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Engloutie - Arno Strobel

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Résumé :

Deux couples passent leurs vacances sur une île de la mer du Nord, réputée pour son calme et la beauté de ses paysages. Peu après leur arrivée, des crimes d’un sadisme inouï sont commis.

Après avoir été enlevés, une femme et un homme sont amenés sur une plage a la nuit tombée. Et la , ce dernier assiste impuissant au supplice de sa compagne. Car la marée monte, qui va engloutir celle qu’on a enterrée dans le sable – et dont seule la tête dépasse...

Le tueur prend d’autant plus de plaisir a ces spectacles qu’il se sait supérieurement intelligent... donc infaillible. Personne, jamais, ne le soupçonnera.
Raconte de plusieurs points de vue, dont celui de l’assassin, un suspense qui glace le sang jusqu’à l’ultime page.

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Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • VALERIE FREDERICK 29 juillet 2019
    Engloutie - Arno Strobel

    Voilà un excellent polar pour l’été ! En cette période de canicule, Arno Strobel nous emmène sur les plages vivifiantes de la Mer du Nord, à Amrun plus exactement, une petite île allemande.
    Nous sommes en novembre et les bourrasques sont rafraichissantes. Cela n’empêchera pas nos protagonistes de vouloir profiter de leurs vacances. Michaël et Andreas sont collègues de travail. La maison appartient au second, et la possibilité d’avoir quelqu’un pour lui prêter main forte dans la rénovation des combles, en plus de pouvoir profiter de sa présence amicale, l’a poussé à inviter Michaël, ainsi que sa petite-amie, Julia. Cette dernière pourra ainsi tenir compagnie à l’épouse d’Andreas, Martina.
    A peine installés, voilà qu’un meurtre horrible se produit : une femme a été assassinée. Son corps est enterré dans le sable jusqu’au cou. Elle a été noyée par la marée montante. On découvre très vite que son mari a été forcé d’assister à la scène, ligoté à un pieu, totalement impuissant face à la détresse létale de sa bien-aimée…
    La tension monte alors au sein de notre quatuor. D’autant plus que l’inspecteur Harmsen, sorte d’inspecteur Harry brut de décoffrage, est rapidement persuadé que Michaël est le coupable.
    Et pourtant, il y en a, des énergumènes étranges, à Amrun. Leur voisin d’abord, Feldmann, qui passe son temps à espionner et photographier les femmes à la sauvette. Et puis le charismatique Damerow ; pourquoi a-t-il arrêté son métier de psychanalyste ? Que cache-t-il ?
    Arno Strobel est doué pour caractériser ses personnages de manière à ce que chacun puisse être le coupable. Le huis-clos imposé par le cadre insulaire ajoute au climat une tension palpable.
    Le récit est vraiment captivant et tient le lecteur en haleine jusqu’à la toute fin, où la surprise est totale ! Un « page- turner » idéal sur le sable, mais en plein jour !!!

  • L’atelier de Litote 30 juillet 2019
    Engloutie - Arno Strobel

    Julia et Michael décide de partir en vacances sur une île de la mer du nord à Amrum, avec un autre couple qu’ils connaissent à peine malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. En effet un criminel rôde sur l’île et enlève un premier couple, il enterre la femme lorsque la marée est encore basse, ne laissant dépasser que sa tête et ligote l’homme pour le forcer à regarder sa femme se noyer. Le mystérieux tueur ne s’arrêtera pas là et bientôt d’autres crimes seront découverts. La police enquête et très vite les soupçons se portent sur Michael et la situation entre les deux couples devient invivable. Ce thriller se lit comme on croque un bonbon avec délectation. Arno Strobel excelle dans ce domaine, il sait créer des ambiances stressantes et angoissantes avec des chapitres qui alternent plusieurs points de vue, on apprend à connaître un peu de la psychologie des personnages. Mais surtout, on se régale lorsque c’est l’assassin lui-même qui parle. Beaucoup de suspense, une intrigue à couper le souffle et pourtant il faudra garder ses réserves d’air le plus longtemps possible sous peine d’être immerger par un flot d’indices et de présomptions qui viennent perturber à point nommé, le cerveau du lecteur. On n’a la sensation d’être manipuler mais par qui et pourquoi, la question se pose. Le style est précis et ne s’encombre pas de longues descriptions, on va à l’essentiel. Les personnages ne sont pas de premier abord très sympathiques loin sans faut. Du côté des policiers on découvre un personnage agressif l’agent Harmsen, qui a du mal à se maitriser, colérique et bougon face à son nouveau collègue qui adopte une posture d’observation. Ils ne m’ont pas fait forte impression en revanche dans ce thriller psychologique ce qui était fort en émotion et captivant à lire c’était la série de meurtre et son originalité. Un excellent moment fort en rebondissements. Bonne lecture.

  • bookliseuse 4 août 2019
    Engloutie - Arno Strobel

    Le Prologue déjà nous met dans l’ambiance générale du livre : un enfant prodigieusement intelligent est aussi un grand psychopathe.

    De nos jours, Mer du Nord – Ile Amrum

    Un couple est traîné sur une plage. La femme, sera ensevelie sur la plage, seul sa tête restant hors du sable. Puis la mer monte… son compagnon, attaché, assiste impuissant, et avec effroi, à la mort de celle-ci. Quant au tueur, il observe la scène avec un sadisme effrayant, essayant de comprendre ce qui unis ce couple et les sentiments qui les habitent. On a froid dans le dos, quand on comprend, qu’il ne ressent ni peine, ni pitié, pour aucun des deux. Il laissera le mari vivant uniquement pour que celui-ci aille témoigner de l’horreur qu’il a vécu.

    Deux couples, qui se connaissent peu, décident de passer des vacances ensemble, l’un d’eux étant propriétaire d’une maison familiale sur cette île.

    Avec habileté, l’auteur, nous fait suspecter tous les personnages présents dans ce roman. Il décrit les personnalités et états d’âme de chacun avec beaucoup de maîtrise, comme si nous étions sur l’île en observateur.

    Jusqu’au dernier moment, l’auteur se joue de nous, on ne saura que sur les toutes dernières pages si le vrai coupable est arrêté et emprisonné !

    J’adore l’écriture de Arno Strobel, il maîtrise son roman du début à la fin, les descriptions, les paysages, la psychologie des personnages, à chaque fois c’est un bonheur de découvrir l’un de ses romans.

  • Mes petits plaisirs à moi 6 octobre 2019
    Engloutie - Arno Strobel

    La recette présente ici tous les ingrédients d’un excellent polar : des morts absolument horribles (mourir noyé et demander à son conjoint d’assister au spectacle sans rien pouvoir faire, c’est assez perturbant), un meurtrier à l’ego surdimensionné dont on sait qu’il est toujours sur l’île puisque des chapitres réguliers sont racontés à travers son regard, un enquêteur de la vieille école brutal, têtu et honni de tous ses collègues. Arno Strobel réussit ainsi en quelques pages à créer une intrigue qui tient la route et surtout qui tient en haleine son lecteur. Ce qui est surtout intéressant ici, c’est le fait qu’on ne peut s’empêcher de soupçonner, au détour de quelques petits indices semés par ci par là, tous les personnages les uns après les autres, des simples touristes aux insulaires locaux en passant par certains membres de la police. On en devient quasiment fou à force de changer d’avis toutes les deux pages.

    Le seul à refuser de changer d’avis, c’est Harmsen, de la criminelle de Flensbourg, qui pense avoir trouvé son coupable d’entrée. Et c’est cela qui pose problème car il ne possède que des indices extrêmement fragiles pour le prouver. Même son nouvel équipier, Jochen Diedrichsen, qui a déjà quelques difficultés à supporter la rudesse et l’impolitesse du personnage, tente bien de lui rappeler que pour accuser, il faut un peu plus de matière. Mais Harmsen s’en moque comme de l’an 40. Arno Strobel réussit ainsi avec ce couple d’enquêteurs antinomiques à illustrer le conflit entre la vieille école qui ne fait confiance qu’à son instinct et à ses expériences passées et la nouvelle qui se révèle beaucoup plus prudente et plus encline à respecter les procédures avant de se faire un avis. Harmsen, lui, il tranche dans le vif. Il peut ainsi apparaître parfois agaçant tant son peu d’objectivité semble l’aveugler mais il finit par devenir attachant quand on comprend les raisons qui le poussent à ne plus se fier aux apparences et aux avis des autres. Harmsen est un personnage en souffrance qui a un compte à régler avec le monde entier car il a commis une seule erreur dans sa carrière, erreur qui a littéralement détruit toute sa vie. Si vous voulez vous faire une petite idée du bonhomme, il possède le côté bourru du capitaine Mehrlicht de Nicolas Lebel mais en beaucoup plus torturé. Pour ma part, ce personnage a fini par me séduire et j’espère vraiment qu’il deviendra un personnage récurrent d’Arno Strobel. En gros, Harmsen s’avère, aussi surprenant que cela puisse paraître, mon chouchou à moi dans ce roman.

    Autre réussite de l’auteur dans ce roman, c’est le choix de personnages hauts en couleur : le Dr Andreas Wagener aux techniques de séduction plus que lourdingues, Martina, sa compagne totalement aigrie et désabusée, Udo Fledmann, la caricature du prof qui a craqué et aux goûts érotiques borderline, Menning, le flic malchanceux dans tous les domaines, Adam Damerow, l’ancien psy séduisant et séducteur mais qui semble dissimuler un terrible secret… Une galerie de personnages tous aussi intéressants que les autres.

    Je dois tout de même avouer que j’ai eu un peur arrivé en gros 50 pages avant la fin quand j’ai vu se profiler un épilogue qui me semblait d’une platitude absolue tant les choses semblaient cousues de fil blanc. Là, je me suis dis que ce n’était pas possible, l’auteur ne pouvait pas foirer à ce point le fin de son roman en choisissant une porte de sortie aussi évidente. Et c’est là le génie d’Arno Strobel car en 50 pages, il réussit un véritable feu d’artifices en faisant passer alternativement la culpabilité sur deux personnages. Quant au dernier chapitre, il est à la hauteur du reste du roman en offrant un face à face d’anthologie entre Harmsen et le coupable et en se ponctuant sur une phrase qui laisse le lecteur sur le cul car le meurtrier y dévoile sa dernière carte… et quelle carte !

    Voilà donc un roman à ne pas oublier dans vos bagages pour vos congés estivaux car c’est encore une très belle réussite (la couverture, en plus, est très très chouette, il faut le souligner). Le seul reproche que l’on pourrait faire à l’auteur, c’est que le roman (300 pages) se lit beaucoup trop vite et qu’on en redemande, une fois la dernière page tournée.

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