Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Exil pour l’enfer - Gwenael Le Guellec

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

2 #AvisPolar
0 enquêteur
l'a vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Un thriller dense et implacable, où la vision en noir et blanc du personnage principal donne le ton, jusqu’à un final à couper le souffle !

Trois corps nus complètement gelés sont découverts pendus dans la taïga, à la frontière russo-finlandaise, l’inscription "DEAD FOR NO ONE" profondément gravée dans leurs chairs.
Peu après, un navire à la dérive est retrouvé sans son équipage au large de Brest.
Yoran Rosko, photographe solitaire atteint d’une maladie rare le contraignant à vivre dans un monde dénué de couleur, a quitté la pointe de la Bretagne après les terribles événements survenus dans "Armorican Psycho". La disparition en mer de l’un de ses rares amis va pourtant l’obliger à rompre la promesse qu’il s’était faite de ne plus revenir dans sa ville natale.
Sans le vouloir, Yoran va progressivement mettre au jour un commerce innommable, et se verra bientôt confronté à ce que notre humanité est capable de produire de pire...

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

Vos #AvisPolar

  • universpolars 22 juillet 2021
    Exil pour l’enfer - Gwenael Le Guellec

    Dans son premier ouvrage, l’auteur nous faisait voyager entre la Bretagne, les Pays-Bas, la Norvège, mais aussi l’Islande. Cette fois-ci, nous foulerons à nouveau le territoire breton - Brest, en particulier -, et quelques nouvelles destinations comme Berlin - au Berghain ! -, Budapest, Tallinn, l’Ecosse, la Finlande ou encore la Russie.

    Dans « Armorican psycho », nous avions croisé la route de Yoran, cet homme adepte du monde de la nuit. Non pas qu’il soit particulièrement fêtard, voire pas tout, mais Yoran est atteint de monochromatie ; il voit tout en noir et blanc et ne supporte donc pas la lumière. Nous allons à nouveau faire un bout de chemin avec lui, un périple qui débutera à Brest, sa ville natale.

    Une triple exécution dans la taïga, entre la Russie et la Finlande, la disparition de l’équipage d’un navire et, surtout, de douloureuses retrouvailles émanant du passé ; voici les divers ingrédients qui vont pousser Yoran vers une sordide affaire.

    Gwenael le Guellec a l’art de nous faire beaucoup voyager, avec un style bien descriptif et détaillé. Il prend son temps. C’est louable, oui, mais pas pour un lecteur tel que moi. J’ai eu de la peine à entrer dans l’histoire et, lorsque tu sais que le bouquin fait 600 pages, ce n’est pas des plus réjouissant. J’aime les descriptions, c’est sûr, mais il faut que cela soit parfaitement dosé. Il s’agit là d’un ressenti très personnel.

    L’auteur prend son temps - et le nôtre - mais, au bout d’un moment, nous sommes tout de même récompensés. Ce récit, qui turbine au diesel, prend tout à coup un joli rythme de croisière. Yoran, que nous ne lâcherons plus, nous emmènera bien malgré lui vers un passé - pas spécialement le sien ! - qui va sans doute le rattraper.

    Nous ne sommes certainement pas responsables des agissements de notre propre famille, c’est vrai, mais cela ne nous épargne pas d’être impliqué un jour ou l’autre dans les conséquences des actes de ses membres. Yoran, fouineur dans l’âme, va assurément pouvoir vous l’expliquer concrètement.

    J’ai aimé cette intrigue effroyable, ses personnages, son atmosphère mais, au final, le rythme m’aura définitivement posé un problème. Pour moi, un thriller doit décaper, décoiffer et garder une pression plus ou moins constante. Oui, Gwenael le Guellec nous en met plein les yeux en nous faisant énormément voyager, et c’est tout à son honneur. Mais toutes ces descriptions, ces détails et ces interminables voyages m’ont tout de même fait atterrir malgré moi alors que le rythme de croisière était bien lancé, dommage.

    Une fois dans l’action, avec une certaine pression dans les veines, j’aime la sensation de ne plus pouvoir reprendre mon souffle. Ici, j’ai trop souvent eu l’occasion de me reposer. C’est assez paradoxal, j’avoue, car la trame est forte, mais le rythme demeure pour moi lénifiant.

    Gwenael le Guellec, dans ce récit, donne un sacré coup de pied dans un socle qui avait peut-être l’avantage de maintenir un certain équilibre sur une condition humaine pourtant déjà en sursis. Dire que nous sommes tous égaux relève ici de l’euphémisme. C’est très bien amené ! Peut-on se racheter, quoi qu’il arrive ? Encore une question intéressante. La rédemption peut coûter très cher.

    A lire, malgré un rythme qui ne m’a pas convenu.

  • L’atelier de Litote 9 juillet 2021
    Exil pour l’enfer - Gwenael Le Guellec

    On retrouve, le photographe Yoran Rosco à nouveau dans la tourmente et cette fois-ci, son périple va le plonger dans les ténèbres du cœur des hommes à l’éclatante blancheur des paysages enneigés russe. La noirceur ne lui fait pas peur, lui qui depuis sa naissance ne perçoit le monde qu’en noir et blanc. Alors que sont retrouvés trois corps nus pendus dans les forêts russes, c’est la disparition en mer d’un de ses amis brestois qui va mettre Yoran sur une piste nauséabonde où le passé semble avoir une place à jouer. Tel le petit poucet nous allons suivre non pas les petits cailloux mais les corps exécutés par un mystérieux tueur à gage. De l’Allemagne à la Finlande, en passant par l’Estonie, on remontera à ses côtés jusqu’au mines de charbon à ciel ouvert du Kouzbass dans le sud de la Sibérie. Six cent pages pour nous rendre complètement accro à Yoran Rosco et à sa façon de voir le monde. Un anti-héros qui remplit parfaitement le job et devient la pièce maitresse de ce nouveau thriller. J’ai avalé les deux tiers sans m’en rendre compte pourtant j’ai eu un petit coup de mou avec le tiers restant. Il faut dire que l’auteur ne ménage ni son imagination, ni son sens de l’action sans parler de la construction aux petits oignons, pour nous offrir un thriller sombre à l’intrigue révoltante. Les personnages secondaires s’accumulent et viennent parfois me perdre, la sonorité étrangère de leur nom n’y étant pas pour rien. Une écriture pleine de punch, incisive parfaitement en adéquation avec les nombreux rebondissements auxquels notre héros devra faire face. Course poursuite, combats dans des conditions extrêmes un vrai régal. Le bonus c’est aussi de trouver de nombreuses références tant musicales que cinématographiques qui permettront aux lecteurs de mieux se mettre dans la peaux des personnages, maitrise de l’anglais demandé. Un superbe thriller qui donne frissons et coups au cœur, que demander de plus ? Un prochain tome bien sur. Bonne lecture.

    Citations :

    La cruauté des hommes entre eux n’a rien à envier à celle des plus féroces des animaux sauvages. Elle est même bien pire, car dictée par des principes qui guident l’humanité depuis ses premiers pas sur cette Terre, et qui n’ont eu de cesse d’être détournés au profit de quelques individus dénués de toute compassion.

    - Alors, c’est ça, le Kouzbass…
    Sous ses yeux, et alors qu’un soupçon de luminosité commençait tout juste à parcourir furtivement l’horizon, s’étendait l’immensité du bassin du Kouznetsk, autrement connu sous le nom de Kouzbass, et qui n’était rien d’autre que le plus grand gisement de charbon de Russie.
    A perte de vue, de gigantesques sillons creusés et façonnés par l’homme redéfinissaient un paysage qui avait autrefois constitué une terre vierge, et qui, à n’en pas douter pour les peuples de la région, aurait vraisemblablement dû le rester.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.