Le Doute - S.K. TREMAYNE

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  • Krysaline555 21 septembre 2017
    Le Doute - S.K. TREMAYNE

    « le Doute » c’est l’histoire de Sarah, journaliste, d’Angus, architecte, de Kirstie et de Lydia, leurs jumelles monozygotes, parfaitement identiques et indifférentiables y compris dans leurs ADN et de Beany le gentil springer anglais qui forment une famille parfaite, au bonheur sans nuages et que tout le monde envie. Mais ce bonheur parfait va soudain voler en éclat, le jour où un malheureux accident se produit dans la maison des grands-parents maternels des petites et que l’une des deux jumelles, Lydia, y perd la vie. Les apparences et la façade qu’offraient le couple s’effondre alors et Angus, ne sachant comment faire face se réfugie dans l’alcool et perd son travail et que Sarah, quant à elle, sombrera dans la dépression et n’émergera qu’un an après le drame.

    Le livre commence à Camden, dans un quartier de Londres, avec la préparation du déménagement que prévoient Sarah et Angus sur l’ile de Torran (l’île du tonnerre), une île totalement isolée au large de l’écosse et de l’île de Skye, héritée de la grand-mère d’Angus. Une île sauvage aux paysages magnifiques mais hostiles à ses habitants avec ses vasières qui se transforment en pièges mortels pour ceux qui s’y aventurent en dehors des trois ou quatre heures de répit que propose la marée basse. Une île inhospitalière pour une famille qui cherche à se reconstruire.

    En effet, Sarah et Angus, désireux d’aller de l’avant et tenter de tourner définitivement la page de ce douloureux épisode de leur vie après l’accident qui a donc couté la vie à l’une de leur jumelle, décident de tenter un nouveau départ pour la survivante, Kirstie et de laisser une seconde chance à leur couple également.

    Mais tout ne se déroule pas de façon idyllique et ce déménagement va bien vite tourner au cauchemar. La maison que Sarah va trouver, loin de ressembler aux photos vues sur internet, et loin de l’idée résolument positive qu’elle a bien voulu s’en faire, est presque inhabitable, en partie détruite, complètement délabrée avec les rats qui y ont élus domicile : tout est à reconstruire. de plus l’isolement est complet puisque le téléphone passe par une pauvre ligne antique et chaotique et avec la plus grande difficulté, et qu’en plus il n’y a aucun réseau disponible donc pas de téléphone portable ni internet.

    L’atmosphère va encore s’alourdir lorsque Kirstie, en proie à des troubles psychologiques grandissants va déclarer être en fait Lydia. A partir de là, tout part en vrille…. Kirstie, la rescapée serait en fait Lydia, induisant une terrible erreur d’identification lors de l’accident. Mais est-elle vraiment Lydia ? Car l’une est l’autre et inversement, ou peut-être est-ce le contraire ? Et si finalement Lydia était vraiment Kirstie ? ou peut-être fait-elle semblant d’être l’autre ? Comment savoir ? le doute s’installe, insistant, persistant, sournois et destructeur. Les rancoeurs accumulées au sein du couple, les non-dits, les accusations, les sous-entendus s’insinuent entre eux, rendent la tension palpable entre eux et vont à terme, détruire le peu de confiance qu’ils avaient encore l’un dans l’autre.

    Les épreuves s’accumulent au coeur de cette île hostile et secrète qui accentue encore leurs différences ; puis les ennuis continuent avec la scolarisation de la jumelle. Lydia ou bien Kirstie (?) va être mise à l’écart par ses camarades de classe qui ont peur d’elle car la fillette continue à s’adresser et jouer avec sa soeur comme si elle n’était pas morte. Il faudra plusieurs tentatives de la part de Sarah avant que la situation ne s’envenime, que l’école ne l’exclue temporairement d’abord, puis la réintègre et qu’elle ne jette finalement l’éponge devant le martyr que vit sa fille.

    Devant les affirmations catégoriques de Kirstie (« Maman, c’est Kirstie qui est morte, moi je suis Lydia...Pourquoi tu m’appelles tout le temps Kirstie ? »), après avoir relevé que le comportement de leur chien, Beany, avait changé depuis la mort de Lydia et noté qu’il se comportait avec Kirstie comme si elle était Lydia et enfin, après avoir fait un ultime « test » avec sa fille, Sarah est finalement persuadée que c’est donc Lydia qui est la survivante tandis qu’Angus est certain qu’il s’agit de Kirstie. Chacun est finalement content de ces demi-vérités puisqu’ils pensent que c’est leur « préférée » respective qui est vivante. Mais que cela cache-t-il ? Pourquoi Sarah ne se souvient-elle de rien concernant la période post-accident ? Que s’est-il passé exactement le jour de l’accident ? Pourquoi ont-ils déduit qu’il c’était Lydia qui était tombée alors qu’elles étaient vêtues de la même façon toutes deux et qu’aucuns signes ne les distinguais l’une de l’autre ? Pourquoi Angus semble s’éloigner de plus en plus de Sarah et nourrir une haine tenace envers elle ? Autant de questions auxquelles il faudra qu’ils fassent face pour arriver à déterminer la réalité.

    Tout au long du livre, on suspecte d’un côté la mère d’être un chouilla déséquilibrée, en tout cas pour le moins très déstabilisée par la mort de l’une de ses filles, de l’autre le père, d’être nébuleux, inquiétant voire manipulateur et même malsain peut-être ; on soupçonne aussi Kirstie d’être Lydia ou puis aussi l’inverse ; bref à la fin on ne sait plus qui fait quoi dans l’histoire et le but de l’auteur est donc parfaitement atteint. L’ambiance pesante et glauque sur laquelle plane ce fameux « doute » est à ce point bien rendue que l’on s’y perd et on se laisse finalement mener en bateau jusqu’au final qui hélas flirte un peu trop avec le paranormal et le fantastique à mon goût (un peu « too much » pour moi). Je dirais donc globalement, efficace et réussie, l’histoire tient en haleine et entretient l’addiction jusqu’à la fin. Juste un tout petit bémol sur la fin à mon sens …. Mais bravo ! Je n’en espérais pas tant pour un premier roman (quoiqu’il s’agisse en fait d’un pseudonyme d’un écrivain très connu en Angleterre : Sean Thomas) !... Et jamais titre de livre n’a aussi bien porté son nom je trouve !!

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