Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Un moindre mal - Joe Flanagan

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

2 #AvisPolar
1 enquêteur
l'a vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population. Une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs. L’enquête du lieutenant Warren piétine et sa position devient intenable quand des policiers de choc débarquent de Boston, dirigés parle légendaire Stasiak, flic brutal et manipulateur aux pratiques douteuses. Dépossédé de ses dossiers, Warren poursuit pourtant l’enquête, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus.

Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 8 avril 2019
    Un moindre mal - Joe Flanagan

    Un thriller policier pas comme les autres, on peut dire d’Un moindre mal qu’il a des personnages forts et profonds et en plus l’étude de leur psychologie augmente considérablement l’intérêt du lecteur. Je suis resté sous le charme de cette intrigue à multiples facettes du début à la fin. Nous sommes dans les années cinquante à Cape Code. Une série de meurtres d’enfants est commise et l’enquête débute, on voit arriver en « renfort » le personnage trouble de Stasiak et on comprend rapidement que la police locale représentée par Warren va être quasiment hors jeu. Une rivalité entre Police d’Etat et la police locale fait apparaître des inimitiés qui vont se révéler dangereuse dans un climat de corruption. J’ai apprécié le personnage intègre, honnête et franc de Warren qui nous change de la plus part de ses collègues à la moralité douteuse. C’est un personnage superbement bien construit et j’ai aimé sentir ses propres fêlures même lorsqu’il fait tout pour être le flic et le père parfait. Warren est naturellement bon et ne peut rester sans rien faire face à l’injustice et le comportement inapproprié de certains de ses collègues corrompus. Il devient de ce fait une cible parfaite. Les thèmes abordés par l’auteur sont nombreux, avec en tête, l’homosexualité, la religion, la toxicomanie, les maladies psychiatriques. Il y a de très belles choses écrites sur ces sujets avec un style simple et posé quasi poétique. Pourtant ce livre n’est pas fait pour les âmes sensibles, les meurtres sont macabres et durs à encaisser dès lors qu’il s’agit d’enfants. Le rythme est juste parfait, il y a de belles montées en tension et des chutes qui nous laissent expérimenter la frustration. Dans la dernière partie du livre, il y a un crescendo en puissance dont l’intensité correspond à tout ce que j’aime trouver dans un final. Un excellent moment passé dans l’univers de Joe Flanagan. Bonne lecture.

  • Sharon 13 avril 2019
    Un moindre mal - Joe Flanagan

    480 pages. Autant vous dire que, quand je l’ai commencé, je savais que cette lecture me prendrait du temps. Je me suis trompée, il ne m’a fallu que deux sessions de lecture pour le terminer. Il fallait seulement que je trouve la meilleure manière de rédiger ma chronique. Je n’ai pas opté pour l’originalité, j’ai opté pour la sincérité.
    Ce qui m’a plu ? Le personnage du lieutenant Warren. Il est un des rares policiers intègres de Cape Cod – je dirai en fait qu’ils sont deux. Warren est un homme rare dans cette petite communauté fermée. Pour lui, toutes les affaires méritent d’être traitées. Toutes. Y compris quand la boutique des deux seuls hommes ouvertement homosexuels est régulièrement cambriolée et que toute la police s’en moque – sauf lui. En effet, il est des faits plus graves que des cambriolages à répétition chez des personnes que l’on a choisi d’ignorer ouvertement/superbement, en espérant qu’un jour, ces deux hommes se décident à comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus dans cette petite communauté.
    Oui, il est des faits plus graves, j’en demeure d’accord, sauf que – lapalissade – la police se doit d’enquêter sur toutes les infractions et que la sus-dite police a bien du mal à trouver une piste en ce qui concerne cette série de meurtres d’enfants. Je suis d’ailleurs partagée quant à leur manière d’enquêter. Sont-ils tous aussi incompétents qu’ils en ont l’air ? Ou s’agit-il simplement de la corruption qui les empêche de mener une enquête correctement ? C’est vrai : quand on est très occupé à se remplir les poches et à couvrir ses arrières en causant le minimum de dégâts pour soi, et le maximum pour les autres, on ne peut pas sérieusement se pencher sur la mort de jeunes garçons.
    Puis, n’ayons pas peur du sujet. Ces jeunes garçons ne semblent pas vraiment appartenir à des familles aisés. Cape Cod, en 1957, c’est un mélange, entre les personnes qui commencent à s’enrichir grâce à l’expansion économique américaine, et ceux qui n’ont pas encore été touchés, simples pêcheurs, membres de la communauté désargentée, sans oublier les parents d’enfants différents. Le lieutenant Warren est de ceux-là, lui dont le fils Mike est « attardé ». Sa mère est partie un jour, et n’a même pas prétexté l’achat de cigarettes. Prendre soin de son fils est l’une des préoccupations, pour ne pas dire la préoccupation principale du lieutenant, et cela passe par le fait de payer une école, privée, qui puisse prendre soin de lui, de trouver quelqu’un qui prenne soin de lui quand les horaires du lieutenant sont distendus, mais aussi de trouver l’argent pour que son fils reste, en dépit des tourments, dans cette école. N’oublions pas non plus que les enfants différents sont des cibles faciles pour les moqueries, les persécutions. Aujourd’hui, l’on affirme vouloir tout mettre en œuvre pour mettre fin au harcèlement – affirmation pas toujours suivie d’effet, il faut aussi avoir le courage de le reconnaître. En 1957 ? Trop facile de s’en prendre aux plus faibles.
    Je ne vous ai pas encore parlé de l’adversaire du lieutenant, le dénommé Stasiak. Il est un héros, il arrive auréolé de ses faits d’armes à Iwo Jiwa. Il a démantelé à lui tout seul un réseau de mafieux. Il est forcément l’homme de la situation et dispose de suffisamment de complices, pardon, d’hommes qui lui sont dévoués et de supérieurs qui sont tout prêts à lui accorder leur confiance puisqu’il sait si bien dissimuler certaines choses qu’il peut tout se permettre. Il n’est sympathique à aucun moment, si ce n’est, peut-être, et encore, quand l’on évoque ses parents. Autant dire que ce n’est qu’un moment fugace au cours de ses 480 pages. Son parcours illustre cependant un adage que j’ai fait mien : il ne faut pas déléguer les tâches véritablement importantes. Le lieutenant Warren, lui, ne peut guère se le permettre puisqu’il est quasiment seul. Stasiak aurait dû être un peu plus scrupuleux sur le choix de ses auxiliaires, et le roman aurait basculé autrement. Joe Flanagan, pour un premier roman, connaît bien les codes du roman noir et sait satisfaire les attentes de ses lecteurs.
    Il est cependant des personnages auxquels je me suis attachée, comme ces prêtres, ces religieuses, qui effectuent leur tâche avec humilité, ferveur parfois et prouvent qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.