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Ce que savait la nuit - Arnaldur Indridason

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  • L’atelier de Litote 27 février 2019
    Ce que savait la nuit - Arnaldur Indridason

    A nouveau Arnaldur Indridason nous offre le meilleur de son savoir-faire, il est vrai qu’il excelle à écrire des polars nordiques tout ce qu’il y a de plus glaçant. Réchauffement climatique oblige, un corps porté disparu depuis trente ans, réapparaît et relance une enquête qui était restée non élucidée tout ce temps. Je découvre avec délice le personnage de Konrad, policier à la retraite qui se voit réactivé car c’est lui qui dirigeait l’enquête à l’époque depuis il traîne une certaine culpabilité pour n’avoir pas résolu l’affaire.
    L’intrigue en elle-même est bien ficelée et on suit Konrad dans sa recherche comme le petit poucet ses cailloux blancs. A sa suite on va rencontrer une belle galerie de personnages et échafauder plusieurs théories sans jamais parvenir à démêler ce nœud. Les personnages féminins sont très différents les uns des autres et les moments où Konrad nous parle de sa femme décédée sont émouvants et quasi poétiques. Une affaire menée de manière classique c’est le seul petit reproche que l’on peut faire. On ne trouvera ni suspense, ni tension extrême et encore moins de crime sanglant ou de complot et pourtant j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette enquête où je n’ai trouvé aucune incohérence ni dans les personnages, ni dans la temporalité tout est parfaitement carré et tient bien la route.
    C’était aussi intéressant de retourner dans l’enfance de certains des personnages et découvrir l’Islande sous leur regard, les descriptions de son pays sont toujours surprenantes ainsi que le mode de vie d’il y a trente ans. Je ne savais pas que l’Islande avait vécu une période de prohibition de l’alcool mais la façon dont l’auteur nous la raconte est juste parfaite. Un livre court qui se lit rapidement grâce à l’enchaînement des chapitres passionnants où l’on apprend toujours quelque chose de plus qui nous pousse à aller voir plus loin. Bonne lecture.

  • La bibliothèque de Céline 27 février 2019
    Ce que savait la nuit - Arnaldur Indridason

    Arnaldur Indridason : incontestablement un de mes auteurs préférés.
    Chaque sortie d’un de ses livres est une fête. Avant de débuter ma lecture, je lis la présentation de l’éditeur (Erlendur sera-t-il présent ?), j’admire la couverture, je regarde le livre sous toutes ses coutures. Puis, j’attends le moment opportun et m’y plonge. Inutile de dire que je ne suis là pour personne
    Me voilà embarquée pour l’Islande. Ce pays que je rêve de visiter. Ce pays « magique « . D’ailleurs, la plupart des Islandais ne croient-ils pas à un peuple » invisible », le » petit peuple «  ?
    Dans Ce que savait la nuit, j’ai fait la connaissance de Konrad, un policier à la retraite, qui pour tuer le temps, cherche à résoudre une enquête qui n’a jamais vraiment été élucidée. Il ne croit pas en la culpabilité de celui que la police tient comme responsable, et qui ne cesse de clamer son innocence depuis des années. Il se lance alors à la quête de la vérité et mène les investigations en parallèle de ses anciens collègues. L’enquête qu’il mène va le replonger des années plus tôt au cœur d’un rude hiver comme l’Islande en connait tant. Tempête de neige. Froid. Glacier. Le décor est posé. L’auteur a un don pour cela.
    Au fil des pages, les interrogatoires vont se multiplier et les langues se délier. Les secrets vont être déterrés. Peu à peu. Tout comme le passé de cet ancien flic que la vie ne semble pas avoir épargné. Voilà ce que j’apprécie tout particulièrement chez Arnaldur Indridason : le fait que l’enquête avance, lentement ; le lecteur prend le temps de faire connaissance avec les personnages, de réfléchir au rythme de l’enquêteur. Et puis, cerise sur le gâteau : l’auteur nous dévoile de temps à autre des bribes du passé du policier.
    Plus que des polars nordiques, ce sont des romans sociologiques que nous livre le maitre du polar islandais. Je pense que ma passion pour ses écrits n’est plus un secret pour personne. J’adoooore tout simplement !!! C’est si beau ! Dur et poétique à la fois. Quel subtil mélange !!!
    Ma préférence va jusqu’ici à sa série mettant en scène Erlendur Sveinsson dont nous n’avons plus de nouvelles depuis un bout de temps. Je pense ne jamais m’être autant attachée à un personnage. Taiseux, secret, personnel et en proie à un immense mal être, le protagoniste m’a littéralement envoûtée.
    Konrad présente un certain nombre de similitudes avec Erlendur. Aurons-nous le plaisir de mieux le connaître ? Je l’espère de tout cœur !!!

  • anais_serial_lectrice 7 mars 2019
    Ce que savait la nuit - Arnaldur Indridason

    Le poids du passé
    S’il y a bien un thème cher à Arnaldur Indridason et qu’on retrouve dans chacun de ses romans, c’est celui du passé.

    On retrouve, chez cet écrivain, toujours la même construction d’intrigue : une enquête qui se situe dans le présent, mais qui trouve ses racines quelques décennies plus tôt. Pourtant, chaque histoire est différente, et je n’ai jamais eu l’impression de lire à chaque fois la même chose.

    Le passé, c’est ce truc qui vous revient toujours en pleine tête comme un boomerang quand vous vous y attendez le moins. Aucun secret ne peut être enfoui indéfiniment, même quand on le balance dans la crevasse d’un immense glacier, dans le pays du feu et de la glace. C’est d’ailleurs ainsi que s’ouvre Ce que savait la nuit, par la découverte d’un cadavre par un groupe de touristes sur un glacier au nord de Reykjavik lors d’une excursion.

    Le passé permet de mettre en place ici une intrigue policière complexe, car les enquêteurs éprouvent forcément des difficultés à faire la lumière sur des éléments qui se sont déroulés il y a plusieurs dizaines d’années : les souvenirs s’étiolent, les gens disparaissent, et il est encore plus difficile de délier les langues lorsque les secrets sont enfouis profondément dans les mémoires.

    Le personnage de Konrad que nous rencontrons, est flic à la retraite. J’ai beaucoup retrouvé de points communs avec l’enquêteur mythique d’Indridason, Erlendur. Un peu bourru, très solitaire même s’il n’a pas choisi sa solitude volontairement, il replonge dans cette vieille enquête qui a marqué sa carrière professionnelle.

    Islande, mon amour !
    Ai-je encore besoin de vous dire que je suis amoureuse de l’Islande ? Et ça, grâce à Indridason qui m’a donnée envie d’y aller, alors que je découvrais son oeuvre en 2014.

    L’auteur a une fabuleuse capacité à ancrer son intrigue dans un environnement fort, puissant, chaotique, à l’image de ce pays régulièrement balayé par les tempêtes, menacé par les éruptions volcaniques, paralysé par la neige. L’environnement rend l’atmosphère pesante, mais ce sentiment est contrebalancé par le flegme qui caractérise ce peuple nordique, adepte de la non violence. D’ailleurs, les auteurs islandais avouent qu’il y a bien plus de meurtres dans leurs ouvrages qu’il n’y en a en réalité dans leur pays.

    Plus que les paysages, c’est aussi la société islandaise qui est mise en avant dans l’oeuvre de l’auteur, rendant très immersives ses intrigues, apportant un réel plus par rapport à d’autres auteurs qui ne se contentent que d’écrire un livre uniquement axé sur une enquête ou un meurtre. Adepte du « c’était mieux avant », Indridason porte systématiquement un regard critique sur la société islandaise actuelle, qu’il dépeint sans concession sans pour autant tomber dans quelque chose de lourdingue qui lasserait les lecteurs pas forcément attirés par le pays.

    [ Le mot de la fin ]

    Je suis ressortie de cette lecture avec le cœur bien lourd, un peu le cafard et avouons-le. une profonde mélancolie tant l’auteur n’a pas épargné ses personnages : perte d’un être cher, solitude profonde, deuil impossible à faire…

    C’est un roman d’une profonde noirceur que nous propose Arnaldur Indridason, plus sombre encore que les précédents. Il y a une puissance émotionnelle dans Ce que savait la nuit, égale à celle qui émane de La femme en vert, qui est pour moi, à ce jour, le meilleur roman de l’auteur.

    Je recommande cet ouvrage, comme j’ai déjà recommandé ses précédents d’ailleurs !

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