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Cinéma de notre temps : la parallèle Mocky

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Résumé :

En 2016, le réalisateur et franc-tireur du cinéma français Jean-Pierre Mocky accorde un entretien à l’auteur et metteur en scène Hugues Baudoin. L’échange nourrit ce documentaire qui revient sur le parcours d’un artiste au style unique.

A la fin de ce documentaire intéressant, bien que classique dans sa forme, Jean-Pierre Mocky compare sa situation à celle de Modigliani, artiste qui, avant de bénéficier d’une reconnaissance posthume indéniable, continuait à produire des oeuvres qu’on ne lui achetait pas.

Trois ans avant sa mort, le réalisateur iconoclaste se livre, avec un mélange d’humour, de nostalgie et d’amertume, évoquant un changement de statut à partir de son film Une nuit à l’assemblée nationale (1988), qui lui valut d’être vilipendé par une partie de la critique et tout simplement blacklisté par les producteurs français. A partir de là, Mocky le franc-tireur du septième art hexagonal devient un metteur en scène solitaire qui tourne des longs métrages à 100.000 euros, comme il le dit, ne craignant pas pour sa survie financière, parce qu’on ne risque pas la faillite avec un si petit investissement, mais regrettant que certaines idées ne puissent être matérialisées, faute de moyens suffisants.

A travers les mots de l’artiste, passent aussi des fantômes d’une époque évanouie, dont l’interviewé semble un des derniers survivants : Buñuel et Franju sont mentionnés avec tendresse, au fil d’anecdotes captivantes, Picasso et "ses gros yeux noirs", ainsi que l’humour de Groucho Marx, sont salués avec une sincère déférence, des scénaristes et dialoguistes prestigieux comme Raymond Queneau ou Marcel Aymé rappellent que Mocky a travaillé avec la fine fleur de la création artistique. Le réalisateur convainc aussi lorsqu’il rappelle que des actrices et des acteurs connus sont venus vers lui, parce qu’ils savaient qu’ils obtiendrait un contre-emploi : Bourvil, en particulier, à qui l’on faisait tourner les mêmes rôles de naïfs, bénéficia d’une panoplie de personnages élargie.

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Mais on sourit tristement quand l’auteur d’A mort l’arbitre ! aborde quelques projets à venir, d’une manière un peu désordonnée. Défilent des noms comme des produits d’appel, d’Isabelle Huppert à Dany Boon, en passant par Woody Allen et Clint Eastwood ! Des scènes de tournage et quelques extraits d’une filmographie abondante viennent compléter ce portrait, sans forcément l’éclairer.

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