L’interrogatoire de Cay Rademacher

Bepolar : Comment est née l’idée de L’Assassin des ruines ?
Cay Rademacher : Je suis journaliste pour le magazine GEO, en Allemagne. Il y a quelques années, j’ai fait des recherches pour un article sur la vie quotidienne dans les villes détruites juste après la Seconde Guerre mondiale. Et c’est pendant ces investigation que j’ai trouvé par hasard les fiches de la police judiciaire sur le vrai Trümmermörder (L’Assassin des ruines) de Hambourg en 1947. Et avec ça, j’ai commencé à écrire mon polar.

Vous avez vécu à Hambourg où se déroule votre roman. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’en faire le décor de votre histoire ?
Cay Rademacher : Bon, c’est d’abord venu dans le processus d’écriture comme un hasard. Ensuite, c’est toujours très intéressant de se plonger dans l’histoire de sa propre ville.

Dites-nous un mot de cette période particulière où la ville était occupée par les anglais après la seconde guerre mondiale. Quelle était l’atmosphère ?
Cay Rademacher : Etrange. D’une part, c’etait terrible : la destruction presque totale de la ville, le froid extrême de cet hiver 1946/47, le manque de nouriture... Mais d’autre part, la guerre était finie et on pouvait sentir un grand soulagement et une liberté immense : de commençer sa vie à zéro, de, si vous voulez, ré-inventer sa propre vie. (privée, personnelle, professionnelle etc.).

Est-ce que cela vous a demandé beaucoup de documentation ? Comment avez-vous travaillé ?
Cay Rademacher : Oui. J’ai parlé avec quelques témoins de cette époque (il n’y a pas beaucoup de personnes encore en vie) et avec des historiens. Je me suis penché sur les documents : les fiches policières de 1947, mais aussi les lettes, les photos, les journaux... Et, bien sûr, j’ai visité tous les lieux où se sont deroulés ces crimes.

Comment pourriez-vous décrire Frank ? Comment le voyez-vous ?
Cay Rademacher : En 1947, les vrais enquêtes sont menées par un certain Oberinspektor Frank Stave, qui est mort depuis des années. Le nom est vrai – mais son personnage est complètement fictif et issu de mon imagination.

Est-ce que c’est un personnage que l’on retrouvera dans d’autres romans ?
Cay Rademacher : Oui, tous les personnages principaux, comme Stave, Anna von Veckinhausen, Ehrlich etc.

On fête cette année les 90 ans du Masque. Quel regard portez-vous sur cette maison historique ?
Cay Rademacher : C’est un grand plaisir d’en faire partie : c’est un immense honneur pour un écrivain d’être publié dans une maison d’édition si prestigieuse !

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Cay Rademacher : Depuis quelques années déjà, j’écris une série des polars sur... la Provence.

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