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Noir comme le souvenir - Jean-Pierre Mocky

Mocky rend hommage au giallo

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Un clown emporte un soir la petite Garance croyant que son père veut lui faire une surprise. L’unique témoin de cet enlèvement est une autre petite fille, laquelle, pour se venger de Garance, ayant osé porter une robe identique à la sienne, taira à jamais ce qu’elle sait. Dix-sept années ont passé, Garance aurait eu vingt-trois ans. Tout semble ne ramener qu’à cette seule obsession Caroline et Chris, les parents de Garance.

Le film de Mocky est d’abord un titre de polar magnifique -"Noir comme le souvenir"- qui se justifie par la trame du récit aux accents nettement fantastiques. A cette aune, il n’est pas étonnant que l’on aperçoive, au détour d’une scène, des extraits de Litan, diffusé par une télévision, avant que la fatalité ne règle son compte à l’un des personnages.

Pour le reste, la Suisse offre son décor en trompe-l’œil (si lisse en apparence) à une sordide histoire d’enlèvement et de mort d’enfant, : Garance a disparu, les années ont passé et son fantôme semble hanter tous ceux qui l’ont connue, alors que les décès les plus violents, les plus inattendus, se multiplient, qui rappellent d’une certaine façon le fameux giallo des années 70. Mocky chez Argento ? Oui, à bien des égards, notre franc-tireur rend un hommage à son confrère transalpin.

Mais pas seulement : suivant les pas de Claude Chabrol, le réalisateur évoque des citoyens en apparence au-dessus de tout soupçon, qui dissimulent en vérité certains secrets, tandis que Caroline, la mère anéantie par le chagrin, est assaillie de signes venant de sa petite fille défunte. Les apparitions de l’enfant se multiplient, le spectateur éprouve un malaise typiquement fantastique, ne sait jusqu’à la fin si une forme d’hallucination collective explique ces phénomènes ou s’il faut croire que Garance est revenue de l’au-delà pour se venger. Seules les dernières minutes livreront la clé du mystère : on n’en dévoilera évidemment pas la teneur.

Si, comme à l’accoutumée, le metteur en scène bâcle certaines scènes, hybridant son étrangeté avec un certain goût pour le grotesque, Noir comme le souvenir distille tout de même son lent poison jusqu’au dénouement, noir et tenace comme l’obsédante ritournelle enfantine composée par Gabriel Yared.

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