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L’Or de Venise

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  • Sharon 22 juillet 2019
    L’Or de Venise

    J’avais beaucoup apprécié le premier volume des enquêtes de Marco Pisani, j’ai tout autant aimé le second.
    En acteur principal, nous retrouvons la ville de Venise, et la période du Carnaval. Pas Venise polluée contemporaine, non, mais la Venise gangrenée par la corruption et de grandes libertés pour les uns, de grandes contraintes pour les autres : certains couvents sont beaucoup plus permissifs que d’autres, cela dépend des origines sociales et de la richesse des habitants de ces lieux. Aux jeunes filles issues de la noblesse sont réservées les rangs les plus élevés, aux jeunes filles du peuple ne restent que les places de soeurs tourières. Soeur Maria Angelica était née dans une noble famille, mieux, elle n’a pas été contrainte à prendre le voile, ses parents auraient volontiers marié leur fille unique, elle a préféré prendre le voile tout en continuant à correspondre avec ses frères, en toute tendresse. Pourquoi a-t-elle été assassinée ? C’est tout un pan de la vie conventuelle qui se dévoile alors à nous, entre complaisance des uns (tout s’achète) et bienveillance des autres, dont celle de la mère supérieure, qui a foi en l’humanité et en sa capacité de rédemption.
    Deux autres meurtres suivront, tout aussi inexplicables, et ils nous plongeront encore plus dans cette vision des inégalités de la société vénitienne, de la difficulté à vivre à peu prêt correctement, même quand on est noble – mais désargenté. Nous croiserons des personnages attachants, véritablement nobles et dignes – peu importe leur naissance – d’autres qui le sont nettement moins. Il ne faudrait pas oublier le poids de la religion, et des différentes doctrines qui s’opposent, entre tolérance, et extrême respect des règles établies par les hommes. Oui, par les hommes : le commandement le plus important n’est-il pas « Aimez-vous les uns les autres » ?
    Si j’aime aussi beaucoup Marco et son ami Daniele, c’est parce qu’ils pensent aux autres, avant de penser à eux-mêmes, et tant pis si parfois (comme pour Daniele) cela leur fait mal : cette ligne de conduite est aussi leur force. Marco est fiancé à Chiara Renier, et si son don de voyance le dérange, c’est avant tout parce qu’il peut mettre la jeune femme en danger – ou bien au contraire la sauver. Seulement… Chiara semble avoir perdu ce don, à son grand désarroi, parce qu’elle connaît la valeur d’un don. A moins que le meurtrier ne soit plus fort que le don lui-même…
    Plonger dans les profondeurs des tourments de l’âme humaine n’est pas chose aisée. L’on s’en remet difficilement, que l’on soit magistrat, avocat, ou témoin de l’affaire. Alors oui, si vous aimez les romans historiques et si vous hésitez à découvrir ce livre, je vous répondrai franchement de ne pas hésiter.

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