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Canyons - Samuel Western

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Résumé :

Idaho, 1970. Ward Fall, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants, à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et a fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

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Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 13 août 2019
    Canyons - Samuel Western

    Ce roman nous parle d’une partie de chasse dans les années 1970 entre jeunes adultes. Il y a les jumeaux Eric et Gwen et le petit ami de celle-ci Ward ensemble il passe une journée à chasser, malheureusement la journée se termine par un drame lorsque le fusil de Ward part accidentellement en emportant la vie de Gwen. Depuis ce funeste jour, les deux jeunes hommes nourrissent pour l’un une culpabilité dévorante et pour l’autre une colère et une envie de vengeance, l’amitié s’en est allée. Ward Fall est devenu éleveur dans le Wyoming, ne s’en est toujours pas remis même s’il est soutenu par sa femme qui fait de son mieux pour lutter contre l’ alcoolisme et la dépression qui se sont emparés de lui. Vingt cinq ans plus tard il invite Eric à partir chasser le cerf. Eric n’a cessé d’avoir un comportement autodestructeur et souvent sa colère le dépasse. Les deux anciens amis vont se retrouver pour la première fois depuis le drame pour une virée qui risque bien de tourner au cauchemar. Ward ne songe qu’à payer pour ce qu’il a fait et faire table rase de cet enfer dans lequel il survit quant à Eric ses idées de vengeance se précisent. A peine a-t-on commencé la lecture qu’une scène d’une violence inouïe nous happe puis l’on découvre les personnages et leurs blessures. Commence alors une montée en tension lors des préparatifs de la chasse au cerf dont on appréhende déjà le point culminant puisque les deux hommes sont armés et semblent déterminés. Je suis restée en empathie avec les deux personnages mais aussi avec la femme de Ward qui est une présence forte et rassurante à la fois. J’ai beaucoup aimé la scène où elle parle avec Eric avant le départ. L’auteur a fait un travail en profondeur de la psychologie de ses personnages. C’est ce qui donne tant de densité à ce roman que j’ai trouvé très beau. Les sentiments des uns et des autres sont exprimés avec justesse et pour un premier roman c’est émouvant et touchant. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/08/07/37548582.html

  • ReadLookHear 22 septembre 2019
    Canyons - Samuel Western

    Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce roman mis à part qu’il évoquerait les thèmes du pardon, du deuil et de la rédemption. J’ai tout d’abord été happé par le premier chapitre. Il donne le ton dramatique directement, cela m’a même surpris. Je savais que cela allait se passer, mais aussitôt … J’ai trouvé cela surprenant. Ensuite, il y a beaucoup de dualité dans ce livre, dualité entre les deux hommes, Ward Fall et Éric Lindsay. Dualité entre leurs univers, pour le premier, la nature, la terre, c’est un cowboy et pour le second, la ville, l’argent, le showbiz, c’est un musicien. Pour finir, il y a la dualité dans la manière de gérer le drame commun, l’un est dans le reproche de soi et dans une déprime latente, l’autre est dans l’auto-destruction et dans une perpétuelle colère.

    Samuel Western, a réussi à m’embarquer dans les deux univers de ses personnages. J’ai adoré découvrir le monde de la musique, des salles d’enregistrements, de la composition et de tout ce qui peut se cacher derrière un titre ou un album. En même temps, les descriptions du ranch, de la gestion de celui-ci, de la vie commune avec les animaux et de la façon de vivre de la famille Fall avec la mère ayant un rapport important avec sa religion, sont justes parfaites et m’ont réellement plongé dans cette Amérique.

    Le point commun entre les deux hommes est la philosophie, nous avons ici deux hommes extrêmement intelligents et cultivés, en quelque sorte un cowboy et un musicien philosophe. Les échanges philosophiques qu’ils ont l’un envers l’autre sont de haut niveaux mais très intéressants.

    Alors, je dois avouer que la plume de Samuel Western, m’a beaucoup fait penser à celle de David Vann, tout d’abord par le côté tortueux de la psychologie des personnages, également la relation avec les armes à feu, mais surtout par la tension qui monte crescendo tout au long de la lecture. On sait qu’il va se passer quelque chose de dramatique et Samuel Western, tout comme David Vann arrive à créer chez le lecteur une sorte de peur de tourner la page suivante. Bon par contre, je ne suis pas certain que Monsieur Vann aurait choisi la même conclusion, mais j’ai trop pensé à par exemple Sukkwan Island ou à Goat Mountain à la lecture de Canyons.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • Sharon 16 janvier 2020
    Canyons - Samuel Western

    Les accidents de chasse sont fréquents, très fréquents, trop fréquents – en France. Aux Etats-Unis, aussi. Alors que Ward était parti chasser avec sa petite amie et le frère jumeau de celle-ci, ils ont fait quelques belles prises. Puis, il a bien fallu rentrer – en oubliant que l’un des fusils était encore chargé (accident fréquent aussi à l’armée). Le coup part, tiré par Ward, et tue Gwen instantanément.
    Vingt-cinq ans passent. Même s’il a percé dans la musique, Eric a fini par sombrer. Dire qu’il ne s’est jamais remis de la mort de sa soeur est une évidence. Il fait tout pour tomber encore plus bas qu’il ne l’est déjà. Son job actuel ? Rafistoler les enregistrements de musiciens tout sauf bons. Pourtant, il se rend à une réunion d’anciens étudiants, et là, il tombe sur Ward, qui ne va pas tellement mieux que lui mais qui est marié, a trois enfants. Il l’invite à un concert – oui, Eric fait aussi des tournées, enfin, quand il peut – et la femme de Ward a une idée dont je vous laisse juge : inviter Eric à la chasse aux cerfs. Naïveté ? Inconscience ? Les deux sans doute, tant la chasse faisait partie de la vie quotidienne en Idaho, tant elle fait aussi partie de la vie quotidienne dans le Wyoming.
    Vengeance ? Oui, sans aucun doute. Ce n’est pas qu’Eric n’a attendu que cela – ce serait vraiment facile de parler ainsi. Eric n’a jamais pu pardonner. Ward n’a jamais pu se pardonner. J’ai parfois l’impression qu’il est plus question de religion que de justice. La femme de Ward, mère de ses trois enfants (j’ai failli écrire « quatre », tant il me semble qu’elle souhaite avoir un autre enfant) y est pour beaucoup. Elle fait partie de ses personnages que j’ai très souvent croisé dans la littérature américaine : elle a une fois inébranlable. Elle appartient à une de ses nombreuses églises, comme il en existe tant aux Etats-Unis, et si elle s’est écartée de sa famille, elle souhaite élever ses trois fils avec les mêmes règles qu’elle a reçues, et qui lui ont permis de devenir la femme qu’elle est. J’hésite à la qualifier de profondément naïve, ou étonnamment confiante en la nature humaine – surtout qu’il ne doit pas être facile, tous les jours, de vivre à côté de Ward, toujours sur le fil de la dépression, toujours prompt à ne pas donner de seconde chance. Cependant, je me dis que certains développements sont parfois trop beaux pour être vrais – parfois seulement, comme si vingt-cinq ans plus tard, Ward et Eric terminaient autrement la partie de chasse.
    Ce n’est pas tant que j’ai une impression mitigée sur ce livre que je m’interroge sur la construction du récit (mon côté professeur de français), sur le fait que certains personnages soient restés dans l’ombre (les parents de Ward, les parents d’Eric, même si les deux protagonistes trouvent des ressemblances entre leur mère respective). Le dénouement se veut apaisé…. comme s’il était le seul possible, comme si une vie « normale » n’avait pas véritablement sa place, comme si chacun avait compris ce que l’autre voulait faire. Déçue ? Ce n’est pas vraiment cela, plutôt le fait que je n’ai pas vraiment été surprise à la lecture de ce livre.Revenir en haut

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