement, un nouvel homme vient s’installer : Jhonson, un vrai géant celui-là. Au même moment surgit Mathurine, une éducatrice de la protection de l’enfance. On lui a confié un signalement concernant le garçon. Une première évaluation a été conduite quelques mois auparavant par une collègue qui a quitté précipitamment la région.

Un superbe roman d’atmosphère qui emporte le lecteur vers l’immensité de la forêt amazonienne. Le mystère du livre est là, dans l’énigme de cet enfant si particulier, tour à tour merveilleux et monstrueux. Michel Abescat, Télérama.

D’une puissance fracassante. Éric Libiot, Lire Magazine littéraire.

Grand Prix de littérature policière 2023

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Vos #AvisPolar

  • Chineuse Delecture 13 juin 2024
    Darwyne - Colin Niel

    Plus roman noir social comme seul c’est les faire Colin Niel, avec noirceur et humanité. Celui-ci teinté de mystique voir de fantastique a du mal à proposer des nuances. Vos émotions trimballées d’un drame à un autre, la mise en abîme à travers un personnage souhaitant elle-même devenir mère gâche l’ampleur du sujet de départ et la relation fascinante de cet enfant avec sa mère. Dommage.

  • Marielle69 19 avril 2024
    Darwyne - Colin Niel

    Ce roman n’est pas un roman policier au 1er sens du terme, pas un thriller avec un tueur en série.
    Mais ce roman vous fera tout de même trembler en pensant à Darwyne, cet enfant éperdu d’amour pour sa maman mais si différent des autres.
    Ce roman vous fera frissonner au gré de la forêt amazonienne dans laquelle vous vous perdrez.
    Un roman profond, beau, plein de sensibilité.
    A lire absolument !

  • Musemania 4 avril 2024
    Darwyne - Colin Niel

    J’avais découvert, l’année passée, la plume de Colin Niel alors en lice pour le Prix Audiolib avec son livre « Entre fauves » qui se déroulait notamment en Afrique.

    Cette fois-ci, il m’a fait connaître la région française d’Outre-Mer qu’est la Guyane française, nichée sur la côte nord-est de l’Amérique du Sud. Cela a été alors mon baptême du feu en littérature.

    Le titre « Darwyne » est le prénom du personnage principal : un petit garçon, âgé de 10 ans, né avec une grave malformation des pieds et qui vit dans un bidonville, situé à la lisière de la ville et de la jungle. Ce garçon voue un culte sans limite à sa mère, celle-ci ramenant des amants sans discontinuer. Un matin, le service d’aide à l’enfance est alerté de son cas, un an après que la précédente assistante sociale s’occupant de son cas a disparu du jour au lendemain.

    Ce roman d’atmosphère noire ne manque certainement pas de qualités. Pour ma part, ce que j’ai moins apprécié au point de trouver l’histoire un peu longuette sont les nombreuses descriptions de l’environnement très fortes dans les détails. Cela a eu pour moi pour un effet d’essoufflement et de perdre le rythme du récit.

    L’accent est vraiment mis sur cette jungle omniprésente et intrigante. Finalement, Colin Niel en fait un protagoniste à part entière, laquelle mystérieuse ne se dévoile qu’à peine.

    Il faut un certain temps, quasi la moitié du livre, pour que le côté « noir » s’exprime. C’est donc pour cela que j’ai plus apprécié la seconde partie du roman. Par contre, j’ai aimé le plaidoyer sous-jacent de la protection de la nature ; même s’il aurait pu être mois dans le « brut ».

    Bien entendu, ce n’est que mon humble opinion personnelle, n’hésitez donc pas à vous forger votre propre avis sur ce livre.

  • Tiffany ST 20 mars 2024
    Darwyne - Colin Niel

    "Darwyne" de Colin Niel, aux premiers abords, n’a pas l’air d’un polar ou d’un thriller pour la majorité d’entre nous, mais pour moi, il est un thriller qui sait jouer avec nos nerfs quant au sort futur du jeune garçon Darwyne, âgé de 10 ans et handicapé, qui vit dans un bidonville Bois Sec avec sa mère Yolanda et ses successifs beaux-pères avec pour dernier en date : Jhonson.

    Dès le départ, Darwyne nous intègre dans ses conditions de vie déplorables mais aussi sur la façon dont sa mère l’éduque. Pour moi, ce n’est pas de l’éducation mais élever un enfant rabaissé au statut d’un animal sauvage/domestique où Yolanda le rabaisse sans arrêt. En plus de ce fait révoltant Yolanda enchaîne les conquêtes comme on change de sous-vêtement. Ce changement successif de beau-père n’est-il pas suspect pour vous ? de mon côté, ça ne m’étonne pas que les services sociaux aient été saisis. Mathurine est à présent en charge du dossier. Bien qu’il ait été classé sans suite auparavant, un appel anonyme a tout relancé, invitant Mathurine à mener son enquête. Même si les éléments laissent présager au même résultat qu’il y a quelques années, Mathurine va décider de prendre des risques en suivant son instinct. Elle sent que quelque chose de grave se passe malgré les apparences trompeuses. Elle va devoir faire preuve de patience. Mathurine s’attache sans le vouloir véritablement à Darwyne. A-t-elle raison d’insister sur l’affaire Massily ? Risque-t-elle de se mettre en danger en approchant de la vérité ? Un instinct maternel se réveille en elle, malgré son combat pour devenir mère. Mathurine a comme l’envie d’être la mère de Darwyne pour l’éloigner de toute cette horreur qu’il vit.

    On peut donc constater que Mathurine veut faire en sorte qu’il ne vive pas la même éducation axée sur la maltraitance physique et psychologique, où l’enfant est sans cesse rabaissé, ce qui l’amène à ne jamais avoir confiance en lui. C’est seulement en forêt qu’il se sent le mieux tel Mowgli dans "Le Livre de la jungle".

    Enfin, en endossant le rôle de mère protectrice envers Darwyne, on suit Mathurine vers une fin ouverte laissant le lecteur choisir l’issue finale qu’il aimerait voir se concrétiser.
    Nous sommes aussi effectivement entre le polar et le thriller parce que l’enfant vit un enfer à le faire tourner en bourrique et qu’une femme des services sociaux va se mettre en danger pour tenter de le sauver des griffes du mal dont il est victime chaque jour.
    Aussi, les beaux-pères sont vus comme le mal incarné, ne sont-ils pas autant victimes que le jeune garçon ?

    C’est donc une fin pleine d’espoir et qui nous laisse deviner le sort de la plupart des personnages. Une chose est sûre, c’est que le karma se sera occupé de ceux qui ont fait souffrir Darwyne. Un bon roman dans lequel j’ai été prise d’attachement pour Mathurine et le jeune Darwyne.

  • Aude Lagandré 13 février 2024
    Darwyne - Colin Niel

    Le Maskilili est une créature légendaire du folklore guyanais. Il ressemble à un enfant, mais en réalité c’est un monstre qui se déplace en forêt la nuit, mange des piments ou des grains de café et a la particularité d’avoir les pieds à l’envers. Darwyne Massily est un petit garçon d’une dizaine d’années, né dans l’urgence en pleine jungle, qui a la particularité d’avoir les pieds à l’envers. Sa mère, Yolanda a beaucoup de mal à supporter ce handicap, elle si belle, capable de séduire le cœur de n’importe quel homme, est jalousée par les autres femmes de Bois sec. Cela ne l’empêche pas de ramener ses conquêtes à la maison, au désespoir de Darwyne qui voit arriver ces « beaux-pères » comme des malédictions, des entraves entre l’amour de sa mère et lui-même. Car, ce que souhaite Darwyne plus que tout au monde c’est d’être aimé par sa mère. Or, à chaque nouveau beau-père, les punitions tombent à une régularité métronomique, comme si Yolanda devait choisir entre l’amour d’un homme et son fils, incapable d’en aimer deux à la fois, et comme si le nouvel homme de sa vie, forcément parfait mettait la lumière sur le handicap de son fils. Darwyne est « Un petit pian. Une sale bête. Une saloperie de macaque répugnant. » aux yeux de sa mère, tant et si bien qu’il fait l’objet d’une dénonciation anonyme auprès des services sociaux pour maltraitance. Mathurine, assistante sociale, passionnée par la faune et la flore, ouvre une enquête et décide de venir à la rencontre de ce petit garçon étonnant.

    Bois Sec. C’est là que vivent Yolanda et Darwyne. Un bidonville qui se construit de plus en plus haut sur la colline. Autour d’eux, la forêt amazonienne, épaisse, luxuriante, un environnement protecteur pour qui sait l’apprivoiser, inquiétant pour qui cherche à la dompter à tout prix. Dans le carbet où vivent Darwyne et Yolanda, dans les hauteurs les plus reculées, la forêt fait entendre ses droits. Les hommes sont sur son territoire, débroussailler, couper, défricher est un véritable mythe de Sisyphe, la nature reprend toujours le dessus. Cette jungle est l’un des personnages phares du roman, car c’est grâce à elle que Darwyne respire. Elle est le poumon de cet enfant assimilé à un animal, un enfant dont il faut « redresser » les pieds, et qu’il faut « redresser » tout court, comme si les punitions très inventives de la mère avaient pour but de faire cesser l’amour dérangeant et fatiguant de ce gosse qui demande trop. Être aimé, c’est trop demander. C’est étouffant cet amour dont Yolanda ne sait quoi faire et qu’elle ne partage pas.

    « Darwyne » est un roman noir qui regroupe principalement deux histoires : celle d’un enfant un peu particulier, exceptionnel sous bien des aspects, dans sa vie quotidienne et celle d’une rencontre entre une assistante sociale et ce même petit garçon. Ce que ne voit pas la mère, la singularité de ce petit bonhomme, Mathurine, celle qui peine à devenir mère, le voit. Les liens qui vont se créer petit à petit entre ces deux protagonistes un peu cabossés, qui se rapprochent grâce à la terre nourricière, sont le cœur du roman. Colin Niel raconte, sur la pointe des pieds, les interactions des êtres, confie peu à peu les secrets des portes closes, dévoile les blessures, révèle à nos yeux un monde magique et envoûtant dans lequel une nouvelle respiration est possible, et lie deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer. À de nombreuses reprises, il brouille les pistes, laisse croire des choses qui sont le pur produit de notre interprétation pour livrer la vérité crue quelques pages plus tard. Le choc de cette réalité est bouleversant, la frontière entre bien et mal si ténue…

    Colin Niel interroge souvent des thématiques qui font écho en moi. Dans « Entre fauves », il questionnait la vindicte populaire sur les réseaux sociaux, le prédateur et la proie et nous faisait même partager les pensées d’un lion. Dans « Darwyne », il pénètre au cœur de l’amour maternel et de l’amour filial, fouille la relation d’osmose qui peut exister entre un être humain et la nature. Récit un peu fantasmagorique, peuplé de légendes et d’êtres parfois insaisissables, le roman nous plonge dans un univers envoûtant, voire ensorcelant, où un petit garçon « handicapé » se révèle être exceptionnel. Tout est une question de perception et de rencontres. Colin Niel fait résonner les voix, celle de l’enfant, celle de la nature et démontre avec dextérité que les apparences sont souvent trompeuses. Demain est notre présent en construction et l’auteur se plaît à nous le rappeler sur différents sujets dont il est plus que légitime de se préoccuper. « Darwyne » est un roman délicat, d’une belle justesse, qui invite au voyage de l’imagination et de la réflexion.

  • L’atelier de Litote 11 février 2024
    Darwyne - Colin Niel

    Darwyne a dix ans, il grandit dans un bidonville au pied de la forêt amazonienne. Il vit avec sa mère « la plus belle femme du monde » dans un carbet fait de tôle et de bois qui menace de s’effondrer. Darwyne est légèrement handicapé, ce qui ne l’empêche pas d’aller à l’école et de tout faire pour être aimé de Yolanda sa mère. Cela fait longtemps que Darwyne a perdu ses illusions sur les différents beaux-pères qui se succèdent, d’après les comptes du petit garçon, nous en sommes au beau-père numéro 8. Yolanda réserve toute son affection à son nouvel amant et à sa fille, la grande sœur de Darwyne qui a réussi à quitter le bidonville. L’arrivée de Mathurine, une éducatrice qui enquête sur la situation préoccupante de l’enfant va mettre sous pression toute la famille. Très vite elle devient synonyme de danger. Dans toute cette tension, seule la forêt apporte du réconfort à Darwyne. Sans que jamais elle ne soit mentionnée, on devine que la Guyane est le lieu de l’action, on y parle français, allocations et action éducative en milieu ouvert. Ce département français soumis à une importante immigration devient le terrain où vont évoluer les personnages forts et attachants de ce roman noir. L’auteur parvient à nous faire voir le monde à hauteur du regard de Darwyne, à travers lui on comprend tous les enjeux auxquels il doit faire face. Il aborde des thèmes comme la maternité, la parentalité, la maltraitance mais aussi la précarité et le handicap. Vue comme un personnage à part entière, la forêt amazonienne se veut tantôt belle, bienfaitrice et luxuriante tantôt sauvage, dangereuse et inquiétante. Une écriture tout en délicatesse lorsqu’il s’agit de construire le lien entre l’enfant et son éducatrice, entre étrangeté et révélation. Un roman d’atmosphère qui vous fera ressentir la faune et la flore amazonienne comme jamais. Bonne lecture.

  • spitfire89 2 février 2024
    Darwyne - Colin Niel

    Une œuvre lauréate du Grand Prix de Littérature Policière 2023. J’ai reçu ce livre pour la sélection 2024 du Prix des lecteurs Le Livre de poche. Un thriller magique, une fantasmagorie, au coeur de la forêt hostile amazonienne, des descriptions dont une relation avec la nature, des personnages charismatiques, un enfant hors du commun et Mathurine une assistante qui doit déterminé si l’enfant doit rester vivre dans cette environnement. Une intrigue mystérieuse inspiré de légendes autours de créature forestière et magique connu par les tribus amazonienne.

    Condition de vie, imagination, croyance, amour filial, maltraitance, relation toxique, un roman déconcertant, captivant et magnifique. La réconciliation entre l’homme et la nature.

    "Il devine que l’homme le suit du regard, rassuré de le voir quitter les lieux. Parce que les gens comme lui, les étrangers, ça va pour débroussailler son terrain, mais il ne faudrait pas qu’ils s’incrustent non plus. Il a compris ça, Jhonson, qu’ici il y a des frontières faites pour ne jamais être franchies."

    "Elle songe à ces espèces "découvertes " il y a peu par les naturalistes, plusieurs centaines au cours des dernières années, plantes, poissons, reptiles, oiseaux, un ouistiti, même, à peine un an plus tôt en pleine Amazonie. Elle pense à celles encore inconnues du monde dit "moderne", jamais observées, jamais décrites, bien plus nombreuses encore à en croire les spécialistes."

    "Elle se souvient des chants pratiqués par les amérindiens pour attirer le gibier. Elle se souvient que pour beaucoup d’entre eux, le monde animal est plus vaste que ne le décrivent tous les ouvrages, qu’il existe plusieurs sortes de jaguars, de nombreuses variétés de pécaris. Des formes bien plus diverses, sans compter les intermédiaires, toutes les métamorphoses possibles entre espèces pas si séparées que ça, humains compris d’ailleurs."

  • jeanmid 4 octobre 2023
    Marathon du polar 2023, équipe JMD
    Darwyne - Colin Niel

    Certains, encore aujourd’hui, cherchent à remettre en question la théorie de l’évolution des espèces mise en lumière par Darwin au XIXe siècle. A leurs yeux il est en effet impensable que l’homme puisse descendre d’une autre branche que celle d’Adam et Ève et surtout pas d’un animal qui passe sa vie à sauter de l’une à l’autre pour chercher sa nourriture quand il n’est pas occupé à copuler.
    Je vous rassure : ce nouveau roman de Colin Niel n’est pas ici pour débattre de cette question mais, à sa manière, pour rendre un vibrant hommage à cette nature qui nous entoure et tenter, si c’était nécessaire, de nous réconcilier avec elle.

    Darwyne Massily est un petit garçon d’une dizaine d’années qui vit avec sa mère Yolanda dans un carbet ,cabane de bric et de broc avec comme jardin la forêt amazonienne toute proche , au sein d’un bidonville qui grandit chaque année en périphérie d’une ville guyanaise. Darwyne n’est pas un gamin comme les autres. Il est handicapé par une difformité au niveau des pieds qui lui donne une démarche chaloupée et lui vaut les moqueries de ses camarades. Son refuge c’est cette jungle où sa véritable nature peut s’exprimer. Sa hantise c’est de devoir subir la présence d’un nouveau beau-père succédant ainsi aux précédents dans les bras de sa mère, dont le charme hypnotique les a tous séduit. Car Darwyne le sait bien : ces hommes n’ont que faire d’un gamin dans leur pattes quand ils partagent le lit d’une telle beauté quitte à utiliser la violence pour se faire comprendre.
    C’est justement pour des faits de violence sur enfant mineur que Mathurine est alertée via un témoignage anonyme. Mathurine est éducatrice spécialisée et travaille dans un organisme dédié à la protection de l’enfance. A travers plusieurs entretiens avec la mère et son conjoint actuel mais aussi grâce à des balades en forêt- la passion de Mathurine - elle va essayer de percer les mystérieux secrets de Darwyne. Ceux qui le lient avec cette mère fusionnelle comme ceux qui se dévoilent dès que la nature l’appelle. Cette inextricable forêt qui ne fait aucune différence entre les animaux qui y vivent et ces hommes qui la parcourent, possède peut- être une des clefs.

    Comment ne pas être envoûté par ce récit aussi passionnant que fascinant ?. Une passion partagée par Darwyne et Mathurine pour cette nature sauvage, libre, bien loin de l’oppression de la société. Cette nature exubérante qui ne juge pas mais qui se mérite avant de s’offrir totalement aux sens humains. Comment ne pas vouloir y trouver refuge quand la brutalité du monde et des hommes semblent être des règles implacables ? Un monde qui laisse peu de place à la différence et qui cherche à dompter cette nature afin de mieux asseoir le règne de l’homme sur celui du végétal et de l’animal.
    Colin Niel parvient peu à peu à nous laisser gagner par la magie qui se cache dans cette forêt que l’on maltraite pourtant. Comme ce personnage touchant du jeune Darwyne qui s’est inventé un nouvel univers afin d’oublier l’autre, celui où il est persécuté et méprisé. Un univers où il devient un autre Darwyne, un animal dont le corps et l’esprit semblent en osmose avec leur environnement.
    L’autre personnage qui nous marque est celui de Mathurine, qui cherche désespérément à tomber enceinte et qui va peut-être rencontrer l’enfant qu’elle n’a pas eu. C’est beau, émouvant et d’une grande sensibilité. Sans doute le roman le plus abouti de l’auteur.

  • titine_bouquine 26 juillet 2023
    Marathon du polar 2023, équipe LESTONTONSFLINGUEURS
    Darwyne - Colin Niel

    Darwyne Massily vit seul avec sa mère, Yolanda, qu’il aime par-dessus tout, dans un minuscule carbet accolé à la jungle, sur les hauteurs de la colline de Bois Sec.
    Mais un jour, une assistante sociale s’empare du dossier de Darwyne. En effet, un appel anonyme a été passé au 119 il y a plusieurs mois. Sans être précis, l’homme en ligne affirmait que quelque chose n’allait pas. Ses courriers ne recevant aucune réponse, ni ses tentatives d’appel, Mathurine décide de se rendre à Bois Sec.

    Jusqu’où Darwyne est-il capable d’aller pour se faire aimer de sa mère ? Et jusqu’où celle-ci est-elle capable d’aller pour en faire un enfant comme les autres ?

    Une intrigue éprouvante pour ce roman sur la violence familiale mais aussi le magnifique portrait d’un enfant sauvage.

    Au final, l’auteure aura réussi à nous retourner le cerveau. Un coup de cœur !

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