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Pas dupe - Yves Ravey

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Résumé :

On retrouve le corps de Tippi, la femme de monsieur Meyer, parmi les débris de sa voiture au fond d’un ravin. L’inspecteur Costa enquête sur ce drame : accident ou piste criminelle ? Monsieur Meyer se plie aux interrogatoires de l’inspecteur, ce qui n’est pas de tout repos, d’autant qu’il n’est pas dupe.


Voir en ligne : Voir la critique d’AVoir-ALire

Vos #AvisPolar

  • Cigale17 25 septembre 2019
    Pas dupe - Yves Ravey

    J’ai bien aimé Pas dupe, un bref roman (140 pages) d’Yves Ravey., comme j’avais apprécié Trois jours chez ma tante, et adoré Un notaire peu ordinaire. Bref, j’aime bien les romans d’Yves Ravey. Un personnage raconte à la première personne et, dès le premier chapitre de trois paragraphes, le lecteur possède presque tous les éléments pour deviner ce qui va se passer…

    Le narrateur, Salvatore, est au bord d’un ravin et regarde Kowalski, qui pour sa part contemple le ravin au fond duquel se trouve une voiture en morceaux et, dedans, Tippi Meyer, épouse du premier et maîtresse du second, morte dans l’accident, nous apprend Salvatore. Kowalski était sur place avant lui, le mari, qui, prévenu par la police, s’est rendu sur les lieux où il est interrogé par un agent qui le laisse « entre les mains de l’inspecteur ». Voilà. Il nous manque pourtant trois personnages : Bruce Cazale, le père de Tippi, donc le beau-père de Salvatore et accessoirement son employeur, ce qui influence leurs rapports ; l’inspecteur Costa, policier plus subtil que ne le pense Salvatore, et qui fait penser à Colombo avec ses faux-départs et ses questions oubliées ; Gladys Lamarr, la voisine indiscrète, propriétaire d’un lévrier arabe dont les promenades permettent un examen poussé du quartier.

    Dans les deux autres romans que j’ai lus comme dans celui-ci, Yves Ravey s’amuse avec son lecteur. Ici, il nous entraîne dans une pseudo-enquête, mais cousue de fil blanc, qui n’est assurément pas le premier intérêt du roman. Il commence, je crois, par se moquer de la mode qui, depuis quelque temps, délocalise certains romans aux États-Unis, avec une légère préférence pour la Californie, quelle que soit la nationalité des auteurs. De plus, il donne à ses personnages des prénoms (Tippi, Gladys) ou des noms (Cazale, Lamarr) d’acteurs américains qui ont tenu des rôles importants dans des films cultes. Le cas de « Kowalski » est différent : un personnage porte ce nom dans pas moins de 20 films selon Télérama (voir « C’est toujours la faute de Kowalski »). Outre cet humour sous-jacent, ce qui me plaît chez Yves Ravey, c’est son style. Il doit se relire en supprimant tous les adjectifs qualificatifs ! Il n’y en a vraiment très peu : j’en ai compté trois dans le premier chapitre... Cette particularité donne à son écriture une tonalité froide et distante qui, je crois, permet au lecteur de garder en permanence un regard critique sur les personnages. Et puis presque tout le roman est au style indirect, ou indirect libre, et c’est habituellement très pesant. Mais pas chez Ravey. Cela tient sans doute au fait qu’il passe souvent du style indirect au style direct dans la même phrase et que ce procédé induit, je trouve, un ton ironique : « J’ai dit, c’était sa fille qui avait fait un excès de vitesse, rien d’autre. S’il avait des doutes, il pouvait toujours, après tout, si ça te chante, Bruce, embaucher un détective, user des services d’un membre de ta famille, qui ferait le travail de l’inspecteur Costa. » (p. 43) Un très bon moment de lecture !

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